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Yolande Dexter, dénicheuse de Miss


Yolande Dexter, dénicheuse de Miss
TAHITI, le 12 mai 2021 - Après avoir découvert et encouragé Teumere Pater et Myriam Tuheiava à se présenter à Miss Tahiti, Yolande Dexter s’est prise au jeu. Elle a intégré quelque temps plus tard le comité organisateur aux côtés de Dominique Pétras.

"Au bureau, on avait des filles coquettes", se rappelle Yolande Dexter. Avec un groupe de copine, elle a repéré et encouragé deux filles Teumere Pater en 1988 puis Myriam Tuehiva en 1989, à se présenter à l’élection Miss Tahiti. "Toutes deux ont été élues ! Au bureau c’était l’euphorie." Et pour Yolande Dexter, cela a été le déclencheur de son aventure personnelle Miss Tahiti.

Teumere Pater s’est octroyé la sympathie des membres du jury et du public en restant simple et naturelle lors de son premier passage en robe de ville. L’élection avait alors lieu à l’hôtel Tahiti. Cette année-là, le Heiva démarra le 27 mai et dura jusqu’au 17 juillet, il fut le plus long de son histoire. Les miss ont été appelées à faire beaucoup de représentations, tous les jours. Ce qui donne de l’assurance à Teumere Pater. En fin d’année, elle remporta la troisième place de dauphine à l’élection de Miss France. Quant à Myriam Tuheiava, elle fera l’objet du portrait dans votre Tahiti Infos de ce vendredi.

Yolande Dexter ne connaissait pas du tout le milieu des miss, mais "je me suis lié d’amitié avec Dominique (Pétras) qui était au départ chorégraphe pour l’élection. Quand elle a créé le comité, je l’ai suivie". Au sein de ce comité, avec les autres membres, Yolande Dexter "trouvait les filles". À une époque où n’existait pas internet, tout se faisant simplement par le bouche à oreille. "Ensuite, on allait directement les voir, simplement et sans manière."

À l’époque, un grand nombre d’entre elles restaient très pudiques. L’élection et le titre les "faisaient rêver, leurs yeux brillaient", mais elles étaient toujours un peu réservées. Dans un premier temps tout au moins. "Il fallait insister un tout petit peu." Elles finissaient par s’inscrire, sans regret.

Une élection "bénie des dieux"


L’entraînement démarrait en mars, "avec Manutea, le coiffeur, Orama noble, la maquilleuse, Nel’s, la couturière, Teiki, le chorégraphe, Nicole, du comité, Dany et Louise Ellacott. C’était à la bonne franquette". Les filles n’étaient pas seulement coiffées et maquillées, elles apprenaient à choisir ce qui les mettait en valeur tout en gardant leur authenticité. Ce qui, selon les organisateurs, restait le plus important et a permis aux Miss Tahiti de "ramener des titres du monde entier. C’est magique, elles font la différence grâce à leur simplicité. Il y a du mana."

La Polynésie toute entière suivait l’aventure Miss Tahiti, même si ce n’était pas encore télévisée [Il faudra attendre 2003 pour cela, année de reprise du groupe 2 H, où sont apparus aussi le vote du public et les clips, ndlr]. "Les Polynésiens aiment Miss Tahiti depuis toujours, je ne sais pas pourquoi", constate Yolande Dexter qui ajoute que l’élection a toujours été "bénie des dieux". Une seule fois, entre 1994 et 2003, la pluie s’est invitée au rendez-vous. Des menaces ont pesé, effacées parfois à quelques minutes du lancement de la soirée. Miss Tahiti est un univers, une famille qui grandit sans vieillir. Son aura, malgré l’évolution de la société et des habitudes, ne compte pas le nombre des années. "Et pour maintenir un tel niveau, tous nos encouragements et nos félicitations vont à Leïana et à toute son équipe."



Rédigé par Delphine Barrais le Mercredi 12 Mai 2021 à 17:00 | Lu 2319 fois