Tahiti, le 3 février 2026 - Plusieurs années d’enquête et 3,5 millions de documents ont été mis à disposition du public la semaine dernière par le Département américain de la justice dans le cadre du dossier sur les agissements de Jeffrey Epstein, homme d’affaires américain poursuivi pour trafic sexuel de mineures viols, condamné une première fois en 2008, puis incarcéré de nouveau en 2019, qui s’est donné la mort en prison quelques mois plus tard.
L’homme, qui possédait un terrain aux Îles Vierges, s’est pendant longtemps intéressé, en Polynésie française, au Motu Tiano à Raiatea, révèlent les documents mis en ligne. Le motu Tiano, ancienne résidence secondaire de la chanteuse Diana Ross, a été vendu aux enchères en 2017. Les nombreux échanges de courriers avec les agences de vente pour milliardaires témoignent de l’intérêt de l’ancien homme d’affaires. Une vente qui ne se fera pas après le conseil de ses proches. “In Bora Bora - suppose to be gorgeous sea and great diving. It's completely dead. Pretty place - mountainous and wooded but not for you” (À Bora Bora, censée avoir une mer magnifique et des spots de plongée exceptionnels, c'est un endroit complètement désert. C'est un joli coin, montagneux et boisé, mais pas pour vous).
À plusieurs reprises en 2005, 2010 et 2016 et 2017, Jeffrey Epstein séjournera au Fenua, principalement à Bora Bora comme en témoignent les factures recensées par la justice américaine où cet achat par carte depuis son hôtel à Bora Bora : “Le massage pour les nuls” de Steve Capellini. Lors de ce séjour, il s’intéressera aussi aux bambous et aux tiare tahiti, au point de se renseigner avec sa conciergerie pour en faire venir aux USA.
Recrutement local ?
Prédateur sexuel, Jeffrey Epstein était entouré d’une cohorte de rabatteurs et de clients potentiels. Dans certains échanges, on peut comprendre qu’à Paris, une des filles qu’il avait l’habitude d’entretenir en cherche une autre “déjà rentrée à Tahiti”. À défaut Jeffrey Epstein s’était alors renseigné sur les filles du Crazy Horse à Paris.
Le magazine Le Point établissait aussi dans son édition de mardi, la liste des personnalités françaises concernées par le dossier Epstein. Parmi elles, Jean-Luc Brunel, dit le “fournisseur”. L’agent de mannequins aurait été le “fournisseur” de filles mineures et majeures pour le réseau Epstein. L’une des victimes les plus connues de l’affaire, Virginia Giuffre, a indiqué avoir été violée à de nombreuses reprises par Jean-Luc Brunel. En 2015, elle a porté plainte contre lui, avant qu’il ne se suicide en 2022.
Dans un échange de mail, Jean-Luc Brunel, en août 2013, demande à Epstein s’il a les coordonnées de la fille photographiée le mois précédent par Antoine Verglas et si cette dernière est bien “la Tahitienne de l’autre fois”.
Enfin, Steve Tisch, président et copropriétaire du club de base-ball des Giants de New York, apparaît aussi dans de nombreux courriels, notamment des échanges où Epstein organisait des rencontres entre Tisch et certaines femmes.
Dans un échange datant de mai 2013, Epstein propose à Tisch de le mettre en relation avec une Russe. Une minute plus tard, Tisch demande : “Elle est sympa ?”
Le mois suivant, Tisch pose plusieurs questions à Epstein au sujet d'une autre femme de Tahiti, notamment si elle est une “travailleuse du sexe”.
“Nous avons eu une brève relation durant laquelle nous avons échangé des courriels concernant des femmes adultes. Nous avons également discuté de films, de philanthropie et d'investissements”, a écrit Steve Tisch pour se justifier. “Je n'ai donné suite à aucune de ses invitations et je ne suis jamais allé sur son île. Comme nous le savons tous maintenant, c'était une personne odieuse et je regrette profondément de l'avoir fréquentée.”
