Tahiti, le 14 février 2026 – Après près de quatre mois de suspension, l’ancien principal du collège de Mataura à Tubuai est depuis le 27 janvier dernier affecté au Lycée Paul Gauguin comme proviseur adjoint. Aucune procédure disciplinaire n’a été engagée à son encontre, mais le fonctionnaire de l’Éducation se réserve le droit de faire un recours devant le tribunal administratif.
Vendredi, l’ancien principal du collège de Tubuai, Willy Vaiho, accompagné de son avocat Me Stanley Cross, a été reçu par le secrétaire général du vice-rectorat et le directeur général de l'Éducation et des enseignements. “La discussion a été très respectueuse et on a eu un échange très serein”, assure Stanley Cross. Willy Vaiho s’est vu remettre l'arrêté, pris le pris le 27 janvier dernier par le ministre de l'Éducation nationale, portant retrait de fonction au collègue de Mataura, et affectation en qualité de proviseur adjoint au lycée Paul Gauguin. “On a aussi annoncé à Willy Vaiho, qu'il était mis fin à la suspension de fonction mise en place le 28 octobre. Willy Vaiho a officiellement repris ses fonctions, il n'est plus suspendu”, assure Me Stanley Cross.
Vendredi, l’ancien principal du collège de Tubuai, Willy Vaiho, accompagné de son avocat Me Stanley Cross, a été reçu par le secrétaire général du vice-rectorat et le directeur général de l'Éducation et des enseignements. “La discussion a été très respectueuse et on a eu un échange très serein”, assure Stanley Cross. Willy Vaiho s’est vu remettre l'arrêté, pris le pris le 27 janvier dernier par le ministre de l'Éducation nationale, portant retrait de fonction au collègue de Mataura, et affectation en qualité de proviseur adjoint au lycée Paul Gauguin. “On a aussi annoncé à Willy Vaiho, qu'il était mis fin à la suspension de fonction mise en place le 28 octobre. Willy Vaiho a officiellement repris ses fonctions, il n'est plus suspendu”, assure Me Stanley Cross.
“Pas de procédure disciplinaire”
On pourrait estimer que l’affaire est close. Mais il n’en est rien : Willy Vaiho a été suspendu pendant près de quatre mois. Et, comme l’explique son avocat, “il l’a très mal vécu. Cela n’a pas été facile pour lui d'attendre ce qu'il en était et qu'allait être la décision”.
Et même si officiellement aucune sanction disciplinaire n’a été engagée, Me Stanley Cross s’interroge : “Finalement cet arrêté de retrait de fonction et d'affectation, de réaffectation dans un autre établissement, n’est-ce pas une sanction disciplinaire ? À mes yeux, oui (…) car Willy Vaiho ne peut plus retourner au collège de Mataura et est affecté au lycée Paul Gauguin.”
L’avocat estime que “le motif qui avait été invoqué (l'intérêt du service) ne tenait pas. Bon, maintenant la décision est prise, c'est rassurant parce qu'on sait au moins où on est. Donc on a pris acte, bien évidemment, de cette décision”.
Et même si officiellement aucune sanction disciplinaire n’a été engagée, Me Stanley Cross s’interroge : “Finalement cet arrêté de retrait de fonction et d'affectation, de réaffectation dans un autre établissement, n’est-ce pas une sanction disciplinaire ? À mes yeux, oui (…) car Willy Vaiho ne peut plus retourner au collège de Mataura et est affecté au lycée Paul Gauguin.”
L’avocat estime que “le motif qui avait été invoqué (l'intérêt du service) ne tenait pas. Bon, maintenant la décision est prise, c'est rassurant parce qu'on sait au moins où on est. Donc on a pris acte, bien évidemment, de cette décision”.
Possible recours contentieux
Le secrétaire général du vice-rectorat leur a précisé vendredi qu’ils ont deux mois pour “faire un recours contentieux devant le tribunal administratif”. Me Stanley Cross souligne, quant à lui, que Wily Vaiho a opté pour un “recours gracieux auprès du ministre de l'Éducation nationale (…) pour justifier l'annulation de cet arrêté, car ce n'est pas le président du Pays, Moetai Brotherson, qui a pris cette décision mais son ministre [Ronny Teriipaia]”.
Or l’article 30 de la Convention Polynésie française-État du 22 octobre 2016 relative à l’Éducation précise que “le ministre de l’Éducation de la Polynésie française [n’est] qu’informé de la procédure disciplinaire et des conclusions de celle-ci”. Ronny Teriipaia n’avait donc pas le pouvoir de signer cette lettre du 2 octobre, adressé au vice-recteur, selon l’avocat. “Ce qui me surprend, c'est que le vice-recteur de l'époque (…) connaît la convention [de l’Éducation]. Il aurait très bien pu dire à Ronny Teriipaia qu’il ne pouvait accepter sa demande parce qu’il n'avait pas la compétence pour la faire.”
Pour Me Stanley Cross il y a eu “une totale violation des dispositions de la fonction publique de l'État” car au lieu d’un recours hiérarchique, une pétition a été faite avec “des allégations mensongères, diffamatoires et extrêmement graves (…) faites par ces deux professeurs (…). Et c'est sur cette base-là qu'on a fait un rapport circonstancié pour prendre fait et cause en faveur de toutes ces fausses dénonciations”. L’avocat s’interroge d’ailleurs sur la position du président Moetai Brotherson dans ce dossier : “Ça m'étonnerait qu'il n’ait pas été au courant (…). C'est même à se poser la question si, finalement, il n'était pas pour cette procédure.”
