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Un lycée agricole et aquacole ouvrira ses portes à Taravao en août



Les bâtiments du futur lycée agricole et aquacole de Taravao sont actuellement en rénovation. Les futurs élèves devraient faire leur rentrée dans leur nouvel établissement scolaire, en août.
Les bâtiments du futur lycée agricole et aquacole de Taravao sont actuellement en rénovation. Les futurs élèves devraient faire leur rentrée dans leur nouvel établissement scolaire, en août.
PAPEETE, le 2 mai 2018 - Ce futur lycée sera géré par l'Eglise Protestante Mā'ohi. Il proposera à 32 élèves deux Bac Pro, pour démarrer. Le Bac Pro aquacole et le Bac Pro Bio-industrie. Cet établissement scolaire privé sera situé sur le site de l'ancien internat de Taravao. Près de 400 millions de francs ont été investis pour la rénovation de ses locaux.

"Les bâtiments sont en cours de rénovation et ils seront livrés en juillet, pour accueillir à la rentrée les élèves", indique Thierry Temauri, directeur de l'enseignement protestant en Polynésie.

Deux Bac Pro seront donc proposés aux futurs élèves : le Bac Pro aquacole et le Bac Pro Bio-industrie. "Pour tout ce qui va toucher la transformation agroalimentaire. Faire des plats cuisinés, de la pharmacopée, de la cosmétologie, avoir des produits séchés, dilués ou congelés… Donner aux produits agricoles, une valeur ajoutée supplémentaire", lâche le directeur de l'enseignement protestant. Et pour l'aquaculture, la direction de l'enseignement protestant a des idées bien précises de ce qu'elle souhaite mettre en place : "Nous sommes en train de travailler sur des espèces d'eau douce, telles que le gourami. Nous souhaiterions aussi travailler sur la crevette ou sur des espèces comme le "marava" ou le "paihere". L'idée n'est pas d'aller sur le "platax" qui est très onéreux et difficile à assurer. Mais il faut permettre aux enfants de voir comment on peut accéder à un élevage pas trop onéreux, pour démarrer."

Et ce projet ne date pas d'hier pour l’Église protestante. Et c'est en 2011, que tout s'est accéléré. "Le pays nous a rendus un terrain. C'est un lieu qui s'y prêtait. Pour le moment, sur Taravao, il existe très peu de formations agricoles. C'était donc une opportunité à saisir", poursuit-il.

Du coup, l'idée est d'accueillir dès la rentrée prochaine, les 32 élèves de ce nouveau lycée. "Nous proposerons des Bac Pro 2nde en 2018, 2nde et 1ère en 2019, 2nde, 1ère et Terminale en 2020", explique Thierry Temauri. À terme, l'Eglise espère accueillir au moins 180 élèves.

Mais, "je pense qu'on ouvrira d'autres filières, notamment celles qui permettraient de récupérer les enfants qui, on va dire, n'ont pas le niveau nécessaire pour être en 2nde, mais qui sont intéressés par les filières d'accompagnement de remise à niveau", prévient Thierry Temauri.

Pour l'heure, "une vingtaine d'élèves" sont déjà pré inscrits. "On espère d'ici juillet faire le plein au niveau des inscriptions. Si nous dépassons les 32 élèves, nous ferons une sélection. L'idée n'est pas de recruter pour recruter. C'est bien dommage de le faire, mais ça voudra dire qu'on ne s'est pas trompés dans les filières que l'on a proposées. Peut-être alors que l'an prochain, on pourra ouvrir une classe supplémentaire. Mais chaque chose en son temps. On verra au moment opportun", raconte le directeur de l'enseignement protestant.

Du côté de l'équipe, elle n'est pas encore constituée. "Donc, nous faisons appel à tous ceux qui voudraient nous rejoindre, notamment dans le domaine agroalimentaire. Il nous reste à trouver un professeur en agroalimentaire, niveau Master ou Licence au cas où."

Si la rénovation des lieux représente près de 400 millions de francs, le coût en fonctionnement n'a pas été dévoilé. Mais la direction de l'enseignement protestant assure qu'un partenariat sera mis en place avec l’État et le Pays. "L’Église aura à sa charge, l'entretien et la remise en état des locaux. La prise en charge des salaires des professeurs, c'est l’État, et nous allons bénéficier, comme toutes les écoles, d'un forfait d'élèves qui nous permettra d'assurer le fonctionnement des classes."


Le CED de Taiohae tend à évoluer vers un lycée agricole

Aux Marquises, l’Église catholique va aussi remettre à niveau son enseignement. L'actuel CED de Taiohae, à Nuku Hiva "tend à évoluer vers un lycée agricole". "L'objectif est de former des jeunes de niveau Baccalauréat pour leur permettre d'avoir une compétence plus importante que le CED, de niveau CAP. Le CED formait des jeunes de niveau CAP, niveau 5. Aujourd'hui, nous sommes avec un niveau 4 avec un Bac Pro", souligne Moea Chaumeil, directrice de l'enseignement catholique au fenua.

À l'heure actuelle, le CED de Taiohae est dirigé par le frère Rémy Quinton. Il accueille 78 élèves, dont 60 internes. Avec ce nouveau projet de lycée agricole, la direction de l'enseignement catholique prévoit d'accueillir 120 élèves issus de tous horizons, d'ici 2020.
"Ce sera un lycée qui offrira tout le continuum de la 5ème à la Terminale Professionnelle. On ouvrira en 2019, un autre CAP, celui des agricultures des régions chaudes. Donc, on recrutera des élèves, par exemple, qui ne voudraient pas poursuivre en 2nde Pro, mais en CAP", rajoute Moea Chaumeil.

"La nouveauté est de permettre aux élèves en fin de 5ème d'avoir une formation en agriculture, puisque jusqu'à présent le CAP de développement qui était spécifique à la Polynésie française proposait une orientation aux élèves en fin de 5ème. Aujourd'hui, ce CAP, du fait de la réforme des collèges n'existe plus, et l'ouverture de la 4ème agricole permet aux enfants d'avoir une orientation. Donc, s'ils ne souhaitent pas continuer en enseignement général, ils peuvent intégrer le collège agricole qui deviendra ensuite, un lycée agricole", assure la directrice de l'enseignement catholique.

Selon Moea Chaumeil, les jeunes sont de plus en plus nombreux à s'intéresser à l'agriculture. Mais, un problème demeure. "C'est la question des terres. Il va falloir que le gouvernement s'empare de ces questions, parce que les terres en indivision pénalisent les jeunes qui voudraient s'installer. Donc, il faut faire quelque chose pour eux, pour qu'ils puissent installer vraiment leurs exploitations agricoles."



Rédigé par Corinne Tehetia le Mercredi 2 Mai 2018 à 17:11 | Lu 5756 fois






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