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"Une part de la France qui s'en va", un homme "de coeur": pluie d'hommages pour Chirac



Paris, France | AFP | jeudi 26/09/2019 - "C'est une part de la France qui s'en va". Les hommages se sont multipliés jeudi à l'annonce de la mort de Jacques Chirac, à 86 ans, pour saluer un homme "de cœur", "un grand homme d’État", un "lion" qui a dit non à la guerre en Irak en 2003.

Le Premier ministre Édouard Philippe, issu de la droite comme Jacques Chirac, s'est dit "très ému et un peu nostalgique", "comme tous les Français", après le décès d'un homme "qui a compté dans la vie du pays". "Et dans la mienne".
Pour l'ancien président LR Nicolas Sarkozy, qui fut son ministre des Finances et entretenait des relations tumultueuses avec lui, "il a incarné une France fidèle à ses valeurs universelles" et "n'a jamais rien cédé sur notre indépendance". "C'est une part de ma vie qui disparaît aujourd'hui", a-t-il ajouté.
L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing a sobrement exprimé son "émotion" après le décès de celui qui avait été son Premier ministre de 1974 à 1976, avant de s'affirmer comme son grand rival à droite. Tout comme son ancien rival malheureux à la présidentielle de 1995, Édouard Balladur.
Pour l'ancien président socialiste François Hollande, Corrézien comme lui et pour qui Jacques Chirac avait avoué avoir voté à la présidentielle de 2012 contre Nicolas Sarkozy, l'ancien chef de l'Etat était un "combattant", un "humaniste" et un "homme de culture" qui "avait su établir un lien personnel avec les Français".
"C'est une page de la France qui s'en va", a estimé le dernier Premier ministre de Jacques Chirac, Dominique de Villepin, "pleurant" un homme à qui il doit son "engagement en politique".
 

- "Je le pleure comme un fils" -

 
L'ancien maire de Bordeaux Alain Juppé, qui fut son premier Premier ministre de 1995 à 1997, a salué une "relation exceptionnelle de fidélité, de confiance, d'amitié réciproques" pendant 40 ans.
Jean-Pierre Raffarin, autre ancien Premier ministre de Jacques Chirac de 2002 à 2005, a souligné "l'obsession de la cohésion sociale" de l'ancien président.
"C'est un lion de la politique française qui disparaît", a estimé l'ex-chef du gouvernement François Fillon.
Les très proches de l'ancien chef de l'Etat ne cachaient pas leur émotion. 
"Je le pleure comme un fils", a affirmé le président de l'Association des maires de France, François Baroin, qui se souvient de Jacques Chirac, alors Premier ministre, lui annoncer en 1987 le décès de son père, ami de jeunesse de l'ancien président.
L'ancien président de l'Assemblée nationale et du Conseil constitutionnel Jean-Louis Debré a salué un "ami", "homme de cœur", "de culture et d'humour" et un "grand combattant politique" qui "se livrait peu". 
"Je pleure tout simplement. Jacques Chirac, c'était ma vie pendant 40 ans", a réagi Jacques Toubon, qui a été son garde des Sceaux.
Parmi ses anciens compagnons politiques, le président du Sénat Gérard Larcher, qui a été son ministre du Travail, a rendu hommage à un homme qui "a incarné la France à travers ses territoires" et ses "valeurs", et a "toujours refusé toute compromission avec les extrêmes".
Lionel Jospin, Premier ministre socialiste de 1997 à 2002, a déclaré avoir eu "le privilège de gouverner la France" sous la présidence de Jacques Chirac, "au cours d'une période politiquement complexe" de cohabitation.
 

