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Gardes à vue levées pour les désormais ex-Intercontinental



L'avocat des quatre employés de l'Intercontinental, Me Stanley Cross.
L'avocat des quatre employés de l'Intercontinental, Me Stanley Cross.
Papeete, le 26 septembre 2019 – Les gardes à vue des quatre employés de l’Intercontinental Moorea visés par une plainte pour viol ont été levées, sans poursuites, mercredi soir à la brigade de recherches de la gendarmerie de Faa’a. Dans le même temps, la direction de l’hôtel de Moorea a signifié le licenciement des quatre hommes pour harcèlement sexuel sur le lieu de travail.
 
Annoncées dès lundi par Tahiti Infos, les gardes à vue des quatre employés de l’hôtel Intercontinental de Moorea ont été levées mercredi soir sans que les intéressés ne soient déférés au parquet ou présentés à un juge d’instruction. Les quatre hommes accusés de viol par une collègue ont été remis en liberté et l’enquête se poursuit, notamment avec l’examen de leurs téléphones portables. « C’est une grande satisfaction parce que mes clients ont toujours contesté les faits », a commenté jeudi matin, Me Stanley Cross, l’avocat des quatre mis en cause.
 
Accusés par une collègue de travail de harcèlement sexuel courant 2018 et de viol le 3 avril dernier dans les cuisines de l’hôtel, les quatre hommes ont été convoqués et placés en garde à vue mardi matin dans les locaux de la brigade de recherches de la gendarmerie à Faa’a. Après une journée passée à refuser de s’exprimer en l’absence de leur avocat, hors territoire, les suspects ont été rejoints mercredi matin par Me Cross. « Ils ont pu s’expliquer et répondre aux questions », poursuit l’avocat qui explique que l’un de ses clients a notamment fait valoir qu’il était absent au moment des faits dénoncés par la victime.

Les quatre employés licenciés

Si la procédure pénale ouverte par le parquet de Papeete va se poursuivre concernant l’accusation de « viol », la procédure disciplinaire menée par l’hôtel Intercontinental est en revanche terminée concernant les accusations de « harcèlement sexuel » sur le lieu de travail. La direction du groupe hôtelier a en effet signifié aux quatre employés leur licenciement au terme d’un mois de procédure de mises à pied et entretiens préalables. Me Stanley Cross annonce d’ores et déjà qu’il entend attaquer ces décisions devant le tribunal du travail.
 
« L’un de mes clients estime de façon catégorique que cette procédure a été montée pour casser le syndicalisme au sein de l’établissement », accuse par ailleurs l’avocat. Ce que réfute fermement la direction du groupe hôtelier en Polynésie française, qui assure au contraire s’attacher à « construire un projet de dialogue social avec des partenaires sociaux qui font partie intégrante de l’établissement ». Direction qui précise également que la procédure de licenciement relève du code du travail, sans lien avec la procédure pénale en cours.
 
Concernant enfin le mouvement de grève à l’Intercontinental Moorea, la confédération O oe to oe rima expliquait jeudi que de nouvelles rencontres et discussions étaient prévues vendredi ou lundi.

Me Stanley Cross, avocat des quatre employés

Comment accueillez-vous la levée des gardes à vue de vos clients ?
 
« Je vous avoue que je suis agréablement surpris, parce que les premières informations que j’avais de la gendarmerie étaient une présentation ce matin au parquet puis certainement devant le juge d’instruction. Et hier soir, on a mis fin à la garde à vue. C’est une grande satisfaction parce que mes clients ont toujours contesté les faits. Dès le départ, lorsqu’ils ont fait l’objet d’une procédure disciplinaire, ils ont dit à la direction que les faits allégués étaient totalement mensongers. Et ils n’ont pas hésité à aller déposer plainte à la gendarmerie pour dénonciation calomnieuse. Dans le cadre de la garde à vue, ils ont donc pu s’expliquer et répondre aux questions. Et puis surtout, on a un exemple flagrant parmi eux des contradictions des déclarations de la victime. Elle situe le viol à une certaine heure, alors qu’il s’avère qu’à ce moment l’un de mes clients avait déjà terminé le travail et quitté les lieux. Il ne pouvait donc pas être là. »
 
L’enquête doit encore se poursuivre, mais pour vous l’absence de poursuite de vos clients signifie que le parquet et les gendarmes sont prudents sur les accusations ?
 
« Parfaitement. Je redoute de revivre le même scénario que l’affaire de l’Arafenua. Je rappelle que quatre fonctionnaires des douanes avaient été accusés par une collègue de l’avoir violé dans des conditions horribles aux Marquises, qu’ils avaient été mis en examen et suspendus par leur direction pendant cinq ans. Ils ont vécu un calvaire, tout ça pour arriver à découvrir que la douanière avait menti. »
 
Entendez-vous contester les licenciements de vos clients ?
 
« Tout à fait. Ce que je trouve regrettable dans cette affaire, c’est de voir la direction de l’Intercontinental lancer une procédure disciplinaire sur des allégations d’une personne qui dit avoir été victime de harcèlement sexuel et de viol. Et qu’on arrive dès aujourd’hui à des licenciements. L’un de mes clients estime de façon catégorique que cette procédure a été montée pour casser le syndicalisme au sein de l’établissement. »

Rédigé par Antoine Samoyeau le Jeudi 26 Septembre 2019 à 12:22 | Lu 6351 fois





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