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Un mutoi de Pirae condamné pour agression sexuelle



Un mutoi de Pirae condamné pour agression sexuelle
Tahiti, le 17 novembre 2020 - Un agent de la police municipale de Pirae a été condamné mardi et incarcéré pour l’agression sexuelle d’une femme, durant une patrouille nocturne début décembre 2017. Trois ans après les faits et malgré son renvoi en correctionnelle, ce policier a été maintenu en fonction jusqu’à sa condamnation. 

Un agent de la police municipale de Pirae a été condamné mardi pour agression sexuelle par personne abusant de l’autorité que lui confère sa fonction. Le tribunal a prononcé l’exécution provisoire de sa peine de quatre ans de prison dont deux ans avec sursis, l’interdiction définitive d’exercer et l’inscription de ce délinquant au fichier des auteurs d’infractions sexuelles. La peine de prison a été assortie d’un mandat de dépôt. Le mutoi devra en outre verser 600 000 Fcfp en réparation pour le préjudice moral causé à sa victime. Il a encore la possibilité de faire appel, mais ce sera depuis son lieu d’incarcération.
 
Au plan professionnel, ce policier reconnu coupable mardi d’agression sexuelle était en fonction depuis 2009. Il a été réprimandé mais est resté en poste dans l’attente de son jugement. Et son agrément maintenu jusqu'à présent en l’absence de procédure disciplinaire. 

"Tu n’aimes pas ?"
 
Dans la nuit du 1er au 2 décembre 2017, sa victime s’était assoupie au volant de son véhicule à la sortie de Pirae, incapable de poursuivre son chemin jusqu’à domicile. Ivre, depuis 18 heures, cette trentenaire venait d’écumer les bars de Papeete avec des copines pour l’anniversaire de l’une d’elles. Et c’est là que vers 3 heures du matin, un homme en uniforme toque à sa vitre : "Ça va madame ?" 

En guise de service, il lui propose de la ramener à domicile : il conduira la voiture ; son coéquipier les suivra avec le véhicule de fonction. "À la base, si j’ai accepté qu’il me ramène chez moi, c’est parce que c’était un policier et que j’avais confiance", assure aujourd’hui la jeune femme abusée. Mais, ce soir-là elle va vite déchanter. Chemin faisant, l’homme profite de son état de vulnérabilité pour caresser sa cuisse. Puis il remonte jusqu’au sexe qu’il pénètre avec plusieurs doigts. "Monsieur, ce n’est pas bien ce que vous faites", dit l’avoir interpellé à au moins trois reprises la victime, brusquement tirée de sa torpeur alcoolique et terrorisée. "Tu n’aimes pas ?", lui aurait demandé le mutoi tout en conduisant le véhicule.

Une scène qu’il nie aujourd’hui à la barre. Pour lui, c’est elle qui, les jambes écartées et posées sur le tableau de bord de sa voiture, le siège-passager basculé, lui aurait caressé le torse en disant aimer les hommes en uniforme. C’est elle aussi qui, subitement, lui aurait tiré la main pour la poser sur son sexe avec pénétration digitale : "Vas-y. Vas-y, profite !". Mais cette version a laissé le tribunal perplexe.

"Quand je regarde des films pornos, je pense à toi"
 
"Ce qui est étonnant, c’est que dans le même temps elle appelait son mari", interpelle le président du tribunal. L’époux se souvient d’ailleurs d’un appel "stressé" où elle l’avait pressé de la rejoindre au domicile de Erima. La discussion était amplifiée sur la stéréo du véhicule. Le fait que ce dernier annonce être en chemin semble avoir douché les ardeurs du mutoi. Il avait conduit sa victime jusqu’à domicile, était remonté dans le véhicule de fonction et reparti en compagnie de son subalterne. Le soir même, le mari avait été mis dans la confidence. C’est lui qui poussera sa femme à porter plainte. Ce qu’elle a fait auprès de la gendarmerie, trois semaines plus tard, après avoir alerté plusieurs connaissances à la mairie de Pirae et rempli une main courante auprès des mutoi de Arue.
 
Les enquêteurs recueilleront plusieurs témoignages décrivant le mutoi comme un "grand malade" à qui l’on prête la réputation de faire les "sorties de collège". Des rumeurs infondées assure ce fonctionnaire municipal à la barre. Moins glamour pour sa réputation, cet épisode avec une agent des ressources humaine de la mairie de Pirae avant 2015. A la faveur d’une demande de congés, il lui avait révélé en aparté sa flamme avec des mots rudes et crus : "J’ai envie de te bouffer la chatte ! Quand je regarde des films pornos, je pense à toi." La révélation était vite arrivée jusqu’aux oreilles de son épouse qui en avait fait un scandale à la mairie, en maronnant son époux. Le couple avait ensuite tenté une retraite spirituelle Te Vai Ora pour se rabibocher.
 
Mardi, sa femme n’était pas présente dans le prétoire lorsque cet agent des forces de l’ordre de Pirae a été menotté pour être conduit à Nuutania. Hors d’état de nuire.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 17 Novembre 2020 à 19:47 | Lu 2552 fois





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