- "Il aimait serrer la main" -

 
Dans le monde économique, François Pinault, ami personnel du couple Chirac, a fait part de son "infinie tristesse". 
"C'est comme si c'était mon frère. Je le connais depuis 1975", a réagi la comédienne et chanteuse Line Renaud, évoquant "quelqu'un de formidable" qui "aimait le public, il aimait le peuple, il aimait prendre un verre, leur serrer la main, il était à l'écoute de tous".
"Paris est en deuil", a déclaré la maire socialiste de Paris Anne Hidalgo, en mémoire de celui qui a occupé son siège pendant 18 ans, de 1977 à 1995.
A l'étranger, la chancelière allemande Angela Merkel a salué "un formidable partenaire et ami", le président russe Vladimir Poutine "un dirigeant sage et visionnaire" et le Premier ministre libanais Saad Hariri "l'un des plus grands hommes de la France".
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker a évoqué "un grand homme d’État" et "un grand ami" et Pedro Sanchez, Premier ministre espagnol, "un leader qui a marqué la politique européenne".
Saluant un "formidable dirigeant qui a façonné le destin" de la France, le Premier ministre Boris Johnson s'est extrait quelques instants de la tourmente du Brexit pour exprimer, en français dans le texte, "toutes (s)es condoléances aujourd'hui à sa famille, à ses proches et au peuple français".

Macron salue un "homme d'Etat que nous aimions autant qu'il nous aimait"

Emmanuel Macron a rendu hommage jeudi, au cours d'une allocution télévisée, à Jacques Chirac qui était "un homme d'Etat que nous aimions autant qu'il nous aimait".
"Jacques Chirac était un grand Français, libre" qui était "un "amoureux taiseux de notre culture" et qui "aimait profondément les gens", a souligné le chef de l'Etat, en disant s'adresser aux Français "avec beaucoup de tristesse et d'émotion".
"Jacques Chirac était un destin français", a-t-il ajouté, avant de présenter ses condoléances à la famille de l'ancien président décédé jeudi matin à l'âge de 86 ans à son domicile parisien.
"Plus de 40 années de vie politique avaient fait de Jacques Chirac un visage familier. Et, que nous partagions ou non ses idées, ses combats, nous nous reconnaissions tous en cet homme", a poursuivi Emmanuel Macron.
"Nous avons pour Jacques Chirac ce soir de la reconnaissance. Il fit tant pour notre nation, nos valeurs, la fraternité et la tolérance", selon lui. "Il portait en lui l'amour de la France et des Français" et était "habité par la conscience du temps long".
L'ancien président de droite "incarnait une certaine idée de la France, une France dont il a constamment veillé à l'unité, à la cohésion et qu'il a protégé courageusement contre les extrêmes et la haine. Une France qui regarde son histoire en face et dont il sut reconnaître, lors du discours du Vel Hiv', les responsabilités dans les heures les plus sombres de la Seconde Guerre mondiale", a estimé le chef de l'Etat.
Il incarnait également, selon lui, "une France indépendante et fière, capable de s'élever contre une intervention militaire injustifié lorsqu'il refusa en 2003 l'invasion de l'Irak sans mandat des Nations unies, lorsqu'il s'engagea pour mettre un terme aux guerres dans l'ex-Yougoslavie, ou lorsqu'il oeuvra pour rétablir la paix et la sécurité au Liban". Soit "une France qui assume son rôle historique de conscience universelle".
Jacques Chirac "entre dans l'Histoire et manquera à chacun d'entre nous désormais", a conclu Emmanuel Macron à la fin de son allocution d'une dizaine de minutes, qui a été diffusée par les principales chaînes de télévision.
Le président a décrété un jour de deuil national lundi et la tenue ce jour-là à 12H d'une cérémonie solennelle en l'église Saint-Sulpice à Paris.
L'Elysée devait ouvrir ses portes ce jeudi à 21H aux Français désireux de signer un recueil de condoléances.
Après son élection, Emmanuel Macron et son épouse Brigitte avaient rencontré à une reprise Jacques et Bernadette Chirac, en leur rendant visite en juillet 2017.

le Vendredi 27 Septembre 2019 à 03:33 | Lu 88 fois




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