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Les négociations patinent à l'Intercontinental Moorea



Les négociations patinent à l'Intercontinental Moorea
PAPEETE, le 23 septembre 2019 - Suite à trois semaines de grève et après avoir renoncé à son principal point de revendication, le syndicat O Oe to Oe Rima tente d’obtenir de la direction de l’Intercontinental de Tiahura la promesse du recrutement sous contrats à durée indéterminée de 28 collaborateurs employés à titre précaire par l’hôtel.

La mobilisation ne faiblit pas sur le piquet de grève, avec 87 % du personnel de l’hôtel impliqué. Mais du côté des négociations, on avance peu et dans un climat versatile. Sur place Tunia Terevaura souffle le chaud. Le délégué syndical brandit la détermination des grévistes, quitte "à aller jusqu’à la fermeture de l’hôtel", tandis qu’à Tahiti on souffle le froid du côté du secrétaire général de la confédération O Oe to Oe Rima : "Ce que l’on veut, c’est apaiser la tension des salariés", explique Atonia Teriinohorai. "On ne peut pas s’enfermer dans une confrontation patron-employés. Il faut que l’on dépasse ça. Nous devons trouver un compromis. Le but est d’avancer dans les négociations et de reprendre le travail."

Une ambition partagée avec Guillaume Epinette pour qui "l'essentiel est que tout rentre dans l'ordre le plus rapidement possible, afin que l'on puisse accueillir nos touristes et faire notre métier dans des conditions normales". Le directeur général du groupe Intercontinental, l'assure : "On tente de trouver la meilleure solution tout en gardant l'équilibre financier de la société."

Quête de compromis

Mais après trois semaines de guerre de tranchées, à Tiahura les négociations ont débuté vendredi dernier et se poursuivent depuis sur fond de grande tension. En ayant renoncé au principal point de revendication à l’origine de la grève qui affecte depuis le 29 août dernier le resort de Moorea, le syndicat n’entend pas faire beaucoup de concessions sur le reste de ses demandes. Les délégués O Oe to Oe Rima ont accepté jeudi dernier de ne plus exiger la réintégration des quatre employés de cuisines mis à pied à titre conservatoire le mois dernier après avoir été accusés par une collègue de harcèlement sexuel et de viol en réunion. Cette condition était posée par la direction comme préalable à toute négociation. Ce point retiré, tout le monde tente de se concentrer maintenant sur le reste des revendications. Celles-ci concernent en premier lieu du sort d’une trentaine d’employés sous contrats précaires : 22 postes occupés régulièrement par des extras et six collaborateurs sous contrat à durée déterminée (CDD).
 
Pour l’ensemble de ces collaborateurs, le syndicat demande la requalification des contrats d’embauche en contrats à durée indéterminée (CDI). "Nous sommes prêts à travailler sur la base d’un programme d’intégration étalé dans le temps, pourquoi pas jusqu’en 2021. Mais il faut que ce soit inscrit dans un accord", insiste Atonia Teriinohorai lundi matin. La proposition a été faite par la direction de la création d’un comité de suivi de ce potentiel accord. Le syndicat exige que ce comité ait un rôle délibératif et non pas uniquement consultatif. Surtout, les discussions semblent plombées par une mésentente de personnes, entre le délégué du personnel, Tunai Terevaura, et les cadres de l’entreprise, le directeur et sa responsable des affaires financières.

La réunion qui s’est tenue sur place en fin de matinée a tourné court après 45 minutes, sous les yeux d’un inspecteur du travail dépêché en vain de Papeete depuis vendredi pour servir de médiateur entre les représentants de la direction et ceux du syndicat.

Parallèlement, les quatre employés de cuisine soupçonnés du viol d’une collègue sont convoqués ce mardi à la brigade de Faa’a, où ils pourraient être placés en garde à vue pour répondre des accusations qui sont portées contre eux. Mis à pied à titre conservatoire depuis le mois dernier, ce pâtissier, ce cuisinier et ces deux commis de plonge sont en outre visés depuis le 6 septembre par une procédure de licenciement dont l’issue pourrait être notifiée dès mardi.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Lundi 23 Septembre 2019 à 16:36 | Lu 2148 fois





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