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Le Tahiti Nui VIII en arrêt technique durant le mois de juillet  07/06/2019

PAPEETE, 7 juin 2019 - Le ministre de l’Equipement et des transports terrestres informe la population de Maupiti que le navire « Tahiti Nui VIII » sera en arrêt technique durant le mois de juillet.

Pour pallier cette carence, deux rotations sont prévues au mois de juin :

- La première rotation a été effectuée mercredi 5 juin.

- La deuxième est prévue le mardi 25 juin, à 17h.

Les usagers sont priés de prendre leurs dispositions pour faire acheminer leurs marchandises lors de la dernière rotation de juin qui remplace donc celle de juillet.

Le ministre de l’Equipement remercie la population concernée de sa compréhension pour les désagréments occasionnés par cet arrêt technique.

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Compte-rendu du Conseil des ministres du 5 juin 2019  05/06/2019

Modification de l’avenant n°1 lié au Contrat de projets pour les investissements communaux

La signature du contrat de projets (CDP) 2015-2020 le 9 mars 2015 a permis de concentrer des fonds importants sur des enjeux majeurs pour les communes et leurs administrés. En effet, les prérogatives en matière environnementale (AEP, AEU, déchets…) imposées aux communes dans le cadre du Code général des collectivités territoriales (CGCT) demandent des investissements conséquents qui nécessitent un accompagnement financier des partenaires Etat-Pays pour leurs réalisations.
Ainsi, le contrat de projets a permis depuis sa mise en place de porter des projets communaux à hauteur de 6.769.797.578 milliards Fcfp dont 5.834 milliards Fcfp par l’Etat et le Pays à parts égales.
Dans l’optique d’une meilleure adaptation du cadre actuel du Contrat de projets aux besoins des communes, les élus communaux ont exprimé le souhait de pouvoir diversifier leurs sources de financements. En effet, le cumul de financements pour une même opération n’est pas envisageable en l’état actuel des termes du contrat.
C’est à ce titre que l’avenant au Contrat de projets intervient. L’article modifié et applicable dès l’appel à projet 2019, introduit dorénavant la possibilité de moduler la part communale, à l’appréciation des communes, lors du dépôt de la demande. Le principe du co-financement  découle « de facto » suite à cet amendement.

 
Déploiement du nouveau logiciel de dédouanement « FENIX »

Le Vice-président de la Polynésie française a présenté au Conseil des ministres le calendrier de déploiement prévisionnel du nouveau système de dédouanement « FENIX ».
Ce nouveau système, qui remplacera le logiciel SOFIX désormais obsolète, facilitera, accélèrera et sécurisera le dédouanement des marchandises.
Après une première phase au début de mois de juin, la mise en production progressive du nouveau logiciel se fera à partir de la semaine du 17 juin.
Les opérateurs du secteur sont depuis l’année dernière pleinement intégrés au processus de mise en place de FENIX, via la tenue de comités consultatifs réguliers et de séances de formation au nouveau logiciel. En tout, ce sont plus de 60 réunions et formations qui se sont tenues avec les opérateurs.
 

Travaux de réhabilitation de l’Hospitel

Le Vice-président de la Polynésie française a informé le Conseil des ministres sur les travaux de réhabiliation de l’hôtel des familles « Hospitel », réalisés par TNAD.
Livré en avril 2012, cet équipement public permet de loger les familles des patients des îles, hospitalisés au CHPF. L’Hôtel des familles connaît cependant des malfaçons depuis son origine : défauts sur les installations de plomberie et d’étanchéité importants.
Le Conseil d’administration de TNAD a validé, dans sa séance du 25 avril dernier, la mise en œuvre des travaux de réparation et de mise en conformité de l’Hôtel des familles dans les meilleurs délais.
Cette action donnera lieu à une réévaluation du loyer, compte-tenu de ces nouveaux investissements de la part de TNAD, qui permettra notamment le maintien de cet équipement en parfait état de fonctionnement.

 
Attribution d’aides financières pour les entreprises

Dans le cadre de son plan de relance de l’économie, le Pays a instauré deux dispositifs d’aide aux entreprises.
La première mesure porte sur une aide à l’équipement des petites entreprises (AEPE) afin de les accompagner dans leur projet de création ou de développement de leur activité.
Le second dispositif instaure une aide pour la création et la revitalisation des commerces de proximité et des restaurants (APCR) afin de les accompagner dans leur projet d’amélioration de l’attractivité de leurs points de vente ou de restauration en Polynésie française.
Le Conseil des ministres a autorisé l’attribution d’aides financières pour un montant total s’élevant à  3 150 000 Fcfp afin de soutenir 6 entreprises.

 
Projet de navette maritime d’assistance pour la station de la Fédération d’Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer à Hiva Oa
 
Le Conseil des ministres a examiné le projet de construction d’une navette maritime d’assistance, de surveillance et de sauvetage affectée à la station de la Fédération d’Entraide Polynésienne de Sauvetage en Mer (FEPSM) basée à Hiva Oa aux Marquises. La vedette choisie, qui doit répondre à des normes spécifiques, est longue de 14 mètres et le coût global de l’opération est estimé entre 150 et 200 000 000 Fcfp.
 
Bien que la sécurité en mer soit une compétence qui relève de l’action de l’Etat en mer, le gouvernement de la Polynésie française est favorable à ce projet en ce qu’il concerne la sécurité des populations des archipels.
 
Toutefois, le gouvernement de la Polynésie française attend de l’Etat, responsable de la sécurité en mer, qu’il confirme que le positionnement géographique de cette navette et son format répondent effectivement aux besoins de mise en oeuvre des moyens opérationnels en matière de secours en mer.
 
De la même manière, compte tenu des coûts de fabrication conséquents et des charges d’exploitation et de maintenance induites, auxquels s’ajoutent ceux du transport entre le chantier naval qui sera retenu pour construire le navire et Hiva Oa où il sera basé, le gouvernement de la Polynésie française conditionne son avis favorable à ce projet sous réserve d’un engagement financier de l’Etat et de la Communauté de Communes des Marquises. Le gouvernement souhaite en effet sur cette opération un financement public tripartite égal entre l’Etat, le Pays et la CODIM.
 
 
Projet de loi du Pays portant diverses modifications du code du travail
 
Le projet de loi du pays portant diverses modifications du code du travail, présenté en concertation globale tripartite le 7 mars dernier, a été soumis au Conseil économique, social et culturel (CESC) qui a rendu un avis favorable le 25 avril dernier.
 
Certaines modifications proposées ne changent pas le fond et viennent apporter des corrections mineures.
 
D’autres dispositions viennent compléter la réglementation, selon les modalités suivantes :

1/ Partie I du code du travail relative aux relations individuelles de travail
  • L’article portant champ d’application du code du travail est complété par une disposition qui vise à exclure expressément le personnel et les membres des autorités administratives indépendantes (Autorité polynésienne de la concurrence, seule entité créée actuellement) qui sont considérés comme des agents de droit public. Cette demande de modification a été formulée par la Vice-Présidence.
  • Le Bureau international du travail sollicite une modification d’un article afin de se mettre en conformité avec l’article 1er de la convention internationale du travail n° 111 concernant la discrimination (emploi et profession) qui précise que « le terme « discrimination » comprend toute distinction […] fondée sur l’origine sociale ». Celle-ci doit donc faire partie de la liste des motifs de discrimination interdits. En outre, il convient d’indiquer que nous anticipons sur la réforme constitutionnelle, en cours en métropole, en supprimant le terme « race » de ce même article. La réforme abrogera, en effet, toute référence à la race.
  • La résiliation du contrat de travail pendant une période de suspension n’est possible que dans certains cas. Compte tenu de cette interdiction, l’employeur se heurte à l’impossibilité de notifier une lettre de licenciement dans le délai règlementaire de quinze jours francs, lorsqu’après l’entretien préalable, le contrat est suspendu pour cause d’arrêt de travail du salarié concerné. Dans ce cas particulier, ce délai continue de courir, risquant de faire perdre la possibilité à l’employeur de licencier son salarié pour un motif légitime. Il est introduit la possibilité de prolonger ce délai de la durée de la suspension pour maladie en vue de permettre la reprise de la procédure au retour du salarié.
  • Pour les mêmes raisons, le texte est complété par une disposition qui permet de prolonger le délai de deux mois (délai de prescription de la faute) de la durée de suspension du contrat de travail pour maladie, lorsque l’employeur a connaissance de la faute pendant la période de suspension.
  • Des dispositions spécifiques viennent créer et encadrer le contrat d’assistance à la personne dont l'objet exclusif est d'assister une personne âgée, handicapée, ou se trouvant dans une situation de dépendance. Une définition est apportée à ce type de contrat et sa forme est précisée. Une résiliation de plein droit du contrat est prévue en cas de décès du bénéficiaire ou de son placement en centre d’accueil. Ce cas de rupture n’empêche pas le versement d’une indemnité de licenciement.
  • Sous réserve de l’accord des parties, le salarié embauché par le biais de ce contrat peut effectuer des heures complémentaires ne pouvant aller au-delà de 38 heures de travail hebdomadaire. Le dépassement de cette limite aurait pour conséquence une requalification du contrat de travail à temps partiel en contrat à temps complet.
  • En cas de différend entre employeur et salarié, l’une des parties peut faire appel à la direction du travail pour tenter de le régler à l’amiable. La procédure du différend individuel du travail (DIT) est réécrite de manière plus précise de viser les trois situations qui peuvent en découler : refus de régler le différend par l’une des parties, aboutissement du règlement amiable ou échec de la tentative de règlement.
  • Toute disposition insérée dans un contrat de travail ou un accord collectif qui confie aux agents de la direction du travail une mission de conciliation individuelle autre que le DIT est réputée non écrite. En effet, cette mission ne doit pas relever de telles dispositions.
  • Dans le cadre d’une action en responsabilité fondée sur une faute inexcusable de l’employeur par le salarié intérimaire, le texte prévoit la faculté pour une entreprise de travail temporaire d’appeler en cause l’entreprise utilisatrice dans la même instance. Ouvrir cette possibilité évite à l’entreprise de travail temporaire d’engager une nouvelle action pour se retourner contre l’entreprise utilisatrice.
 
2/ Partie II du code du travail relative aux relations collectives de travail
  • Les critères de représentativité des organisations d’employeurs sont revus. Ainsi, un arrêté pris en conseil des ministres devrait fixer la liste des organisations représentatives pour une période de deux ans. La représentativité patronale est également fixée à 2 ans. Il n’est plus fait référence aux organisations syndicales d’employeurs mais aux organisations patronales car ces dernières peuvent être créées sous forme d’associations.
  • Par ailleurs, les résultats des élections des délégués du personnel ne sont plus pris en compte dans la reconnaissance de la représentativité. Celle-ci peut être établie au niveau du secteur d’activité  en fonction du nombre d’entreprises ou au niveau interprofessionnel en fonction à la fois du nombre d’entreprises adhérentes au moins égal à 250 en moyenne sur les 5 dernières années et du rattachement de ces entreprises à au moins la moitié des secteurs d’activités.
 
La reconnaissance de la représentativité au niveau interprofessionnel permet aux organisations patronales d’obtenir des sièges dans les organismes, institutions ou commissions et une subvention.
 

3/ Partie IV du code du travail relative à la santé et à la sécurité au travail
  • Le champ d’application d’un des articles concernant cette partie est modifié. Seul le chapitre II du titre III relatif à la coordination lors des opérations de bâtiment et de génie civil est applicable aux chantiers clos et indépendants, les autres dispositions du titre étant applicable à tout chantier du bâtiment et des travaux publics.
 
4/ Partie V du code du travail relative à l’emploi
  • Le dispositif CAE PRO (convention d’accès à l’emploi professionnel) interdit l’exercice d’activités la nuit (de 20 heures à 6 heures). Le texte est modifié pour permettre le travail de nuit aux stagiaires d’au moins 18 ans. C’est une nécessité dans certains métiers, dont ceux de l’hôtellerie et de bouche.
  • Cette mesure de protection a été reprise dans la réglementation relative à la CAE PRO, avec cependant interdiction du travail de nuit pour tous les stagiaires quel que soit leur âge. L’objet de la modification est d’aligner la protection des stagiaires en CAE PRO sur celle des salariés, quel que soit le secteur d’activité.
  • Cela permettra aux stagiaires de plus de 18 ans de découvrir les conditions concrètes d’exercice des métiers comportant un travail de nuit.
  • Le texte tel que rédigé, permet à un employeur de bénéficier d’une aide ACT PRIM (aide au contrat de travail du primo salarié) pour remplacer un salarié démissionnaire, embauché depuis de nombreuses années. L’adaptation de la disposition a pour but de rétablir l’objectif réel du dispositif qui est de financer le premier salarié d’un organisme d’accueil. Par ailleurs, est supprimée la possibilité de bénéficier du dispositif pour les CDD afin d’éviter les fraudes et de conforter ainsi l’embauche en CDI comme règle de principe.
  • La possibilité de demander une autorisation de travail par le salarié étranger car l’employeur n’est pas forcément favorable à sa réintégration dans l’entreprise est retirée. L’objet de l’autorisation de travail est de permettre à un employeur de recruter un salarié étranger. Il est donc logique que ce soit à l’employeur (et non au salarié) de déposer la demande. Cette modification évitera d’avoir à instruire une demande présentée par un salarié sans l’accord de son employeur (ce cas concret s’est récemment présenté).
 
5/ Partie VI du code du travail relative à la formation professionnelle
  • Les missions du fonds paritaire de gestion de la formation professionnelle continue des salariés sont étendues à l’accueil des travailleurs indépendants dans les formations mises en place par cet organisme et à la gestion de contributions instituées par voie d’accord collectif étendu.
  • Ces adaptations réglementaires ont été rendues nécessaires, à la suite de la signature en décembre 2017 de l’avenant n° 3 à l’accord collectif interprofessionnel du 23 juin 2008 instituant une cotisation formation professionnelle et créant un fonds paritaire de gestion. L’avenant n°3 à l’accord interprofessionnel du 23 juin 2008 prévoit notamment la possibilité pour le Fonds Paritaire de Gestion d’accueillir des travailleurs indépendants ainsi que de bénéficier de contributions supplémentaires dans des branches professionnelles ayant des besoins spécifiques (par exemple le secteur du gardiennage).
 
6/ Partie VIII du code du travail relative au contrôle de l’application de la législation du travail.
  • Il est introduit dans cette partie du code la fonction de conseillers du travail. Leurs tâches sont précisées. Ils sont en charge notamment de tenter de régler les différends individuels du travail (DIT) et ils peuvent recevoir délégation de signature du directeur du travail pour produire aux parties les divers documents liés au traitement de ces DIT.
  • Il est précisé à l’article que la médiation par la direction du travail est possible dans le cadre d’une situation individuelle de souffrance au travail. Le médiateur doit remplir les conditions d’exercice fixées par le code de procédure civile de la Polynésie française.
 
 
Projet de loi du Pays portant modification des dispositions relatives aux relations individuelles et collectives du travail
 
Sur proposition de la Ministre du Travail, le Conseil des Ministres a examiné le projet de loi du Pays venant modifier ou compléter les différentes parties du code du travail selon les modalités suivantes :

1/ Partie I du code du travail relative aux relations individuelles de travail
  • Introduction du caractère écrit de la démission. Il s’agit d’une jurisprudence constante transposée dans le code du travail, dans un souci de lisibilité. 
  • Remplacement du motif de recours au contrat à durée déterminée « survenance d’un surcroît exceptionnel d’activité » par « accroissement temporaire d’activité ». Dans la pratique, le motif du « surcroît exceptionnel d’activité » expose souvent au risque de requalification si le caractère exceptionnel n’est pas démontré.
  • Ajout d’un nouveau motif de recours équivalent à un CDD de préembauche. Il s’agit d’un CDD qui équivaut à une pré-embauche avant l’embauche en CDI. En effet, sur certains postes, la durée du CDD est trop courte pour permettre d’évaluer la qualité professionnelle du salarié.
  • Suppression de l’alinéa sur l’interdiction de conclure un contrat de travail à durée déterminée pour effectuer des travaux qui figurent sur une liste établie par un arrêté pris en conseil des ministres, cet arrêté n’ayant jamais été pris. En effet, cet arrêté n’est pas utile en Polynésie française car d’une part, le suivi médical des salariés en CDD ne présente pas les mêmes difficultés qu’en Métropole et d’autre part, il n’y a pas de travaux à lister dans l’arrêté.
  • Pour permettre une meilleure lisibilité, élargissement des cas de rupture anticipée du CDD par le salarié en rajoutant les deux cas suivants :
  1. Le salarié justifie d’une embauche en CDI ;
  2. Le salarié a été recruté sur la base du nouveau type de CDD d’une durée maximum de six mois, dans la perspective de recrutement en CDI.
  • Sur le travail temporaire, le motif de recours « survenance d’un surcroît exceptionnel d’activité » est remplacé par « accroissement temporaire d’activité ».
 2/ Partie II du code du travail relative aux relations collectives de travail
  • Ajout de la possibilité d’utilisation des heures de délégation pour bénéficier de la formation économique, sociale et syndicale Ajout de la possibilité de cumuler des heures de délégation sur trois mois consécutifs en vue de bénéficier d’une formation économique, sociale et syndicale.
Ces propositions de modifications ont été soumises pour avis aux partenaires sociaux, en concertation globale tripartite le 2 avril dernier.
 
 
Résultat de l’appel à projets « Recherche et innovation : partenariat public-privé »
 
Le ministre en charge de la recherche a présenté, lors du Conseil des ministres, les résultats de l’appel à projets « Recherche et Innovation : Partenariat Public-Privé » lancé le 25 janvier 2019.
 
En effet, dans le cadre général d’une politique de développement durable et afin de promouvoir la culture de l’innovation, de l’entrepreneuriat et d’accroître l’impact économique de la recherche par le transfert de technologie et, une Recherche et Développement plus performante, la Délégation à la Recherche, sous l’impulsion du ministère, a lancé en janvier dernier, le premier appel à projets intitulé « Recherche & Innovation : Partenariat Public-Privé ». L’objet de cet appel à projets est de co-financer les projets de Recherche-Innovation comportant un partenariat public-privé solide et susceptibles de pérenniser et/ou de créer de l’emploi local.
 
Sur les huit projets soumis à la date limite du 25 avril dernier, et évalués en fonction de critères permettant l’émergence de nouvelles filières économiques ou l’essor de filières existantes en Polynésie française, associé à la formation des futurs cadres et experts de ces domaines, cinq ont été retenus pour co-financement par la Délégation à la Recherche :
 
  • Valorisation industrielle d'un procédé de production de larves de la mouche Black Soldier Hermetia illucens par bioconversion de tourteaux de coprah pour l'alimentation en aquaculture, porté par l’Institut Louis Malardé et en partenariat notamment avec la société Technival  ;
  • Caractérisation et optimisation des performances énergétiques du procédé de climatisation exploitant l’eau de mer profonde (SWAC), porté par l’Université de la Polynésie française et en partenariat notamment avec la société Beachcomber Pacific ;
  • Détermination de moyens de lutte contre les infections bactériennes par Tenacibaculum touchant le Paraha peue Platax orbicularis, pour pérenniser cette filière piscicole, porté par l’IFREMER et en partenariat notamment avec la Coopérative des aquaculteurs de Polynésie française  ;
  • Valorisation de la production d'huile de Tamanu Calophyllum inophyllum et de ses dérivés en dermo-cosmétique par des méthodes d’extraction écologiques, porté par l’Université de la Polynésie française et en partenariat notamment avec la société Comptoir des plantes marquisiennes  ;
  • Développement d’outils de gestion et de suivi pour la protection de populations contre les risques hydrologiques liés aux crues et impacts sur la qualité des eaux et des sols, porté par l’Université de la Polynésie française et en partenariat notamment avec la société SPEED.
 
Un budget total de 41 700 000 Fcfp sera alloué au co-financement de ces cinq projets innovants pour une durée de trois ans, pour lesquels les partenaires s’engagent à hauteur de 54 600 000 Fcfp.

 
Organisation du concours « DigiCONTEST 2019 »

Dans la continuité des éditions 2016, 2017 et 2018, un concours numérique intitulé « DigiCONTEST 2019 »  est organisé cette année.
Tandis que les précédentes années se focalisaient sur les projets à l’état de concept et d’idée, l’édition 2019 viendra quant à elle récompenser les projets à l’état opérationnel ou de prototypage technique, car si foisonner d’idée est bien, produire et être présent sur le marché est mieux.
Le « DigiCONTEST 2019 » visera de manière générale le développement d’applications décentralisées de type blockchains et pouvant s’appliquer à des dispositifs comme des plates-formes contractuelles intelligentes, un système de suivi d’articles physiques, un mécanisme d’authentification sans mot de passe, etc.
Cette édition se propose également de venir récompenser des projets IoT (Internet des objets) afin d’encourager le développement d’une technologie contribuant à la création de la ville de demain (smart grids, connectivités dans les logements, projets intergénérationnels, expérience réinventée pour les utilisateurs des transports ou encore Deep tech médicale…etc.).
 
Le « DigiCONTEST 2019 » sera composé de 4 catégories :
  • « Génération Blockchain » : réservée aux seuls étudiants majeurs. Cette catégorie favorisera la coopération entre établissements pour réunir autour d’un projet commun des compétences techniques, graphiques et business pouvant être issues de l’école Poly3D, le CNAM, l’UPF ou encore l’Ecole de commerce de Tahiti.
  • « Business Blockchain » : réservée aux entreprises polynésiennes mettant en exergue des solutions blockchains pour accroitre la productivité de leur entreprise et offrir des services innovants.
  • « Polynesian IoT » : réservée aux entreprises polynésiennes développant ou exploitant des solutions techniques d’automatisation de services.
  • « Startup polynésienne 2019 » : réservée aux startups polynésiennes établies et présentant un modèle économique scalable et qui se sera illustré tout au long de l’année 2018 et 2019 par son image sur le marché international ou le déploiement d’une solution technique innovante.
 
Le « DigiCONTEST 2019 » récompensera 5 projets selon les modalités suivantes :
 
1 – Pour la catégorie « Génération blockchain » :
  • 1er prix : 400 000 Fcfp par membre de l’équipe, soit un total maximum de 2 000 000 F CFP ;
  • 2ème prix : 200 000 Fcfp par membre de l’équipe, soit un total maximum de 1 000 000 Fcfp ;
 
 2 – « Business blockchain » 
  •   1er prix : 2 000 000 Fcfp.
 
3- Pour la catégorie « Polynesian IoT » :
  •      1er prix : 2 000 000 Fcfp.
 
4 - Et le prix spécial pour la « Start-up polynésienne 2019 » :
  • Un prix unique d’un montant de 3 000 000 Fcfp.
 
Organisation de deux campagnes de collecte et de traitement des déchets d’équipements électroniques
 
Le ministère de la Culture et de l’artisanat, en charge de l’artisanat, lance deux campagnes de collecte et traitement de déchets d'équipements électroniques de juin à décembre 2019.
La première campagne s’adresse aux services et établissements publics du Pays et propose un déstockage du matériel électronique en fin de vie l’administration, à partir du mois de juillet 2019.
La seconde campagne s’adresse aux particuliers et débute lors de la première semaine de juin, qui correspond à la semaine de l’environnement.
A raison de deux samedis par mois, un stand mobile se déplacera sur toute l’île de Tahiti, selon une programmation encore à valider, et une collecte des appareils électroniques usagés apportés par les particuliers intéressés sera effectuée notamment sur différents centres commerciaux et parkings de grandes surfaces. La collecte et le traitement de ces déchets sur les deux campagnes sont confiés à Fenua ma.
 
 
72ème assemblée mondiale de la santé organisée par l’Organisation mondiale de la santé
 
Le ministre de la Santé et de la prévention, le Dr Jacques Raynal, a participé à la 72ème assemblée mondiale de la santé organisée par l’Organisation mondiale de la Santé (OMS). L’assemblée mondiale de la santé est l’organe décisionnel suprême de l’OMS. Sa principale fonction consiste à arrêter la politique de l’Organisation. Elle nomme le Directeur général, contrôle la politique financière de l’Organisation, et examine et approuve le projet de budget.
 
La 72ème Assemblée s’est déroulée au Palais des Nations, à Genève en Suisse et a réuni les délégations des Etats membres. La Polynésie française a participé au sein de la délégation française présidée par Agnès Buzin, ministre des Solidarités et de la santé.
 
L’ordre du jour de l’Assemblée mondiale était organisé en deux comités : le comité A traitait les questions prioritaires stratégiques telles que la sécurité sanitaire, la couverture sanitaire uniserselle, le budget du programme ; le comité B traitait les questions d’ordre administratif et financier et celles relatives à la vérification des comptes et à la surveillance.
 
Sur les thèmes spécifiques à la Polynésie française, le ministre a participé à l’atelier organisé par les ministres de la Santé de Fidji, Tonga, Maldives et Bahamas concernant l’accès aux soins tertiaires. Durant cet atelier, les délégations ont exposé les difficultés, en termes financier et humain et les prérequis nécessaires pour garantir et améliorer l’accès aux soins tertiaires dans les zones isolées.
 
Les petits États insulaires des Caraïbes et du Pacifique sont confrontés à un certain nombre de défis communs. Ils sont particulièrement vulnérables au changement climatique et aux phénomènes météorologiques extrêmes et ont une capacité et des ressources humaines limitées pour faire face à certains problèmes de santé.
 
Le ministre a rencontré Dr Takeshi Kasai, le nouveau Directeur régional de l’OMS pour le Pacifique occidental qui a pris ses fonctions en février 2019. Lors d’un entretien en présence de la directrice technique de la région Pacifique occidental, Dr Corinne Capuano, le ministre a présenté les priorités en santé de la Polynésie française. Il a notamment fait part des actions mises en place ces deux dernières années conformément au schéma d’organisation sanitaire telles que la création de l’agence de régulation de l’action sanitaire et sociale, l’élaboration du schéma de prévention et de promotion de la santé, et la création du fonds de prevention sanitaire et sociale.
 
Sur des thèmes inscrits à l’ordre du jour de l’Assemblée mondiale, le ministre a présenté les actions en cours concernant la couverture sanitaire universelle et a fait part du projet de modernisation des soins de santé primaire. Le Dr Kasai se rendra en Polynésie française en août 2019 pour la réunion des ministres de la Santé du Pacifique.
 
 
Action du gouvernement sur les recommandations du CESC pour la PSG
 
Le Conseil économique social et culturel de la Polynésie française (CESC) a rendu, en 2010, un rapport sur la réforme de la protection sociale généralisée (PSG) proposant au gouvernement 109 recommandations correspondant à des mesures urgentes qu’il convenait de prendre en la matière, selon le CESC, pour assurer la pérennité de la PSG.
Il s’avère que, depuis son installation, le gouvernement a pris de nombreuses mesures pour préserver le système de protection social généralisé, concordantes avec certaines recommandations du CESC. Ainsi, 32 % de ces recommandations ont été réalisées et 42 % sont en cours de réalisation, selon le bilan établi au 9 mai dernier.
Il faut toutefois prendre en compte le fait que la situation sanitaire de la Polynésie française en 2010, lors de la rédaction de ces recommandations, est différente de la situation actuelle. La population polynésienne a augmenté et continue de vieillir. Elle est mieux dépistée, avec une prise en charge plus importante. Les techniques médicales évoluent rapidement, nécessitant l’investissement dans des matériels et des équipements spécifiques. Des traitements de plus en plus innovants sont disponibles notamment dans le cadre du traitement du cancer, pour lesquels les coûts sont exponentiels. L’ensemble de ces éléments impliquent que les dépenses de santé continueront à croitre.
Le gouvernement poursuit ainsi l’objectif de la maîtrise médicalisée de l’évolution des dépenses de santé. Dans ce cadre, une réforme de l’assurance maladie pour la création d’une branche unique est en cours.
 
 
Attribution de subventions de fonctionnement aux fédérations sportives
 
Le Conseil des ministres a examiné 4 dossiers de subventions destinées aux associations sportives pour un montant global de 3 507 500 Fcfp. Il s’agit de subventions de fonctionnement au titre des activités générales pour 2019, attribuées selon les modalités suivantes :
 
  • Fédération Tahitienne de squash pour un montant de 892 000 Fcfp ;
  • Fédération polynésienne de tir pour un montant de 986 500 Fcfp ;
  • Fédération Polynésienne d’aikido pour un montant de 676 500 Fcfp ;
  • Fédération Tahitienne de cyclisme pour un montant de 952 500 Fcfp.

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Plusieurs sites privés d'eau à Faa'a ce mercredi  04/06/2019

FAA'A, le 4 juin 2019 - Les agents du Spic Eau de la commune de Faa'a procèderont au nettoyage des réservoirs de Vaitea et Tavararo, ce mercredi matin.

Cette intervention entrainera une interruption de la distribution en eau pour les foyers situés :

- Quartiers: Tauraa, Holozet, Amaro, Teuru, Mai (Batipol), Lilianne Bordes, Laughlin, Cadousteau, Tereva, Marae Tefana I Ahurai, Teriitehau ;
- Lotissements: Ata, Vairimu, Rosemoana, Tehaapatoa, Teapiri, Vaiteatou ;
- Etablissements: Ecole Saint-Hilaire, Résidence Tokerau, Tahiti Tunning et les services techniques communaux.

Plus de renseignements auprès du Spic Eau au 40 83 35 33.

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Compte-rendu du Conseil des ministres du 29 mai 2019  29/05/2019

Gouvernance du programme PROTEGE en Polynésie française

Le 10 avril 2018, l’Union Européenne et les quatre pays et territoires d’Outre-mer (PTOM) du Pacifique, représentés par la Nouvelle-Calédonie, signaient la convention de financement du 11ème FED régional.
 
