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Trois ans ferme pour avoir caillassé les locaux de la gendarmerie



PAPEETE, le 16 novembre 2017 - Ce jeudi, un individu de 41 ans était jugé pour des faits de dégradation volontaire. Le jour même de sa sortie de prison, l’homme s’était rendu devant les locaux de la section de recherche où il avait lancé plusieurs projectiles contre le bâtiment. Déjà condamné pour assassinat et violences sexuelles, le prévenu a écopé d’une peine de trois ans de prison ferme.

Certains cas ne laissent pas beaucoup de marge à la justice. Le multirécidiviste jugé hier en comparution immédiate en était l’exacte illustration. Condamné en 1998 pour avoir tué son frère à bout portant car il lui reprochait de lui avoir volé du paka, l’homme est particulièrement bien connu de la justice. Si son casier fait apparaître un assassinat, des violences sexuelles sur personne vulnérable et autres infractions, c’était la troisième fois que l’homme comparaissait pour des dégradations volontaires commises sur les locaux de la gendarmerie.

Mardi soir, alors qu’il descend ses poubelles, un membre de la gendarmerie qui réside au-dessus de l’ancienne brigade des Tuamotu aperçoit un individu rôder devant le bâtiment. Reconnaissant le prévenu, le gendarme se méfie et attend quelques minutes. Cela suffit à l’homme pour s’emparer de trois projectiles et les lancer sur la caserne. Immédiatement interpellé, il refuse de s’exprimer lors de son audition.


Il faut préciser que le matin-même des faits, l’homme avait été libéré de Nuutania où il purgeait une peine pour des faits similaires. Il lui aura donc fallu quelques heures pour être à nouveau arrêté par la DSP. Outre son évidente volonté de retourner en prison, il semblerait que le prévenu puisse présenter des troubles psychiatriques.


Notoirement dangereux

Ce jeudi, lors de sa comparution, l’homme a choisi de rester silencieux, expliquant qu’il n’avait « rien à dire ». Particulièrement agressif, le prévenu a outragé le président du tribunal à deux reprises en lui faisant un doigt d’honneur. Présent au tribunal, le gendarme qui avait signalé les dégradations a tenu à s’exprimer : « Outre les dégradations matérielles, ce trouble à l’ordre public a provoqué un certain émoi dans le quartier. Nous savions qu’il allait sortir de prison. Nous étions donc vigilants (…) Les familles ont peur car son passé n’est pas neutre. »

Dénonçant un individu « notoirement dangereux », le procureur de la République a requis une peine de neuf mois de prison ferme : « déjà condamné, l’intéressé est psychiatriquement dangereux bien que responsable pénalement. Récemment, il avait été placé dans les îles chez un de ses frères mais ce dernier aa porté plainte car il en avait peur. Je précise d’ailleurs qu’il a été condamné par la cour d’assises pour avoir tué un autre de ses frères. La problématique est que l’on peut s’attendre à tout de sa part. »

Le conseil du prévenu, se heurtant au silence de ce dernier, n’a pu que s’en remettre à la décision des magistrats.

Après en avoir délibéré, le tribunal a largement outrepassé les réquisitions du représentant du ministère public en condamnant le prévenu à une peine de trois ans de prison ferme. Peut-être fallait-il y voir l’expression de la nécessité de protéger la société d’un tel type d’individu.


Rédigé par Garance Colbert le Jeudi 16 Novembre 2017 à 18:12 | Lu 4615 fois





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