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Un ancien gendarme condamné pour des violences à l’OPT



Tahiti, le 11 juin 2020 - Un homme de 70 ans a été condamné jeudi en audience de juge unique à six mois de prison avec sursis pour des violences commises sur deux vigiles de l’agence OPT du front de mer. Le 3 avril 2020 en pleine période de confinement, le septuagénaire s’en était pris aux deux hommes qui avaient refusé de le laisser entrer dans le bâtiment en raison des mesures liées à la Covid-19.
 
Un gendarme à la retraite a comparu jeudi en audience de juge unique, pour répondre de faits de violence commis à l’encontre de deux vigiles et de deux agents de la Direction de la sécurité publique (DSP). Le 3 avril dernier et alors que tout le Pays était confiné en raison de l’épidémie de Covid-19, l’homme de 70 ans s’était présenté à l’agence de l'Office des postes et télécommunications (OPT) du front de mer où il avait pris rendez-vous afin d’effectuer un retrait de 200 000 Fcfp. Lorsqu’il était arrivé à l’agence, les vigiles lui avaient demandé de patienter puisqu’ils avaient reçu la consigne de ne pas laisser entrer plus de trois personnes au sein du bâtiment.
 
Face à ce refus, l’ancien gendarme s’était emporté, en affirmant notamment que le coronavirus était une "connerie" et que cette maladie avait été "inventée". L’homme avait ensuite tenté de forcer le passage en portant des coups aux deux vigiles qui avaient fini par le maîtriser. Des agents de la DSP étaient ensuite intervenus pour menotter le mis en cause et l’embarquer "manu militari". Entendue par les policiers, la femme du septuagénaire avait expliqué que son mari lui avait demandé de livrer une certaine version des faits. Demande qu’elle avait refusée en affirmant qu’elle ne mentait pas et qu’elle n’"avait pas été élevée" comme cela.

​"Procès de la mauvaise foi"

Présenté jeudi en audience de juge unique pour répondre de ces faits, l’ancien gendarme, déjà condamné à une reprise pour "abandon de famille", a sous-entendu que les images de vidéosurveillance de l’agence du front de mer avaient pu être "trafiquées". Images qui ont été diffusées pendant l’audience et qui, tel qu’a souligné le président du tribunal, démontrent "clairement" que le prévenu avait exercé des violences sur les deux vigiles qui tentaient juste de faire respecter les consignes qui leur avaient été données. Pour la défense de ces deux vigiles, Mes Ayoun et Armour-Lazzari ont d’ailleurs rappelé que leurs clients avaient subi des violences et ce, alors qu’ils exerçaient leur métier durant la période de confinement, un moment "particulier".
 
Pour le procureur de la République, qui a requis quatre mois de prison ferme à l’encontre du prévenu, ce procès est celui de la "mauvaise foi" et de la "toute puissance": "Nous nous retrouvons devant le tribunal correctionnel car Monsieur ne supporte pas qu’on lui dise non. Les deux vigiles avaient pourtant tenté de le calmer à plusieurs reprises !"

Selon son avocat, Me Rousseau-Wiart, le prévenu avait perdu patience en ce début de confinement où "le climat de stress et d’angoisse dans la population" avait "exacerbé les tensions".
 
Le juge unique a finalement condamné le prévenu, pour les violences commises sur les deux vigiles, à six mois de prison avec sursis. Il l’a cependant relaxé des violences commises sur les policiers en expliquant qu’elles n’avaient pas été "clairement" établies.
 

Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 11 Juin 2020 à 13:03 | Lu 4582 fois





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