Disposant d’une enveloppe globale de 4,3 milliards Fcfp, financé conjointement par l’Union européenne (4,29 milliards Fcfp) et les quatre PTOM du Pacifique (15,3 millions Fcfp), le programme régional océanien dénommé « PROTEGE » (Programme Régional Océanien des TErritoires d’outre-mer du Pacifique pour la Gestion durable des Ecosystèmes) porte sur la gestion durable des écosystèmes.
L’objectif principal de ce programme d’une durée de 4 ans, est de construire, dans le cadre d’une coopération régionale, un développement durable et résilient des économies des PTOM face au changement climatique, en s’appuyant sur la biodiversité et les ressources naturelles renouvelables.
La mise en œuvre du programme a été confiée en gestion à la Communauté du Pacifique (CPS) et au Programme régional océanien de l’environnement (PROE) au travers de la convention de délégation signée le 26 octobre 2018.
La gouvernance du programme PROTEGE sera assurée par un comité de pilotage régional, avec une présidence du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, en tant qu’ordonnateur régional et quatre comités de coordination territoriaux (soit un comité par PTOM).
Au-delà de ces comités et à l’initiative du Pays, un groupe de coordination technique territorial a été mis en place pour assurer la coordination technique et le suivi de la mise en œuvre du programme. Animé par la délégation aux affaires internationales, européennes et du Pacifique (DAIEP), ce groupe comprend les services techniques impliqués, à savoir :
  • la direction de l’agriculture (DAG) pour le volet « agro-écologie »,
  • la direction des ressources marines (DRM) pour le volet « pêche lagonaire durable et aquaculture »,
  • et la direction de l’environnement (DIREN) pour le volet « gestion intégrée de l’eau » d’une part, et « lutte contre les espèces envahissantes » d’autre part.
Enfin, sur la base des leçons tirées du programme INTEGRE du 10ème FED régional, les moyens humains ont été considérablement renforcés au niveau de l’équipe projet « CPS / PROE » et également au niveau des services de la Polynésie française :
L’équipe projet « CPS/PROE » est ainsi composée de 11 personnes dont la coordinatrice territoriale pour la Polynésie française basée dans les locaux de la DAIEP ;
les services impliqués (DAG, DRM et DIREN), bénéficieront d’animateurs techniques financés par PROTEGE, pour assurer au niveau local, la coordination et le soutien à la mise en œuvre des activités.
 

Mise en œuvre du plan général d’aménagement de la commune de Huahine

La commune de Huahine a adopté son premier plan général d’aménagement en 2010. Soucieux de le moderniser et de l’adapter aux enjeux actuels, le conseil municipal a demandé au Pays de bien vouloir engager la procédure de révision des documents au mois de mars 2017.
Les études conduites par un maitre d’œuvre (architecte D.P.L.G.-urbaniste) issu de l’administration ont été menées à leur terme au début de cette année sous l’autorité du maire de la commune. Adopté par le conseil municipal le 13 mai dernier, après deux années d’études, dont 6 mois de procédure administrative nécessaire à sa validation, le projet vient d’être présenté et adopté par le Conseil des ministres.
Le plan général d’aménagement révisé propose la mise en œuvre d’une politique urbaine volontariste qui met en œuvre de nouveaux projets tels que :
  • La création d’un centre-ville dans la commune associée de Fare ;
  • La mise en œuvre d’une galerie couverte au droit des immeubles en centre-ville à Fare ;
  • L’aménagement d’un trottoir partagé (ouvert aux piétons et cyclistes) entre le centre-ville de Fare et le collège ;
  • L’aménagement d’un ensemble de lagunes artificielles destinées au drainage des eaux de pluie dans la zone humide de Fare ;
  • La régularisation de l’emprise foncière de la route de ceinture sur l’île de Huahine ;
  • La création d’emprises foncières destinées à la création de cimetières ;
  • La régularisation des emprises foncières destinées aux équipements publics existants ;
  • La mise en place des emprises foncières destinées à la construction des ouvrages destinés à renforcer les installations hydrauliques ;
  • La création de zones touristiques destinées à favoriser l’installation d’établissements hôteliers classés ;
  • La création de servitudes de protection des eaux de forages destinées à l’alimentation en eau potable des populations ;
  • La création de routes à l’intérieur des quartiers pour assurer le bouclage des routes existantes ;
  • L’intégration progressive des routes existantes dans le patrimoine communal (classement dans le domaine public routier) afin d’en assurer un entretien régulier destiné à offrir aux usagers le confort et le service que l’on est en droit d’attendre en zone urbaine ;
  • La création d’emprises foncières destinées à la mise en œuvre de programmes d’équipements publics (Mairie, terrains de football, espaces de loisirs et de détente etc. …) ;
  • La protection des forages par la mise en place de servitudes de protection ;
  • La création de nouvelles routes de desserte de zone habitée ;
  • La délimitation de zones urbaines en fonction des capacités de la commune à délivrer de l’eau potable pour les projets implantés à l’intérieur de ces zones ;
  • La mise en place d’espaces boisés au niveau des mangroves présentent sur l’île afin d’en assurer la protection.
La modernisation voulue des documents d’urbanisme doit permettre à la commune de Huahine de préparer son développement et la préservation du milieu naturel en concertation avec la population.
 

Tourisme : soutien à plusieurs événements
 
Le Conseil des ministres a octroyé des subventions à quatre associations, selon les modalités suivantes :
  • 178 997 Fcfp au profit de l’association « Ori Heitiare Tahiti » pour l’organisation du grand festival polynésien à Toulouse au mois de juillet prochain. Ce festival s’adresse à la population de la région Occitanie (5.83 millions d’habitants). Il sera l’occasion pour les organisateurs de valoriser la destination « Polynésie française », de promouvoir et defaire découvrir les activités culturelles polynésiennes.
  • 950 000 Fcfp au profit de l’association « Te Ana Hotu » pour financer leur participation à l’édition 2019 du Festival Taste of Tahiti qui se tiendra au mois d’octobre 2019, à Temecula, en Californie ;
  • 950 000 Fcfp au profit de l’association folklorique « Pupu Temaeva » pour participer au « Farereira’a I San Francisco », au mois de septembre prochain. Le ministère de la Culture soutient également la participation de ce groupe à cet événement pour un montant de 1 000 000 Fcfp ;
  • 850 000 Fcfp au profit de l’association « Makatea Escalade » pour financer la 1ère édition du « Makatea Vertical Adventure ». La Makatea Vertical Adventure se déroulera sur 4 jours. Elle permettra de lancer et de promouvoir les « Activités de nature » sur l’île tout en contribuant au développement de l’écotourisme, de développer la pratique d’une activité sportive dans le respect de l’environnement, de contribuer au partage entre résident et tous les visiteurs potentiels et aussi de promouvoir les richesses qu’offrent l’île de Makatea.
    Ce type de projet entre dans le champ de la stratégie de développement touristique de la Polynésie française 2015-2020.
 

Subvention de fonctionnement pour l'organisation de la Foire agricole de Taputapuatea

L'association Foire agricole de Taputapuatea organise depuis de nombreuses années une foire agricole qui permet aux producteurs de cette commune rurale de faire connaître leur produits et de mieux les valoriser.

Elle participe ainsi à la promotion des produits agricoles locaux et a sollicité l'aide du Pays pour l'aider au financement de l'organisation de cet événement.
Le Conseil des ministres a validé l'attribution d'une subvention de 950 000 Fcfp en faveur de l'association pour l'organisation de la foire agricole 2019.
 
 
Attribution de lots de lotissements agricoles à Raiatea
 
La commission d’attribution des lots des lotissements agricoles (CALLA) présidée par le ministre de l’Economie verte et du domaine, s’est réunie pour examiner des demandes d’attribution, de transferts et d’abrogation de location de lots agricoles dépendant des lotissements agricoles de « Opoa », « Maraeroa », « Faaroa » et « Bachelier », à Raiatea.
Pour les lotissements agricoles de Opoa-Aratao, Faaroa et Bachelier, dix nouveaux agriculteurs se sont vus attribuer dix parcelles représentant 23,49 Hectares de surface locative exploitable destinées aux filières agricoles porteuses aux Iles Sous-le-Vent (Ananas, vanille, cocotiers et arboriculture fruitière).
Ces locations sont contractualisées par des baux ruraux nominatifs de 9 ans avec des loyers de 5 000 Fcfp/Ha pour Opoa et de 10 000 Fcfp/Ha pour Faaroa et Bachelier. Ces tarifs très attractifs constituent une aide importante pour l’accès à un foncier stable.
 
 
Subvention pour l’organisation du Heiva Raromatai 2019
 
Le Conseil des ministres a octroyé une subvention de 7 millions Fcfp au « comité organisateur local Heiva Raromatai » pour l’organisation du Heiva Raromatai 2019.
Depuis 2010, le Heiva Raromatai réunit tous les deux ans les sept communes des îles Sous-le-Vent, autour de la culture et des savoir-faire raromātai, sur fond d’échanges et de partages. Piloté par le « Comité Organisateur Local Heiva Raromatai », cet évènement rassemble plus de 1 500 personnes de tous âges et de tous milieux, toutes et tous soucieux de représenter fièrement les couleurs de leurs communes respectives : Tūmāra'a, Taputapuātea, 'Uturoa, ainsi que les communes de Taha’a, Bora Bora, Hūāhine et Maupiti.
Après Taputapuātea en 2007, c’est la commune de Tūmāra'a qui accueillera cette fois la cinquième édition de ce Heiva, sur le thème « 'O vai oe te Mā'ohi ? ». Chaque délégation, forte de son emblème, s’attachera ainsi à décliner son identité, son histoire et ses racines.
 

Soutien aux associations oeuvrant dans le domaine de la Santé
 
Le Conseil des ministres a octroyé des subventions de fonctionnement à deux associations œuvrant dans le domaine de la santé, selon les modalités suivantes :
  • 1 350 000 Fcfp au profit de l’association des chirurgiens orthopédistes de Tahiti – ACOT pour l’organisation du congrès international intitulé « Les 39e journées d’Orthopédie d’Outre-mer » ;
  • 3 038 110 Fcfp au profit de l’association SOS Suicide pour son activité générale au titre de l’année 2018.
 

Education : subvention en faveur des associations Atempo et CEMEA
 
Le Conseil des ministres a octroyé des subventions de fonctionnement à deux associations œuvrant dans le domaine de l‘éducation, selon les modalités suivantes :
  • 262 351 Fcfp à l’association Atempo pour le rassemblement des chorales des collèges de Tahiti et Moorea, soit neuf chorales et environ trois cents élèves, sur le thème du cinéma.
  • 200 000 Fcfp à l’association territoriale des C.E.M.E.A de Polynésie pour la deuxième version décentralisée du Festival du film d’Education en Polynésie
 

Bilan des réalisations de l’année 2018 de la direction de l’Equipement

Le ministre de l’Equipement a présenté en Conseil des ministres le bilan des opérations d’investissement réalisées par la Direction de l’équipement (DEQ) au titre de l’exercice 2018.
En 2018, la DEQ a été dotée d’un budget d’investissement de 14,20 milliards Fcfp provenant dans le cadre du budget général de la Polynésie française. Cette enveloppe budgétaire est en augmentation de 16 % par rapport à celle de l’année 2017 (12,11 milliards Fcfp).
Le montant des marchés publics attribués aux entreprises en 2018 a connu une augmentation de 4 % et s’est élevé à 5,695 milliards Fcfp contre 5,477 milliards Fcfp l’année précédente. Le nombre de marchés passés a été de 119 en 2018 (36 marchés négociés, 78 marchés sur appel d’offres et 5 marchés passés par la direction de la DEQ : bois, EPI, assurance, photocopieurs et entretiens des locaux). Ils se répartissent comme suit : 114 sur les archipels de la société (113 sur les îles du Vent et 1 sur les îles Sous-le-Vent), et 5 sur les Marquises. La DEQ a géré, en 2018, 578 opérations d’investissement (dont 54 opérations des autres ministères maîtres d’ouvrage).
Ces opérations s’étendent sur l’ensemble du territoire de la Polynésie française et portent sur toutes les missions dévolues à la DEQ : infrastructures routières, portuaires, aéroportuaires, bâtiments publics, qu’il s’agisse de constructions neuves ou de réhabilitations. Les plus importantes ont été financées d’une part, par le troisième instrument financier du concours de l’Etat pour les équipements structurants tels que le réseau routier, la défense contre les eaux et les ouvrages portuaires et aéroportuaires et d’autre part, par le fonds de secours Outre-mer (FSOM) pour la réparation des dégâts causés par les intempéries des 21 et 22 janvier 2017 aux infrastructures routières et fluviales.
Les commandes de travaux de la DEQ sont restées à un niveau élevé et ont permis de soutenir l’activité des entreprises du secteur du BTP. Comme chaque année, ce sont les travaux routiers, de protection des berges de rivières et de mise aux normes des infrastructures aéroportuaires qui représentent la grande partie de la commande publique : rénovation du réseau routier à Tahiti et à Moorea, sécurisation des talus des routes territoriales de Tahiti, mise aux normes du balisage diurne et de la signalisation verticale des aérodromes aux Tuamotu-Gambier.
Les ouvrages maritimes avec principalement la réhabilitation de débarcadères, la construction de marinas en Polynésie et l’entretien et la modernisation des phares et balises sur les côtes de Tahiti et ses îles viennent ensuite. La DEQ a aussi agi en matière de constructions publiques, avec notamment la poursuite du programme de construction du lycée et du collège de Bora Bora et le réaménagement des locaux des autres services du Pays.

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Le concert de Eono annulé  23/05/2019

Le concert de Eono annulé
PAPEETE, le 23 mai 2019 - Le groupe Eono de Mitiana Jourdain a annulé son concert prévu ce jeudi soir, à la Maison de la Culture, suites aux mauvaises conditions météorologiques. La représentation se fera à une date ultérieure.

Ce groupe de six artistes devait se produire, ce jeudi soir, dans le cadre des concerts To’are organisée par La Maison de la culture. Mais, les mauvaises conditions météorologiques ont poussé les organisateurs a annulé cette représentation, et à la repousser à une date ultérieure.

On rappelle que le groupe Eono a vu le jour en juillet 2018, avec Mitiana Jourdain, manager et batteur du groupe. Depuis, ce groupe en a fait du chemin. Il se produira d'ailleurs à Bora Bora, le 15 juin, pour la fête de la musique.

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Compte rendu du conseil des ministres du 22 mai 2019  23/05/2019

Voici le compte rendu du conseil des ministres du 22 mai 2019 dans son intégralité


Projet de loi du Pays sur la taxe pour la consommation et la prévention

Le Vice-président a présenté en Conseil des ministres une nouvelle mouture du projet de loi portant application de la nouvelle « Taxe pour la Consommation et la Prévention ».
En effet, soucieux de ne pas affecter la compétitivité, et donc l’emploi, des entreprises implantées localement, le Vice-président a été amené à porter quelques aménagements au texte initialement présenté en décembre 2018.

Les modifications proposées sont les suivantes :

- Un gradient de taxation supplémentaire est rajouté de sorte à atténuer les effets de seuil en adaptant plus précisément la pression fiscale à la teneur en sucre des produits afin de garantir une plus grande équité de traitement des produits ;
- Les jus de fruits et de légumes sans sucres ajoutés et sans addition d’édulcorants sont désormais exonérés de la taxe ;
- Les laits infantiles, les laits de croissance et certains produits destinés à des fins médicales sont désormais exonérés de la taxe ;
- Les jus de fruits et légumes bénéficieront désormais d’un abattement de la taxe à hauteur de 50 % ;
- Le sucre importé en gros sera désormais taxé à hauteur de 20 Fcfp par kilogramme, au lieu de 30 précédemment, afin de prendre en compte le fait que celui-ci est utilisé comme matière première par des entreprises qui paieront également la taxe sur leurs produits finis ;
- La mise en application pour les jus de fruits et légumes est repoussée au 1er janvier 2020, afin de permettre aux entreprises locales et aux importateurs d’ajuster leur stratégie commerciale et leur production.
- Les autres produits soumis à la TCP seront taxés à compter du 1er septembre 2019, en raison de la mise en exploitation du logiciel FENIX au mois de juillet prochain.

Ces modifications, qui consistent à prendre en compte la particularité de certains produits très spécifiques, ne portent pas atteinte à l’objectif initial du texte, soutenu en décembre dernier par la majorité des élus de la Polynésie française, à savoir :

- mettre en place une fiscalité comportementale amenant les producteurs à diminuer le taux de sucre dans leurs produits ;
- financer un ensemble d’actions de prévention destinés à lutter contre le fléau que représente la surconsommation de sucre en Polynésie française.


Etude préalable de cadrage pour une stratégie d’exploration des grands fonds marins

Les gisements miniers profonds font l’objet depuis de nombreuses années d’une vive attention liée aux enjeux (financiers, industriels, politiques, sociétal) qu’ils véhiculent.
La zone économique exclusive (ZEE) de Polynésie française a fait l’objet par le passé d’un certain nombre de campagnes d’exploration de ses grands fonds, campagnes en partie orientées vers leur caractérisation géologique. Ces campagnes ont mis en évidence la présence de plusieurs types de gisements minéraux profonds dont les encroûtements cobaltifères, qui présentent, a priori, les concentrations en métaux les plus intéressantes.

Depuis 2012, et une première étude de synthèse menée sur la question par Creocean, le Pays s’est penché à plusieurs reprises sur le potentiel minier de ses grands fonds. L’expertise collégiale menée en 2016 par l’IRD a confirmé plusieurs choses :


- Les teneurs en métaux (cobalt, nickel, manganèse, titane, platine…) relevés par les différentes campagnes océanographiques présentent un potentiel intéressant ;
- Les données disponibles et donc la connaissance des gisements sont très insuffisantes et beaucoup trop fragmentaires pour en tirer des conclusions sur un éventuel potentiel minier.


En conséquence, il s’avère indispensable de réaliser des campagnes exploratoires qui nécessitent le développement de technologies adaptées pour ces grands fonds marins.

Le Conseil des ministres a confié à la société Abyssa (filiale spécialisée de Creocean) l’élaboration d’une stratégie d’exploration propre à la Polynésie française en termes de ressources minières potentielles et plus particulièrement concernant les encroûtements cobaltifères.

Cette étude, d’un montant de 6 742 243 Fcfp TTC et d’une durée de 9 mois, permettra d’obtenir une méthodologie d’investigation permettant à la Polynésie française de pouvoir disposer d’une solution lui permettant d’explorer les fonds marins sous sa juridiction.




Stabilité pour l’indice des prix

En avril, l'indice des prix à la consommation augmente de 0,4 % et s'établit à 99,35, en raison de la hausse des tarifs des Transports aériens et des prix des Produits alimentaires et boissons non alcoolisées. Sur douze mois, l'indice général des prix à la consommation augmente de 0,3 %.
L’indice ouvrier augmente de 0,5 % en avril 2019. Il progresse de 1,2 % en glissement sur douze mois.
L'indice général hors Transport aérien international progresse de 0,2 % en avril 2019. Il est en hausse de 0,4 % en glissement sur douze mois.
Au mois d’avril également, l'index du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) est en augmentation de 0,2 %. Cette évolution est principalement liée à l'augmentation des charges patronales intervenue mi février mais observé sur les index d’avril. Sur la même période, les tarifs des services augmentent de 0,3 % alors que les prix des matériaux de construction baissent de 0,3 %.
Dans le Bâtiment, l'index du Gros Œuvre est stable et celui du Second Œuvre augmente de 0,2 %. Dans les Travaux Publics, l'index du Génie Civil est en hausse de 0,3 % et celui des Travaux Spécialisés de 0,2 %. Sur 12 mois, l'index général du BTP est en hausse de 1,5 % ; l'index du Bâtiment croît de 1,0 % et celui des Travaux Publics, de 2,2 %.

Par ailleurs, toujours pour le mois d’avril, les index hybrides prennent les valeurs suivantes (base 100 en décembre 2010) :

Index Valeur Variations en %
Mensuelle Sur 12 mois
Gardiennage 114,82 0,5 0,5
Sûreté 109,88 0,4 0,1
Véhicules Légers 111,35 0,7 2,6
Véhicules de Chantier 105,21 0,5 0,5
Construction navale en aluminium 127,85 - 5,0
Fourniture de pièces détachées pour navires 110,06 0,7 0,9
Index des Transports Publics Terrestres 108,36 0,3 2,4
Index des Assurances 104,87 0,2 -0,9
Index du Transport Aérien International 97,52 -0,4 2,9


Maintien du prix des hydrocarbures au 1er juin

En l’absence de chargements d’hydrocarbures liquides et de gaz butane, le Conseil des ministres a décidé de maintenir les prix des hydrocarbures à leur niveau actuel pour le mois de juin.

Création d’une agence d’aménagement et de développement durable des territoires de la Polynésie française

Le 5 avril dernier, le comité de pilotage du Schéma d’Aménagement Général (SAGE) de la Polynésie française a approuvé le projet d’aménagement durable (PADD) du Pays et sa déclinaison par archipel, dernière étape avant la présentation à l’Assemblée de Polynésie de la loi de Pays sur le SAGE à la fin de cette année 2019.
Parallèlement à ces travaux et dans la perspective de la mise en œuvre du SAGE, une mission d’opportunité, de faisabilité et de préfiguration d’une agence d’aménagement et de développement durable des territoires de la Polynésie française, a été entreprise en collaboration avec la Fédération nationale des agences d’urbanisme (FNAU). Cette mission a été menée conjointement par le Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD) et la FNAU. Elle a débouché sur un premier rapport remis en novembre 2018 faisant état d’un besoin exprimé par les principaux acteurs du territoire de disposer d’un outil d’ingénierie axé sur l’aménagement et le développement durable. Une seconde investigation s’est déroulée à Tahiti durant la seconde quinzaine du mois de mars dernier, dans une logique de préfiguration de l’agence, et s’est conclue par une réunion du comité en charge du suivi de ce projet le 2 avril, en présence de nombreux élus de Tahiti et des archipels, ainsi que des partenaires techniques et financiers.
Aussi, au terme de cette mission de préfiguration, les experts de la FNAU et du CGEDD constatent que les conditions de création de l’agence en début d’année 2020 sont remplies. Ces investigations donnent lieu à formuler des propositions de contenu pour les premiers travaux de l’agence envisagée comme outil de développement d’une stratégie partagée entre le Pays, les communes, et leurs établissements publics. Les trois grands axes retenus pour cette agence sont :
 l’observation des territoires à différentes échelles (Fenua, archipels, intercommunalités, communes).
 l’accompagnement à la mise en œuvre du SAGE et des plans généraux d’aménagement (PGA) qui en résultent ;
 l’appui dans l’élaboration des projets stratégiques (renouvellement urbain, logement, mobilité, offre économique, etc.) et la réalisation d’intégration de politiques publiques thématiques.
Il est proposé que l’outil puisse être créé sur la base d’une participation forte du Pays dans son financement, les communes, l’État et les opérateurs se partageant le reste du financement de l’agence. La gouvernance proposée serait organisée entre les représentants du Pays, des communes, de leurs établissements publics, ainsi que des partenaires de l’agence et parties prenantes (État, opérateurs, financeurs).
La poursuite des investigations pour la mise en place de l’agence à l’horizon 2020 est le suivant :
Second trimestre 2019 :
 Rencontre à Paris des partenaires et acteurs de la FNAU.
 Elaboration du cadre règlementaire permettant de créer « l’agence d’aménagement et de développement durable des territoires de la Polynésie française ».
 Tour de table des membres pressentis pour adhérer à l’agence (Pays, communes, OPH, PAP, TNAD, Etat, AFD, CDC…etc.).
Second semestre 2019 :
 Elaboration du budget partenarial prévisionnel pour l’année 2020 et formalisation des demandes d’adhésion et de financement.
 Appel à candidature pour le recrutement de la direction générale.
 Choix de locaux, lancement des recrutements, suivi des délibérations des futurs membres de l’agence.
L’agence pourra ainsi contribuer très rapidement, notamment pour les nouvelles municipalités élues en mars 2020, à poursuivre les approches transversales nécessaires à l’aménagement du territoire, dans la continuité des travaux du SAGE.

Adhésion de la Polynésie française à l’Union des aéroports français
Le Conseil des ministres a approuvé un projet de délibération autorisant l’adhésion de la Polynésie française à l’Union des aéroports français.
L’UAF a pour but d’assurer la représentation des intérêts des gestionnaires des aéroports français notamment dans les domaines juridique, économique, financier, social, technique, auprès des pouvoirs publics, des instances constituées, de l’interprofession et des organisations représentatives de salariés. Il est également l’organisme de référence des pouvoirs publics en France et dans l’Union européenne, à l’instar de l’Union des ports de France (UPF) dans le domaine maritime.
L’UAF propose de nombreux services à ses membres tels que des conseils juridiques, économiques, financiers, techniques et sociaux, la défense des intérêts de ses membres, la mutualisation des achats de matériels et des assurances, la promotion des aéroports ou encore une veille pour anticiper les enjeux de demain.
En plus des supports conseils et études que l’UAF pourrait apporter à la Direction de l’Aviation Civile (DAC), cette association pourrait également épauler la DAC sur deux sujets : les modalités d’utilisation de la taxe aéroportuaire perçue sur tous les aéroports de la République française et le projet de solliciter les moyens financiers concernant la continuité territoriale à l’intérieur d’une même collectivité. Tous les aéroports de France et d’outre-mer sont déjà membres de l’UAF, de même que la S.A.S. Aéroport de Tahiti pour l’aéroport de Tahiti-Faa’a.

Agrément de l’opération de construction de la résidence de 32 logements sociaux « Raumaire »

Le ministre du Logement a présenté en Conseil des ministres un agrément de l’opération de construction de 32 logements en faveur de la société océanienne de financement de l’immobilier (Ofimmo). La société Ofimmo est un organisme privé de logement social qui a été agréé en avril 2017.

La commission consultative des organismes privés de logement social, réunie en sa séance du 11 septembre dernier, avait rendu un avis favorable au projet. Cet avis a été motivé au regard de la localisation de l’opération, de ses caractéristiques techniques, du coût de construction et de revient, de son plan de financement, de la destination des logements et des ménages cibles, du montant des loyers et des moyens matériels. Le Conseil des ministres a ainsi suivi l’avis de la commission sur la participation du Pays, portée à 20% du coût total du projet estimé (928 176 417 Fcfp), soit un montant de 185 635 283 Fcfp TTC dont :
- 92 131 520 Fcfp au titre de la subvention du Pays
- 93 503 763 Fcfp au titre du remboursement de la TVA

L’opération de promotion agréée consiste en la construction, sur la commune de Punaauia, de 32 appartements de type F2 à F5, ayant des superficies de 67,28 m² à 149,61m², et répartis sur quatre niveaux à partir du R+1, le rez-de-chaussée étant réservé aux 45 places de stationnement privatives, dont 39 couvertes et 6 semi-ouvertes.
Les logements seront mis à la location simple avec des loyers mensuels modérés hors charges allant de 68 000 Fcfp pour un F2 à 198 447 Fcfp pour un F5. Le permis de construire a été attribué le 18 juillet 2018. La construction est prévue sur 18 mois et mobilisera 30 emplois équivalents temps plein.

Bilan de participation de la Polynésie au salon de la croisière Seatrade

Pour la 11e année consécutive, la destination « Tahiti et ses îles » a été représentée par une délégation au Seatrade Cruise Global, cet événement international rassemblant les principaux dirigeants de l’industrie de la croisière, les fournisseurs du secteur, et des représentants d’institutions. Il s’agit du plus grand salon international consacré à ce secteur d’activité de l’industrie du tourisme mondial. Celui-ci s’est déroulé du 8 au 11 avril dernier.
Regroupant plus de 700 exposants, fournisseurs divers du secteur de la croisière dans le monde, dont une centaine de ports et destinations, le Seatrade Cruise Global est une occasion unique pour l’ensemble de l’industrie de la croisière de pouvoir échanger et de déterminer les itinéraires et tendances tant techniques que commerciales pour les prochaines années.
La croisière étant un secteur stratégique pour le tourisme en Polynésie, il s’agissait donc pour la délégation de faire le point avec les grandes compagnies internationales sur les opportunités et perspectives en vue d’intensifier leurs escales dans les archipels de Polynésie française.
Lors de la séance d’ouverture des conférences, les P-dg des 4 plus grands groupes de croisière (MSC, Royal Carrabian Cruise Line, Carnival Cruises, Norwegian Cruise Line) ont réaffirmé leur souhait de collaborer avec les communautés locales ainsi que les destinations pour développer un tourisme durable.
La délégation polynésienne a pu rencontrer près d’une centaines d’interlocuteurs, provenant de 23 compagnies différentes, représentant près d’une cinquantaine de marques, et a pu échanger autour de thématiques spécifiques selon les responsabilités de chaque intervenant : têtes de lignes, itinéraires, excursions, approvisionnements, règlementation, mécanismes fiscaux, desserte aérienne internationale, capacités aéroportuaires, sécurité, marketing et environnement. La délégation polynésienne a ainsi notamment échangé avec les groupes Holland America Line et Princess Cruises, Oceania, Celebrity, Royal Caribbean ou Norwegian Cruise Line, ainsi qu’avec des groupes de luxe ou d’expédition, tels que Ponant, Silversea, Regent, Saga, Crystal, ou Viking. Tahiti Tourisme a, par ailleurs, profité de cette occasion pour organiser lors d’une conférence une séquence de présentation de la destination.
En 10 ans, le nombre de têtes de lignes opérées sur Papeete a progressivement doublé. La moyenne de passagers par escale est maintenue en deçà des 500 passagers depuis 2010, avec des navires de petite capacité parfaitement adaptées aux différentes îles de Polynésie. Les navires de plus de 2000 passagers ne représentent que 5% des escales opérées en Polynésie française. Cette croissance permet depuis 3 ans de soutenir positivement l’évolution des flux touristiques vers la Polynésie, et ce en faveur de tous les opérateurs touristiques, tous segments confondus, tant pour la desserte aérienne internationale, l’hôtellerie en général, que les fournisseurs, et les prestataires d’activités, jusque dans les îles.