Il rappelle que les premières accusations datent de mars 2025, l’enquête administrative de juin dernier avec des conclusions présentées en septembre. “La rentrée 2025-2026 s’est faite normalement, chacun est à son poste. Un conseil des ministres délocalisé a eu lieu à Mataura avant octobre 2025. Avec Willy Vaiho (…) on a abordé avec le ministre et le président cette question de l’enquête administrative (…) parce qu’il voulait savoir ce qu'il en était (…). On lui a dit : ‘Ne t'inquiète pas, c'est bon’. Mais le 28 octobre, il reçoit l'arrêté de suspension de fonction. Il l’a reçu comme un coup de bâton sur la tête.”
Or l’article 30 de la Convention Polynésie française-État du 22 octobre 2016 relative à l’Éducation précise que “le ministre de l’Éducation de la Polynésie française [n’est] qu’informé de la procédure disciplinaire et des conclusions de celle-ci”. Ronny Teriipaia n’avait donc pas le pouvoir de signer cette lettre du 2 octobre, adressé au vice-recteur, selon l’avocat. “Ce qui me surprend, c'est que le vice-recteur de l'époque (…) connaît la convention [de l’Éducation]. Il aurait très bien pu dire à Ronny Teriipaia qu’il ne pouvait accepter sa demande parce qu’il n'avait pas la compétence pour la faire.”
Pour Me Stanley Cross il y a eu “une totale violation des dispositions de la fonction publique de l'État” car au lieu d’un recours hiérarchique, une pétition a été faite avec “des allégations mensongères, diffamatoires et extrêmement graves (…) faites par ces deux professeurs (…). Et c'est sur cette base-là qu'on a fait un rapport circonstancié pour prendre fait et cause en faveur de toutes ces fausses dénonciations”. L’avocat s’interroge d’ailleurs sur la position du président Moetai Brotherson dans ce dossier : “Ça m'étonnerait qu'il n’ait pas été au courant (…). C'est même à se poser la question si, finalement, il n'était pas pour cette procédure.”
Il rappelle que les premières accusations datent de mars 2025, l’enquête administrative de juin dernier avec des conclusions présentées en septembre. “La rentrée 2025-2026 s’est faite normalement, chacun est à son poste. Un conseil des ministres délocalisé a eu lieu à Mataura avant octobre 2025. Avec Willy Vaiho (…) on a abordé avec le ministre et le président cette question de l’enquête administrative (…) parce qu’il voulait savoir ce qu'il en était (…). On lui a dit : ‘Ne t'inquiète pas, c'est bon’. Mais le 28 octobre, il reçoit l'arrêté de suspension de fonction. Il l’a reçu comme un coup de bâton sur la tête.”
“Le président du Pays a la possibilité de renvoyer Willy Vaiho à Tubuai”
Pour Me Stanley Cross “le président du Pays a la possibilité, s'il le veut, de renvoyer Willy Vaiho à Tubuai. C'est le chef de l'administration de la Polynésie, et les fonctionnaires d'État sont mis à disposition du Pays. Ils sont sous sa responsabilité (…). Et il ne faut pas venir nous dire que ça y est, depuis qu'il n'est plus là-bas, tout se passe très bien. C'est tout le contraire”.
L’autre possibilité qui s’offre à Willy Vaiho est de faire un recours devant le tribunal administratif pour demander l'annulation de l’arrêté de suspension dont il a été victime et retrouver son poste à Tubuai. “Si le tribunal retient les arguments développés dans le recours, on devrait aller vers une annulation”, explique l’avocat. Dans ce cas, “ça voudrait dire que rien ne s'est passé”. “Automatiquement, Willy Vaiho retrouvera sa place de principal au collège de Mataura”.
Selon Me Stanley Cross, Willy Vaiho est aujourd’hui “soulagé. Il vient de passer 4 mois sans travailler, suspendu de ses fonctions (…). C'est sûr que ça l'a affecté psychologiquement” d’autant que cette affaire “a beaucoup été médiatisée et pas du tout du fait de Willy Vaiho”.
Aujourd’hui, explique son avocat, Willy Vaiho est satisfait de “reprendre ses nouvelles fonctions, et travailler (…). Mais il reste qu’il a la possibilité de faire un recours devant le tribunal administratif, contre l'arrêté de suspension de ses fonctions et contre cet arrêté [d’affectation] qui a été pris le 27 janvier. (…) On va attendre un peu pour en parler”.
L’autre possibilité qui s’offre à Willy Vaiho est de faire un recours devant le tribunal administratif pour demander l'annulation de l’arrêté de suspension dont il a été victime et retrouver son poste à Tubuai. “Si le tribunal retient les arguments développés dans le recours, on devrait aller vers une annulation”, explique l’avocat. Dans ce cas, “ça voudrait dire que rien ne s'est passé”. “Automatiquement, Willy Vaiho retrouvera sa place de principal au collège de Mataura”.
Selon Me Stanley Cross, Willy Vaiho est aujourd’hui “soulagé. Il vient de passer 4 mois sans travailler, suspendu de ses fonctions (…). C'est sûr que ça l'a affecté psychologiquement” d’autant que cette affaire “a beaucoup été médiatisée et pas du tout du fait de Willy Vaiho”.
Aujourd’hui, explique son avocat, Willy Vaiho est satisfait de “reprendre ses nouvelles fonctions, et travailler (…). Mais il reste qu’il a la possibilité de faire un recours devant le tribunal administratif, contre l'arrêté de suspension de ses fonctions et contre cet arrêté [d’affectation] qui a été pris le 27 janvier. (…) On va attendre un peu pour en parler”.






