Dans la masse de documents enfin, on peut découvrir des échanges, purement professionnels, entre Guy Laliberté et Jeffrey Epstein, au début du projet hôtelier de Nukutepipi. Le Canadien cherchait alors un acquéreur pour le Cirque du soleil afin d’aider à financer son projet aux Tuamotu.
L’homme, qui possédait un terrain aux Îles Vierges, s’est pendant longtemps intéressé, en Polynésie française, au Motu Tiano à Raiatea, révèlent les documents mis en ligne. Le motu Tiano, ancienne résidence secondaire de la chanteuse Diana Ross, a été vendu aux enchères en 2017. Les nombreux échanges de courriers avec les agences de vente pour milliardaires témoignent de l’intérêt de l’ancien homme d’affaires. Une vente qui ne se fera pas après le conseil de ses proches. “In Bora Bora - suppose to be gorgeous sea and great diving. It's completely dead. Pretty place - mountainous and wooded but not for you” (À Bora Bora, censée avoir une mer magnifique et des spots de plongée exceptionnels, c'est un endroit complètement désert. C'est un joli coin, montagneux et boisé, mais pas pour vous).
À plusieurs reprises en 2005, 2010 et 2016 et 2017, Jeffrey Epstein séjournera au Fenua, principalement à Bora Bora comme en témoignent les factures recensées par la justice américaine où cet achat par carte depuis son hôtel à Bora Bora : “Le massage pour les nuls” de Steve Capellini. Lors de ce séjour, il s’intéressera aussi aux bambous et aux tiare tahiti, au point de se renseigner avec sa conciergerie pour en faire venir aux USA.
Recrutement local ?
Prédateur sexuel, Jeffrey Epstein était entouré d’une cohorte de rabatteurs et de clients potentiels. Dans certains échanges, on peut comprendre qu’à Paris, une des filles qu’il avait l’habitude d’entretenir en cherche une autre “déjà rentrée à Tahiti”. À défaut Jeffrey Epstein s’était alors renseigné sur les filles du Crazy Horse à Paris.
Le magazine Le Point établissait aussi dans son édition de mardi, la liste des personnalités françaises concernées par le dossier Epstein. Parmi elles, Jean-Luc Brunel, dit le “fournisseur”. L’agent de mannequins aurait été le “fournisseur” de filles mineures et majeures pour le réseau Epstein. L’une des victimes les plus connues de l’affaire, Virginia Giuffre, a indiqué avoir été violée à de nombreuses reprises par Jean-Luc Brunel. En 2015, elle a porté plainte contre lui, avant qu’il ne se suicide en 2022.
Dans un échange de mail, Jean-Luc Brunel, en août 2013, demande à Epstein s’il a les coordonnées de la fille photographiée le mois précédent par Antoine Verglas et si cette dernière est bien “la Tahitienne de l’autre fois”.
Enfin, Steve Tisch, président et copropriétaire du club de base-ball des Giants de New York, apparaît aussi dans de nombreux courriels, notamment des échanges où Epstein organisait des rencontres entre Tisch et certaines femmes.
Dans un échange datant de mai 2013, Epstein propose à Tisch de le mettre en relation avec une Russe. Une minute plus tard, Tisch demande : “Elle est sympa ?”
Le mois suivant, Tisch pose plusieurs questions à Epstein au sujet d'une autre femme de Tahiti, notamment si elle est une “travailleuse du sexe”.
“Nous avons eu une brève relation durant laquelle nous avons échangé des courriels concernant des femmes adultes. Nous avons également discuté de films, de philanthropie et d'investissements”, a écrit Steve Tisch pour se justifier. “Je n'ai donné suite à aucune de ses invitations et je ne suis jamais allé sur son île. Comme nous le savons tous maintenant, c'était une personne odieuse et je regrette profondément de l'avoir fréquentée.”
Dans la masse de documents enfin, on peut découvrir des échanges, purement professionnels, entre Guy Laliberté et Jeffrey Epstein, au début du projet hôtelier de Nukutepipi. Le Canadien cherchait alors un acquéreur pour le Cirque du soleil afin d’aider à financer son projet aux Tuamotu.





