Première édition du bilan énergétique de la Polynésie française pour l’année 2017

A l’issue de sa première année d’existence en Polynésie française, l’Observatoire Polynésien des Energies (l’OPE) a publié son premier rapport du bilan énergétique de la Polynésie française pour l’année 2017.
La réalisation de ce bilan est le fruit du partenariat pluriannuel établi entre les deux partenaires (ADEME / PAYS 2015 – 2020), qui a permis à l’OPE de voir le jour en 2018. Les travaux de cette entité, rattachée au service des énergies, ont pour objet de rassembler toutes les informations et les données relatives aux énergies, afin de les traiter, les analyser et les diffuser au plus grand nombre à travers plusieurs publications.
Ce premier bilan aborde la thématique de l’énergie sous ses différents aspects présents en Polynésie française : l’approvisionnement énergétique, la production et la consommation d’électricité, la production de chaleur et de froid, la consommation d’énergie finale, les émissions de CO2 liées à l’énergie, les aspects économiques, et enfin, la maîtrise de l’énergie et la transition énergétique.
Ces travaux sont issus d’un travail collaboratif avec les différents contributeurs et fournisseurs de données, sans qui ce premier bilan n’aurait pu voir le jour. Le deuxième volet du bilan énergétique concernera l’année 2018 et sera publié en fin d’année 2019. Il devrait être accompagné d’un document synthétique répertoriant les chiffres clés.
Globalement, les efforts déployés pour la maîtrise des énergies ont permis de stabiliser les consommations par individu, alors même que la richesse (PIB/hab) était en croissance. En valeur absolue, la quantité d’énergie consommée a légèrement augmenté dans les dernières années. De même, le taux de dépendance énergétique aux importations reste a un niveau élevé. Les transports terrestres et la production électrique restent les premiers consommmateurs avec 40% du total chacun, 11% sont consacrés aux transports inter-îles (maritime et aérien), et les 9% restants sont répartis entre l’eau chaude sanitaire, la pêche et la variation du stock d’hydrocarbures.
Afin de limiter l’impact environnemental, l’impression de ce bilan énergétique a été limitée à 200 exemplaires. Le bilan énergétique de la Polynésie française – Edition 2017 est également téléchargeable sur le site internet du service des énergies (www.service-public.pf/sde/).

Matinée d’information relative à la mise en œuvre du RGPD dans l’administration

L’ordonnance du 12 décembre 2018 étend, à compter du 1er juin 2019, la récente modification de loi du 6 janvier 1978 relative à l’informatique, aux fichiers et aux libertés consécutive au règlement général pour la protection des données (RGPD).
Les mesures de mise en œuvre de ces textes, parmi les plus urgentes la nomination d’une déléguée à la protection des données (DPO) et l’élaboration du registre des traitements ont été présentés en mars dernier. Depuis, Tania Berthou a été nommée DPO, et a bénéficié d’une formation à la préparation à la certification des données personnelles, conformément au référentiel établi par la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés). Les travaux d’élaboration du registre des traitements débuteront ensuite.
Dans ce cadre, une matinée d’information est organisée le mardi 4 juin dans l’amphithéâtre de la direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE). Organisée avec le soutien du Secrétariat Général du Gouvernement, de la Direction de la Modernisation et des Réformes de l’Administration et du Service de l’Informatique, cette matinée s’adresse aux chefs de services et aux directeurs d’établissements publics à caractère administratif.
Répartie en deux temps forts, cette réunion abordera, dans une première partie, les principales notions du RGPD et de la sécurité des systèmes d’information ainsi que les dispositions de la loi du pays relative à la dématérialisation des actes des autorités administratives et aux téléservices. Dans la seconde partie, il y aura deux ateliers : l’un dédié à la mise en œuvre du RGPD dans les services et un autre dédié aux EPA sur le thème « comment appréhender le RGPD dans son établissement ? »
A l’issue de cette matinée, une circulaire de mise en œuvre ainsi qu’un guide seront diffusés. Cette matinée informative sera un espace de dialogue avec les services, leur implication étant déterminante pour la réussite de la mise en conformité au RGPD. Les actions envisagées s’inscrivent dans la démarche de modernisation de l’administration et de simplification de ses procédures.

Amui Ana’e 2019 : journée interservices du 15 juin

La démarche « Mon Administration Active » promeut la santé et le bien-être au travail des agents de l’administration, et favorise la cohésion de groupe. En 2018, a ainsi été organisée la première édition de la journée interservices, Amui Ana’e. Celle-ci ayant été une réussite, il a été décidé de réitérer l’opération le 15 juin prochain dans le cadre du parc Vairai.
Informer et sensibiliser les agents de l’administration aux bénéfices des activités physiques, traditionnelles et de détente et aux bienfaits d’une alimentation saine et équilibrée seront les objectifs de la matinée. Dans l’après-midi, des compétitions sportives seront organisées. Enfin, pour encourager une démarche écocitoyenne, un bar à eaux et un repas contributif sur le thème « local et sain » seront proposés.
Ce projet mobilise les services-membres du groupe de travail « Mon Administration Active », à savoir, les directions de la santé, des ressources humaines, de la jeunesse et des sports, de l’équipement et de la modernisation de l’administration. Pour cette année, le groupe de travail accueille l’Institut de la Jeunesse et des Sports.


Présentation du Heiva i Tahiti 2019

Le ministère de la Culture et l’établissement Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la Culture annoncent que le Heiva i Tahiti, concours de chants et de danses traditionnels, se déroulera du 4 au 20 juillet 2019, sur l’aire de spectacle de To’atā.
Depuis sa création en 1881, l’événement est un repère essentiel de notre culture. Expression la plus traditionnelle de notre langue, de nos légendes, il matérialise et incarne les liens tissés par la création, la parole et l’identité. L’édition 2019 du Heiva i Tahiti, regroupera 28 concurrents tous concours confondus. Le public pourra ainsi découvrir cette année :
en danses traditionnelles :
-6 hura ava tau ;
-7 hura tau
en chants traditionnels :
-8 tārava Tahiti ;
-4 tārava Raromata’i ;
-3 tārava Tuha’a pae.
Cette nouvelle édition, 138 ans après la création de l’événement, regroupera ainsi sur la scène de To’atā l’élite de nos spécialistes dans tous les domaines : musiciens, choristes, chorégraphes, danseurs, et artisans, des milliers d’artistes qui contribuent ainsi à l’économie de notre Pays et à la grandeur de notre culture. Parallèlement, un village d’artisans sera ouvert comme lors des années précédentes sur l’esplanade basse de To’atā.
La billetterie sera ouverte dès le 27 mai sur place et en ligne, afin de permettre aux passionnés mais aussi aux touristes de s’organiser. Toutes les informations liées à ces événements seront en ligne sur le site www.heiva.org, et www.maisondelaculture.pf.

Salon des Marquises du 29 mai au 9 juin
Les artisans des îles Marquises sont de retour au Parc Expo de Mama’o, du mercredi 29 mai au dimanche 9 juin 2019. Le 48e salon de l’archipel des îles Marquises, organisé par la fédération artisanale « Te tuhuka o te henua enana », présidé par Stéphane Tuohe et soutenu par le ministère en charge de l’artisanat et le service de l’artisanat traditionnel, regroupe plus d’une centaine d’artisans marquisiens.
Depuis Fatu Hiva, Tahuata, Hiva Oa, Nuku Hiva, Ua Pou et Ua Huka, ils feront venir leurs plus belles créations où se mélangent tiki et autres sculptures (armes, parures, etc.), symboles de la culture marquisienne, devenus des concepts incontournables des représentations de la culture polynésienne.
Cette année, la fédération organise un concours, sur 4 jours, basé sur la reproduction, par les artisans exposants, du tiki a Moke, du nom de son découvreur. Cette petite statuette, de forme classique, est constituée d’un crâne en forme d’obus et présente une perforation transversale au bas de la nuque. Découvert en 1919 dans la vallée de Hokatu sur l’île de Ua Huka, l’original a malheureusement disparu. Un moulage en pierre du petit tiki est exposé dans le musée de Tetumu (Ua Huka) et une représentation en bois de rose est exposée au British museum de Londres. La remise des prix du concours est prévue le samedi 8 juin à 11h30.
Durant 12 jours, les visiteurs pourront découvrir les spécificités de chaque île comme le tapa de Fatu Hiva, les gravures sur rostres d’espadon de Tahuata, les sculptures en pierres fleuries de Ua Pou et en roche basaltique de Ua Huka, les ouvrages en graines de Nuku Hiva et la pyrogravure sur bambou de Hiva Oa. Cette diversité démontre toute l’habilité et la créativité des artisans marquisiens.
Des démonstrations de sculpture, de fabrication et de teinture sur tapa ainsi que de confection de colliers en graines sont programmées durant le salon sans oublier la préparation du fameux kumu hei, ou « bouquet d’amour », en raison des senteurs aphrodisiaques qu’il dégage et qui parfume merveilleusement la chevelure des Marquisiennes.
L’inauguration officielle du Salon aura lieu le mercredi 29 mai à 10 h au Parc Expo de Mamao à Papeete. Les journées culturelles, sous forme de tableaux vivants, des samedis 1er et 8 juin à 10 h, reprendront les activités effectuées au cours de la semaine et permettront également au public de participer à la préparation et à la dégustation des plats typiques de l’archipel.

Subventions aux associations de culture

Le Conseil des ministres a octroyé des subventions de fonctionnement à des associations oeuvrant dans le secteur de la culture, selon les modalités suivantes :
- 3 000 000 Fcfp au profit de l’association « Nonahere » pour financer l’organisation des épreuves qualificatives du Heiva International 2019 en Métropole et un déplacement culturel aux États-Unis.
- 4 000 000 Fcfp au profit de l’association « Raiatea Nui » pour l’organisation du « Festival Taputapuātea 2019 » à Ra'iātea.
- 3 000 000 Fcfp au profit de l’association « Tahiti Hura » pour l’organisation du Festival Tahiti 'Ia Ora Na, qui se tiendra du 28 octobre au 9 novembre 2019 sur la côte Est des Etats Unis.
- 1 200 000 Fcfp au profit de l’association « Te Pua O Feani » pour sa participation au « Festival Mangareva » à Rikitea.
- 1 000 000 Fcfp au profit de l’association « folklorique Pupu Temaeva » pour l’organisation d’un déplacement culturel à San Francisco, aux Etats-Unis, dans le cadre du « Farereira’a 2019 »
- 1 000 000 Fcfp au profit de l’association « District Vaka de 'Ua Pou » pour financer l’activité générale de l’école culturelle « Tuhuna Vaka » au titre de l’année 2019.

Subventions à l’Union des femmes francophones d’Océanie (UFFO)

Le Conseil des ministres a octroyé deux subventions à l’Union des femmes francophones d’Océanie (UFFO) : 100 000 Fcfp pour financer l’acquisition de matériel de couture destiné à des femmes désireuses de développer une activité économique au titre de l’année 2019, et 150 000 Fcfp afin de financer le déplacement de l’un de ses membres pour la réunion de la plateforme régionale de l’UFFO, à Wallis et Futuna, en décembre dernier.

Soutien à des associations sportives

Le Conseil des ministres a octroyé des subventions à des associations sportives, selon les modalités suivantes :
- 2 000 000 Fcfp en faveur du district de football de Rapa pour sa participation au Festival des îles
- 6 000 000 Fcfp en faveur de l'association Velo Club de Tahiti et des Iles pour le financement de la Ronde Tahitienne 2019

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Fermetures temporaires du site des 3 cascades  22/05/2019

Le service du tourisme informe que des travaux d’essais géotechniques liés au projet d’aménagement et de valorisation du site des 3 cascades seront réalisés sur la période allant du 24 mai au 28 juin 2019.
Durant cette intervention, le site sera fermé et interdit au public les 27 et 28 mai, puis les 26, 27 et 28 juin.

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Elections européennes : une permanence à la mairie de Pirae samedi 18 mai  17/05/2019

Le maire de Pirae informe les électeurs de sa commune que le scrutin pour le renouvellement du Parlement européen se tiendra samedi 25 mai 2019 de 8h00 à 18h00 au bureau de vote sis à l’école Pirae Taaone, 781 Rue du Taaone.
A ce titre, la municipalité informe les administrés que la liste électorale de Pirae est close depuis jeudi 16 mai midi et la refonte n’ayant lieu qu’à partir de ce moment, l’impression des cartes est effectuée ce vendredi 17 mai 2019.

Avant le scrutin de samedi 25 juin, les électeurs peuvent vérifier qu’ils sont bien inscrits sur la liste électorale de Pirae en se rendant en mairie ou en interrogeant leur situation électorale via un formulaire électronique sur le site Service-

Pour faciliter le déroulement des opérations de vote, il est rappelé à la population de se munir de sa carte électorale et d’une pièce avec photo prouvant son identité : carte nationale d’identité, passeport etc…

Retrait des nouvelles cartes électorales :
Une permanence à la mairie de Pirae samedi 18 mai de 8h00 à 16h00 pour retirer sa nouvelle carte électorale.
- En mairie, se présenter au bureau des élections (Etat civil) situé au rez de jardin de l’hôtel de ville à la permanence organisée ce samedi 18 mai 2019 de 8h00 à 16h00 ou lundi 20 et mardi 21 mai 2019 de 7h30 à 16h00.

La distribution des nouvelles cartes électorales reprendra :
- Au secrétariat du bureau de vote de Pirae à l’école Pirae Taaone, samedi 25 mai 2019.
ATTENTION : Les cartes seront remises sur présentation d’une pièce d’identité (passeport, carte d’identité, permis de conduire).
Pour plus d’informations, contactez le Bureau des élections de la mairie de Pirae au 40 50 82 61 ou 40 50 80 80.

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Compte rendu du conseil des ministres du 15 mai 2019  15/05/2019

Voici le compte rendu du conseil des ministres du 15 mai 2019


Soutien aux communes : subvention du Pays en faveur du Syndicat mixte Fenua Ma
Dans le cadre de la politique du Pays d’accompagnement et de soutien des opérations d’investissement des communes et des groupements de communes, le Conseil des ministres a validé un octroi de financement au profit du Syndicat mixte Fenua Ma.
Ce projet est issu de la programmation 2018 validée par le comité de pilotage du contrat de projets 2015 – 2020 dédié aux investissements communaux en matière environnementale (eau potable, déchets, assainissement des eaux usées …).
Il s’agit principalement de la création d’un quai tampon au CET de Paihoro qui recevra les ordures ménagères via les véhicules de collecte des communes limitrophes ne pouvant utiliser les stations de transfert de Punaruu ou de Moorea. Les travaux comprennent des aménagements, remblaiements, drainage, réalisation de quais de transfert, de voirie et d’assainissement pluvial.
Ils devraient permettre d’éviter à l’avenir l’usure précoce des véhicules de collecte des communes voisines qui n’auront plus à monter au-delà du quai tampon qui leur sera dédié et par effet, d’améliorer le fonctionnement général du CET de Paihoro.
Le coût total de cette opération s’élève à 63 645 329 Fcfp TTC dont 5.785 millions Fcfp de maitrise d’œuvre. Elle est soutenue à part égale par l’Etat et le Pays à concurrence de 27 millions Fcfp chacun, le reste étant pris en charge par le syndicat sur fonds propres.

Partage de code entre « Air France - KLM » et « Virgin Atlantic ».
Le Conseil des ministres a validé le projet d’arrêté présentant le partage de code entre les compagnies aériennes internationales « Air France - KLM » et « Virgin Atlantic ».
En effet, à partir de la saison « IATA - Eté 2019 », la compagnie « Air France » apposera son code sur les vols de la compagnie Virgin Atlantic opérant entre Los Angeles et Londres en continuation de ses vols Papeete-Los Angeles. Virgin Atlantic apposera son code sur les vols Air France entre Los Angeles et Papeete. Les vols pourront être vendus totalement en code Air France et/ou en code Virgin Atlantic sur l’ensemble du parcours entre la Polynésie française et Londres.
Ce « code share » permettra désormais à Air France de proposer trois fréquences par semaine entre Londres et Papeete.

Validation du Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) et programmation de la dernière phase de rédaction définitive du SAGE
Le ministre du Logement et de l’aménagement du territoire, en charge des transports interinsulaires, a présenté le PADD aux élus communaux, aux représentants du CESC, aux élus de l’Assemblée de Polynésie française, au cours de cinq rencontres programmées à Tahiti les 25 et 26 mars, puis à Bora Bora le 28 mars et à Hiva Oa le 30 mars 2019.
Le comité technique de coordination du SAGE, chargé de la cohérence structurelle du projet, a été réuni à la Présidence le mardi 2 avril 2019 pour prendre connaissance des résultats de ces rencontres ainsi que du projet de PADD.
Le comité de pilotage du SAGE, constitué autour du Président du Pays et du Haut-commissaire, de membres du gouvernement et d’élus communaux et intercommunaux, a pris connaissance le vendredi 5 avril 2019 du Projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du Pays et de sa déclinaison par archipel.
Le projet s’articule autour de trois axes majeurs :
-La Polynésie française est un acteur-clé des échanges entre l’Asie et les Amériques. Les liaisons internationales sont développées. Des politiques innovantes en matière de réponse à l’insularité et à la transition énergétique sont proposées.
-Inverser le flux migratoire en favorisant un développement équilibré des cinq archipels. Les archipels éloignés deviennent attractifs et les activités locales se développent autour de véritables capitales d’archipel. Les liaisons interinsulaires sont renforcées, en particulier aux Australes et aux Tuamotu.
-Renforcer l’attractivité de l’île de Tahiti et de l’archipel des Iles du Vent, grâce à un rééquilibrage opéré entre espaces urbanisés, activités économiques, lieux de culture et de loisir. La préservation de l’environnement, la lutte contre les pollutions, la transition énergétique, les déplacements, font l’objet de politiques novatrices.

Les principaux grands projets structurants retenus par le COPIL sont :
1. Le Village Tahitien pour revitaliser le secteur touristique aux îles du Vent et rayonner dans les archipels.
2. La création d’un « parc naturel » dans les communes du Sud de Tahiti, pour y favoriser un développement endogène durable et offrir un espace de respiration pour les résidents de Tahiti et les visiteurs.
3. La prise en compte de l’inscription au patrimoine mondial de l’UNESCO du marae de Taputapuatea et la perspective de la reconnaissance par l’UNESCO du patrimoine naturel et humain des Marquises.
4. L’ouverture à l’international de l’aéroport de Nuku Hiva, dans un format « régional » tourné vers Hawaii.
5. Le développement de la filière thon aux Marquises, notamment dans la perspective d’exportation de thon frais vers Honolulu.
6. La construction d’un aéroport de dégagement à Rangiroa, et à partir de cette structure, le développement du secteur touristique dans la partie Ouest de l’archipel.
7. Le développement de l’aquaculture dans les Tuamotu de l’Est, à partir de la base de Hao.
8. Le renforcement de la capacité d’accueil des jets privés à Bora Bora.
9. La construction à Tahiti d’un centre de mémoire et de l’innovation et développé en réseau dans tous les archipels.
En conclusion, le COPIL a approuvé ces orientations et leurs déclinaisons par archipel.

L’année 2019 verra la traduction de ce PADD en une loi de Pays présentée à l’Assemblée de Polynésie française à la fin de cette année 2019.

La seconde phase d’élaboration des stratégies de développement s’achève en avril 2019 pour laisser place à la troisième phase dès le mois de mai 2019 qui se poursuivra jusqu’en 2020. Cette dernière tranche d’études concerne la rédaction des pièces définitives du SAGE, la production de cartographies, de synthèses et de documents cadres et juridiques. L’ensemble sera soumis à une enquête publique et à l’approbation des institutions de la Polynésie française.
Le PADD du Pays sera étoffé par la trame verte et bleue, le schéma d’implantation des grands équipements à l’échelle territoriale et la localisation préférentielle des aménagements structurants (extensions urbaines, portuaires, industrielles, etc.). La mise au point des schémas d’archipels apportera des cartographies détaillées des implantations des équipements d’intérêt territorial, des documents d’orientations générales et une trame verte et bleue par archipel. Ce travail devrait être achevé d’ici la fin du mois de septembre 2019. La programmation des investissements publics s’étendra jusqu’en octobre 2019. A ce moment-là, le dossier du SAGE pourra être ouvert à l’enquête publique et à la consultation du Conseil économique, social et culturel. Le vote à l’Assemblée de la Polynésie française suivra au mois de décembre 2019 et la promulgation du SAGE pourra être annoncée au début de l’année 2020.

Réglementation de navigation pour la course Tahiti Nui Vaa

La Tahiti Nui Va’a est une course qui se déroule autour de l’île de Tahiti, sur trois jours, les 30, 31 mai et 1er juin 2019. Longue de 168 kms, elle est réputée comme étant parmi les plus difficiles en raison de la longueur de ses étapes.
Les équipages composés de six rameurs peuvent changer durant les étapes. Cette particularité entraine des conditions de navigation particulières qui imposent prudence et vigilance en raison des va-et-vient des navires qui récupèrent les rameurs à l’eau lors des changements. La sécurité sur l’eau durant les étapes est de la responsabilité de l’organisateur qui doit s’assurer de disposer des moyens nécessaires et suffisants pour cela. Il lui revient également d’en informer clairement les participants.
Afin de garantir la sécurité des compétiteurs et des spectateurs attendus pour cet évènement d’envergure, la Direction Polynésienne des Affaires Maritimes (DPAM), en concertation avec l’organisateur, a élaboré un arrêté relatif aux conditions d’organisation et de déroulement de la compétition qui concerne principalement les points d’étapes. Cet arrêté prévoit l’instauration de 4 zones de règlementations spécifiques :
-La zone 1 concerne le départ de la 1ère étape longue de 58 km : le départ sera donné dans le bassin de Papeuriri, dans la commune associée de Mataiea, à Teva I Uta. Cette zone sera restreinte à la navigation dans les conditions fixées par l’organisateur. Cette restriction s’appliquera le jeudi 30 mai, de 7 heures à 8 heures 30.
-La zone 2 concerne l’arrivée de la 1ère étape : elle se situe dans la baie de Tautira, sur le lieu dénommé le mouillage de Cook. Cette zone sera restreinte à la navigation dans les conditions fixées par l’organisateur. Cette restriction s’appliquera le jeudi 30 mai, de 12 heures à 13 heures 30.
-La zone 3 concerne l’arrivée de la 2ème étape longue de 56 km : elle se situe dans la baie de Taunoa. Cette zone sera restreinte à la navigation dans les conditions fixées par l’organisateur. Cette restriction s’appliquera le vendredi 31 mai, de 12 heures à 13 heures 30.
-La zone 4 concerne l’arrivée de la 3ème étape longue de 54 km. Elle se situe dans le bassin d’Atimaono, au lieu dit Pointe Tehoro. Les rameurs franchiront la passe de Rautirare, se dirigeront vers la pointe Oututahia et longeront les côtes jusqu’à la pointe Tehoro. Entre ces deux lieux, le parcours s’effectuera dans un couloir long de 2700 mètres et large de 100 mètres qui sera totalement interdit à la circulation des navires immatriculés. L’interdiction s’appliquera le samedi 1er juin de 13 heures à 14 heures 30. Seuls les navires identifiés comme moyen de surveillance de la manifestation seront autorisés à pénétrer dans cette zone.

Etablissements hôteliers classés admis au bénéfice du régime d'exonération des droits et taxes
Le Conseil des ministres a fixé la liste des établissements hôteliers classés admis au bénéfice du régime d'exonération de droits et taxes à l’importation et le plafond annuel d'exonération applicable à chaque établissement.
Le principe de ce dispositif est que les établissements hôteliers classés et à jour de la redevance de promotion touristique puissent bénéficier d’une exonération de certains droits et taxes à l’importation, l’objectif étant de soutenir la compétitivité internationale de ces établissements en allégeant leurs charges d’exploitation ainsi que leurs coûts de rénovation.
Sur un parc de 45 hôtels, 32 établissements ont sollicité l’octroi de ce dispositif pour l’année 2019 et le plafond d’exonération représente pour l’ensemble de ces établissements un total de 357 900 000 Fcfp.

Subvention pour l’organisation des concours agricoles du Matete Fenua de Huahine

Le Conseil des ministres a octroyé, au profit de l’association Te Hotu O Huahine, une subvention de fonctionnement destinée à financer l’organisation des concours agricoles du Heiva agricole et de la 2ème édition du Matete Fenua no Huahine.

L’association Te Hotu O Huahine, créée en 2013, a pour objectif la promotion des produits agricoles, l’organisation de fêtes et de concours agricoles, ainsi que la représentation et la défense des intérêts des agriculteurs de Huahine. L’association organise des concours agricoles à l’occasion du Heiva agricole 2019 et de la 2ème édition du Matete Fenua no Huahine. Elle participe à ainsi à la promotion de l’agriculture et des produits agricoles aux îles Sous le Vent. Le montant de la subvention octroyée est de 300 000 Fcfp.

Dixième salon d’artisanat d’art du 21 au 26 mai
Du 21 au 26 mai prochains, les artisans d’Art honoreront les mamans lors de la 10e édition du salon de la fête des mères qui se tiendra, cette année, dans les jardins de la mairie de Papeete.
Organisée par l’association « Artisanat d’Art », avec le soutien du ministère en charge de l’Artisanat et le service de l’artisanat traditionnel, cette exposition vente va regrouper une quarantaine d’artisans, qui va permettre de valoriser leur savoir-faire avec la réalisation de pièces uniques à partir de diverses matières premières locales, notamment en nacre, coquillage, fibre, ou perle de culture. L’inauguration officielle est prévue le mardi 21 mai.

Subventions pour le Musée de Tahiti et des îles et le Conservatoire artistique
Le Conseil des ministres a octroyé des subventions, en faveur du Musée de Tahiti et des îles – Te fare manaha, selon les modalités suivantes :
- 2 500 000 Fcfp pour la gestion et l’enrichissement des collections du musée
- 3 500 000 Fcfp pour la poursuite du programme muséographique du musée
- 6 000 000 Fcfp pour l’organisation d’expositions et d’évènements culturels
Le Conseil des ministres a également octroyé des subventions de fonctionnement en faveur du Conservatoire artistique de la Polynésie française – Te Fare Upa Rau (CAPF) selon les modalités suivantes :
- 2 500 000 Fcpf pour l’organisation du 1er festival international de jazz et de soul music en Polynésie au mois de septembre 2019
- 10 000 000 Fcfp pour l’organisation d’évènements culturels et la réalisation d’un document recensant les « pehe » traditionnels.

Subvention pour le Heiva tu’aro ma’ohi
Le Conseil des ministres a octroyé, au profit de la Fédération des sports et jeux traditionnel – Amuitahiraa tu'aro mā'ohi, une subvention de fonctionnement, d’un montant de 9 950 000 Fcfp, dans le cadre de l’organisation du « Heiva tu'aro mā'ohi no te Aito 2019 ».
Cette fédération est bien connue pour avoir mis en oeuvre, depuis 2006, le Heiva tu'aro mā'ohi, une manifestation dédiée aux sports traditionnels, organisée dans le cadre du Heiva i Tahiti.

Journée internationale des familles
Cette année, l'ONU souhaite mettre davantage l'accent sur les politiques familiales, mais également sur la lutte contre les changements climatiques, en se référant à l'Objectif de développement durable n.13 / Cible 13.3 qui vise à "Améliorer l’éducation, la sensibilisation et les capacités individuelles et institutionnelles en ce qui concerne l’adaptation aux changements climatiques, l’atténuation de leurs effets et la réduction de leur impact et les systèmes d’alerte rapide."

A cette occasion, la Direction des Solidarités, de la Famille et de l’Egalité (DSFE) propose des espaces d'échanges, de partage et de solidarité aux familles prises en charge par les circonscriptions d’action sociale de secteur. Plusieurs actions sont programmées du 15 au 17 mai, à Tahiti et à Moorea. Du côté de Papeete, une séance de cinéma en plein air sera proposée au Parc Paofai le mercredi 15 mai à 17h30 avec la projection d’un film d’animation.

Ce même jour, la circonscription de Moorea-Maiao organisera une sortie découverte à destination de quelques familles de l’ile, avec la visite d’une exploitation d'agriculture biologique. Les familles prépareront ensemble le déjeuner avec des produits issus des champs et pourront également s’initier à ce type de production à l’aide de kits d’apprentissage.

A Punaauia, des familles pourront profiter d'un après-midi à la plage (Vaiva) dès 13h30. Des animations sur le thème de la protection de l'environnement et de la découverte des systèmes lagonaires seront assurées sur site par l'association "Pae Pae No Te Ora". Cette même opération sera répétée le vendredi 17 mai de 8h à 14h pour quelques familles de Papara et Teva I Uta, avec la prise d’un déjeuner sur place.

