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​Un confinement allégé pour (re)démarrer



Tahiti, le 27 avril 2020 - Le haut-commissaire Dominique Sorain et le président Edouard Fritch ont annoncé lundi un “allègement” du confinement à Tahiti et Moorea à compter de demain. Le couvre-feu est maintenu à partir de 21 heures, mais les déplacements seront ré-autorisés sans attestations. Les entreprises, commerces, restaurants, crèches, garderies, plages et lieux publics vont pouvoir rouvrir, avant un retour dans les écoles reporté au 18 mai.
 
Si la mise en place des mesures de confinement a été progressive en Polynésie française, la sortie du confinement se fera également pas à pas. Dix jours après l’annonce d’une adaptation du confinement dans les îles, le haut-commissaire Dominique Sorain et le président Edouard Fritch ont annoncé lundi en fin de matinée des mesures similaires “d’allègement” du confinement à Tahiti et Moorea. Raison de ce décalage entre les îles du Vent et le reste des archipels, c’est à Tahiti et Moorea que sont concentrés les 58 cas de coronavirus que compte la Polynésie française. Mais pour le haut-commissaire, la situation épidémique est aujourd’hui “maîtrisée” également sur les deux îles les plus peuplées du fenua. “Sur les quinze derniers jours, et malgré une politique de dépistage élargie, seuls trois cas, là encore importés, ont été détectés.”
 
Fini le “monde d’avant”
 
Une bonne nouvelle qui est, selon le représentant de l’Etat, le résultat de la “stratégie de protection” mise en place en Polynésie. “Il n’y a pas eu de vague épidémique en Polynésie française ni de transmission locale et massive du virus contrairement à d’autres Pays du monde et même à d’autres outre-mer”, s’est réjoui Dominique Sorain. Une situation qui permet d’entrer désormais dans un “nouveau stade” de “vigilance” qui s’appuiera sur “trois piliers” : Premièrement, une stratégie de dépistage élargie, deuxièmement une “procédure d’entrée restrictive” sur le territoire avec tests et quatorzaine et troisièmement un “mode de vie différent et adapté”. C’est sur ce troisième point que le représentant de l’Etat a tout particulièrement insisté, puisqu’il présidera dorénavant au nouveau mode de vie à adopter au fenua. “Il ne faut pas croire que l’on va revenir dans l’immédiat au monde d’avant. Le risque zéro n’existant pas, il est de notre devoir de rester prudents dans nos gestes au quotidien, sur notre lieu de travail comme à la maison.”
 
Libertés retrouvées
 
Principal objectif de ce nouveau “stade”, le redémarrage de “l’activité économique, de la vie démocratique, de la vie administrative et de l’éducation” sur l’ensemble du territoire. L’Etat et le Pays se sont laissés 14 jours pour observer la situation sanitaire du Pays avec un allégement du confinement. A compter de demain et jusqu’au 13 mai prochain, les attestations de déplacement ne seront plus obligatoires, les commerces, entreprises et restaurants pourront rouvrir et le couvre-feu sera maintenu mais repoussé d’une heure pour s’établir de 21 heures à 5 heures du matin. Les lieux publics, comme les parcs et plages, seront également rouverts, mais avec toujours une interdiction des rassemblements. Le retour dans les écoles est même déjà évoqué au 18 mai prochain (voir en pages 6 et 7). “Toutes les mesures énoncées sont bien sûr réversibles si une propagation du virus apparaît. Il sera donc possible de faire marche arrière et d’ajuster les mesures si cela est nécessaire”, a mis en garde le haut-commissaire.
 
Prévenir la crise économique
 
Clairement, le discours du haut-commissaire et du président du Pays a évolué vers la prévention de la crise économique, maintenant la crise sanitaire considérée comme maîtrisée. Edouard Fritch a même insisté longuement sur la “crise sans précédent, et à mon sens encore plus que grave que celle que nous avons connu entre 2008 et 2013”, dans laquelle nous sommes désormais “rentrés”. L’objectif du redémarrage de l’activité est donc d’atténuer au mieux la crise qui s’annonce. “Les conséquences seront plus importantes avec une chute sans précédent de notre richesse, notre PIB, de l’ordre de 135 milliards Fcfp, soit près de 20%. Mais aussi, et surtout, la disparition massive de l’emploi, en particulier dans le secteur de l’hôtellerie qui regroupe à lui seul plus de 8 000 salariés, fragilisant fortement notre système de protection sociale”, a détaillé le président du Pays.
 
Pour autant, l’épidémie n’est pas encore derrière nous. Et ce sont désormais les deux facettes de la crise du coronavirus, sanitaire et économique, qu’il faudra négocier au mieux dans les longs mois à venir.

Rédigé par Antoine Samoyeau le Lundi 27 Avril 2020 à 21:00 | Lu 3779 fois





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