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Violences conjugales : un " tyran domestique" condamné à deux ans de prison ferme



PAPEETE, le 27 décembre 2018 - Un multirécidiviste de 27 ans a comparu ce jeudi devant le tribunal correctionnel pour plusieurs faits de violences commis sur son ex-compagne, une infirmière venue de métropole. L'homme a été condamné à deux ans de prison ferme.

L’histoire débute à Rangiroa alors que la victime, fraîchement arrivée en Polynésie, y effectue un petit séjour touristique. L’infirmière tombe sous le charme du prévenu qui était alors capitaine de bateau. Le couple s’installe rapidement à Tahiti. Le 15 septembre dernier, la jeune femme dépose plainte car son compagnon l’a rouée de coups. Malgré une première incapacité totale de travail (ITT) de 10 jours, elle retire sa plainte et revoit le prévenu. Dans les semaines qui suivent, elle dépose une nouvelle plainte pour plusieurs séries de violences qui lui valent cette fois une ITT de 15 jours.

En l’absence de la victime, qui a préféré quitter le territoire, l’homme, déjà condamné à trois reprises pour des faits similaires, a été présenté en comparution immédiate ce jeudi.

« Rapport de domination »

A la barre du tribunal, le multirécidiviste, employé dans un club de plongée de la côte ouest, se défausse et ne cesse d’invoquer la responsabilité implicite de la victime. « Vous avez tout de même essayé de l’étrangler à deux reprises » lui rappelle le président du tribunal. « Non, je voulais juste qu’elle me regarde dans les yeux pour voir dans quel état elle m’avait mis. » Du haut de son mètre 80, le prévenu nie avoir enfermé sa compagne – 1m60 pour 50 kilos- et affirme qu’il n’a pas "réussi à partir" car elle l’en empêchait.

De l’expert psychiatre qui l’a examiné, le prévenu affirme qu’il n’a aucun souvenir et se déclare atteint d’une pathologie psychiatrique. Thèse contrée par le spécialiste pour lequel l’homme est un « tyran domestique » dont le comportement violent est à mettre sur le compte de troubles de l’humeur

Avant de requérir trois ans de prison, le procureur aborde la personnalité « particulière » du prévenu qui, bien qu’il feigne des difficultés de compréhension, semble avoir une « intelligence sociale bien plus importante. » « C’est un manipulateur qui s’adapte à son auditoire. Il a manipulé cette jeune femme qui venait d’arriver en Polynésie avec des étoiles plein les yeux. Il a su trouver les mots et faire rentrer la victime dans un rapport de domination ». Aux yeux du représentant du ministère public, l’homme ne souffre d’aucune pathologie psychiatrique : « il ressent juste du plaisir à frapper des personnes plus faibles que lui ».

Selon son avocat, le prévenu « contourne les choses tout en reconnaissant les violences », comportement type du « pervers narcissique » qui est « convaincu qu’il est systématiquement agressé par les autres ».

L'homme est finalement condamné à deux ans de prison ferme. Le tribunal ordonne également la révocation de la peine de 12 mois de prison avec sursis à laquelle le prévenu avait été condamné en février dernier.


Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 27 Décembre 2018 à 19:06 | Lu 2886 fois





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