Modalités de désignation du médecin traitant, de la modulation de la prise en charge des actes et des premiers paniers de soins
Le Conseil des ministres a adopté un arrêté définissant les modalités de désignation du médecin traitant. Ainsi, tout assuré âgé de plus de 16 ans est dorénavant invité à désigner son médecin traitant à l’aide du formulaire remis lors de sa consultation, et ce dans un délai de 8 jours. Si ce délai n’est pas respecté, la prise en compte de la désignation du médecin traitant sera effective à compter de la date d’envoi ou de dépôt du formulaire auprès de l’organisme de gestion de l’assuré. Il est possible de changer de médecin traitant à tout moment, en renouvelant cette formalité auprès du nouveau médecin traitant que le patient souhaite désigner.
Un deuxième arrêté vient encadrer les conditions de prise en charge par les régimes de protection sociale polynésiens des actes, prescriptions et prestations. Le médecin traitant, lorsqu’il est consulté, identifie le besoin médical et organise un parcours de soins coordonnés. Ce « parcours de soins coordonnés » correspond donc aux soins prescrits par le médecin traitant, ce qui garantit d’une part un suivi adapté à l’état de santé du patient par un médecin qui le connaît bien et d’autre part un meilleur remboursement. En effet, en cas de consultations ou de prescriptions effectuées en dehors du parcours de soins coordonnés, la somme restant à la charge du patient sera majorée de 20 % à partir du 1er janvier 2020.
De plus, pour favoriser des stratégies de soins prenant en compte les données scientifiques et les besoins de maîtrise des dépenses de santé, la loi du Pays du 16 avril 2018 a prévu des « paniers de soins » pour certains besoins médicaux. Le troisième arrêté adopté en Conseil des ministres établit les premiers paniers de soins. Ils concernent le rhumatisme articulaire aigu, l’insuffisance coronarienne chronique stable, et l’hypertension artérielle essentielle de l’adulte. Les prescriptions prévues par ces paniers de soins sont prises en charge dans le cadre du parcours de soins coordonnés.

Projet de loi du Pays pour les pharmacies
Le Conseil des ministres a transmis à l’Assemblée de la Polynésie française un projet de loi du Pays relatif aux conditions de créations des officines de pharmacie visant à l’amélioration de l’accès aux médicaments en proximité qui constitue l’une des conditions essentielles de la performance de notre système de santé.
Ainsi, ce projet de loi du Pays propose notamment :
- la suppression des créations d’une officine de pharmacie par voie dérogatoire, procédure à l’origine de nombreux contentieux.
- la diminution des quotas de population nécessaire donnant droit à la création d’une officine de pharmacie, permettant ainsi la création de cinq nouvelles officines dans des communes déjà dotées d’une pharmacie, l’installation dans les communes dépourvues de pharmacie restant libre. En outre, pour les zones peu desservies, les officines pourront créer des locaux secondaires pour pallier l’absence de point de délivrance de médicaments en proximité.
- la favorisation d’une meilleure concurrence et une plus grande transparence du marché.
- le renforcement du rôle des pharmaciens comme acteurs de santé de terrain dans l’accompagnement des patients dans les conseils sur le bon usage des médicaments en contribuant à l’information, la prévention et l’éducation pour la santé de la population.

Convention cadre entre la Polynésie française et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé
Le Conseil des ministres a examiné un projet de convention de coopération pour la période 2019-2024 entre la Polynésie française et l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé.
La coopération mise en place depuis 2005 avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM), anciennement dénommée Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (AFSSAPS), permet d’améliorer la sécurité et la qualité des produits de santé utilisés en Polynésie française. De même, le partenariat avec l’ANSM permet à la Polynésie française de bénéficier d’une expertise et de compétences reconnues dans ces domaines.
En effet, l’ANSM, établissement public de l’Etat, dispose au niveau national de compétences élargies fixées par les lois et règlements en vigueur. Elle dispose également d’une expertise communément reconnue basée sur une expérience notable dans le domaine de la qualité et la sécurité sanitaire des produits de santé ainsi que dans le champ de la mise en œuvre des vigilances sanitaires.
La forte volonté témoignée par la Polynésie française, et partagée avec l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé, dans l’instauration effective d’une politique d’amélioration continue de la qualité et la sécurité des produits de santé, s’est déjà concrétisée par la signature, le 9 juin 2005, le 11 juillet 2007, le 4 juin 2010 et le 24 décembre 2013 de conventions cadres de coopération, et par la mise en œuvre, de 2005 à 2018, de programmes annuels d’actions validés par les deux parties.
Les rapports d’évaluation des programmes annuels de 2005 à 2018 validés par les deux parties confirment l’intérêt certain de la poursuite de cette coopération tant les actions menées dans ce cadre ont permis à la Polynésie française d’améliorer le niveau de la qualité et de sécurité des produits de santé à travers non seulement une actualisation de son information, du niveau de sa documentation par rapport aux normes et référentiels de sécurité et de qualité des produits de santé, mais aussi une facilitation de sa prise de décision quant aux autorisations à accorder, aux suivis, aux contrôles et accompagnements ciblés à effectuer.

Calendrier officiel des grandes manifestations de jeunesse

La ministre de l’Education a présenté en Conseil des ministres le calendrier des grandes manifestations de jeunesse et de vie associative. Celles-ci vont mettre en exergue la volonté d'encadrer et de socialiser les jeunes. Les grandes manifestations de jeunesse sont un facteur de cohésion sociale très important pour la Polynésie. Celles-ci peuvent ainsi bénéficier des aides financières, matérielles et techniques de l’Institut de la jeunesse des sports (IJSPF).
Le ministère de l’Education, de la Jeunesse et des Sports entend promouvoir l’organisation et la tenue de grandes manifestations de jeunesse car celles-ci participent à dynamiser le tissu associatif et répondent aux orientations stratégiques du Pays en termes de promotion et valorisation des activités de jeunesse et de soutien aux actions du socle associatif.
Dans la continuité des objectifs stratégiques adoptés suite aux Assises de la Jeunesse en 2016, le ministère en charge de la jeunesse s’est attaché à privilégier des évènements bien structurés et touchant un large public.
Le calendrier 2019 de ces manifestations comprend ainsi :
- les Journées Mondiales de la Jeunesse, du 15 juillet au 21 juillet 2019
- les Rencontres inter-centres de vacances et de loisirs, le 24 juillet 2019
- Taure'a Move et la Journée Internationale de la Jeunesse, du 19 septembre au 21septembre 2019
- la Finale de la 14e édition du Upa Nui, le 21 septembre 2019
- les Taure'a Awards, le 30 novembre 2019


Subventions à des associations de jeunesse
Le Conseil des ministres a octroyé des subventions, destinées à des associations œuvrant dans le secteur de la jeunesse, selon les modalités suivantes :
- 740 000 Fcfp à l’association Conseil du Scoutisme Polynésien pour la participation à plusieurs évènements.
- 967 000 Fcfp à l’association Eclaireurs Eclaireuses Unionistes de L’Eglise Protestante Maohi, pour l’organisation de camps de scoutisme et de sorties de scouts.




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Ronde Tahitienne : Des perturbations à prévoir sur la route  15/05/2019

Ronde Tahitienne : Des perturbations à prévoir sur la route
Dans le cadre de la 8ème édition de la Ronde Tahitienne, une épreuve cyclotouriste internationale, la circulation automobile sera modifiée dans le centre-ville de Papeete ce dimanche 19 mai entre 7 heures et 13 heures.
 
L’avenue du prince Hinoi notamment, les carrefours du Cours de l’Union sacrée et de l’avenue du régent Paraita ne pourront être franchis.

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Compte rendu du Conseil des ministres du 7 mai 2019  07/05/2019

Papeete, le 7 mai 2019 - Conférence économique de juin 2019 : rencontre avec les acteurs économiques du Pays

La prochaine conférence économique se tiendra les lundi 3, mardi 4 et mercredi 5 juin prochains à la Présidence de la Polynésie française.
L’objectif de cet évènement est de poursuivre les échanges, engagés ces dernières années, avec les acteurs économiques du Pays, pour leur donner de la visibilité sur les perspectives économiques et sur l’action du Gouvernement. Cette rencontre sera également l’occasion de faire un point sur les mesures concrètes réalisées issues des propositions des précédentes éditions.
Le Président de la Polynésie française ouvrira la conférence le lundi 3 juin après-midi. Les directeurs de l’ISPf et de l’IEOM présenteront ensuite un point de conjoncture de la situation économique polynésienne.
Des ateliers seront organisés le mardi 4 juin en matinée sur les thématiques suivantes :
-Fiscalité : Bilan des mesures fiscales, impacts et axes de progrès ?
-L’emploi : Comment générer plus d’emplois en croissance économique ?
-Inclusion bancaire : Comment améliorer l’accès aux services bancaires pour les particuliers et les entreprises ?
La restitution des ateliers aura lieu le mercredi 5 juin après-midi et sera suivie d’un débat et d’une présentation de synthèse.


Construction d'une aire de jeux et création d'espace de loisir et de jardins partagés pour la résidence « Hauts de Teroma »

Le ministre du Logement, a présenté, en conseil des ministres, une proposition d’octroi d’une subvention au profit de l’Office Polynésien de l’habitat pour la construction d'une aire de jeux et la création d'espace de loisir et de jardins partagés pour la résidence les Haut de Teroma, de la commune de Faa’a.
Cette opération est complémentaire de l’opération de construction des 60 logements de la résidence « Les Hauts de Teroma », puisqu’elle prévoit la réalisation de l’aménagement des espaces extérieurs de loisirs qui n’avaient pas été pris en compte dans l’opération initiale.

Il s’agit donc de réaliser les travaux et infrastructures suivants : réseaux divers (eaux potables, eaux pluviales et électricité), une aire de jeux pour enfants sécurisé, une aire de pique-nique et un espace potager sur la plateforme accueillant le fare pote’e, une aire de loisirs comprenant un boulodrome, une aire de jeu de ballon et des équipements de street-work out sur la plateforme en bas du fare pote’e, ainsi que du mobilier urbain, des clôtures en tête de talus et autour des diverses aires de jeux, et une rampe d’accès à ces plateformes depuis la voie d’accès principale de la résidence.

Le coût total de l'opération, estimé à 40 000 000 Fcfp, est financé à 100% par le Pays. La durée prévisionnelle d’exécution des travaux (consultation des entreprises comprise) est estimée à 8 mois.

Révision du PGA de la commune de Papara

Le Plan général d’aménagement (PGA) de la commune de Papara ayant été mis en place en 2005, il était devenu indispensable de procéder à sa révision pour répondre aux enjeux de développement du territoire de cette commune située entre le pôle de Taravao et l’agglomération de Papeete.
Les études placées sous l’autorité du maire de la commune ont été initiées en 2015 et menées par le service de l’urbanisme. Les réunions de travail de la Commission Locale d’Aménagement (C.L.A.) se sont tenues régulièrement selon la procédure prévue et ont permis l’approbation du projet par le conseil municipal le 2 novembre 2017, puis par le Comité d’Aménagement du Territoire le 13 décembre 2017.
Après une enquête publique qui s’est déroulée du 30 juillet au 1er septembre 2018, le projet a été amendé pour répondre pleinement aux attentes de la population. Celui-ci propose la mise en œuvre d’une politique urbaine articulée autour de plusieurs projets :
-Une route de liaison intercommunale à l’arrière de la plaine côtière irrigant plusieurs voies destinées au bouclage et à l’interconnexion des voiries de quartier ;
-Une piste cyclable d’une emprise de trois mètres d’une longueur de 11 km pour desservir l’ensemble des écoles et services publics de la commune ;
-La normalisation des routes et voies de dessertes des quartiers et la création d’un domaine public routier communal par intégration progressive des voiries existantes ou créées à l’occasion d’opération nouvelles ;
-La réservation d’emprises nécessaires à la mise en œuvre des projets de la commune et du Pays (écoles, cimetière, sites culturels, stade, piscine, etc) ;
-La mise en place de zones destinées à l’installation d’entreprises dans le cadre d’une zone d’activité qui pourrait être tournée vers la cosmétologie ;
-La mise en place de zones agricoles destinées à favoriser ou à protéger de l’urbanisation les terres exploitées par les agriculteurs ;
-La mise en place de servitudes destinées à la protection des installations de captage destinées à l’alimentation en eau du réseau hydraulique ;
-La mise en place d’emprises foncières destinées à favoriser l’accès au bord de mer des populations locales et des visiteurs ;
-La mise en place d’emprises réservées destinées à favoriser la création d’espace pour le stockage et l’entretien des bateaux des pêcheurs ;
Ces projets visent à permettre un développement harmonieux du territoire de la commune en privilégiant l’amélioration du cadre de vie des habitants.

Fréquentation touristique : hausse de plus de 7% au mois de mars

L’Institut de la statistique de Polynésie française a communiqué les données relatives à la fréquentation touristique du mois de mars 2019. En mars, l’augmentation du nombre de touristes en cumul sur 12 mois consécutifs se poursuit, à hauteur de 10% de touristes supplémentaires, soit 220 055 touristes accueillis en un an. Le seuil de plus de 220 000 touristes est ainsi dépassé pour la première fois depuis 2007, et ce seuil n’avait été atteint auparavant que pendant les années 2000 et 2001.

Pour le seul mois de mars 2019, la fréquentation touristique progresse davantage qu’en février, de 7,1% par rapport au mois de mars 2018. Le premier trimestre 2019 se conclut ainsi sur une croissance à deux chiffres sur l’ensemble des segments : hausse de 15% du nombre de visiteurs (64 600 visiteurs), avec 22,7% en plus d’excursionnistes provenant des navires en croisière transpacifique, avec également une hausse de 13% de touristes (50 443 touristes), dont 14% en plus en hébergement terrestre (36 320 touristes en hébergement terrestre), et 10,3% en plus de passagers en tête de ligne (14 122 passagers de croisière intra-Polynésienne). La dynamique des touristes en hébergement terrestre, corrélée à l’offre en desserte aérienne internationale, poursuit une hausse remarquable, principalement sur le marché hexagonal et le marché nord-américain.

La tendance de la fréquentation touristique est confortée par les premières données communiquées par Aéroport de Tahiti, qui évalue la hausse du mois d’avril encore supérieure à celles des mois précédents, et envisage une progression de 21,4 % du nombre de passagers internationaux. Ainsi sur les quatre premiers mois de l’année, cette progression pourrait s’établir autour de 14,3% de fréquentation internationale. Le mois de mars confirme le dynamisme spécifique des Etats-Unis comme premier marché émetteur, qui progressent encore au mois de mars de 24,1%, soit une croissance cumulée sur le premier trimestre de l’ordre de 29,1% (23 525 touristes). Le marché hexagonal suit la tendance de très près, avec une progression record de 30,8% pour le mois de mars, et de 31% sur trois mois cumulés (8 454 touristes).
Le marché du reste de l’Europe demeure en croissance sur le premier trimestre à 15,5% (soit 5 690 touristes). Les marchés européens les plus performants sur ce premier trimestre sont l’Allemagne (+32,3%) après un mois de février record, puis le Royaume-Uni qui se maintient, suivi de la Suisse qui progresse de 4%. Dans le bassin Pacifique, l’Australie progresse globalement de 5,1% sur trois mois après un très bon mois de février. La Nouvelle-Calédonie termine également ce trimestre avec une croissance significative de 11,6%.

Tourisme : subventions à des associations pour l’organisation de grands événements

Le Conseil des ministres a octroyé une aide financière d’un montant de 1 200 000 Fcfp à l’association des chirurgiens orthopédistes de Tahiti (A.C.O.T) pour l’organisation des 39èmes journées d’orthopédie Outre-mer, qui a eu lieu au mois d’avril. Cet événement a rassemblé près de 150 participants de Nouvelle-Zélande, d’Australie, de Chine, d’Inde, mais aussi d’Amérique du Sud, d’Amérique du Nord, et des Européens qui sont venus pour 7 jours de congrès. Il s’agit d’un tourisme de niche qui doit être développé.
Le Conseil des ministres a également octroyé une subvention de 3 millions Fcfp à l’association du Matavaa O te Henua Enana (C.O.M.O.T.H.E) pour l’organisation du 12ème festival des arts des îles Marquises « Apuu i te Aoatakua ». Cet évènement dont le thème principal sera « Comment la culture peut-elle contribuer à la protection et à la préservation de l’environnement ? » mobilisera près de 4 000 personnes. Les journées du Festival seront rythmées par des cérémonies de danses, de chants et des conférences en rapport avec le thème du festival. Outre l’aspect culturel du festival, le Pays voit dans cet évènement une formidable vitrine qui pourra mettre en valeur notre destination auprès des médias locaux et internationaux. Ce type d’évènement vient compléter et illustrer la stratégie de communication et de promotion déployée par Tahiti Tourisme autour du thème « Mana ».


Gestion foncière du Pays et son ouverture au grand public : co-financement par l’Etat de deux applications informatiques

Le ministre de l’Economie verte, en charge du domaine, Tearii Alpha, a présenté une communication en Conseil des ministres sur les projets de numérisation développés par la Direction des affaires foncières (DAF) sur des outils de gestion foncière afin de sécuriser les données de la collectivité, mais aussi être plus efficient dans la gestion du domaine, et offrir des services en ligne aux usagers. Ainsi, deux projets ont été présentés, dont la réalisation d’une nouvelle application nommée « Natira’a » qui sera consacrée à la gestion du domaine immobilier de la Polynésie française, et l’amélioration de l’application OTIA pour la consultation du cadastre.

L’application « Natira’a » sera basée sur un système de gestion d’information géographique (SIG), à l’instar d’OTIA, et donnera une vision claire du patrimoine occupé et disponible par commune et par île. Elle intègrera également les projets d’aménagements du gouvernement afin que tous les services gestionnaires (Equipement, Aviation civile, ressources marines, etc) puissent prendre en compte et utiliser cet outil comme seul outil d’échange d’information et de gestion du domaine public.

L’objectif est de proposer au public un point d’entrée unique : en fonction de la nature des dossiers, l'application devra orienter le demandeur vers le gestionnaire approprié, plusieurs services, en fonction de leurs compétences, ayant en charge la gestion d’une partie du domaine (ex : le domaine fluvial géré par la Direction de l’équipement, le domaine aéroportuaire par la direction de l’aviation civile, les sites touristiques par le service du tourisme). Ainsi, cet outil doit rendre la gestion domaniale homogène entre les services, plus efficiente, et répond également à un objectif du Président qui est de se rapprocher des usagers et de simplifier les démarches administratives.

L’application OTIA doit être améliorée afin de garantir sa pérennité et l’efficacité de son système. Ainsi, une mise à jour de son socle technique et applicatif de l’architecture informatique sera prévue. De même que l’application pourra être utilisée sur les terminaux mobiles et les tablettes tactiles afin de répondre à la croissance et au développement important de l’usage de ces terminaux mobiles. Une refonte des fonctionnalités liées à la gestion des copropriétés sera aussi prévue. En effet, la nouvelle version d’OTIA permettra de gérer plus finement les opérations relatives aux copropriétés (création, modification et consultation du détail des copropriétés, mutation et rectification des lots, éditions des fiches de mutation).

Enfin, de nouvelles fonctionnalités seront intégrées, notamment celles relatives à la gestion informatisée des routes communales, territoriales ou privées. Ainsi, elles répondront au besoin exprimé par les services techniques de l’État, du Pays et des communes, afin de disposer d’une délimitation précise des différentes emprises routières et de fiches d’informations détaillées pour chaque tronçon routier.

Ces deux projets ont été inscrits au budget du Pays pour un financement intégral de leur mise en œuvre. En début d’année, une demande de cofinancement a été adressée à l’Etat, au titre du Fonds Exceptionnel d’Investissement (FEI), qui vise à doter les territoires d’équipements structurants. Dans un courrier daté de mars dernier, la ministre des Outre-mer, Annick Girardin, a fait savoir qu’elle avait décidé de soutenir cette demande et de lui attribuer une subvention de 1 250 000 euros (environ 150 000 000 Fcfp), soit 50% de son coût total. Dans ce contexte, la mise en œuvre de Natira’a peut être engagée dès validation finale de l’Etat, et celle d’Otia devrait être engagée en fin d’année 2019, pour une durée de réalisation de 36 mois, en prenant en compte un trimestre de décalage pour divers imprévus.

Stratégie de la formation professionnelle continue 2019-2023

En 2015, la direction générale des ressources humaines (DGRH) a engagé les travaux de recensement des besoins en formation des agents de l’administration en collaboration avec les responsables des structures administratives. Cette démarche a permis à la DGRH d’élaborer le premier plan triennal de formation 2016-2018 qui a eu pour objectif de cibler au plus près les besoins en formation des agents de la fonction publique du Pays. Entre 2016 et 2018, une augmentation significative du nombre d’agents bénéficiaires de formations (hausse de 10%, total de 1374 agents) a été constatée. L’analyse de ce bilan a conduit à la définition de la stratégie de la formation professionnelle continue pour la période 2019-2023.
Il s’agit ainsi notamment de mettre en œuvre une offre de formation structurée pour accompagner les agents, dans un contexte de transformation de l’action publique, de transition numérique et de la mise en œuvre des politiques publiques et de l’exercice des responsabilités managériales. Parmi les formations, figure, entre autres, le projet « accueil », un programme de formation et d’accompagnement global à l’attention d’un service, qui vise à l’amélioration de l’accueil physique et digital, les formations à la protection des données personnelles et à la cybersécurité (mise en œuvre du Règlement Général de la Protection des Données) et les formations ayant trait à la gestion de projet axée sur les résultats.
La formalisation d’une convention de partenariat quinquennale avec le Centre National de la Fonction Publique Territoriale (CNFPT) et l’Ecole Nationale de l’Administration (ENA) est aussi prévue.

25ème Heiva des écoles de danse et de musiques traditionnelles

Le ministère de la Culture, avec l’établissement Te Fare Tauhiti Nui – Maison de la Culture, a annoncé que la 25ème édition du Heiva des écoles de ‘ori tahiti, ‘ukulele et rohi pehe se déroulera du 5 au 16 juin 2019 au Grand Théâtre de la Maison de la Culture.
L’événement est un rendez-vous incontournable et un moment important du calendrier culturel. Il n’a cessé de prendre de l’ampleur depuis sa création à l’occasion des 2èmes jeux de la Francophonie en 1994, et rassemble aujourd’hui 39 écoles dont pour cette année une école de Rangiroa et une de Raiatea, ainsi que deux écoles de Moorea.
Le Heiva des écoles accueillera ainsi sur scène 10 écoles de moins de 50 élèves, 16 écoles de 50 à 100 élèves, 12 écoles de 100 à 200 élèves et 1 école de plus de 200 élèves. Cette édition se déclinera sur 10 soirées de prestation, chaque soirée comprenant deux séances distinctes. Du 5 au 9 juin, puis du 12 au 16 juin, toutes les écoles se produiront dans le Grand Théâtre de la Maison de la Culture, qui avec une acoustique parfaite et la proximité chaleureuse du public donnent un écrin merveilleux à la mesure du travail fourni par les directrices et directeurs d’école.
La billetterie sera ouverte dès le 13 mai sur place et en ligne en full web, afin de permettre aux nombreuses familles et aux passionnés de s’organiser. Toutes les informations liées à ces événements seront en ligne sur le site www.heiva.org, et www.maisondelaculture.pf.

Bilan des Journées polynésiennes du handicap

La nouvelle édition des « Journées polynésiennes du handicap », organisée notamment par la Fédération « Te Niu o Te Huma », du 23 au 26 avril derniers, au parc Aorai Tini Hau, de Pirae a, de nouveau, rencontré un franc succès cette année. A cette occasion, le grand public a pu découvrir le quotidien des personnes porteuses de handicap au travers d’ateliers d’informations. Les diverses animations, expositions et compétitions sportives proposées lors de ces journées ont également favorisé la mixité sociale, et permis de révéler le potentiel de chaque participant.
Les ministres de la Famille et de la solidarité, de l’Education, du Tourisme et du Travail, de la Modernisation de l’administration et de l’Equipement et des transports terrestres étaient présents à cet événement. Avec le souhait d’offrir un meilleur avenir à toutes les personnes en situation de handicap, ils ont participé aux ateliers de réflexion portant sur l’insertion professionnelle des travailleurs handicapés, les transports adaptés et la règlementation les concernant.
Au niveau de l’insertion professionnelle, la loi de Pays du 4 janvier 2018 permet au travailleur handicapé d’être reconnu agent fonctionnaire de l’administration publique territoriale suite à deux ans de stage au sein d’une administration de la fonction publique territoriale. Depuis la promulgation de cette loi, 77 travailleurs handicapés ont été intégrés dans la fonction publique territoriale, soit bien plus que le taux de 1% à atteindre initialement prévu. Le même type de disposition a été sollicité dans la fonction publique communale.
En ce qui concerne l’amélioration des droits des travailleurs handicapés, il a été proposé de créer une plateforme unique CTES-COTOREP pour optimiser le suivi de tous les dossiers. Le cumul de l’Allocation Adultes Handicapés (AAH) avec un revenu d’activité a également été évoqué. A ce sujet, deux projets de lois seront présentés dans les semaines à venir. Enfin, la mise en place d’un dispositif ESAT (Etablissement et Service d’Aide par le Travail) a été demandée par les associations spécialisées. La DSFE travaille sur ce dossier.
En termes de transports adaptés, une convention portée par le ministère de l’Equipement et des Transports Terrestres, le délégataire de service public de transport collectif « Tere Nui » et la Fédération « Te Niu o Te Huma », a été signée dans le but d’inclure davantage cette fédération dans toutes les mesures inhérentes aux transports de personnes en situation de handicap.
Le renforcement du parc de bus a été annoncé, avec la mise à disposition de 20 bus électriques adaptés aux Personnes à Mobilité Réduite (PMR) d’ici juillet-août 2019. Il a aussi été question d’une mutualisation des transports terrestres des associations spécialisées pour réduire les coûts de déplacement et couvrir au maximum l’ensemble des territoires. La DSFE se chargera d’identifier toutes les possibilités par le biais d’une enquête. Enfin, la gratuité des transports pour les personnes porteuses de handicap va être effective à partir du 1er juin 2019, par l’intermédiaire de la DSFE.
Sur le plan règlementaire, plusieurs mesures ont été prises depuis 2017 en vue d’améliorer le quotidien des personnes en situation de handicap, comme le dégrèvement d’impôts fonciers suite à la réalisation de travaux d’adaptation, la création du dispositif « Aidants Feti’i », ainsi que l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés au sein de la fonction publique territoriale.

Présentation du Plan de santé mentale 2019-2023

Les enjeux médico-sociaux et socio-économiques liés à la santé mentale sont en constante augmentation en Polynésie française. En effet, les troubles psychiques prennent progressivement une part croissante dans le fardeau global des maladies, supporté par l’ensemble de la société.
Parmi les objectifs fixés par le Gouvernement pour les cinq prochaines années, figure celui de l’amélioration de la vie quotidienne des familles. Atteindre cet objectif suppose la mise en place d’un développement durable de la filière d’offre de santé mentale. Le Schéma d’organisation sanitaire 2016-2021 de la Polynésie française préconise la rédaction d’un plan de santé mentale que la Direction de la santé s’est attelée à élaborer. Intitulé « Agir ensemble pour le bien-être en Polynésie française », ce plan présente les actions à mettre en œuvre pour développer l’offre de santé mentale pour les années 2019 à 2023.
Les priorités et stratégies du plan visent à focaliser les efforts publics sur les populations particulièrement vulnérables que sont les enfants, les adolescents, ainsi que les personnes en situation de précarité. Une véritable lutte contre les violences intrafamiliales et les addictions sera menée, tout en favorisant l’accès aux soins de proximité et le suivi social des familles. Des partenariats intersectoriels Santé - Solidarité - Éducation ainsi que Pays-État-communes-secteur privé seront dédiés à la mise en œuvre du Plan de santé mentale 2019-2023 « Agir ensemble pour le bien-être en Polynésie française ».

Subventions à des associations de jeunesse

Le Conseil des ministres a octroyé plusieurs subventions, destinées à des associations oeuvrant dans le secteur de la jeunesse, selon les modalités suivantes :
- 300 000 Fcfp à l’association Enfance et Jeunesse, pour l’organisation d’Accueil Collectifs de Mineurs (ACM) et de formation BAFA;
- 300 000 Fcfp à l’association Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ) pour la mise en œuvre de la campagne CVL/CLSH et l’accompagnement de 9 associations des quartiers de Papeete.
- 500 000 Fcfp à l’association Polynelivre pour des aides aux bibliothèques dans les îles, des rallyes lecture et des animations autour de la lecture, au titre de l’année 2019;
- 535 000 Fcfp à l’association Taure’a Light, notamment pour l’organisation d’un camp adolescents à Moorea en 2019;
- 660 000 Fcfp à l’association Tumuhiva pour la poursuite des actions de proximité et des rencontres inter-générationnelles;
- 676 000 Fcfp à l’association Afocal, notamment pour le financement de sessions de formation BAFA et BAFD, et des formations des formateurs en métropole;
- 729 000 Fcfp à l’association Keapaani, notamment pour l’organisation de 3 centres de loisirs sans hébergement à Nuku Hiva;
- 998 000 Fcfp à l’association Fa’a Ruperupe, notamment pour la mise en œuvre et le fonctionnement général de la bibliothèque de Moorea comme lieu de vie;

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Compte rendu du Conseil des ministres du 30 avril 2019  30/04/2019

Soutien aux municipalités : subvention pour la commune de Raroia
 
Dans le cadre de la politique du Pays d’accompagnement et de soutien des opérations d’investissement des communes, le Conseil des ministres a validé deux octrois de financement au profit de la commune de Makemo pour l’importante opération d’électrification de l’atoll de Raroia lequel ne dispose pas à ce jour de réseau électrique. Ce projet comprend la réalisation d’un local de groupes électrogènes et l’installation d’un réseau aérien. D’un coût total de plus de 66 millions Fcfp, ce chantier est soutenu par le Pays à hauteur de 80 %, soit près de 53 millions Fcfp, et ce compte-tenu de l’éloignement de cette population des Tuamotu et le caractère évidemment structurant de cette électrification en termes de qualité de vie.
En matière d’électricité, le Conseil des ministres a aussi validé, au profit de la commune d’Uturoa, un délai complémentaire d’un an de validité du concours financier octroyé pour son projet de rénovation du réseau d’éclairage public du centre-ville en 2016. Ce délai supplémentaire permettra à la commune d’achever les travaux entamés.
 
