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Un centre pour explorer les milliards de bactéries de notre système digestif



Un centre pour explorer les milliards de bactéries de notre système digestif
JOUY-EN-JOSAS, 2 juillet 2013 (AFP) - Un centre de recherche sur la flore intestinale humaine a vu officiellement le jour mardi, près de Paris, pour étudier les milliards de bactéries qui habitent notre système digestif afin d'explorer de nouvelles voies thérapeutiques

Cette initiative baptisée MetaGénoPolis vise à "démontrer que l'on peut protéger, restaurer, greffer le microbiote intestinal à des fins préventives ou thérapeutiques, dans le domaine médical et nutritionnel", explique l'Institut national de recherche agronomique (Inra) qui pilote le projet.

"Explorer les milliards de bactéries qui peuplent notre flore intestinale, ou microbiote, à des fins préventives et thérapeutiques: tel est l'enjeu de MetaGénoPolis (MGP)" a expliqué l'Institut lors du lancement de cette plate-forme de recherche appliquée, située dans son centre de Jouy-en-Josas (Yvelines), en banlieue parisienne.

"Nous avons environ 2 kg de bactéries dans l'intestin, c'est plus que notre cerveau, avec une très grande variété d'organismes, d'espèces", souligne Florence Haimet, responsable de ce projet.

"Chacune de ces bactéries a sa place, son rôle dans notre digestion et on sait depuis peu que ces bactéries inter-agissent avec notre état de santé général", explique-t-elle a l'AFP.

Le MGP, décrit comme un "dispositif unique en Europe", est en fait la réunion de "quatre plateformes innovantes" de recherche et d'étude sur le thème des bactéries intestinales au service aussi bien de la communauté médicale et scientifique que de l'industrie.

Il est financé à hauteur de 19 millions d'euros par les investissements d'avenir, un programme du gouvernement pour développer des projets innovants.

Coordonné par l'Inra, MGP associe l'Institut hospitalo-universitaire de cardiométabolisme et nutrition (ICAN) et l'Université catholique de Lyon.

A sa naissance, l'homme est colonisé par un grand nombre de micro-organismes et, après 24 heures de vie, l'intestin de chaque individu contient près de 100.000 milliards de bactéries.

Ces micro-organismes sont impliqués dans l'immunité naturelle et la protection du corps contre les agents pathogènes et les infections et bien sûr dans la dégradation des composés de l'alimentation.

Le microbiote intestinal équivaut à un "organe supplémentaire" pour le corps humain et joue un rôle primordial pour la santé et le bien-être de l'homme, selon l'Inra.

Dites le avec des flores

MétaGénoPolis va s'articuler autour de quatre axes, avec des " équipements et un savoir-faire uniques en Europe", explique l'Inra.

Le premier baptisé "Sambo" vise à créer une biobanque nationale de plus d'un million d'échantillons intestinaux humains pour la demande croissante en terme d'essais cliniques.

Le deuxième "MetaFun" est une plateforme d'analyse génétique reposant sur les technologies de criblage à haut débit pour identifier les molécules et les mécanismes du dialogue entre les bactéries intestinales et les cellules humaines.

Le troisième axe "MetaQuant" cible le même secteur de l'analyse génétique et vise à quantifier "l'abondance relative des gènes et espèces bactériennes dans les échantillons intestinaux humains".

Le but est de définir un microbiote intestinal "normal", d'explorer les associations entre la flore intestinale et les maladies, d'étudier la réponse du microbiote aux traitements médicaux ou à l'alimentation.

Enfin, le dernier outil "Soca" travaille sur "l'impact sociétal et éthique de la recherche" sur la flore bactérienne à travers ses applications nutritionnelles et médicales.

MGP permettra à partir de 2015 d'analyser 7.000 échantillons intestinaux humains et accueillera 10.000 échantillons par an.

Le projet MGP permettra d'identifier de nouveaux biomarqueurs de risque de maladies, par exemple la détection du risque de cirrhose du foie.

Il visera aussi à développer des traitements personnalisés et des recommandations nutritionnelles pour la prévention de maladies chroniques, à travers une "modulation" du microbiote intestinal, explique l'Inra.

Rédigé par Par Olivier THIBAULT le Mardi 2 Juillet 2013 à 05:07 | Lu 701 fois





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