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Yann Duhaze, un juge à Hawaii


La WSL fait appel à des juges-arbitres tahitiens lors des compétitions WQS qui se déroulent en Polynésie
La WSL fait appel à des juges-arbitres tahitiens lors des compétitions WQS qui se déroulent en Polynésie
PAPEETE, le 23 octobre 2019 - Yann Duhaze, juge-arbitre de la Fédération tahitienne de surf, est parti mardi pour Hawaii. La world surf league a fait appel à ses services pour le Vans Pro WQS 3000, une compétition prévue entre le 28 octobre et le 10 novembre.

Pour la deuxième année consécutive, la world surf league (WSL), la ligue professionnelle de surf, a fait appel aux services de Yann Duhaze qui est parti mardi pour Hawaii pour cinq semaines. Yann Duhaze va officier en tant que juge lors du Vans Pro WQS 3000, une compétition du circuit des world qualifying series (WQS).
 
La période d’attente de la compétition s’étend du 28 octobre au 10 novembre. Il sera logé par la WSL, une première. Après dix jours de battement, la WSL fera également fait appel à ses services pour le Hawaiian Pro, la première des trois compétitions de la célèbre Triple Crown hawaiienne qui réunit le Hawaiian Pro, la Vans World Cup et le Pipeline Master.
 
Yann Duhaze a déjà à son actif plusieurs expériences en tant que juge pour la WSL. Il avait été cette année chef-juge lors du Rangi Pro WQS 1000 et juge lors du Papara Pro WQS 1000. Il a également œuvré en tant que juge lors des trials et lors de la Teahupo’o Pro depuis trois années.
 
Seul ombre au tableau, Yann Duhaze s’est montré déçu d’apprendre qu’il ne faisait partie de la liste du président de la fédération tahitienne de surf (FTS) Lionel Teihotu, qui a été réélu ce week-end pour quatre années.
 

"C'est important d'avoir un juge sur place"

Yann Duhaze, juge WSL :

C’est une bonne nouvelle pour la fédération tahitienne de surf ?

"Oui, car dans toute fédération  il n’y a pas que l’aspect des résultats sportifs, il y a aussi l’aspect formation des cadres et l’aspect de l’arbitrage. En plus, on a quand même quelques surfeurs tahitiens qui participeront à la compétition donc c’est important d’avoir un juge tahitien sur place pour montrer qu’on est là, qu’on suit les choses. La WSL connaît le niveau des juges tahitiens qui est un bon niveau."
 
Qu’est-ce qui t’a poussé vers ce domaine ?

" Avant tout, c’est la passion. Dans notre fédération, on manque de juges. Grâce à la commission des juges, on a réussi ces dernières années à continuer de fournir des juges, à intéresser de nouveaux candidats. C’est très important car sans juges, pas de compétition. Heureusement, à Tahiti, on a toujours eu des juges de qualité car on a toujours eu des compétitions dans le Pays, on a participé à des championnats du monde. Mais il faut penser au renouvellement du vivier parce qu’on est pas éternels."
 
Tu es confiant pour Hawaii ou cela reste un challenge ?

"Je suis à l’aise car l’année dernière, j’ai fait partie des meilleurs juges. A Hawaii, quelques juges ont été écartés, d’autres ont pris leur retraite donc ils ont moins de juges compétents. J’ai quand même plus de dix ans d’expérience sur les compétitions professionnelle en tant que juge donc je suis confiant. S’ils font appel à moi, c’est qu’ils sont conscients de mon potentiel donc je ne ressens vraiment aucune pression."

Sans juges, pas de compétition de surf
Sans juges, pas de compétition de surf

Rédigé par SB le Mercredi 23 Octobre 2019 à 14:32 | Lu 1181 fois