 
Attribution d’aides financières pour les entreprises
 
Dans le cadre de son plan de relance de l’économie, le Pays a instauré deux dispositifs d’aide aux entreprises. La première mesure porte sur une aide à l’équipement des petites entreprises (AEPE) afin de les accompagner dans leur projet de création ou de développement de leur activité. Le second dispositif instaure une aide pour la création et la revitalisation des commerces de proximité et des restaurants (APCR) afin de les accompagner dans leur projet d’amélioration de l’attractivité de leurs points de vente ou de restauration en Polynésie française. Le Conseil des ministres a autorisé l’attribution d’aides financières pour un montant total s’élevant à 1 710 000 Fcfp afin de soutenir trois entreprises.

 
Modification de la règlementation sur les activités d’ULM en Polynésie française
 
L’exploitation de vol en aérodynes ultra légers motorisés (ULM) à titre onéreux en Polynésie française est soumise à des contraintes règlementaires qui freinent son développement. Cette activité représente une opportunité de diversification des prestations d’activité aérienne de loisir en Polynésie française.
Le ministre chargé du transport aérien interinsulaire a donc présenté au Conseil des ministres deux projets de délibération portant notamment sur l’activité de formation et d’instruction relative à la conduite des ULM, qui relève de la compétence de l’Etat, et sur les conditions d’exploitation avec lesquelles les vols à titre onéreux sont autorisés. Enfin, le projet de délibération modificatif instaure un régime déclaratif. Un projet d’arrêté viendra fixer les conditions de déclaration de cette activité.

 
Fortes hausses pour la fréquentation hôtelière de janvier et la fréquentation touristique de février
 
L’Institut de la statistique de Polynésie française (ISPF) a communiqué les données relatives à la fréquentation hôtelière du mois de janvier et à la fréquentation touristique du mois de février 2019. Le nombre de chambres louées en hôtellerie internationale pour le premier mois de l’année a progressé de 7,7% sur un an, et de 12,9% sur deux ans. Le coefficient moyen de remplissage pour un mois de janvier est ainsi le plus important depuis plus de 12 ans, avec 52,4%.
 
Le revenu moyen par chambre loué en hôtellerie internationale marque également un record pour un début d’année. Il progresse de 8% sur un an. L’ensemble des indicateurs de gestion des établissements connaissent donc une croissance significative, qui doit encourager d’autant les porteurs de projets et investisseurs dans ce secteur. La tendance pour l’hôtellerie doit se confirmer pour les mois suivants, puisqu’il est noté pour février 2019 une augmentation de 6% du nombre de nuitées touristiques par rapport à février 2018, et de 14,8% pour un cumul des deux premiers mois de l’année.
 
En février, l’augmentation du nombre de touristes en cumul sur 12 mois consécutifs se poursuit, maintenue comme en janvier à hauteur de 10,9% de touristes supplémentaires, soit 219 818 touristes accueillis en un an. Pour le seul mois de février 2019, la fréquentation touristique progresse de 6,4% par rapport au mois de février 2018, ce résultat étant la conséquence d’une croissance forte pour l’hébergement terrestre (9,4%), et le maintien du volume des passagers de croisière en tête de ligne (hausse de 0,6%). Avec en perspective un premier trimestre historique, les chiffres cumulés des deux premiers mois permettent d’annoncer une croissance à deux chiffres sur l’ensemble des segments : hausse de 15,5% du nombre de visiteurs (42 029 visiteurs), avec d’un côté une hausse de 12% d’excursionnistes, mais également une hausse de 16,7% de touristes (31 759 touristes), dont 11,9% en hébergement terrestre (21 467 touristes en hébergement terrestre), et 28,4% de passagers en tête de ligne (10 292 passagers de croisière intra-polynésienne).
 
La dynamique actuelle, du fait notamment de l’offre élargie en desserte aérienne internationale, devrait permettre de maintenir le cap et dépasser les 220 000 touristes sur l’année pleine. La tendance de la fréquentation touristique est confortée par les premières données communiquées par Aéroport de Tahiti, qui évalue la hausse du mois de mars supérieure à celle de février, et conclut à une progression de 11,8 % du nombre de passagers internationaux ce qui représente 16 831 passagers supplémentaires par rapport à la même période de 2018, soit la plus forte progression enregistrée depuis 2010 pour un premier trimestre.
Selon la tendance constatée en 2018 et en janvier 2019, les marchés occidentaux marquent une forte progression pour les effectifs touristiques. Ainsi les États-Unis progressent au mois de février de 17,7%, soit la plus forte croissance cumulée sur deux mois de l’ordre de 32,6%. Le marché hexagonal suit la tendance de très près, avec une progression record de 37% pour le mois de février, et de 31,2% sur deux mois.
Le dynamisme du reste de l’Europe est également remarquable, avec une hausse de 51,7% en février, porté principalement par le marché allemand (+50,8%) et qui prend la tête des marchés européens, puis le Royaume-Uni (croissance de 24,4)%.  Dans le bassin Pacifique, l’Australie poursuit une progression réellement intéressante avec une hausse de 30,2% sur deux mois. La plupart des autres marchés sont globalement sur une croissance à deux chiffres, sur le début d’année 2019, ce qui consolide la diversité élargie de la provenance des touristes, qui est aussi un des objectifs de cette année 2019.
 

Point sur le déploiement de la stratégie de développement touristique 2015-2020
 
Dans un contexte où les indicateurs liés à la fréquentation touristique sont extrêmement positifs, et après 3 années pleines de mise en œuvre progressive de la Stratégie de développement touristique, l’évaluation du déploiement de celle-ci permet d’identifier les efforts à fournir pour les 20 prochains mois, et d’envisager une évolution de cette stratégie pour la période 2020-2025. Il s’agit de continuer à agir dans les domaines relevant de la règlementation, des infrastructures, de la promotion et le développement par filières notamment, les actions de la Stratégie s’inscrivant le plus souvent dans une transversalité gouvernementale, avec l’appui financier de l’Union Européenne dans le cadre du 11ème FED (Fonds européen de développement), et de l’Etat au travers du Contrat de projets. 
De 2016 à mars 2019, la Stratégie, comprenant 134 actions et 225 sous actions, a été initiée et/ou réalisée à hauteur de 69% des actions et 62% des sous-actions. Certaines de ces actions sont récurrentes et déployées de manière continue (sensibilisation, promotion, formation, collecte et analyse de données), tandis que d’autres ne peuvent aboutir qu’à la suite d’un travail et des échanges nombreux impactant plusieurs ministères, décideurs publics et acteurs privés, avec des conséquences importantes pour la vie économique de la Polynésie française. Une structuration de la gouvernance, ainsi que divers degrés d’évaluation constants, ont été mis en place. Le « Comité de Pilotage » gouvernemental de la stratégie, accueillant en son sein un représentant de la Commission européenne ainsi qu’un représentant de l’État, s’est réuni trois fois depuis août 2017. L’Observatoire du tourisme réunissant les représentants des différentes filières constitutives du secteur touristique s’est pour sa part réuni cinq fois depuis avril 2017.
Dans ce cadre, il convient de continuer à assurer l’embellissement, la réhabilitation et la maintenance des sites à caractère touristique dans l’ensemble des archipels L’émergence et l’accompagnement de nouveaux produits proposés aux visiteurs sont importants. Le développement du tourisme nautique est aussi primordial pour l’attractivité de la destination. L’évolution du code du travail et le travail d’information et d’accompagnement des investisseurs sont aussi des paramètres pris en compte. Les dossiers en cours de finalisation tant pour la danse traditionnelle que pour l’archipel des Marquises, portés par le ministère de la Culture, constituent également des signaux déterminants pour les acteurs touristiques.

 
Tourisme : attribution de subventions
 
Sur proposition de la ministre du Tourisme et du travail, Nicole Bouteau, le Conseil des ministres a octroyé les subventions suivantes :
  • 990 000 Fcfp en faveur de l’Association « Na Hiro E Pae » pour l’organisation du Festival des arts des Australes qui s’est déroulé ce mois-ci.
  • 10 millions Fcfp en faveur de l’Etablissement de Gestion et d’Aménagement de Teva (EGAT) pour des études relatives aux infrastructures du golf de Tahiti et 20 millions Fcfp pour la réalisation d’un practice et d’un bâtiment de stockage au golf de Tahiti.
 

Plan d’actions Smart Polynesia
 
Le Conseil des ministres a adopté, en janvier 2018, Smart Polynesia, plan d’actions opérationnel du Schéma directeur d’aménagement du numérique (SDAN), établissant ainsi le plan de développement de l’écosystème numérique de la Polynésie française. Un an après son lancement, le bilan de mise en œuvre est positif et traduit des avancées notables. En effet, sur 70 actions du plan Smart Polynesia, 68% sont en cours de réalisation.
 
Le plan d’actions de l’année 2019 prévoit la création de comités techniques, co-animés par deux personnes issues de la sphère publique et privée, et qui auront pour mission de fixer des objectifs et des critères d’évaluation aux actions assignées, d’assurer la mise en œuvre et l’évaluation des actions assignées, et de proposer au comité de pilotage toute modification des actions. A l’heure actuelle, sept comités techniques sont prévus sur les thématiques suivantes: Projet Digipol/ Economie numérique/ Equipement et cybersécurité/ Infrastructures et liaisons/ Formation et emploi/ E-administration et Gouvernance. 
Afin de rendre la gouvernance plus fonctionnelle, une évolution de la composition du comité de pilotage de SMART Polynesia a également été souhaitée, tout en maintenant ce comité dans un rôle d’évaluation et de suivi de la mise en œuvre de la politique publique du numérique. Les travaux relatifs au bilan et à l’analyse des actions mises en œuvre sur l’année écoulée ainsi qu’aux propositions de révisions du plan « Smart Polynesia » sont par ailleurs soumis annuellement par le ministre en charge du numérique à la validation du gouvernement.
 

Appels à projets sur le thème de l’économie circulaire
 
Dans la continuité des concours lancés en 2016 et 2017 pour soutenir la création et le développement des entreprises sur la thématique de l’économie circulaire, le Gouvernement poursuit ses actions en faveur d’une relance économique durable du Pays, avec le lancement d’un nouvel appel à projets organisé sur cette même thématique.
L’économie circulaire a pour objectif de produire des biens et des services tout en limitant la consommation et le gaspillage des matières premières, d’eau et d’énergie à tous les stades du cycle de production.
Les enjeux liés à ce nouveau paradigme sont cruciaux pour la Polynésie française, qui reste fortement dépendante des importations de matières premières et des exportations de déchets spécifiques. Par ailleurs, le passage à une meilleure sobriété en ressources et le développement de nouveaux services peuvent ouvrir des perspectives d’activités créatrices d’emplois, en termes de réemploi ou de réparation de biens, ou encore de valorisation de déchets par exemple.
L’appel à projets 2019, placé sous la coordination de l’Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (ADEME) dans le cadre du partenariat ADEME-Pays en matière de gestion des déchets, permettra d’accompagner les entreprises, associations, collectivités et établissements publics dans leurs initiatives menées en matière d’économie circulaire, sous la forme d’un soutien technique et financier en vue de la réalisation d’études d’aide à la décision ou d’investissements.
Deux sessions sont prévues sur l’année, avec des dates de clôture fixées respectivement au 30 mai et 30 novembre 2019. Le dossier de candidature est téléchargeable sur le site internet de la Direction de l'environnement : www.service-public.pf/diren/2019/04/10/appel-a-projet-economie-circulaire.

 
Culture : soutien aux associations 
 
Le Conseil des ministres a octroyé deux subventions, en faveur de deux associations oeuvrant dans le secteur de la culture et de l’artisanat, selon les modalités suivantes :
  • 500 000 Fcfp en faveur de la fédération Havai'i Nui pour le premier salon artisanal de Raiatea, qui a eu lieu ce mois-ci dans le hall de l'Assemblée de la Polynésie française
  • 900 000 Fcfp en faveur de la fédération Vahine Vaero de Rimatara pour l’organisation de la toute première exposition artisanale de sculpture et tressage miniaturisés, du 18 au 26 mai prochains à la mairie de Papeete.
 

Avenant à la convention Etat-Pays sur l’Education

La convention du 22 ocotobre 2016 relative à l’éducation entre la Polynésie française et l’Etat, qui détermine les modalités de collaboration entre l’Etat et la Polynésie française pour le fonctionnement et le développement du système éducatif de la Polynésie, nécessite quelques modifications afin notamment :
  • d’instaurer un bilan conjoint (ministre de l’Education de la Polynésie française et vice-recteur) à l’issue de la période de deux ans d’exercice des inspecteurs de l’éducation nationale (1er degré) et des inspecteurs académiques, inspecteurs pédagogiques régionaux (2nd degré) ;
  • d’instaurer une procédure de sélection des inspecteurs du second degré associant les services centraux du ministère de l’éducation nationale, le vice-recteur et le ministre en charge de l’Education en Polynésie française ;
  • d’apporter des précisions quant aux modalités de mise à disposition des professeurs appelés à exercer dans les classes de l’enseignement supérieur et des conseillers principaux d’éducation appelés à exercer sur des postes présentant des caractéristiques particulières ;
  • d’introduire l’accord du ministre en charge de l’Education en Polynésie française pour les demandes d’affectation dans les établissements d’enseignement privés des professeurs relevant du statut des professeurs des écoles du corps de l’Etat pour l’administration de la Polynésie française régi par le décret du 23 décembre 2003 ;
  • et de simplifier la gouvernance du numérique éducatif.
A cet effet, un projet d’avenant a été travaillé en concertation avec le ministère de l’Education nationale, le vice-rectorat de la Polynésie française, le ministère en charge de l’Education en Polynésie française et la Direction générale de l’éducation et des enseignements (DGEE). Ce projet a recueilli l’avis favorable du Haut-commissaire de la République ce mois-ci. Il sera soumis prochainement à l’approbation de l’Assemblée de la Polynésie française.

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​Décès de Stella Lehartel  29/04/2019

PAPEETE, 29 avril 2019 - Istella Tuahu, épouse Lehartel, dite Mama Stella, est décédée dimanche dans sa 90e année.

Née le 7 décembre 1929 à Pueu, Mama Stella est décédée dimanche. "C’est avec une immense tristesse que le Président Edouard Fritch et le ministre de la Culture, Heremoana Maamaatuaiahutapu, ont appris (sa) disparition", indique un communiqué diffusé lundi. 

Stella Lehartel a œuvré de manière inconditionnelle pour la reconnaissance de l’artisanat traditionnel. Artisane émérite, elle s’est illustrée dans le travail des fibres locales et magnifiait cette matière au travers de ses confections artisanales. Depuis plus de quarante ans, elle s’est investie avec une foi inébranlable dans la mise en valeur de l’artisanat traditionnel.

En 1980, Mama Stella a créé l’association « Tia Roti » dans la commune de Pueu et est devenue, en 1982, la présidente de la Fédération artisanale « Teva rau rii ». En 1984, elle a créé le Comité des associations artisanales et culturelles Maohi de Polynésie française qui est à l’initiave du grand rassemblement des artisans de Polynésie française : le Heiva Rima’i.  Mama Stella a géré également le Village des artisans, dénommé « Te peho o te rima’i », à Tipaerui.

En qualité de présidente d’honneur du Comité des artisans « Tahiti i te rima rau » de 1997 à 2005, Mama Stella a participé activement, et toujours de manière constructive, à toutes les manifestations artisanales, dont notamment le Heiva Rima’i, qui se tenait à la Place Cigogne, actuelle Place To’ata, sur le site d’Aorai Tini Hau, puis sur le site de Mama’o.

Le Président et le ministre de la Culture et de l’environnement, en charge de l’artisanat, ainsi que le chef du service de l’artisanat traditionnel et son personnel, adressent leurs plus sincères condoléances à ses enfants, ses petits-enfants et tous ses proches.

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Compte-rendu du conseil des ministres du 24 avril 2019  24/04/2019

Voici le compte-rendu du conseil des ministres du 24 avril 2019 dans son intégralité


Séminaire public-privé pour penser le service public fiscal de demain


Placé sous l’égide de la Vice-présidence de la Polynésie française, le premier séminaire de coproduction d’idées pour répondre aux attentes nouvelles des usagers et des acteurs du secteur privé dans la transformation innovante du service public fiscal, se tiendra le 13 mai prochain, de 7h30 à 18h, à l’Intercontinental Tahiti.

Une thématique portée par trois ateliers de coproduction

Cet évènement qui a pour thématique générale « Penser le service public fiscal de demain » regroupera une soixantaine de participants du secteur privé et public : chefs d’entreprises, cadres, étudiant, retraité, membres d’associations sectorielles ou d’organismes de représentation professionnelle, représentants du comité des usagers des services fiscaux, directeurs de services ou d’établissements publics, agents de la fonction publique d’Etat et du Pays. Il s’articulera autour de 3 ateliers de coproduction portant sur

- le Digital +

- le Conseil Plus

- l’innovation collaborative

Cet évènement est organisé par la Direction des impôts et des contributions publiques (DICP) en partenariat notamment avec le Service de l’Informatique de la Polynésie française (SIPF) placé sous la tutelle de la ministre de la modernisation de l’administration.

Comment répondre aux attentes nouvelles des usagers et des acteurs du secteur privé dans la transformation innovante du service public fiscal ?

Le séminaire public-privé procède du constat que, dans un monde qui change, il n’est pas de transformation véritable du service public qui n’ait été pensé, avec, et du point de vue de l’usager.

Cette vision est d’autant plus vraie pour l’administration fiscale qu’au fondement du financement de l’action publique, chacune de ses actions influe sur la confiance que les citoyens ont dans le système fiscal, qu’ils y soient par ailleurs confrontés en tant que contribuable ou comme usager.

Cet évènement exceptionnel concourt à une démarche participative citoyenne dans la définition des politiques publiques souhaité par le Gouvernement de la Polynésie française.







Maintien du prix des hydrocarbures au 1er mai


Aux dates de chargement des produits hydrocarbures liquides, les prix CAF exprimés en Fcfp affichent des augmentations principalement dues à la hausse des cotations sur le marché de Singapour. Ainsi, les prix de l’essence sans plomb, du pétrole et du gazole augmentent respectivement de 10,9 %, de 2,3 % et de 3,3 %. Le prix du fioul EDT enregistre la plus importante hausse, à savoir 14,3 %.

A la date de chargement du gaz butane, la valeur CAF exprimée en Fcfp augmente de 9,8 % par rapport à la précédente livraison sous l’effet d’une hausse conjuguée du coût du fret et du prix FOB. Malgré ces fluctuations, le Conseil des ministres a décidé de maintenir les prix des hydrocarbures à leur niveau actuel pour le mois de mai 2019.





Autorisation d’importation de concentré d’ananas



Compte tenu des difficultés d’approvisionnement en matières premières sur le marché local que rencontrent certaines entreprises de transformation du fenua, le Conseil des ministres autorise à compter du 1er mai, pour une période de 8 mois, l’importation de concentré d’ananas destiné à être utilisé exclusivement pour la fabrication de boissons par les fabricants locaux de jus et boissons aux fruits. Cette autorisation d’importation permettra aux entreprises agroalimentaires de satisfaire leurs besoins en approvisionnement, permettant, ainsi, de pérenniser la fabrication des produits à base d’ananas.





Ouverture de la pêche aux holothuries dans les îles de Makemo et Marutea Nord





L’exploitation commerciale des holothuries (rori) est encadrée par des mesures de gestion prévues par la délibération de l’Assemble de la Polynésie française du 22 octobre 2012 et l’arrêté du Conseil des ministres du 25 avril 2013 modifié. En 2018, les ouvertures de la pêche aux holothuries, source de revenus pour 27 pêcheurs répartis dans 4 îles, ont permis d’exporter 6 594 holothuries séchées pour un poids de 1 865 Kg et d’une valeur marchande de 17,2 millions Fcfp. Le prix moyen/Kg a été de 9 747 Fcfp, soit 1 244 Fcfp de plus par rapport à 2017.

Le comité de gestion de l’île de Makemo a demandé l’ouverture de la pêche aux holothuries sur les îles de Makemo et Marutea Nord. Il a pour rôle de recenser les pêcheurs et transformateurs d’holothuries et de les tenir informés des différentes règles de pêche et quotas applicables sur leur île. Il prend également l’engagement d’effectuer le suivi de la pêche sur le terrain, la transformation et les expéditions destinées exclusivement à des commerçants d’holothuries titulaires d’un agrément (4 commerçants agréés à ce jour).

Le Conseil des ministres a ainsi validé la liste des membres du comité de gestion, les conditions d’ouverture de la pêche jusqu’au 31 octobre 2019, la mise en place de quotas par espèce dans chaque île et la mise en place d’une zone de réserve au moins égale au tiers de la surface du lagon dans chaque île. Les quotas retenus par le Conseil des ministres ont tenu compte des demandes du comité de gestion, d’une évaluation technique des ressources disponibles, mais également des résultats des pêches antérieures et des connaissances existantes.



Evolution règlementaire du code de l’aménagement de la Polynésie française relative aux concessions d’aménagement



En 2008, sur la base du livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, l’armée française a entamé une restructuration des sites militaires situés en Polynésie française. Cette restructuration a entraîné une perte importante d’emploi et d’activités dans les zones concernées.

C’est dans ce contexte que l’Etat a procédé à la mise en œuvre de contrats de redynamisation de site de défense (CRSD) permettant aux communes concernées de recréer les conditions d’un développement économique durable. Ainsi, certains immeubles domaniaux, reconnus inutiles par le ministre de la Défense, font ou doivent faire l’objet de cessions à l’euro symbolique aux communes sur lesquelles se situent ces sites. Les six communes de Polynésie française, éligibles au dispositif de cession à l’euro symbolique sont : Arue, Faaa, Mahina, Papeete, Pirae et Taiarapu-Est.



Par délibération de l’Assemblée de Polynésie française du 16 février 2016, le contrat de redynamisation des sites de défense de Polynésie française a été adopté. Ce contrat a pour objet de contribuer au financement des projets des six communes concernées en créant une nouvelle dynamique économique sur les terrains cédés et ce autour de quatre thématiques : création de zones d’activités économiques, requalification de zones et d’aménagements urbains, création de zones d’activités touristiques et de loisirs et création d’infrastructures publiques participant au développement économique.



La Loi du Pays du 4 avril 2016 a autorisé les communes concernées par les cessions de terrains militaires à intervenir dans certaines matières relevant des compétences de la Polynésie française pour leur permettre de réaliser les projets prévus dans le cadre du CRSD. Parmi les projets retenus au CRSD, certains comprennent la création d’une zone d’aménagement, à l’instar de celui de la commune de Arue, laquelle prévoit la création d’une zone d’aménagement et la constitution d’une SEM (société d’économie mixte) pour opérer les travaux d’aménagement et l’exploitation de ladite zone.

Dans ce cadre, et après analyses opérées tant par les services du Pays que du Haut-commissariat de la République en Polynésie française, la concession d’aménagement est apparue être l’unique outil correspondant aux modalités de mise en œuvre souhaitées par la commune de Arue, laquelle pourrait être suivie par d’autres communes sur des montages similaires.

Cependant, la concession d’aménagement n’a d’autre cadre législatif et réglementaire que le code de l’aménagement de la Polynésie française ne visant que la Polynésie française ou ses établissements publics. Dans cette perspective, pour permettre aux communes qui le souhaitent, et ce, même pour d’autres projets que ceux prévus par le CRSD, il s’est donc avéré nécessaire d’adapter la partie du code de l’aménagement dédiée aux concessions d’aménagement de sorte que les dispositions concernées soient applicables aux communes, à leurs groupements, et à leurs établissements publics.



Fréquentation touristique : hausse de 31% en janvier



L’Institut de la statistique de Polynésie française a communiqué les données relatives à la fréquentation touristique du mois de janvier 2019. L’augmentation constatée du nombre de touristes en cumul sur 12 mois consécutifs se poursuit, avec 10,9% de touristes supplémentaires, soit 219 218 touristes accueillis en un an. Pour le seul mois de janvier 2019, la fréquentation touristique progresse de 31% par rapport au mois de janvier 2018, résultant à la fois d’une croissance à deux chiffres pour l’hébergement terrestre (+14,8%), et pour les passagers de croisière en tête de ligne (+85,4%). De manière globale, l’hébergement marchand affiche une progression réellement forte de l’ordre de 32,7%, qui entraîne une progression du nombre de nuitées touristiques de l’ordre de 25,2% par rapport à janvier 2018.



Les effets consolidés des nouvelles offres en matière de transports aériens internationaux sont donc avérés, avec un effet positif sur la fréquentation autour de 15%. La hausse constatée des croisiéristes pour ce mois de janvier est davantage conjoncturelle, avec les opérations du MS Marina de la compagnie Oceania qui ont été avancées plus tôt dans l’année par rapport aux opérations de l’année précédente. Le solde de visiteurs en Polynésie française est en croissance de 21,8%, pour s’établir à 17 779 visiteurs en janvier 2019.



Selon la tendance constatée en 2018, les marchés occidentaux marquent une forte progression pour les effectifs touristiques. Ainsi les États-Unis progressent au mois de janvier de 55,7%, ce marché émetteur étant notamment stimulé par les opérations de croisière. Le marché hexagonal poursuit sa dynamique et affiche une progression de 24,4% pour le mois de janvier. De même, l’ensemble du reste de l’Europe progresse de 18,5% en janvier, entrainé principalement par le Royaume-Uni qui progresse de 31,6%. Dans le bassin Pacifique, sur cette même période, l’Australie progresse fortement à 53,5% Les résultats globaux témoignent d’une diversité accrue de la provenance des touristes. Le Canada, notamment, continue de conquérir des parts de marchés et progresse de 48,5%, la Nouvelle-Calédonie affichant également un solde positif de l’ordre de +14,6%.



Tableau de bord du tourisme de l’année 2018



La Polynésie française a accueilli 216 268 touristes sur l’année 2018, soit une hausse de 8,7% par rapport à l’année précédente. Ainsi, la fréquentation touristique retrouve le niveau de 2007, et un total de 263 556 visiteurs (+3,6%).



Hébergement flottant porteur de la croissance



La croissance de la fréquentation touristique en 2018 concerne tous les types de tourisme, avec une hausse particulière des effectifs touristiques accueillis en hébergement flottant (+29%) soit 10 000 touristes flottants supplémentaires. La présence du Paul Gauguin sur l’année complète et l’exploitation de nouvelles croisières intra-polynésiennes effectuées par plusieurs navires en tête de ligne, placent l’hébergement flottant comme le plus gros contributeur à l’évolution globale.



Hébergement terrestre marchand diversifié



La fréquentation de l’hébergement terrestre marchand, représentant 69% des touristes, est aussi en croissance (+2,8%) pour la cinquième année consécutive, et demeure centrale dans le paysage touristique. Avec une progression de la durée moyenne de séjour (+6% à 12,5 jours), le nombre de nuitées déclarées en hébergement terrestre marchand progresse de 8,9% en un an (+ de 150 000 nuitées). Ces nuitées consommées supplémentaires se retrouvent exclusivement dans la petite hôtellerie et les locations de vacances (meublés du tourisme).



Tourisme affinitaire et hausse des nuitées touristiques



Le tourisme affinitaire connaît aussi une belle embellie, avec une durée de séjour plus longue qu’en 2017, alors que la durée moyenne de séjour des touristes en hébergement flottant reste stable. La croissance de l’hébergement flottant, couplée avec celle de l’hébergement terrestre marchand, entrainent une hausse de 13,7% du nombre de nuitées touristiques.



Le taux de remplissage des hôtels internationaux progresse sur Moorea et dans les îles Sous le Vent (hors Bora Bora). L’île de Moorea est celle qui connaît la progression la plus forte (+3,7% points en un an) et les hôtels de Tahiti sont ceux qui sont les plus remplis (73,6 %). On observe une hausse des ventes de chambres d’hôtels dans les îles du Vent et à Bora Bora.



Marchés émetteurs principaux : l’Europe et les Etats Unis



Les pays européens et les Etats Unis (principalement la Californie) demeurent les plus grands marchés émetteurs pour le tourisme en Polynésie française. En 2018, la hausse des effectifs américains (+8950) est la plus importante, mais le marché français (+7650) connaît la plus forte hausse relative. Il est à noter que les croisiéristes (représentant 20% des touristes) sont composés pour 59% de Nord-Américains. Les touristes terrestres sont aussi en forte hausse sur les marchés nord-américains et européens (principalement la France). Il est à noter que les touristes originaires des Etats Unis et de France métropolitaine contribuent pour 8 points à la croissance de 2018.



Indicateurs économiques



La hausse des effectifs touristiques en hébergement flottant porte indéniablement la croissance en 2018. Bien que la hausse du tourisme terrestre marchand se retrouve exclusivement dans la petite hôtellerie et les locations saisonnières / meublés du tourisme, l’hôtellerie internationale reste centrale à la destination.



