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Victorin Lurel attendu vendredi en Nouvelle-Calédonie



Victorin Lurel attendu vendredi en Nouvelle-Calédonie
PARIS, lundi 23 septembre 2013 (Flash d’Océanie) – Victorin Lurel, ministre français des Outre-mer, a annoncé ce week-end un déplacement de trois jours en Nouvelle-Calédonie, du vendredi 27 au lundi 30 septembre 2013.
Objectif de ce déplacement, qui fait suite à une visite du Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, fin juillet 2013 : préparer la prochaine session du comité de suivi des signataires de l’Accord de Nouméa.

L’Accord de Nouméa, en mai 1998, trace depuis une feuille de route en matière d’autonomie de la Nouvelle-Calédonie et en prévoyant notamment un transfert progressif des compétences de l’État français aux autorités locales.
Cet accord, qui insiste sur les notions de collégialité gouvernementale, de « destin commun » et de rééquilibrage économique entre la province Sud et le Nord du pays, prévoit aussi une fenêtre entre 2014 et 2018 pour un référendum d’autodétermination.
Lors d’une visite de trois jours en Nouvelle-Calédonie fin juillet 2013, le Premier ministre français, Jean-Marc Ayrault, avait notamment insisté sur l’importance des années à venir en matière de statut de cette collectivité française du Pacifique.

Cette visite, qui coïncidait aussi avec le 25ème anniversaire de la signature des Accords de Matignon-Oudinot entre le leader indépendantiste Jean-Marie Tjibaou et le loyaliste Jacques Lafleur, mettant ainsi fin à plusieurs années de quasi-guerre civile.
M. Tjibaou a été assassiné en 1989 par l’un des membres les plus radicaux de son camp politique.
M. Lafleur est décédé en décembre 2010.
Ces accords avaient marqué le début d’un processus de retour à la paix civile dans cette collectivité française du Pacifique.

Lors de ses interventions sur place, le chef de l’exécutif français avait aussi rappelé la volonté de l’État français d’accompagner le processus d’émancipation de la Nouvelle-Calédonie.
« L'État remplira ses obligations. Personne ne doit en douter », avait insisté le Premier ministre tout en n’excluant pas comme possibilité » celle d’une solution « consensuelle », qui, tout comme ce fut le cas en 1998, permettrait de ne pas avoir recours à un référendum, jugé par certains comme par trop clivant.
« La population calédonienne a besoin d'être rassurée sur le fait qu'un avenir commun et partagé est possible en Nouvelle-Calédonie quel que soit le statut finalement retenu », avait ajouté M. Ayrault.

Parmi les pistes actuellement explorées en matière d’avenir institutionnel, figure en bonne place celle d’une « indépendance-association » semblable à la formulée adoptée entre la Nouvelle-Zélande et les îles Cook.
M. Ayrault avait notamment visité le site de l’usine de nickel de la province Nord, sur le massif minier de Koniambo (Nord de l’île principale), symbole du rééquilibrage économique voulu par l’Accord de Nouméa.

Il avait aussi accordé une place importante aux actes forts et aux rencontres avec les communautés Kanak de Nouvelle-Calédonie, en se rendant sur l’île d’Ouvéa (îles Loyauté), théâtre d’une prise d’otages qui s’était terminée, le 5 mai 1988 (trois jours avant le second tour de l'élection présidentielle), par l’assaut des forces spéciales françaises sur la grotte d’Ouvéa, où un groupe d’indépendantistes Kanak retenait en otages 27 gendarmes français.
L’opération avait fait 19 morts chez les indépendantistes, quatre chez les gendarmes retenus en otages, ainsi que deux parachutistes.
Cette tragédie avait conduit à la signature des premiers Accords de Matignon entre les dirigeants des deux principales communautés de cet archipel d’un peu moins de 250.000 habitants.

M. Ayrault avait aussi rencontré un large éventail des dirigeants politiques de Nouvelle-Calédonie, ainsi que les grands chefs membres du Sénat coutumier, devant lesquels il avait loué la force des valeurs portées par la coutume mélanésienne.

Par ailleurs, le ministère français des Outre-mer annonçait, toujours en fin de semaine dernière, la publication d’une brochure dédiée à la « dimension ultra-marine de la politique extérieure de la France ». Ce document, qui « détaille les grands axes de la politique extérieure de la France, dans les Outre-mer », traite de trois grands thèmes : l’insertion régionale, la protection de la souveraineté nationale et les déclinaisons du droit international outre-mer, y compris dans la zone Pacifique.

pad

Rédigé par PAD le Lundi 23 Septembre 2013 à 05:59 | Lu 592 fois




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