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Papeete, un siècle de changement : montez dans notre machine à voyager dans le temps



D'après une carte postale, Cl. An, Fds Christine Duchateau, Coll. Commune de Papeete
D'après une carte postale, Cl. An, Fds Christine Duchateau, Coll. Commune de Papeete
PAPEETE, le 19 avril 2015. La commune de Papeete fête cette année ses 125 ans. Une histoire marquée notamment par le bombardement de la ville le 22 septembre 1914. Nous avons été captivés par les photos mises en avant par le service des archives de la mairie. Toute la semaine, nous vous proposons de comparer les quartiers de Papeete entre le début du XXe siècle et aujourd'hui.


Pour le centenaireoig de la Première Guerre mondiale, la ville de Papeete a publié un ouvrage dédié à l’implication de la population des Établissements français d’Océanie dans la Grande Guerre. L'ouvrage de plus de 300 pages regorge de nombreuses photos (754 pour être précis) prises il y a une centaine d'années. On s'est surpris à scruter les photos, à regarder où elles étaient prises à être surpris de voir de les changements. Papeete a beaucoup changé et pourtant on retrouve quelques éléments qui n'ont pas changé. Nous avons décidé de comparer avec des photos prises ces dernières années.

Dans ce livre, les historiennes Marie-Noëlle Frémy et Corinne Raybaud
passent en revue, au fil de onze chapitres, les faits qui ont marqué la collectivité d’outre-mer durant les années de guerre : le bombardement de la ville, le 22 septembre 1914 ; la constitution puis le départ des contingents de Poilus tahitiens ; la vie des EFO durant la guerre ; les batailles où se sont illustrés les soldats polynésiens ; leur retour au fenua ; l’épisode de la grande épidémie de Grippe espagnole en 1918.


Faites coulisser le curseur pour comparer la ville à différentes époques



A gauche, une photographie prise après le bombardement de Papeete ; à droite, le même point de vue, photographié en 2011. En promenant le curseur, vous pouvez comparer ce qui a changé et identifier ce qui n'a pas bougé.

Nous avons voulu revoir ces endroits, sentir le temps passé et vous faire voir l'évolution. Nous avons d’abord parcouru le livre Le Bombardement de Papeete du 22 septembre 1914 et la Grande Guerre dans les EFO. Nous avons rencontré les historiennes Marie-Noël Fremy et Corinne Raybaud qui ont travaillé sur cet ouvrage. Puis nous avons décidé de bâtir cette petite machine à remonter le temps grâce au travail des archivistes de Papeete et des photos que nous avons prises.

Papeete fête cette année ses 125 ans. Vaihere Tehei, responsable du service des archives de la mairie, prépare actuellement avec ses collègues passionnés d'histoire et amoureux de leur ville une exposition pour retracer les 125 dernières années de la capitale.

Cette semaine, on commémore aussi le centenaire du débarquement des forces ANZAC à Gallipoli, en Turquie. C'était le 25 avril 1915. L'exposition « Anzac Day et Papeete : Mémoires de la Première Guerre mondiale » est organisée à partir de demain et ce jusqu'au 30 avril à la Mairie de Papeete. L'accès libre et ouvert à tous.



L'escadre allemande à l'entrée du port

Le 22 septembre 1914, à l'aube. Deux bateaux sont repérés près de Moorea. Ce sont deux croiseurs qui sont accompagnés de ravitailleurs. « Ils n'ont pas de pavillon », décrit l'historienne Marie-Noëlle Frémy, qui a participé bénévolement à la rédaction du livre Le Bombardement de Papeete du 22 septembre 1914 et la Grande Guerre dans les EFO. « L'ordre d'évacuer la ville est lancé. Les bateaux se présentent. Destremau donne l'ordre de tirer des coups de semonce. » A terre, il y a 130 hommes prêts à se battre. En face, « l'escadre est au top. Elle s'est préparée pendant la traversée du Pacifique. Elle possède des armes extrêmement puissante. Deux mille hommes sont à bord », raconte l'historienne.
Le pavillon monte. C'est le pavillon allemand. Puis c'est le pavillon de guerre qui est hissé. « Destremau donne alors l'ordre de faire exploser les mines et de mettre le feu au dépôt de charbon. Les Allemands vont voir qu'il n'y a pas de balisage et qu'il est impossible de passer » , explique Marie-Noëlle Frémy. « Les canaux sont prêts à débarquer mais ils auraient deux à trois kilomètres à parcourir sous les feux de la batterie. Ils décident donc de ne pas débarquer mais bombardent. »
Leur bombardement s'arrêtera à la limite de la cathédrale. Tout le centre-ville est en bois, il y a de l'alcool et des réserves de carburants, le feu se répand donc vite.

Faites coulisser le curseur pour comparer la ville à différentes époques



Ecoutez l'historienne Corinne Raybaud parler de la vie à Tahiti, il y a 100 ans


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On « speak english » à Tahiti

Il y a une centaine d'années l'anglais était présent dans les conversations et aussi sur les devantures des magasins. « L'usage de la langue française était peu pratiqué. Dans un écrit du gouverneur en 1914, il dit qu'il est très étonné de constater que la plupart des affiches sur les devantures des magasins sont en anglais et que la plupart des gens parlent tahitien ou alors anglais », explique l'historienne Corinne Raybaud. « Sur Papeete, quand même le française se parle mais dès qu'on va dans les districts ce n'est pas le cas cas. Le français est très peu utilisé. Le gouverneur s'étonne car il considère qu'en 70 ans de présence française, c'est-à-dire depuis le protectorat, il pensait arriver dans une île où on parlerait beaucoup plus le français. »

Ecouter l'historienne Corinne Raybaud décrire l'importance de l'anglais en 1914



Rédigé par Mélanie Thomas le Dimanche 19 Avril 2015 à 16:41 | Lu 2911 fois







1.Posté par Paxud le 19/04/2015 18:16 | Alerter
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Excellente initiative que ce bond de cent ans en arrière. Des deux époques, mes préférences vont à la première, avec un Papeete fait de rues bordées d'arbres où ne circule aucun véhicule! La "belle" époque?

2.Posté par Jean Coza le 20/04/2015 07:38 | Alerter
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La "Belle époque" mon ...... œil !
Avec la lèpre, le fefe, les tubards, une espérance de vie à +/- 50 ans, aita "evasan" aux frais de la princesse.
Des iles livrées à elles même quand la goélette à voile faisait naufrage engloutissant ces quelques passagers et l'équipage.
Les entourloupes des Premiers popa'a, dont les patronymes existent toujours, pour piquer les terres des Polynésiens. Sans parler des pasteurs et curés qui eux ne payaient même pas.
De cette "Belle époque" on a gardé l'alcoolisme, l'inceste, le "chapardage" (à plus ou moins grande échelle) et les bagarres, dommage !

Seul coté positif, il y avait très peu de gros, l'exercice faisait parti de la vie.

3.Posté par Moana le 20/04/2015 12:20 (depuis mobile) | Alerter
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Exact jean coza

Et ce gouverneur se dirait la même chose tellement le français est mal parle , quant à la langue tahitienne c'est pire

La honte s'abatte sur nous

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