Les marchés émetteurs Etats Unis et la France demeurent porteurs de la croissance en 2018, et ont été renforcés par la hausse de l’offre aérienne avec l’arrivée des compagnies French Bee, puis United Airlines. Ces deux opérateurs ont contribué à dynamiser le secteur aérien polynésien, proposant de nouvelles offres qui ont permis la baisse des tarifs et l’élargissement des canaux de commercialisation stimulant fortement le marché métropolitain (+17,4%) et le marché européen dans son ensemble (+16,1%). Aussi, on remarque une hausse conjointe des passagers transportés des vols domestiques desservant notamment des îles plus éloignées.



Enfin, la progression de 2,5% du chiffre d’affaires des entreprises caractéristiques du tourisme, est portée essentiellement par le transport aérien et l’hôtellerie. Elle s’accompagne d’une hausse de 3,5% des emplois touristiques sur l’année, et de +8,1% sur deux ans, dans un contexte de reprise plus généralisée. A cette croissance, s’ajoute une stabilité des taux de change, et une orientation à la baisse des prix du pétrole qui, malgré des risques géopolitiques internationaux, ne pourront bénéficier qu’au développement touristique de l’année 2019.





Importation d’œufs de moustiques stériles pour l’Institut Louis Malardé



Le Conseil des ministres a pris un arrêté portant dérogation particulière à la prohibition d'importation d'animaux vivants et fixant les conditions sanitaires, pour l’importation d’œufs de moustiques stériles, infectés par les souches Wolbachia de type A ou B (Rickettsiales, Rickettsiaceae), et qui sont destinés à l’Institut Louis Malardé. Les moustiques importés sont indemnes de maladies transmissibles aux abeilles ou des virus responsables de maladies chez les animaux comme la fièvre de West-Nile, par exemple, présente aux Etats-Unis. Le projet a reçu l’avis favorable de la commission des sites et monuments naturels en sa séance du 17 décembre 2018 et du comité consultatif pour la biosécurité en sa séance du 6 mars dernier.



Cette opération va permettre au laboratoire de recherche en entomologie médicale de l’Institut Louis Malardé, de progresser dans la lutte contre les deux vecteurs principaux, présents en Polynésie : Aedes polynesiensis et Aedes aegypti. Ces deux espèces de moustiques, sont à l’origine de la propagation de plusieurs épidémies violentes d’arborivoses, telles que le Zika en 2013, de Chikungunya en 2014, de dengue, et de filariose de Bancroft, toujours présente en Polynésie.



Le laboratoire de recherche en entomologie médicale de l’Institut Louis Malardé évalue, sur le terrain, l’efficacité de la Technique de l’Insecte Incompatible (TII), qui exploite les propriétés de Wolbachia, une bactérie naturelle, présente dans presque 60% des espèces d'insectes connues. L'ILM a démontré l'intérêt du procédé Wolbachia contre le moustique Aedes polynesiensis, vecteur de la dengue et de la filariose, sur l'atoll de Tetiaroa, en partenariat avec l'hôtel The Brando et la Tetiaroa Society. Cette opération pilote a conduit à l'effondrement de la population de moustiques sur une zone de près d'un kilomètre carré. L'hôtel The Brando ne pulvérise plus d'insecticides depuis 2015. Des lâchers préventifs de mâles incompatibles préservent désormais l'hôtel de toute nuisance. L'expérimentation se poursuit, en parallèle, à Taha'a, sur le site de l'hôtel Le Taha'a Resort & Spa, afin de mesurer plus avant, l'efficacité et la durabilité du procédé Wolbachia.



A présent, l'ILM projette d'évaluer le potentiel de la TII à plus grande échelle, contre le moustique Aedes aegypti, vecteur d’arboviroses, présent dans toutes les îles habitées de Polynésie française. Dès 2020, ce procédé pourrait être appliqué à plus grande échelle (communes, îles entières) avec l'achèvement du projet Innoventomo de construction d'un module de production industrielle de moustiques mâles incompatibles. La démarche de l'ILM s'intègre, plus largement, au projet RESVEC développé en collaboration avec la Direction de la santé. Il consiste à mettre en place un dispositif opérationnel de surveillance combinée des vecteurs (moustiques) et des pathogènes (virus, parasites), couplé à des actions de lutte anti-vectorielle dans les zones à risque afin de prévenir la survenue des épidémies ou d'en atténuer l'impact sur la santé des Polynésiens et sur le tourisme.



Salon du Tifaifai du 29 avril au 5 mai



La 21ème édition du salon du Tifaifai ouvrira ses portes à la mairie de Papeete du lundi 29 avril jusqu’au dimanche 5 mai prochains. Pour cette manifestation, organisée par l’Association « Te Api Nui O Te Tifaifai » présidée par Béatrice Le Gayic, et soutenue par le ministère en charge de l’Artisanat et le service de l’artisanat traditionnel, ce ne sont pas moins de 22 exposants qui sont prévus

Cette année, cette manifestation incontournable pour les amateurs du travail d’aiguille, laisse libre court à l’imagination et à la créativité des artisans puisque le thème est « Le plus beau tifaifai ». Plusieurs concours de « bâti » de tifaifai auront lieu et permettront aux artisanes de se mesurer les unes aux autres, sur les critères définis, tels que le choix du tissu, du mariage des couleurs et de la qualité du bâti. Tout au long de cette manifestation, le public désirant apprendre la confection du tifaifai, du bâti jusqu’à la broderie, pourra participer à un atelier de travail.





Séminaire Areho sur les escargots partulas



La Polynésie française organise, pour la quatrième fois depuis 2015, une rencontre avec les Pays du Pacifique, afin de partager une vision commune à la région relative à la conservation du patrimoine naturel et culturel. Après trois événements dédiés aux espèces et espaces marins protégés, c'est la biodiversité terrestre qui sera mise en avant cette année.

En effet, depuis les années 80, le Pays participe et contribue à un programme international portant sur les escargots appartenant à la famille des Partulas. Ceux-ci étaient autrefois très répandus sur l'ensemble des îles du Pacifique d'où ils sont spécifiques. Les îles hautes de l'archipel de la Société hébergeaient un grand nombre d'espèces et la diversité des couleurs et des formes de leurs coquilles était très appréciée pour la confection de colliers. Malheureusement, entre le milieu des années 70 et celui des années 90, la quasi-totalité de ces animaux se sont éteints dans la nature. Cette extinction massive a été provoquée par l'introduction volontaire dans la région de l'euglandine, un escargot carnivore supposé réguler un autre mollusque, l'achatine, peste agricole introduite peu de temps auparavant. Le contrôle biologique s’est révélé peu efficace et non spécifique au ravageur visé, au détriment des petits escargots arboricoles.

Toutefois, l'International Partulid Conservation Program coordonné par la Société Zoologique de Londres (ZSL) a permis, au sein de zoos internationaux, la survie d'une dizaine d'espèces de cette famille qui relève de la catégorie A du code de l'environnement de Polynésie française. La réussite de ce travail, appuyée par des prospections de terrain sur le territoire et des travaux complémentaires de génétique, a conduit à relâcher à partir de 2015 des spécimens dans les forêts de Polynésie pour reconstituer des populations. Il s'agit d'une performance unique de retour dans le milieu naturel d'espèces totalement éteintes et conservées exclusivement en captivité.

Les premiers résultats obtenus sont encourageants et incitent à poursuivre ce programme. Le ministère de la Culture et de l'environnement souhaite ainsi renforcer la collaboration régionale et locale en invitant les Pays et États du Pacifique ainsi que des experts internationaux à se rencontrer. Dans ce contexte, la Direction de l'environnement organisera du 26 au 31 août prochains, sur l'île de Tahiti, le séminaire Areho, patrimoine naturel et culturel. L'objectif de ce partage d'expériences consiste à faire découvrir aux participants les spécificités liées à ce programme mené avec succès en Polynésie française. Ce séminaire se déroulera en séances plénières et ateliers et inclura des sorties sur le terrain.

La Direction de l'environnement a établi avec la ZSL le contenu et l'agenda des ateliers. Les échanges porteront essentiellement sur la mise en œuvre des actions réalisées, les succès et les difficultés rencontrés avec des acteurs de la conservation impliqués dans ce même type de travaux, comme notamment les cousins d’Hawaii pour qui la Polynésie française sert de modèle. L'accent sera porté sur l'implication des populations actuelles et futures dans un programme qui peut dorénavant être étendu à d'autres Pays. L'évènement sera aussi l'occasion de communiquer sur les Partulas et leur importance pour le patrimoine polynésien en valorisant le recueil de témoignages de leur utilisation passée tout en s'appuyant sur le Musée de Tahiti et des îles. Le Pays aura également en charge la logistique de l'évènement (transports, hébergement et repas des participants, ateliers et sorties sur le terrain). Le budget prévisionnel total (hors charges de personnel DIREN) pour l'organisation de ce projet est évalué à 15 millions Fcfp.

Ce séminaire s'inscrit dans le cadre du renforcement de la coopération et des liens régionaux, dans une démarche de gestion intégrée et participative des espèces protégées prenant en considération les contextes socio-économiques et culturels de chacun.



Culture : soutien aux associations



Le Conseil des ministres a octroyé six subventions, d’un montant global de 12 225 000 Fcfp, en faveur de différentes associations, selon les modalités suivantes :

8 millions Fcfp à l’association « Na Hiro e pae », pour l’organisation du Festival des arts des Australes ;
2 millions Fcfp à l’association « Te Api Nui O Te Tifaifai » : 1 million Fcfp pour l’organisation du 21ème salon du tifaifai, qui aura lieu du 29 avril au 5 mai prochains, à la mairie de Papeete, et 1 million Fcfp, pour la deuxième exposition du tifaifai, qui se tiendra du 1er au 10 décembre 2019 à la délégation de la Polynésie française à Paris.


900 000 Fcfp à l’association « Tahiti Swing », pour l’organisation de la 1re édition de la Tahitian Open West Coast Swing (danse), au mois d’avril


500 000 Fcfp à l’association « District Vaka de 'Ua Pou », pour l’organisation d’un évènement sportif et culturel, dénommé la « Vaka'iki et Tama O Hiva » ;


495 000 Fcfp à l’association « Te ha'a nui », pour une participation à la 4e édition du « Heiva Tu’aro ma’ohi i Vaihi 2019 » à Hawai’i qui se tiendra les 9 et 10 décembre de cette année ;


330 000 Fcfp à l’association « Heifara », pour l’organisation du « Taurua Taravana » qui se tiendra du 25 au 27 octobre prochains, à Parea ;




Livret d’information sur le dispositif d’indemnisation des victimes des essais nucléaires



La Polynésie française s’est engagée dans une démarche visant à informer et à accompagner les personnes concernées par ce dispositif d’indemnisation administré par le Comité d’indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN), autorité administrative indépendante de l’Etat. A ces fins, le centre médical de suivi (CMS) rattaché à la direction de la santé et la délégation polynésienne pour le suivi des conséquences des essais nucléaires (DSCEN), ont élaboré et réalisé un livret d’information dédié à ce public.



Ce livret, en langues française et tahitienne, présente les missions, les actions et les coordonnées du CMS, l’historique des essais nucléaires, la loi Morin qui porte sur l’indemnisation des personnes atteintes de maladies potentiellement radio induites résultant d’une exposition aux rayonnements des essais nucléaires français, les conditions de recevabilité d’un dossier et la liste des maladies prises en compte, le CIVEN, le parcours d’instruction des demandes d’indemnisation des victimes des essais nucléaires et la liste des pièces à fournir au dossier de demande d’indemnisation.



Les livrets seront disponibles au CMS et à la DSCEN qui sont partenaires pour l’accompagnement des requérants. Ils seront également diffusés dans les structures de santé de la direction de la santé et dans les hôpitaux ainsi que dans les cabinets médicaux privés, et les cliniques, afin qu’ils puissent être remis aux patients au décours d’une consultation ad hoc.





Point sur l’épidémie de dengue de type 2



Suite à la confirmation de plusieurs cas autochtones de dengue de type 2, non liés entre eux et disséminés sur plusieurs communes, une épidémie de dengue a été déclarée sur l’île de Tahiti le 10 avril dernier. La dengue de type 2 n'ayant pas circulé dans le Pays depuis l'an 2000, la population est faiblement immunisée et l’épidémie pourrait être de grande ampleur. Aussi, afin de freiner l’intensification de cette épidémie et éviter la propagation sur les îles non touchées, une cellule de coordination a été mise en place. Cette cellule coordonnera l’ensemble des actions à mettre en œuvre sur les cinq domaines suivants : surveillance et alerte, lutte anti-vectorielle, offre de soins, prévention et communication.



Concernant la surveillance et l’alerte, en plus des surveillances par le réseau des médecins sentinelles et le réseau des laboratoires, une attention particulière sera portée à la survenue de cas en dehors de Tahiti. Une surveillance des cas hospitalisés et sévères se poursuivra pour détecter précocement les symptômes inhabituels, évaluer la sévérité de l’épidémie, et ajuster la prise en charge médicale et l’offre de soins. Concernant la lutte anti-vectorielle, la participation des communes est nécessaire dans la recherche et l’élimination des gîtes larvaires autour du foyer des cas identifiés. Les maires des communes concernées sont ainsi sollicités pour mettre en œuvre leur plan communal de sauvegarde.



Concernant la prévention, afin de protéger les îles non touchées par l’épidémie, la participation des services relatifs aux transports et au tourisme est sollicitée pour alerter les voyageurs à destination des îles non touchées de la conduite à tenir. L’objectif est de protéger ces îles d’une extension de l’épidémie en demandant aux malades de consulter immédiatement, de se protéger des piqûres de moustiques et d’éviter les déplacements. La population est encouragée à consulter un médecin dès les premiers signes pouvant faire penser à la dengue et à éliminer les gîtes larvaires.



Convention annuelle de soutien aux constructions scolaires



Conformément à la convention décennale relative à l’éducation du 22 octobre 2016 signée entre l’Etat et la Polynésie française, la convention examinée en Conseil des ministres a pour objet de fixer la liste des opérations d’investissement programmées au titre de l’exercice 2019.



La programmation 2019 comporte quatre projets : le collège de Nuku-Hiva (Restructuration –Etudes), le collège de Makemo (Restructuration), des aménagements et des travaux divers pour des collèges et lycées et des équipements pour des collèges et lycées.



Le montant total de l’opération est de 372 911 694 Fcfp HT. La participation de l’Etat représente 80% du montant total HT des projets, soit 298 329 355 Fcfp HT. Le Pays participe à hauteur de 20% du montant total HT soit 74 582 339 Fcfp HT additionné du montant total de la TVA.


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Te mau Fa’aotira’a a te ‘Āpo’ora’a a te mau Fa’aterehau - Mahana toru 17 nō eperera 2019  17/04/2019

Te faati’a faahouraa ‘i te tâtêtara Notre-Dame ‘i Pari : ‘iritiraa ‘i te hô’ê ‘afata fare moni nô te mau hôro’a ‘a Porinetia

Nô te neheneheraa te nuaa Ma’ohi ‘e toro ‘i te rima tauturu nô te faati’a faahouraa ‘i te Tâtêtara Notre-Dame ‘i Pari, ‘o tei paapaa ‘i te auahi, ‘i te mônire 15 ‘o eperera nei, ‘ua hinaaro te Peretiteni Edouard Fritch ‘ia ‘iritihia te hô’ê ‘afata ‘i te fare moni ‘o te fârii mai ‘i te mau hôro’a tauturu ‘a te nunaa ‘o te fenua. Te tâato’araa ‘o te moni ‘e pûpûhia ia ‘i roto ‘i te ‘afata ‘e faati’ahia mai ‘i Pari  nô te patu faahouraa ‘i te tâtêtara.
E vai matara teie ‘afata nô te roaraa ‘e toru ‘ava’e e te fâriihia ‘o te hôro’a ‘afata/’afata (virement) ‘e te parau mono moni (cheque). Te numera ‘afata, ‘i te SOCREDO Papeete, teie ‘i raro nei :
Solidarité Polynésie Notre Dame
17469   00001   08573000006   49

E turu te faatereraahau ‘i te mau paturaa ‘e au nô te mau huma

Ia hope mai ‘o 2018, ‘e ia-au ‘i te ‘opuaraa ture a te Haufenua ‘ua haamana te Apooraa a Porinetia ‘i te faaueraa mana ‘ia nehenehe a’e ‘i te mau fatu fare ‘ia fana’o ‘i te haamâmâraa tute fare mai te peu ê ‘e hâmani râtou ‘i te mau ‘ê’a tereraa pereoo tûra'i ‘a te huma ‘e te feiâ paruparu. Te fâ ‘o teie ‘opuaraa ‘o te faaitoitoraa ia ‘i te mau fatu fare e te mau fatu toa ‘ia tâu’a rii a’e ‘i te feiâ ‘i roto ‘i te oraraa teimaha ‘e ‘ia ‘ohie ho’i râtou ‘ia tomo haere ‘i roto ‘i tô ratou mau nohoraa nâ reira te mau fare toa.
Nô te turama ‘i te mau fatu fare, ‘ua vauvau te Mono Peretiteni ‘i mua ‘i tô te Apooraahau ‘i te tapura ‘o te huru paturaa ‘e ti’a ‘i te ravehia ‘e fana’o ai ‘i te haamâmâraa tute matahiti ‘o te mau fare. Nâ te taatiraa a te mau Huma ‘i ‘âpiti ‘i te faatereraahau nô te haamau ‘i te hô’ê poritita tano nô te huma ‘e te hapepa.

Moni tauturu nâ Tahiti Tourisme nô 2019

Nô 2018, ‘ua ma’iri te 216 000 manihini ‘i râtere mai ‘i Porinetia, ‘o te hô’ê nuuraa ‘e 8,7% ‘ia faa-au-hia ‘e tô 2017, te auraa ‘ua fârii mai tâtou ‘e 263 556 manihi ‘i 2018. I titema a’e nei ‘ua haamau Tahiti Tourisme ‘i tâ na târena faatiani nô 2019 ‘o tâ na ‘e haapuroro ‘i te fenua nei ‘e nâ te ara.  Ua tonohia ‘o ia ‘ia tutava ‘i ni’a ‘i te mau ‘avei’a mau ‘o te Fenua, ‘o te turu’i ra ‘i ni’a ‘e ôno ‘auri metua.
Te haapûairaa ‘i te ‘ohipa ‘i ni’a ‘i te mau mâtete teitei, ‘ia ‘ite pâpûhia mai ‘o Tahiti ‘e te mau motu ‘e ‘ia tupu te faahinaaro, ‘e ‘ia tupu ato’a te ‘opere maite ‘i rotopû ‘i te mau motu ‘e te rauraa ‘o te mau puhaparaa râtere, ‘ia âveâve te mau turamaraa ‘i ni’a ‘i te huru ‘o te fâriiraa ‘e te mau faa’anaanataeraa ‘e ravehia ‘e te feiâ tôro’a fârii râtere ‘o te fenua nei.
Nô 2019 ‘e tâmau noa ‘o Tahiti Tourisme ‘i te faa’ohipa ‘i te parau papa  te
« mana » ; ‘e te piiraa ‘âpî « Pick Your Paradise », ‘e te mau hôho’a video ‘ia nehenehe ‘i tô te ara taata ‘e mâta’ita’i ‘i te hêuri ‘o Porinetia.
Nô teie tahua ‘itenati Tahiti e te mau motu hurihia nâ roto ‘e 9 reo ‘e ‘o te haapûrorohia nâ te mau fenua ato’a, ‘e ‘o te mau pae fenua Atia te haapûaihia ‘i teie matahiti. Te mau faa’ana’anataeraa ‘âpî tei târenahia : te 250raa ‘o te matahiti tô te tapena Cook ‘e Tupaia fârereiraa, ‘e hô’ê « Tere » haati nô te faahanahana ‘i te tiare. Te tâmau noa te hôho’a ‘afata teata Ahitea mâ te tutonu râ ‘i ni’a ‘i te mau motu atea.
Nô te tâato’araa ‘o teie mau târena ‘ohipa nô 2019, ‘ua fârii te Apooraahau ‘e faataa 1 350 500 000 toata nâ Tahiti Tourisme.

Târena ‘o te faanahoraa fenua ‘e vai ‘i Motu Ovini ‘i Papeari

Nô te faananea ‘i te tere maita’i ‘o te fâriiraa râtere ‘i ni’a ‘ia Tahiti ‘i te pae apato’erau ihoa râ ‘ia Tahiti, mai titema 2017 ra tei te piha ‘ohipa fârii râtere te tîaauraa ‘i te Motu Ovini, te fâ ‘ia faa-nehenehe-hia teie fenua. Ua faaoti na te Fenua, ‘ia patuhia ‘i reira te vâhi fâriiraa ‘i te mau tâo’a ‘e hâmana’o ra ‘ia Pauro Gauguin, ‘e ‘ia târena ‘i te faahoturaa ‘o teie vâhi ‘ei mata’ita’iraa âuhia ‘e te mata taata.
Nô te fâ hinaaro hia, ‘ia feruri maite ‘i ni’a ‘i te mau ‘opuaraa ‘e ô ‘i roto ‘i te mau peu tumu, ‘ei fenua nô te ta’ere, natura ‘e te âu rahi, ‘ei mâtini nô teie tuhaa ‘o Tahiti ‘inaha tei reira te haaputuraa, te fare Pauro Gauguin te aru râau Harrison Smith ‘e te mâhora faa’ana’anataeraa. Nô te ‘âano ‘o teie tapura ‘ohipa ‘ua hôro’a hia te paturaa nâ TNAD ‘e arata’i.
Nâ te hô’ê taiete tuiroo, ‘o tei ‘ohipa mai na ‘i ni’a iho i te fenua ra Vaipahi, ‘e pâpa’i ‘i te hôho’a ‘o tâ na ‘e mana’o ra, nô te tanu haere ‘i te mau râau faanehenehe ‘i te Motu Ovini. Ua tere mai na ‘o ia ‘i novema ‘i ma’iri ‘e ‘ua haamata ‘i te hôhora ‘i tâ na hi’oraa nô teie Fenua. Nô te patu ‘i te fare Gauguin, ‘e tuuhia atu ‘i roto ‘i te tata’uraa ‘i mê nei aore râ ‘i tiunu 2019.

Tauturu moni nâ te taatiraa Manureva I Te Rai Matua Tini

Ua fârii te Apooraahau ‘e hôro’a ‘e 500 000 toata ‘ei tauturu nâ taatiraa Manureva I Te Rai Matua Tini, nô tâ na Heiva ‘i Rurutu 2019.
E tapura ‘ohipa teie ‘e ô ‘i roto ‘i te mau faaitoitoraa ‘i te ‘opuaraa ‘e faaora ‘i te ta’ere, te totiare, te ‘imiraa faufaa, te tu’aro ‘e te pâruru ‘i te arutaimareva, teie tauturu nô te faanahoraa ia ‘i te tata’uraa faa’apu, nô teie Heiva ‘i Rurutu ‘e piri mai nei.

Rururaa matahiti mâtâmua roa nâ te mau hâpa’o rave ‘ohipa

Nâ roto ‘i te taui-haamaita’iraa i te mau tereraa ‘ohipa ‘a te Hau ‘i Porinetia nei, ‘e putuputu mai te feiâ faataahia nô te hâpa’o ‘i te oraraa roto ‘a te feiâ rave ‘ohipa, hâpa’ohia ‘e te piha faatere a te feiâ rave ‘ohipa (DGRH), ‘i te mahana mâtâmua ‘e te 2 ‘o eperera nei, ‘i raro a’e ‘i te peretiteniraa ‘a te Faaterehau ‘o te haamaita’iraa ‘i te tereraa ‘ohipa ‘a te Hau.
Ua ‘amui te tâato’araa ‘o râtou nâ reira te mau ti’a aupupu rave ‘ohipa, 90% ‘o te mau pû ‘e 80% ‘o te mau piha ‘ohipa ‘a te Hau, nâ reira tô te OPH. Te parau tutuu « world café », ua titauhia te tâato’araa ‘ia ‘aitaui parau ‘i ni’a iho ‘i te mau tumu parau nei : te mau ti’a hâpa’o rave ‘ohipa RH, tâ na ‘ohipa tumu ‘e tô na mau mana, te tereraa ‘ohipa ‘a te Hau ‘i Porinetia ‘i rotopû (Te Fenua, te Hau nui, te mau ‘oire), te mau rave’a nô te ‘ohipa ‘amui, te mau haamâraaraa tôro’a roto, nâ hea ‘i te haapaari ‘i te reira, te tuharaa mana o te tôro’a RH, te auraa hohonu ‘e te faa’ohiparaa, nâ reira te rautiraa ‘a te RRH tî’aau ‘i te feiâ ‘ohipa ‘a te Hau ‘i Porinetia nei.
I roto ‘i te mau ‘aveia haamaita’iraa, ‘o te haamauraa ia ‘i te mau rave’a turamaraa ‘i te pae ‘o te mau hâpa’o rave ‘ohipa, te tamau noa te hâpiiraa nâ roto ‘i te pu’etau haapaariraa ‘i ni’a roa ‘i te ‘ohipa ‘o te arata’ihia mai ‘e te faatere rahi ‘o te piha tiâau ‘i te feiâ ‘ohipa ‘a te Hau DGRH ‘e ‘aore râ hâpa’ohia mai ‘e te mau ‘oire nô tâ na feiâ ‘ohipa. E tupu-â teie fârereiraa ‘i 2020 ‘i reira ‘e vauvauhia mai ai te tarena ‘ohipa ‘i haahia mai ‘i 2019 tupu ato’a atu ai te târena raa ‘ohipa ‘ê atu.

Faahanahanaraa ‘i te 35raa ‘o te Otonomi

E faahanahana ‘o Porinetia ‘i te 35raa ‘o te matahiti ‘o te ‘Otonomi ‘i te mahana mâa 29 nô tiunu 2019, ‘oro’a ‘e faaineinehia ‘e te Faatereraahau ‘o te Ta’ere, ‘ei mahana ‘oa’oa nô te huiraatira ‘ia haaputu mai ‘i te vâhi hô’ê ‘i Papeete.
E tupu te Hiva vaevae ‘i te aroa Pouvanaa a Oopa ‘i te hora 3 ‘o te avatea. Te titauhia nei te mau tâatiraa tu’aro, ta’ere ‘e te mau pûai ora ‘o te fenua ‘ia ‘amui mai nô te faa’ite e te vai ra râtou. I te hora 5 ‘e tae atu ‘i te hora 10 ‘i te pô ‘e rauti hia nâ te roaraa ‘o te aroâ hititaia ‘o te ‘oire pû, mai te tahua To’atâ ‘e tae atu ‘i te tahua Vai’ete, ‘e faati’a haerehia te mau pa’epa’e nô te mau pupu ‘upa’upa. I te mâhora Pa’ofa’i ‘e faati’ahia te mau ha’uti nâ te mau tamarii, ‘e haapurorohia te tahi mau hoho’a teata paruai ‘âano.
Tupu atu ai te pupuhiraa ahimao’a ‘i roto ‘i te o’o’â ‘o Papeete.
Nô te 35raa ‘o te ‘Otonomi tei raro a’e ia ‘i te parau ‘o te tahô’êraa tatou pâato’a, nô te faa’ite ‘i tô tâtou Ma’ohiraa. E haere rahi mai mâ te ‘ahu mai ‘i te ‘ahu pareu, te hei tiare ‘afa’i mai te pê’ue, ‘e faa’ite ana’e ‘i te neheneheraa tâtou ‘e ora ‘amui mâ te varua ‘ia ora na nô te fârii hanahana ‘i te mau tupuna.
Nô teie ‘oro’a, ‘ua faaora faahou hia mai te COFA. Tei te faatereraahau ‘o te Ta’ere ‘o ia ‘i te ‘ohiparaa, mai reira mai te arata’iraa ‘o teie ‘oro’a. Nô te teimaha ‘o teie ta’urua ‘ua titauhia te tauturu a te tahi atu mau faatereraahau ‘e te mau piha ‘ohipa ‘a te Hau.

Faa’ohieraa ‘i te aniraa tauturu ‘a te mau huma

A tia’i noa atu ai te tauiraa ‘o te faaueraa mana nô 1982 nô te pae ‘o te mau tauru a te mau huma, ua haamana te Apooraahau ‘i te aniraa ‘a te Faaterehau nô te autâhô’ê ‘e te ‘utuâfare, te mau faa’ohie ‘i te pae ‘o te ‘aufauraa ‘i te tauturu nâ te mau huma oraraa teimaha ‘e te ‘ore ‘e ora faahou. E haamata teie faaueraa ‘i te 2 ‘o mê nei. E faa’ohieraa teie ‘e tia’i maorohia ‘e te taatiraa Te Niu O Te Huma ‘e te ao ‘o te huma tâato’a. e faaotiraa teie ‘e âmohia ‘e te Hau ‘e ‘o tei tapurahia ‘ei ‘ohipa rû, nô te haamaita’i ‘i te oraraa ‘o te nunaa huma ‘o te fenua nei.

Te faaheporaa ‘ia hôro’ahia te mau hi’opoaraa ma’i ‘i te faatereraa ‘o te êa

Nô te tâmau noa ‘i te ara ‘i ni’a ‘i te mau ma’i pee ‘e te ara noa ho’i ‘i ni’a ‘i te aupuruaea ‘o te rave’a pâpû teie nô ‘ite vitiviti ‘i te fifi ‘o te êa ‘e te rave’a vitiviti ho’i ‘eiaha te ma’i ‘ia ‘aere roa, nô te ‘ite ato’a râ ‘i te poritita ‘e arata’i nô te pâruru ‘i te huiraatira.
Nâ te ture Fenua ‘o tei haamanahia ‘i te mahana mâtâmua ‘o eperera nei ‘e faahepo ra ‘i te mau taote, te mau pû hi’opo’a toto, te mau pû hi’opo’a tino taata tâ te Hau ‘e tâ te tivira, ‘ia horo’a ihoa ‘i te mau parau hi’opo’a ‘i ravehia ‘e râtou, ‘i roto ‘i te Faatereraa ‘o te êa. Nô te faa’ohipa ‘i teie ture Fenua teie faaueraa mana ‘i rave hia ai. Nâ roto atu ‘i teie faaueraa mana ‘e pâpû ai ‘eaha te ma’i ‘e nehenehe ‘e parare, nô reira ‘e faahepohia ai ‘ia horo’a mai râtou ‘i te huru ‘o te ma’i ‘o tâ râtou ‘i ‘ite ‘e ‘o tâ râtou ‘i rapa’au. Tei roto ato’a te mau arata’iraa nô te faatae ‘i teie mau parau, te mau rave’a tî’aau ‘e te mau hi’opo’araa nâ roto ‘i te rorouira, ‘e  nâ hea te pârururaa ‘i teie mau parau huna.
E haamauhia ‘e piti arata’iraa ‘e ‘e piti tapura, nô te pâhono ‘e piti arata’iraa taa’ê : hô’ê nô te mau ma’i ‘e ti’a ‘ia rave rû hia ‘e hô’ê nô te tâpe’a vitiviti ‘i te parare ‘o te ma’i pee mai te Chikungunya, te Dengue anei, ‘e te tahi nô te mau ma’i ‘e nehenehe ‘e tia’i ‘e ‘ia vai ara noa ‘e te tai’oraa ‘i te vairaa ‘e te ‘u’ana raa anei, nâ te reira rave’a ‘e nehenehe ai ‘e arata’i ‘i te poritita hau atu ‘i te maita’i nô te huiraatira (te RAA, te mâriri feefee, mâriri ‘aitaata anei)
E nehenehe ho’i te tapura ‘o te mau ma’i ‘e taui, tei te au ‘o te rapa’auraa rû ‘o te huiraatira, ‘e te maiha mai te hô’ê ma’i ‘âpî. O teie te rave’a ‘e nehenehe ai te Faatereraa ‘o te êa ‘e ara tâmau noa ‘i ni’a ‘i te huiraatira.

Faanahoraa ‘i te tahora Taharuu

O Taharuu ‘e vai nei ‘i Papara, te toru ‘o te tahora rahi roa a’e ‘i Tahiti ‘e 24 km2 ‘i muri ‘ia Punaruu 45 km2 ‘e ‘o Papenoo 90 km2.
Nô te pâruru ‘i te huiraatira ‘e pârahi nei nâ te hiti pape, ‘ua mana’ohia ‘e mea faufaa ‘ia riro ‘ei mau vâhi huiraatira te mau fenua ‘i reira te mau paturaa pâruru ‘e ravehia ai nâ reira te faturaa mai ‘i te tahi mâa fenua iti nô te haaputu ‘i te vavara ‘e tâipuhia mai nô te haamaita’i ‘i te taheraa pape. Nô te reira ‘ua faaue te Apooraahau ‘ia ‘iritihia ‘e piti titororaa mana’o huiraatira, ‘a tahi ‘ia riro mai ‘ei fenua huiraatira ‘e te piti te faturaa ‘i te tâpû fenua nô te haaputu ‘i te vavara.
Ua ‘ite hia te faufaa rahi nô te mau paturaa hiti anavai, ‘o te Fenua te mata ara, te tîaau, te ‘atu’atu et te faaherehere ‘i te mau fenua huiraatira nâ reira te mau tahora pape, ‘e tia’i ia hope mai te titororaa huiraatira. E ‘opuaraa pâruru teie ‘i te huiraatira ‘e ora nei nâ te hiti pape, ‘e faaturahia te mau mana’o ‘e matara mai mai roto ‘i teie titororaa mana’o huiraatira.

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Compte rendu du Conseil des ministres du 17 avril 2019  17/04/2019

Reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris : mise en place d'un compte bancaire en Polynésie pour les dons
 
Afin de permettre aux Polynésiens de contribuer à l’effort de reconstruction de la cathédrale Notre-Dame de Paris, touchée par un incendie, lundi 15 avril, le président Edouard Fritch a souhaité que soit ouvert un compte bancaire destiné à recevoir les fonds des donateurs polynésiens. Les fonds récoltés seront intégralement reversés à la structure en charge de la reconstruction de la cathédrale.
 
Le compte bancaire est ouvert pour une durée de trois mois et les dons peuvent être faits uniquement que par virement ou chèque. Le numéro de compte, domicilié au siège de la Socredo, à Papeete, est le suivant : 
 
Solidarité Polynésie Notre Dame
17469   00001   08573000006   49
 
 
Le Gouvernement soutient les travaux d’adaptation et d’accessibilité aux personnes en situation de handicap
 
En fin d’année 2018, l’Assemblée de la Polynésie française, sur proposition du gouvernement, a voté une loi permettant aux propriétaires d’obtenir des dégrèvements d’impôt fonciers lorsqu’ils réalisaient des travaux destinés à faciliter l’accès des personnes en situation de handicap. L’objectif est, dès 2019, d’inciter les propriétaires à réaliser ce type de travaux, et permettent à ces personnes en difficulté d’accéder plus facilement à des logements ou des commerces.
Aujourd’hui, afin d’éclairer les propriétaires, le Vice-Président a présenté en Conseil des ministres une liste de travaux qui pourront faire l’objet d’un tel dégrèvement. Cette liste a été établie par le Conseil du Handicap, qui a pour mission d'assister le gouvernement du territoire dans la définition, la mise en place et le contrôle d'une politique en faveur des personnes handicapées.
 

Subvention à Tahiti Tourisme pour ses actions en 2019
 
Pour l’année 2018, la barre des 216 000 touristes en Polynésie française a été atteinte, soit une progression de 8.7% par rapport à 2017. Ce sont 263 556 visiteurs (+3,6%) qui ont été accueillis en 2018. En décembre dernier, le conseil d’administration de Tahiti tourisme a validé le plan d’actions de communication, de promotion et de sensibilisation de l’organisme pour l’année 2019 au niveau local et international. Tahiti Tourisme est chargé de mettre en œuvre un plan d’action répondant aux orientations stratégiques du Pays. Ce plan s’appuie ainsi sur six axes stratégiques déclinés par actions.
Il s’agit notamment de capitaliser sur les marchés à fort potentiel, de rendre la destination Tahiti et ses îles encore plus visible et encore plus désirable (déploiement de campagne sur réseaux sociaux et marchés internationaux), de répartir les clientèles touristiques dans les îles et dans différents types d’hébergement, de développer et de renforcer le réseau de distribution, d’optimiser la distribution et la commercialisation de la destination et aussi d’accueillir, animer et sensibiliser au tourisme la population et les professionnels du secteur.
Tahiti Tourisme continuera en 2019 à mettre en avant le « Mana » et la diversité des destinations de Tahiti et ses îles avec un nouveau concept : ‘’Pick Your Paradise’’. Il s’agit d’une série de contenus vidéo qui invite les internautes à faire un tour visuel interactif de la destination. L’internaute sera ainsi guidé dans une série d’activités en ligne montrant la diversité des expériences que peut proposer la destination.

La nouvelle plateforme web Tahiti et ses îles (17 sites internet en 9 langues) sera déployée, et, cette année, pour la promotion à l’international, une attention particulière sera portée sur les marchés émetteurs asiatiques. Dans le cadre de l’animation sur le marché local, deux nouveaux événements ont été programmés : la célébration des 250 ans de la rencontre entre Cook et Tupaia et un nouveau « Tere » spécial Tiare et bien-être). Pour la campagne de sensibilisation, le format de l’émission Ahitea va évoluer notamment avec la programmation de sujets de proximité sur les îles éloignées. Afin de mettre en œuvre l’ensemble du plan d’actions 2019, le Conseil des ministres a octroyé à Tahiti Tourisme une aide financière de 1 350 500 000 Fcfp.
 
 
Elaboration du plan directeur d’aménagement du domaine du Motu Ovini à Papeari
 
Dans le cadre du développement de l’attractivité touristique de l’île de Tahiti et notamment des sites touristiques majeurs de la côte sud de l’île, la gestion du domaine du Motu Ovini, situé à Papeari, a été transférée au service du tourisme le 4 décembre 2017, et ce dans l’objectif de valoriser et redynamiser le site. Il a été décidé par le Pays, d’une part de concevoir sur ce domaine un nouvel équipement scénographique dédié à l’œuvre du peintre Paul Gauguin, et d’autre part de planifier le  développement du domaine avec une vision stratégique d’ensemble.
 
Pour atteindre l’objectif d’une attractivité retrouvée et augmentée, l’aménagement du site doit être réfléchi pour en faire une destination unique, un site culturel, naturel et récréatif d’envergure, moteur pour le territoire de la côte sud-ouest de Tahiti avec le confortement de ses composantes principales, l’espace scénographique sur Paul Gauguin, le jardin botanique Harrison Smith et une zone d’activités récréatives. Etant donné l’ampleur de l’opération, une mission de maîtrise d’ouvrage déléguée a été confiée à Tahiti Nui Aménagement et Développement (TNAD) en mars 2018.
 
Le prestataire retenu pour l’élaboration du plan directeur d’aménagement et de gestion du domaine du Motu Ovini est un paysagiste, reconnu notamment pour sa conception des jardins d’eau de Vaipahi, qui avait déjà conçu un projet d’aménagement global du domaine. Sa mission a démarré suite à sa venue à Tahiti du 19 au 23 novembre dernier et s’est poursuivie par l’élaboration des esquisses du plan directeur d’aménagement. Concernant la construction de l’espace scénographique Gauguin, le lancement du concours et le choix du scénario préférentiel est prévu pour mai ou juin de cette année.
 
 
Subvention à l’association Manureva I te Rai Matua Tini pour l’organisation du concours agricole du Heiva i Rurutu
 
Le Conseil des ministres a octroyé une subvention de 500 000 Fcfp afin de contribuer au financement de l’organisation du concours agricole du Heiva i Rurutu 2019, organisé par l’association Manureva I te rai Matua Tini.
 
Cette association a pour objectif d’apporter sa contribution à des projets de développements dans les domaines culturel, social, économique, sportif et environnemental de Rurutu. Dans le cadre de l’organisation des activités de concours agricole, pour le prochain Heiva I Rurutu, le soutien du ministère de l’Economie verte contribuera à la promotion de l’agriculture et des produits agricoles des îles Australes.
 
 
Première conférence annuelle des référents en ressources humaines
 
Dans le cadre de la mise en œuvre de la modernisation de l’administration de la Polynésie française, la 1ère conférence des référents en ressources humaines (RRH) a été organisée par la Direction Générale des Ressources Humaines (DGRH), les 1er et 2 avril derniers, sous le haut patronage du ministère de la Modernisation de l’administration.
Cet évènement a réuni l’ensemble des référents en ressources humaines des services et des établissements administratifs du Pays et des représentants des organisations syndicales. Près de 90% des services et 86% des établissements publics administratifs, ainsi que l’OPH. Ont participé à cette conférence. Sur le mode « world café », les référents en ressources humaines ont été invités à débattre sur les thématiques suivantes : le référent RH, son rôle et ses compétences, les fonctions publiques en Polynésie française (Pays, Etat, communes), les passerelles et mutualisations, la promotion interne, comment la renforcer, la déconcentration de la fonction RH, définition et mise en œuvre, ainsi que le réseau des RRH de l’Administration de la Polynésie française, son animation.
Parmi les pistes d’améliorations, la mise en place d’un système d’information des ressources humaines performant, lamélioration de la formation du référent en ressources humaines ou encore la mise en place de stages en immersion en faveur des référents en ressources humaines à la DGRH ou dans les services communaux ont été évoqués. Une deuxième conférence de ce type est d’ores et déjà prévue pour l’année 2020 avec la présentation du bilan des actions menées en 2019 et la réflexion sur de nouvelles thématiques de ressources humaines.
 
 
Célébration de la 35ème Fête de l’Autonomie
 
La célébration de la 35ème Fête de l’Autonomie sera organisée le samedi 29 juin 2019 par le ministère de la Culture. L’événement festif et populaire va permettre de réunir la population, à Papeete, afin de vivre ensemble un moment de célébration et de partage, à la fois joyeux et convivial.
Le Hiva vaevae, défilé populaire, aura lieu avenue Pouvana’a a ‘O’opa à partir de 15h. Toutes les associations des districts, associations sportives et culturelles et les forces vives du Pays sont invités à y participer en montrant ainsi leur vitalité. De 17h à 22h, le front de mer de Papeete sera animé pour satisfaire un très large public. De l’esplanade basse de To’ata au Tahua Vaiete, des artistes se produiront sous les étoiles. Des parcs de bouées gonflables, des trampolines, des stands de maquillage artistique amuseront les plus jeunes et les familles profiteront des films diffusés sur grand écran.
Un feu d’artifice tiré dans la rade de Papeete marquera cette célébration.  Ces animations sont ouvertes à tous et le front de mer de Papeete sera le cadre d’une belle soirée de détente partagée.
Cette 35ème Fête de l’Autonomie sera placée sous le signe de la fête et du rassemblement. Tous ensemble, il s’agira de célébrer le fenua en étant fiers d’être Polynésiens. Pour l’occasion, la population est invitée à porter des robes et des chemises en pareu, à arborer des couronnes de fleurs parfumées et à installer des pe’ue pour passer de bons moments, avec le plaisir de bien vivre ensemble, dans l’esprit du ia orana accueillant et chaleureux de nos tupuna.
Pour ce faire, le Comité Organisateur de la Fête de l’Autonomie, COFA, a été réactivé. Il sera hébergé au ministère de la Culture et de l’Environnement, et coordonnera l’événement en termes de logistique, de sécurité et de programmation. L’ampleur de la manifestation nécessitera le concours de plusieurs ministères et services du Pays.
 

Simplification des procédures de renouvellement de dossiers dans le champ du handicap
 
Dans l’attente de la révision de la délibération de 1982 qui encadre le monde du handicap et qui est en cours de toilettage, le Conseil des ministres a validé sur proposition de la ministre de la Famille et des solidarités, en charge de l’égalité des chances, des modalités allégées pour assurer la continuité du versements des prestations servies aux personnes porteuses de handicaps lourds et irréversibles. Ces modalités seront effectives à compter du 2 mai prochain.
Cette facilitation, qui est frappée du bon sens, était attendue par la fédération Te Niu o te Huma et plus largement par le monde du handicap. Le gouvernement, dont l’amélioration de la prise en charge des personnes handicapés est l’une des priorités, s’était engagé à prendre ces dispositions dans les meilleurs délais.
 
 
Transmission obligatoire de données individuelles à la Direction de la santé
 
La surveillance épidémiologique et la veille sanitaire jouent un rôle essentiel d’aide à la décision dans le domaine de la santé publique. Elles permettent de détecter les problèmes de santé et d’identifier des facteurs déterminants, permettant non seulement la mise en œuvre d’interventions urgentes, mais aussi l’évaluation des politiques de santé publique.
Poursuivant ce dessein, la loi du Pays du 1er avril dernier a posé le principe de la transmission obligatoire de données individuelles par les médecins et les biologistes des laboratoires d’analyses biologiques, publics et privés, aux autorités sanitaires. C’est donc, en application de cette loi du Pays, qu’un arrêté a été pris en Conseil des ministres. Cet arrêté détermine les maladies devant faire l’objet d’une transmission obligatoire de données individuelles. Il précise également les modalités de transmission des données, les modalités de gestion et d’analyse des fichiers informatiques, et la façon dont l’anonymat est protégé.
Deux procédures et deux listes distinctes seront mises en place, pour répondre à deux situations différentes : une pour les maladies qui nécessitent une réaction urgente et une intervention de l’autorité sanitaire afin de stopper la propagation de la maladie. (dengue, chikungunya, par exemple), et une autre pour les maladies qui ne nécessitent pas d’intervention rapide, mais dont la surveillance est cependant nécessaire pour quantifier un problème de santé, conduire et évaluer la politique de santé publique (RAA, filariose, cancer, par exemple)
Les listes établies sont par nature, évolutives et modifiables dans le temps, en fonction des priorités de santé publique et de l’émergence de nouvelles maladies. Ce dispositif permettra d’améliorer la surveillance sanitaire et par conséquent, les actions à mettre en œuvre et la politique de santé publique. Il est conforme à la réglementation relative à la protection du droit des personnes et à la confidentialité des données recueillies.
 
 
Aménagement de la rivière Taharu’u
 
La rivière de la Taharu’u située dans la commune de Papara au Pk 38,8, est la troisième plus grande rivière de Tahiti avec un bassin versant représentant une superficie de 34 km² après la Punaruu (45 km²) et la Papenoo (90 km²).
Compte tenu du caractère public que représente la sécurisation de la rivière de la Taharu’u, il s’est avéré nécessaire de mettre en place, dans un premier temps, la procédure d’utilité publique relative à l’aménagement de cette rivière et la maîtrise d’une parcelle de terre nécessaire au stockage des matériaux de curage issu du bassin dégraveur avec piège à embâcles. Ainsi, en novembre dernier, le Conseil des ministres a ordonné l’ouverture de deux enquêtes publiques conjointes, l’une préalable à la déclaration d’utilité publique et l’autre parcellaire, relatives au projet.
La nécessité de protéger les berges de la rivière étant établie, le Pays devant surveiller, gérer, entretenir et conserver son domaine public et notamment fluvial, la déclaration d’utilité publique va désormais suivre son cours. Celle-ci se fera également dans l’intérêt des riverains et en prenant en compte les remarques formulées lors des enquêtes publiques.

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Le tunnel de Punaauia fermé à la circulation mercredi soir  16/04/2019

PAPEETE, 16 avril 2019 - Des travaux de remise en place de la potence et des barres de limitation de hauteur sont prévus à partir de 20 heures, mercredi 17 avril jusqu'à 4 h du matin jeudi 18, à Punaauia, sur la route territoriale, au PK 9,7, aux deux entrées du tunnel de Punaauia.
 
Les deux voies seront fermées à la circulation avec une déviation vers le giratoire supérieur situé sur ce tunnel.
 
Une attention toute particulière sera requise de la part des automobilistes et usagers pour suivre les indications de circulation qui seront imposées par la signalisation provisoire aux abords de ces chantiers.

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Compte rendu du Conseil des ministres - Mercredi 10 avril 2019  10/04/2019

Soutien aux municipalités : plus de 312 millions Fcfp du Pays pour financer des projets communaux

Dans le cadre de la politique du Pays d’accompagnement et de soutien des opérations d’investissement des communes, le Conseil des ministres a validé huit nouveaux octrois de financement au profit de plusieurs communes, issus de la seconde session de programmation des dossiers reçus par la Délégation pour le développement des communes en août dernier. Ceux-ci représentent une enveloppe du Pays de plus de 312 millions Fcfp pour des investissements communaux.
Près de 195 millions Fcfp de ces octrois de financement se concentrent sur des projets relatifs à des installations sportives, notamment pour Faaa qui souhaite remettre aux normes le stade Ganivet. Ce projet à Faaa bénéficie d’une aide en investissement de la Polynésie française à hauteur de 165.434 millions Fcfp. Pour sa part, la commune de Reao pourra lancer la construction d’une salle de musculation, fitness, avec vestiaires, de sorte de proposer à ses habitants un accès à une infrastructure sportive et de loisirs sur son atoll. Le coût de ce projet est évalué à 48.534 millions Fcfp et recevra une participation financière du Pays à hauteur de près de 30 millions Fcfp.
Ces aménagements permettront d’offrir aux administrés des communes concernées mais aussi celles avoisinantes, pour le stade Ganivet, des structures d’accueil adaptées et sécurisées et ainsi, d’organiser des évènements sportifs dans des conditions optimales, voire aux normes internationales.
En second lieu, l’éclairage public communal reçoit lui aussi un soutien en investissement du Pays à concurrence de 57.499 millions Fcfp pour les projets de Pirae et de Hitia’a O te Ra. Il s’agit notamment de la rénovation des équipements du réseau de la route territoriale de la commune de Hiti’aa O te Ra (coût total de l’opération : 63.874.267 Fcfp avec financement sollicité de la commune à hauteur de 39.7%, du fait d’un financement attendu aussi de l’Etat) et de la 3ème phase de mise aux normes du réseau de la ville de Pirae (coût total de l’opération : 80.314.267 Fcfp avec financement à hauteur de 40 % du Pays).
Une troisième enveloppe d’un peu plus de 38 millions Fcfp a été attribuée aux acquisitions de bus destinés au transport scolaire sur les communes de Arue (2 bus) et de Rangiroa (1 bus). Ces deux opérations représentent un investissement total de 76.254 millions Fcfp.
Enfin, 11.740 millions Fcfp ont été octroyés au profit de la commune de Rurutu qui souhaite procéder au renouvellement de ses appareils de télégestion et de pompes doseuses de chlore liquide, afin notamment d’assurer une surveillance et un suivi à distance de l’ensemble de ses exploitations en eau potable (site de Tuamaua à Avera). Une subvention a également été attribuée au profit de Makemo pour l’acquisition d’un chargeur excavateur utile à la commune pour ses travaux divers et lui permettant de compléter son parc à engins. Cet investissement est estimé à 17.500.000 Fcfp au total et sera soutenu par le Pays à hauteur du taux prévu par les textes en vigueur, soit 60 %.

Indice des prix : baisse de 0,8% sur douze mois

En mars, l'indice des prix à la consommation augmente de 0,3 % et s'établit à 98,98, en raison de la hausse des prix des Produits alimentaires et boissons non alcoolisées (+ 0,6 %). Sur douze mois, l'indice général des prix à la consommation baisse de 0,8 %.
L’indice ouvrier augmente de 0,4 % en mars. Il est stable en glissement sur douze mois. L'indice général hors Transport aérien international progresse de 0,4 % en mars 2019. Il diminue de 0,7 % en glissement sur douze mois.
Toujours pour le mois de mars, l'index du Bâtiment et des Travaux Publics (BTP) est en repli de 0,3 %. Cette évolution est principalement liée à la baisse des tarifs des services (- 2,5 %) et à celle des prix des matériaux métalliques (- 0,2 %). Sur la même période, les prix de l'énergie augmentent de 0,5 % (+ 3,9 % pour l'électricité et + 4,9 % pour l'adduction d'eau).
Dans le Bâtiment, l'index du Gros Œuvre diminue de 0,4 % et celui du Second Œuvre de 0,3 %. Dans les Travaux Publics, l'index du Génie Civil baisse de 0,3 % et celui des Travaux Spécialisés de 0,6 %. Sur 12 mois, l'index général du BTP est en hausse de 1,4 % ; l'index du Bâtiment croît de 1,0 % et celui des Travaux Publics, de 2,0 %.

Ouverture de quotas spécifiques d’importation de fleurs coupées pour la Fête des mères

Les membres de la commission des fleurs coupées, en séance du 14 mars dernier, ont pris connaissance des prévisions de production de fleurs locales établies par la Direction de l’Agriculture. Le niveau de production global ne permet pas d’alimenter le marché des professionnels pour un événement spécifique tel que la fête des mères 2019.

En tenant compte des demandes formulées par les fleuristes patentés référencés en tant qu’importateurs, le Conseil des ministres a décidé d’allouer, pour la Fête des mères, un quota global de 16 910 tiges de fleurs coupées.

Quotas semestriels d’importation de viande de porc

Lors de la commission de la viande de porc qui s’est tenue le 19 février dernier, les membres ont pris connaissance de la situation de la filière porcine sur présentation d’un rapport technique établi par la Direction de l’agriculture. Ainsi, sur le deuxième semestre 2018, on dénombre un effectif de 7965 têtes pour un prix de la viande en légère hausse qui s’établit autour de 602 Fcfp/kg (contre 600 Fcfp au premier semestre 2018).

Après analyse de la filière et suivant les besoins exprimés par les deux sociétés de charcuterie dans le cadre de leur activité de transformation, le Conseil des ministres a approuvé l’ouverture d’un quota d’importation de 1 230 tonnes de viande de porc pour le premier semestre 2019 : 610 tonnes pour la société Charcuterie du Pacifique et 620 tonnes pour la société Salaisons de Tahiti. Le Conseil des ministres a également validé l’octroi d’un quota d’importation de 400 porcelets pour la société Charcuterie du Pacifique.

3ème édition du concours de création et développement d’entreprise dans le domaine du tourisme

La 3ème édition du concours « Création et développement d’entreprise dans le domaine du tourisme » va être lancée ce mois-ci. Créé en 2017, ce concours s’inscrit dans le cadre de la stratégie de développement touristique de la Polynésie française, 2015-2020, visant à dynamiser le secteur du tourisme par des actions de renforcement des dynamiques d’innovation, de professionnalisation dans une perspective de création d’activités et d’emplois durables, de diversification et de valorisation culturelle et environnementale de l’offre touristique en Polynésie portant notamment sur les opérations suivantes : la consolidation, le développement ou la création d’une offre touristique nouvelle, le développement d’une nouvelle clientèle, la valorisation touristique du patrimoine naturel et culturel et enfin le développement d’outils TIC contribuant à la mise en valeur du patrimoine touristique.

Comme pour les éditions précédentes, les membres du jury sont issus tant du secteur public que privé, le ministre du Tourisme ou son représentant assurant la présidence du jury. Une présélection de 10 projets se fera sur la base des dossiers et documents fournis par les membres du jury, avant de les recevoir en audition. Sept prix, allant de 500 000 Fcfp à 5 000 000 Fcfp, seront attribués. La réalisation du projet lauréat du concours doit démarrer dans un délai maximal d’un an à compter du versement du prix, et aboutir dans un délai maximal de trois ans.
Pour le concours 2019, le calendrier sera le suivant: l’ouverture des inscriptions se fera le 25 avril avec le dépôt des dossiers et déploiement du plan de communication jusqu’au 5 juillet à 16 heures, l’instruction des dossiers se fera du 8 juillet au 30 août, le jury se réunira entre le 2 et le 6 septembre pour une présélection des projets, les auditions auront lieu du 9 au 20 septembre et la remise des prix aura lieu le 27 septembre à l’occasion de la Journée Mondiale du Tourisme.

Etude sur l’insertion des anciens élèves du Lycée agricole d’Opunohu

Le ministre de l’Economie verte a présenté en Conseil des ministres une enquête d’insertion des anciens élèves du Lycée agricole d’Opunohu (EPEFPA). Cette enquête a été réalisée au 1er trimestre 2019, afin de connaître leur parcours, et de déterminer des choix d’évolution de la carte de formation de l’établissement.

L’établissement affiche un taux de réussite moyen aux examens, toutes filières confondues, de 82%. Au total, 96,5% des anciens élèves des 8 dernières promotions ont répondu à ce questionnaire. L’enquête a démontré que 55% sont en activité professionnelle dont plus de la moitié dans le secteur agricole et para agricole et que 19% poursuivent leurs études soit en Polynésie soit en France (BTS – Ecole d’ingénieur) et 19% sont en recherche active ou non d’un emploi. Pour beaucoup, l’absence de mobilité (retour dans les archipels) est un frein à l’insertion.

Les étudiants issus des BTS et de Bac technologique affichent des bons résultats d’insertion et de poursuite d’étude. L’option « vente en Produits de Jardin » a ainsi été remplacée en 2016 par l’option de « vente de Produits Alimentaires » ce qui devrait offrir un éventail plus important en matière d’insertion et de débouchés, notamment par l’accompagnement renforcé du Pays à l’essor des entreprises d’agro-transformation. La première promotion sortira en août 2019.

Le CFPPA accompagne aussi l’insertion des jeunes par la création d’entreprise agricole. Ainsi, cet organisme propose de mettre en œuvre, dès septembre 2019, un dispositif adapté à tous les archipels : « Le parcours à l’installation ». L’objectif est d’accompagner les futurs chefs d’entreprises à acquérir les capacités techniques et de gestion, notamment par une année de formation auprès d’un professionnel, du suivi de 6 modules de formation et de l’écriture d’une étude prévisionnel d’installation, afin de leur assurer une activité agricole réussi et durable. Ce dispositif a été mis en place grâce à un travail collaboratif entre la CAPL (Chambre d’agriculture et de la pêche lagonaire), la DAG (direction de l’agriculture), l’EPEFPA et le SEFI (Service de l’emploi, de la formation et de l’insertion professionnelles).

Dispositif Erasmus pour le Lycée agricole d’Opunohu

Depuis trois ans, la Direction du Lycée Agricole apporte une attention particulière à la mobilité de ses apprenants. Celle-ci permet la découverte d’organisations sociales et professionnelles dans d’autres pays, ce qui permet aux élèves d’avoir un autre regard quand ils rentrent au Pays.

Le Lycée d’Opunohu s’est ainsi inscrit dans le dispositif Erasmus + qui a permis de financer des stages professionnels de 8 semaines pour les BTS de 1ère année mais également des missions d’enseignants pour rechercher des stages. La promotion 2019 partira en stage (étude en productions animales ou végétales) dans des entreprises agricoles conventionnelles ou en agriculture biologique en Belgique, en France, ou au Luxembourg. La prise en charge de la mobilité pour les 16 étudiants de cette promotion est estimée à 2 267 000 Fcfp par Erasmus et le ministère de l’Agriculture et de l’alimentation du gouvernement central, et de 2 028 000 Fcfp par la continuité territoriale.

Le lycée souhaite, également, développer les stages en Pays non francophones, proches de la Polynésie. La Nouvelle-Zélande, l’Australie et le Chili seront les premiers lieux de recherche de partenariat. Le Lycée propose en effet dans ses enseignements l’apprentissage de 3 langues (Anglais, Espagnol, Tahitien). L’établissement vient en outre d’être labélisé jusqu’au 31 décembre 2020 pour accueillir 2 services volontaires européens (SVE). Ces deux volontaires (un en Anglais et un second en Espagnol) vont participer à certains cours mais surtout proposer, à partir de la prochaine rentrée scolaire, des ateliers d’échange linguistique afin de préparer au mieux les jeunes désireux de maîtriser une langue étrangère et ainsi réussir leur stage à l’étranger.

Perspectives pour la gestion des déchets

Dans le cadre de l'élaboration du Schéma territorial de gestion des déchets en Polynésie française, une mission de prospection en métropole a été réalisée par la Direction de l'environnement (DIREN) fin 2018.
Des visites d’installations ont été effectuées, sélectionnées en fonction de la compatibilité et du dimensionnement des volumes de déchets à traiter, similaires à notre contexte local, avec donc des visites sur un site d’expérimentation de pyrolyse à haute température, dans une unité de méthanisation par voie sèche, dans un centre de tri-compostage et sur les sites de deux incinérateurs de déchets ménagers.

Journées polynésiennes du handicap du 23 au 26 avril prochains

Aujourd’hui en Polynésie, 1097 enfants, ainsi que 14 652 adultes sont reconnus comme étant des personnes porteuses de handicap. Plusieurs associations spécialisées œuvrent à leurs côtés, dont 25 regroupées au sein de la fédération « Te Niu o Te Huma ». Cette fédération a été créée en 1993 et est reconnue d’utilité publique depuis 2009.

Soucieuse de veiller au mieux aux intérêts des personnes handicapées, elle organise de nouveau cette année les Journées polynésiennes du Handicap, le rendez-vous annuel de toutes les personnes concernées par cette thématique. Cette année, les Journées polynésiennes du Handicap auront lieu du mardi 23 au vendredi 26 avril, au parc Aorai Tini Hau de Pirae. Ces journées vont permettre à la fois d’échanger et de partager sur les différentes problématiques relatives au handicap, mais également de découvrir l’étendue des actions des associations spécialisées oeuvrant dans ce domaine.

Les Assises du Handicap, programmées au cours de ces journées, sont ouvertes à toutes celles et ceux qui souhaitent y participer. Les principaux thèmes abordés seront l’insertion professionnelle des travailleurs en situation de handicap, la règlementation ou encore les transports adaptés.

Restructuration de l’anatomo-cytopathologie en Polynésie française


L’anatomo-cytopathologie (ACP) est la spécialité de la médecine qui étudie la composition microscopique des cellules et des organes afin d’aider au diagnostic. C’est une spécialité médicale qui possède une identité particulière au carrefour de la clinique, de l’imagerie et de la biologie. Cette activité est un des piliers sur lesquels s’appuie la filière de prise en charge du patient atteint de cancer. En effet, étudier la cellule et son noyau est l’élément clef du diagnostic de cancer.
Le plan cancer 2017-2026 pour la Polynésie organise une dynamique de lutte contre les cancers en optimisant les moyens existants et en coordonnant les professionnels de santé autour du patient. Un axe de ce plan est spécifiquement dédié à l’amélioration de la situation de l’anatomo-cytopathologie en Polynésie française. Ainsi, l’objectif 6.1 du plan cancer relatif est de « consolider et de réorganiser l’activité d’anatomo-cytopathologie, afin de réduire les délais d’obtention des résultats et donc le délai des prises en charge ». La réalisation de cet objectif passe par la mise en place d'une structure d’anatomopathologie pérenne, l’optimisation des circuits de prélèvements et de résultats, et la diversification des activités réalisées sur le territoire.
Le Conseil des ministres a validé le principe du regroupement des deux laboratoires publics (Centre hospitalier de la Polynésie française et Institut Louis Malardé). Cette démarche conduira ainsi à la création d’un nouveau plateau technique public unique renforcé et indépendant avec mutualisation des moyens humains et techniques des deux laboratoires.
Le laboratoire cible disposera d’un plateau unique pouvant accueillir une équipe de taille suffisante pour répondre, à minima, aux besoins pour les 15 prochaines années, d’un service de coursiers afin de collecter les prélèvements auprès de l’ensemble des structures et professionnels de santé et il se doit d’être organisé à proximité des prescripteurs principaux.
Un local a été identifié. Ce nouveau laboratoire constituera un espace technique délocalisé. Les fonctions administratives de gestion, de facturation, d’informatique et de comptabilité seront opérées par un rattachement du laboratoire à une entité administrative existante (CHPF ou ILM). Compte-tenu de la spécificité de l’activité et des contraintes d’installation et d’équipement répondant à des normes strictes, des travaux d’aménagement sont prévus et la livraison du nouveau laboratoire est estimée dans 15 à 18 mois.

Soutien aux associations et fédérations sportives

Le Conseil des ministres a octroyé quatre subventions en faveur de deux associations et deux fédérations sportives, selon les modalités suivantes :
-Subvention d'investissement en faveur de l'association Excelsior, de 2 000 000 Fcfp, pour le financement de la rénovation d’un terrain de football, ainsi que pour l'acquisition d'un tracteur pour l'entretien d’un terrain de football.

-Subvention complémentaire de fonctionnement en faveur de la Fédération Tahitienne de Natation, d'un montant de 1 600 000 Fcfp, pour le financement de la Tahiti Swimming Experience 2018 - Saison 2.

-Subvention complémentaire de fonctionnement en faveur de la Fédération Tahitienne de Cyclisme, d'un montant de 1 000 000 Fcfp, pour le financement de ses activités générales.

-Subvention complémentaire de fonctionnement en faveur de l'association Fei-pi 1923, d'un montant de 1 000 000 Fcfp, pour le financement de ses activités générales au titre de l'année 2018.

Enquête sur les bourses majorées de 2009 à 2018

Le dispositif d’attribution de bourses majorées a été mis en place pour la première fois pour l’année scolaire 2003-2004. Ce dispositif a pour but de faciliter l’océanisation des cadres et l’objectif principal est de créer une dynamique pour les étudiants, pour la poursuite de leurs études, et dans des filières où il est constaté un manque de cadres polynésiens.
Pour mémoire, chaque année le Conseil des ministres fixe la liste des filières prioritaires, le nombre de bourses dans chaque filière, ainsi que le niveau d’études requis pour bénéficier de l’allocation. La liste des filières prioritaires est très diversifiée puisque sur les dix dernières années 59 filières différentes, notamment dans le secteur de la santé, ont été comptabilisées.
Depuis l’année scolaire 2009-2010 le nombre de bénéficiaires a beaucoup varié, nouvelles demandes et renouvellements confondus. Sur ces dix dernières années, le dispositif des bourses majorées a permis de financer 315 études, pour 59 filières différentes, au bénéfice de 126 étudiants, ce qui représente un financement de 366 840 000 Fcfp. Une enquête a été réalisée, consistant à interroger l’intégralité des étudiants ayant bénéficié d’une bourse majorée depuis 10 ans. Les résultats de cette enquête montrent que la plupart des étudiants respectent leur engagement de revenir travailler en Polynésie à l’issue de leurs études à l’extérieur. La formation des étudiants reste une priorité pour le Pays mais celle-ci doit également répondre à un besoin réél, permettant aux futurs diplômés de pouvoir revenir travailler en Polynésie à l’issue de leurs études.


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Circulation de nuit restreinte sur la RDO du 1er au 4 avril  28/03/2019

Deux voies de la RDO, la route de déviation ouest, seront fermées de part et d’autre du terre-plein central de 20 heures à 2 heures du matin, du lundi 1er au jeudi 4 avril, afin de permettre au Service des Parcs et Jardins et de la Propreté d’entretenir les plantations du terre-plein central.Il est recommandé aux automobilistes la plus grande prudence et le respect des consignes de sécurité aux abords du chantier.

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Compte rendu du conseil des ministres du 27 mars 2019  27/03/2019

Voici le compte rendu du conseil des ministres du 27 mars 2019 dans son intégralité.


Vers une optimisation énergétique des navires de pêche

La pérennité des filières de pêche est particulièrement menacée du fait de la raréfaction des ressources exploitables et l’augmentation des charges financières. Dans une démarche d’éco-responsabilité et afin de réduire l’empreinte carbone de la filière, de nombreux programmes ont été lancés en France et en Europe visant à réduire la consommation en carburant des navires de pêche pour améliorer leur rentabilité, sans pour autant augmenter les prélèvements sur les ressources. La problématique est plus spécifique encore en Polynésie car le coût du poste carburant pour les sociétés de pêche y est deux fois plus important qu’en Europe (30% des charges pour un navire en Polynésie contre 12 à 15% en Europe).
Le Conseil des ministres a validé le projet de convention entre l’Université de la Polynésie française et la Polynésie française relative à la mise en œuvre du projet de Programme d’Optimisation Energétique des navires de pêche (Acronyme POENav). Ce projet de collaboration proposera, par ailleurs, une étude prospective de solutions d’avenir basées sur le changement d’énergie envisagé dans le cadre de l’amélioration de la flotte existante ou pour l’achat de nouveaux navires.


Maintien du prix des hydrocarbures au 1er avril

Comparativement aux dernières valeurs CAF de produits hydrocarbures liquides fixés par le Conseil des ministres, les nouvelles valeurs CAF exprimés en Fcfp de ces produits, chargés au mois de février en Corée du Sud, affichent des augmentations sous l’effet de la hausse conjuguée des cotations du marché et de la devise américaine. Ainsi, les prix de l’essence sans plomb, du pétrole et du gazole augmentent respectivement de 8,47 %, de 8,41 % et de 9,15 %.
Malgré ces fluctuations, le Conseil des ministres a décidé de maintenir les prix des hydrocarbures à leur niveau actuel pour le mois d’avril et de rétablir le niveau de prix de détail du gazole destiné aux professionnels du secteur de la pêche, soit à 40 Fcfp/litre.


Approbation des programmes des vols internationaux et de cabotage de la saison IATA Eté 2019

Conformément aux dispositions de la délibération de l’Assemblée de la Polynésie française du 13 juin 2002, les compagnies aériennes internationales desservant la Polynésie française ont déposé, pour approbation, leurs programmes de vols pour la saison IATA Été 2019, courant du 31 mars 2019 au 26 octobre 2019. Neuf arrêtés ont ainsi été pris en Conseil des ministres :
La compagnie aérienne polynésienne Air Tahiti Nui opèrera les routes suivantes :
- Los Angeles – Papeete – Auckland – Papeete – Los Angeles à raison de 2 à 3 fréquences par semaine ;
- Papeete – Los Angeles – Papeete à raison de 4 à 7 fréquences par semaine ;
- Papeete – Paris CDG via Los Angeles (cabotage) à raison de 5 à 7 fréquences par semaine ;
- Papeete – Tokyo Narita – Papeete à raison de 2 fréquences par semaine.
Air France opèrera la route internationale Papeete – Los Angeles et la route en cabotage Papeete – Paris CDG via Los Angeles à raison de 3 fréquences hebdomadaires.
French Bee et United Airlines opèreront la route Papeete – San-Francisco à raison de 3 fréquences hebdomadaires.
Air New Zealand opèrera 2 à 3 fréquences hebdomadaires entre Papeete et Auckland.
La compagnie aérienne Latam Airlines opèrera 1 fréquence hebdomadaire entre Papeete et Santiago du Chili via l’Île de Pâques.
La compagnie Hawaiian Airlines opèrera 1 fréquence hebdomadaire (le samedi) entre Papeete et Honolulu durant cette saison.
Air Calédonie International opèrera la route en cabotage Nouméa – Papeete à raison d’une fréquence hebdomadaire.
Enfin, Air Tahiti opèrera la route Papeete – Rarotonga (Îles Cook) à raison de 1 à 2 fréquences hebdomadaires.


Réglementation maritime pour le « Air France Paddle Festival 2019 »

Les meilleurs pratiquants de Stand Up Paddle locaux et internationaux s’affronteront le 6 avril prochain sur le plan d’eau entre Papeete et Punaauia dans le cadre de l’épreuve majeure « Air France Paddle Festival ». Pour la 2e année consécutive, cette manifestation prend de l’ampleur et intègre le circuit mondial en devenant la 1ère étape du « Paddle League World Tour 2019 ».
Afin de garantir la sécurité des compétiteurs et des spectateurs attendus pour cet évènement d’envergure, la Direction Polynésienne des Affaires Maritimes (DPAM) a élaboré en concertation avec l’organisateur un projet d’arrêté relatif aux conditions d’organisation et de déroulement de la compétition. Cet arrêté prévoit l’instauration de 2 zones de règlementations spécifiques :

- La zone Z1 couvre l’ensemble du parcours de l’épreuve principale dite « Elite Race ». Longue de 24 km, elle sera restreinte à la navigation dans les conditions fixées par l’organisateur. L’ensemble des navires spectateurs devra se positionner à plus de 20 mètres des compétiteurs. Cette restriction s’appliquera de 11 h à 14 h 30. La zone concernée suit le chenal de navigation entre la baie du parc Vairai (lieu de départ et d’arrivée de la compétition), le long de l’aéroport, sortie par la passe de Papeete, retour par le large le long du récif extérieur de Faa’a, entrée dans le lagon par la passe de Taapuna et retour au parc Vairai. Le sens de la course peut être inversé en fonction de la météo mais le parcours sécurisé reste inchangé.

- La zone Z2 concerne le départ et l’arrivée. Elle se situe dans la petite baie au droit du parc Vairai à Outumaoro (ex Sofitel). Cette zone sera totalement interdite à la circulation des navires immatriculés. L’interdiction s’appliquera de 8 h à 17 h. Seuls les navires identifiés comme moyen de surveillance de la manifestation seront autorisés à pénétrer dans cette zone.
Les manquements aux règles de limitations d’activités définies par le présent arrêté sont passibles des peines de contravention de 5ème classe prévues par le code pénal.


Agents non fonctionnaires de l’administration de la Polynésie française (ANFA) : suspension des congés administratifs

Par lettre en date du 24 janvier dernier, le ministre de la modernisation de l’Administration, en charge de l’énergie et du numérique a demandé l’extension de l’avenant n° 19 du 17 janvier 2019 à la convention collective de travail des agents non fonctionnaires de l’administration de la Polynésie française (CCANFA) du 10 mai 1968, relatif à la suspension des congés administratifs pendant deux ans.
Cette demande d’extension vise à rendre les dispositions de cet avenant obligatoires pour tous les services de la Polynésie française et tous ses agents ANFA. En conséquence, un avis d’extension a été publié au Journal officiel de la Polynésie française du 8 février dernier. Le contenu de l’avenant y était reproduit in extenso. La Direction du travail n’ayant enregistré aucune observation sur ledit accord pendant le délai de quinze jours, un arrêté d’extension a donc été pris, ainsi que le prévoit le Code du travail.


Formation Tahiti Code Camp 2019 : subvention de fonctionnement en faveur du Conservatoire national des arts et métiers

Dans le cadre de la convention pluriannuelle d’objectifs entre la Polynésie française et le CNAM (conservatoire national des arts et métiers) 2019-2021 du 5 novembre 2018, il est convenu que le CNAM accompagne le Pays dans la mise en œuvre de sa stratégie en matière de formation tout au long de la vie.
La mise en œuvre de l’action 16 du Smart Polynesia « développer des programmes de formation aux métiers du numérique » et le constat partagé du manque crucial de codeurs pour assurer le développement des applications numériques et notamment les conclusions positives de la session 2018 du « Tahiti code camp » (70% d’insertion à l’issue de la formation), sont autant d’éléments qui concourent à poursuivre l’action de formation proposée par le CNAM.
Il a donc été acté d’apporter un soutien financier à la formation intitulée « Tahiti code camp » intervenant dans le secteur du Web et du codage informatique. D’une durée de 9 semaines, cette formation est dédiée à 20 jeunes polynésiens de moins de 30 ans, en situation sociale précaire (décrochage scolaire, recherche d’emploi). La formation « Tahiti code camp » a pour objectif d’assurer un vivier de compétences suffisant pour les métiers du numérique soutenant ainsi le développement des activités numériques et des start-up en Polynésie, d’ouvrir le bénéfice de cette formation à des jeunes polynésiens en situation sociale précaire et enfin de permettre une formation adaptée, innovante et spécialisée dans la programmation informatique en accord avec les plus hauts standards internationaux.
Le budget prévisionnel de l’action est estimé à 8 millions Fcfp, avec une participation du Pays de 50 %. Le ministère de la modernisation de l’Administration, en charge de l’énergie et du numérique, participe à cette opération à hauteur de 3 millions Fcfp, une subvention complémentaire d’1million Fcfp du ministère de la Famille étant également prévue.


Subventions à l’Université de Polynésie française pour les programmes MIREIL et ECOMEB

Le Conseil des ministres a octroyé des subventions de fonctionnement en faveur de l’Université de la Polynésie française (UPF) pour le financement de deux programmes de recherche, MIREIL et ECOMEB.
Pour le programme MIREIL, la Polynésie française interviendra pour un peu moins de 30% du montant prévisionnel des dépenses de fonctionnement de l’année 2019, estimée environ à 5,4 millions F cfp.
Concernant le programme ECOMEB, la Polynésie française interviendra pour près de 57% du montant prévisionnel des dépenses de fonctionnement de cette dernière année du programme, estimé à 3,8 millions Fcfp.


Participation de l’administration à la course « La Tahitienne »

« La Tahitienne » est une course solidaire organisée par l’association sportive courir en Polynésie depuis 18 ans maintenant. Les fonds récoltés durant cet évènement sont reversés à l’association polynésienne d’aide aux personnes atteintes du cancer (APAC).
Le 9 mars dernier, pour la course, Mon Administration Active (MAA) a recensé 491 participantes provenant de 27 services, 5 établissements publics administratifs, 2 ministères (Ministère du Tourisme et ministère de la Culture) mais aussi du Vice-rectorat et de la direction des douanes, en l’absence de pilote désigné pour la démarche MAA au niveau de l’Etat. Un montant de 11 000 Fcfp de dons complémentaires a également été collecté.
L’organisation de cet évènement a été coordonnée par la direction de la modernisation et des réformes de l’administration (DMRA), au titre du groupe de travail de l’administration active (composé de la Direction générale des ressources humaines, de la Direction de la Santé, de la Direction de la Jeunesse et des Sports et de la Direction de l’Equipement) dès le mois de janvier. La contribution logistique du service des moyens généraux a également largement contribué à la réussite de l’organisation.
Outre le stand tenu par des agents masculins et proposant des fruits gracieusement offerts, afin d’innover, il a été proposé cette année un stand de customisation de tee-shirts et un coin photo avec un cadre décoré aux couleurs de la Tahitienne et de Mon Administration Active.


Premier salon artisanal de Raiatea

La fédération artisanale Havai’i Nui de Raiatea organise son 1er Salon artisanal de Raiatea du 2 au 14 avril prochains, dans le hall de l’Assemblée de la Polynésie française, sur le thème « Te rima rima aravehi no te mau ohipa atoa no Raromatai ».
Divers concours seront organisés à cette occasion : confection de couronnes de tête en fibres végétales, création de colliers à 4 fils ou de ras de cou en nacre et coquillages locaux, création et bâti de tifaifai. A noter également, l’organisation, le samedi 6 avril, d’un atelier de confection de colliers de coquillages dédié spécialement aux enfants, ce qui permettra ainsi de transmettre ainsi aux jeunes générations le savoir-faire traditionnel. Un autre atelier sera proposé au public le samedi 13 avril pour l’apprentissage de tressage de fibres en vue de confectionner un ras de cou ou un bracelet
L’inauguration officielle est prévue le mardi 2 avril dans le hall de l’Assemblée de la Polynésie française. Les heures d’ouverture au public du salon seront de 8h à 17h, jusqu’au dimanche 14 avril, jour de clôture de ce salon.


Nombre de places à l’Institut de Formation des Professions de Santé Mathilde Frébault pour l’année 2019

La Direction de la Santé, au travers de l’Institut de Formation des Professions de Santé « Mathilde Frébault » organise chaque année l’entrée en formation en soins infirmiers délivrant le diplôme d’État d’infirmier et le grade de licence, inscrit dans le dispositif Licence-Master-Doctorat.
Le quota de places en formation infirmière est fixé chaque année en conseil des ministres. Il est défini en fonction de la capacité d’accueil en stage des étudiants infirmiers dans les établissements de santé publics et privés du territoire ainsi que des besoins du Pays et est réparti conformément aux textes régissant la profession d’infirmier.
Au titre de l’année 2019, le nombre de places est fixé à trente :
- 67% minimum, soit 21 places réservées aux candidats admis sur la liste des candidats titulaires du baccalauréat ou de l’équivalence de ce diplôme (liste 1) ;
- 33% maximum, soit 9 places réservées aux candidats relevant de la formation professionnelle continue qui justifie d’une durée minimum de trois ans de cotisation à un régime de protection sociale à la date du dépôt du dossier (liste 2).


Composition et fonctionnement du Conseil d’orientation et de suivi des retraites

La loi du Pays portant diverses dispositions relatives à l’assurance vieillesse et autres mesures d’ordre social a été promulguée et publiée au Journal officiel de la Polynésie française le 1er février 2019.
La loi du Pays crée le Conseil d'orientation et de suivi des retraites (COSR), instance permanente d'études et de concertation entre les principaux acteurs du champ des retraites, dont la vocation est de suivre l'évolution des régimes de retraites et de formuler des propositions pour assurer leur solidité financière et leur fonctionnement solidaire.
En cela, la loi du Pays entend rénover la concertation en prenant en compte la position des partenaires sociaux dans l’évolution paramétrique des retraites. Pour ce faire, le COSR a notamment pour missions :
- d’analyser les évolutions et les perspectives à moyen et long terme des régimes de retraite légalement obligatoires, au regard des évolutions économiques, sociales et démographiques, et d'élaborer, au moins tous les cinq ans, des projections de leur situation financière ;
- d'apprécier les conditions requises pour assurer la viabilité financière à terme de ces régimes ;
- de produire, au plus tard le 15 juin de chaque année, un rapport annuel et public sur le système de retraite, fondé sur des indicateurs de performance ;
Ainsi, ce conseil pourra formuler toute recommandation ou proposition de réforme qui lui paraît de nature à assurer la pérennité financière des régimes, notamment sur la définition du périmètre de la solidarité conformément au préambule de la loi du Pays précitée, voire sur les dispositifs de protection du risque vieillesse (prestations) qu’il serait nécessaire d’actualiser.
Par ailleurs, toute modification réglementaire du cadre des retraites lui sera obligatoirement soumise pour avis préalable par le ministre en charge de la protection sociale généralisée, de même que toute décision prise par le Conseil des ministres au titre de ses compétences, notamment celles relatives aux taux d’abattement, à la fixation du salaire moyen de référence et aux différents taux et plafonds de cotisations.
Le COSR est composé de représentants des organisations syndicales de salariés et d’employeurs les plus représentatives, de représentants des organisations de retraités, pensionnés des régimes de retraites polynésiens, et d’un représentant de la Jeune chambre économique de Tahiti, désignés pour une mandature de quatre années.


Conseil d’administration de la CPS : répartition des sièges entre organisations syndicales d’employeurs et de salariés

Le Conseil des ministres a approuvé la répartition des sièges entre les organisations syndicales d’employeurs et de salariés au conseil d’administration de la C.P.S (Caisse de prévoyance sociale).
Le mandat des membres du conseil d’administration de la C.P.S. s’achevant le 17 avril prochain, le Conseil des ministres devait en effet procéder à une nouvelle répartition des sièges entre les organisations syndicales d’employeurs et de salariés. Le conseil d’administration de la C.P.S. est composé de 28 membres, dont 10 représentants des organisations syndicales d’employeurs les plus représentatives et 14 représentants des organisations syndicales de salariés les plus représentatives.
Pour les organisations syndicales d’employeurs, l’application des dispositions du Code du travail entraîne l’attribution des 10 sièges aux organisations les plus représentatives, sur la base du nombre de salariés dans les entreprises adhérentes. Il en résulte la répartition suivante : 1 siège pour la Confédération générale des petites et moyennes entreprises (CGPME), 1 siège pour la Fédération générale du commerce (FCC), 1 siège pour l’Union patronale de Polynésie française (UPPF), 1 siège pour le Mouvement des entreprises de France en Polynésie française (MEDEF), 1 siège pour le Syndicat des industriels de Polynésie française (SIPOF), 1 siège pour le Conseil des professionnels de l’hôtellerie (CPH), 1 siège pour la Chambre syndicale des métiers du génie civil et des travaux publics (CSMGCTP), 1 siège pour l’Association française des banques/comité de Polynésie française (AFB/CPF), 1 siège pour l’Association des transporteurs aériens locaux de Polynésie française (ATAL) et 1 siège pour le syndicat polynésien des entreprises et prestataires de services (SPEPS).
S’agissant des organisations syndicales de salariés, leur représentativité a été appréciée globalement pour l’ensemble des salariés, tant du secteur privé que du secteur public. Il a été fait application des règles prévues par le code du travail pour l’affectation d’un siège de plein droit aux organisations syndicales reconnues représentatives et pour l’attribution des sièges restants proportionnellement selon la règle de la plus forte moyenne. Il en résulte la répartition suivante : 4 sièges pour la CSTP/FO, 3 sièges pour la CSIP, 3 sièges pour A Tia I Mua, 2 sièges pour OTAHI et 2 sièges pour O Oe to Oe Rima.
Il sera procédé, par la suite, à la désignation individuelle de chacun des membres du conseil d’administration de la Caisse de Prévoyance Sociale.


Subventions de fonctionnement en faveur d’établissements publics d’enseignement

Le Conseil des ministres a octroyé 7 subventions en faveur d’établissements publics d’enseignement de la Polynésie française, collèges et lycées, dans le cadre du dispositif éducatif d’aide de prévention, pour un montant global de 23 748 240 Fcfp, et selon les modalités suivantes :
 
 
Bénéficiaire Objet de la subvention Montant
en Fcfp
Collège de Taiohae Frais de recrutement pour la mise en place du dispositif éducatif d’aide de prévention au titre de l’année 2019
 
3 218 160
Collège de Taravao Frais de recrutement pour la mise en place du dispositif éducatif d’aide de prévention au titre de l’année 2019
 
3 532 980
Lycée polyvalent Ihi-tea no Vavau Frais de recrutement pour la mise en place du dispositif éducatif d’aide de prévention au titre de l’année 2019
 
3 116 400
Lycée de Uturoa Frais de recrutement pour la mise en place du dispositif éducatif d’aide de prévention au titre de l’année 2019
 
3 259 500
Lycée polyvalent de Taaone Frais de recrutement pour la mise en place du dispositif éducatif d’aide de prévention au titre de l’année 2019
 
3 752 400
Lycée polyvalent de Taravao Frais de recrutement pour la mise en place du dispositif éducatif d’aide de prévention au titre de l’année 2019
 
3 784 200
Lycée Tuianu Legayic Frais de recrutement pour la mise en place du dispositif éducatif d’aide de prévention au titre de l’année 2019
 
3 084 600
 
Le Conseil des ministres a, par ailleurs, également octroyé 6 subventions en faveur d’établissements publics d’enseignement de la Polynésie française, collèges et lycées, pour un montant global de 2 400 000 Fcfp, pour le financement de déplacements scolaires, selon les modalités suivantes :
 
Bénéficiaire Objet de la subvention Montant en
Fcfp
Collège Henri Hiro Voyage scolaire sportif et culturel à Makemo 200 000
Collège de Tipaerui Voyage scolaire sur l’île de Rapa Nui 600 000
Lycée polyvalent de Taaone Voyage scolaire sportif en Nouvelle-Zélande 200 000
Lycée professionnel de Mahina Voyage scolaire en métropole 300 000
Lycée professionnel de Uturoa Voyage scolaire en métropole 800 000
Lycée professionnel de Mahina Voyage scolaire à Rangiroa 300 000


Bourses majorées : filières prioritaires au titre de l’année universitaire 2019/2020

Le dispositif des bourses majorées, réglementé par l’arrêté du Conseil des ministres du 13 avril 2006, a pour objectif d’inciter les jeunes bacheliers à poursuivre des études supérieures et à porter leur choix sur les disciplines les plus utiles à la Polynésie française en vue de la formation de ses cadres de demain.

L’arrêté prévoit l’adoption en Conseil des ministres de la liste des filières retenues comme prioritaires au titre de chaque année universitaire, sur proposition conjointe du ministre de l’éducation chargé de l’enseignement supérieur et du ministre de l’emploi. Cette liste détermine le nombre de bourses susceptibles d’être accordées dans chacune des filières, le niveau d’études requis pour en bénéficier ainsi que leur montant mensuel qui varie de 60 000 Fcfp à 150 000 Fcfp.

Pour la prochaine rentrée universitaire 2019/2020, et selon le recensement effectué auprès des ministères, le ministère du Tourisme et du Travail et le ministère de l’Education, de la jeunesse et des sports proposent l’ouverture de nouvelles filières prioritaires, pour la médecine du travail, pour la conduite de projet informatique ou pour un cursus de technicien supérieur spécialisé dans les forêts. Des ajustements sont aussi demandés dans la filière « bâtiment et énergie ».

Il a été acté d’inscrire l’intégralité des demandes formulées par les ministres soit 57 filières pour un quota de 81 bourses. La formation des cadres polynésiens dans des filières utiles au pays doit répondre à de réels besoins et doit permettre aux bénéficiaires d’exercer en Polynésie française à l’issue de leurs études.

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