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Tohei Theophilus, meilleure oratrice des Doctoriales



Tohei Theophilus a remporté mercredi 15 mai le prestigieux prix de la présentation orale de l'édition 2019 des Doctoriales.
Tohei Theophilus a remporté mercredi 15 mai le prestigieux prix de la présentation orale de l'édition 2019 des Doctoriales.
Papeete, le 15 mai 2019 - Tohei Theophilus a remporté mercredi 15 mai le prestigieux prix de la présentation orale de l'édition 2019 des Doctoriales. Sébastien Longo et Mathilde Maslin ont également brillé en recevant chacun un prix dans l'amphithéâtre bien rempli de l'Université. Cet évènement permet aux doctorants de présenter en quelques minutes l'avancement de leurs travaux de recherche.

Si elle a d'habitude le regard tourné vers les algues et la mer, Tohei Theophilus avait aujourd'hui des étoiles plein les yeux ! La jeune fille a remporté mercredi à l'Université de Polynésie française le prestigieux prix de la présentation orale des Doctoriales, pour sa thèse portant sur la "Diversité, Ecologie et Potentiel Biotechnologique des algues brunes proliférantes dans les lagons de Polynésie française" (Lire encadré).
"Cela me fait très plaisir de voir que toute la préparation en amont a porté ses fruits, c'est une victoire pour mon labo, pour tous ceux qui sont derrière moi (…). Cela m'encourage beaucoup", explique enthousiaste Tohei Theophilus. La jeune doctorante a su convaincre avec un discours structuré et posé les 15 membres du jury de cette nouvelle édition des Doctoriales. "La présentation était très claire, d'un très bon niveau", note Alban Gabillon, directeur de l’école Doctorale du Pacifique, en remettant le prix à la jeune doctorante. Co-organiseur de cet évènement avec l'Université de Polynésie française, en partenariat avec EDT, le pôle de compétitivité Tahiti Fa'ahotu et Robert Wan, le directeur reconnaît néanmoins que "les résultats avec les autres nominés pour ce prix étaient très serrés. Les deux autres candidats ont également fait de très belles présentations".
Sébastien Longo, en 2e année de thèse, s'est quant à lui, illustré en recevant le prix de la meilleure perspective de valorisation économique ou culturelle et Mathilde Maslin, en 1re année, avec le meilleur poster (Lire encadré).

UN EFFORT DE VULGARISATION

Au total, 36 étudiants se sont relayés à tour de rôle du 13 au 15 mai dans ce grand amphithéâtre de l'Université parfois intimidant. Pendant ces trois jours, les doctorants issus de l'université, mais également d'autres sites comme le Criobe ont saisi cette occasion pour présenter, en vulgarisant, l'avancement de leurs travaux sur des thèmes très différents. "Tahitiens aujourd’hui : du corps sublimé au corps souffrant" ; "Géopolitique Maritime de la Chine et axe stratégique Indo-Pacifique : Quelles perspectives française" ; "Mémoire, justice et réparation. Le cas du Pacifique - Les essais nucléaires" ou encore "Des plantes polynésiennes à usages thérapeutique et cosmétique : Recherche d’activités anti-inflammatoire, anti-tumorale et anti-vieillissement cutané ", sont quelques-uns des sujets de thèses très variés présentés par les participants. Les doctorants en première année devaient réaliser une petite présentation orale de cinq minutes suivie de cinq minutes de questions et les doctorants en deuxième année de thèse ou plus, présenter une communication orale de 15 minutes suivie de dix minutes de questions.

Le palmarès

Prix de la meilleure présentation orale, d’une valeur de 200 000 Fcp remis par EDT :
• Nominés : Tohei Theophilus, Tony Gardon, Sébastien Longo
• Lauréate : Tohei Theophilus (UMR-EIO) pour sa présentation "Diversité, Ecologie et Potentiel Biotechnologique des algues brunes proliférantes dans les lagons de Polynésie française".

Prix de la thèse offrant la meilleure perspective de valorisation économique ou culturelle, d’une valeur de 100 000 Fcp, remis par le Pôle d’innovation Tahiti Fa’ahotu :

• Nominés : Marotea VItrac, Sébastien Longo, Raihei White
• Lauréat : Sébastien Longo (UMR-EIO) pour sa présentation "Ciguatera : effets du pH et de la disponibilité en nutriments sur la croissance et la production toxinique chez Gambierdiscus polynesiensis".

Prix du meilleur poster, d’une valeur de 70 000 Fcp. remis par le groupe Robert Wan :
• Nominés : Mathilde Maslin, Pierre Lopez, Deana Wong
• Lauréate : Mathilde Maslin (UMR-EIO) pour son poster "Etude de la ressource en éponge Dactylospongia metachromia pour une production durable".

Prix de la meilleure présentation orale décerné à Tohei Theophilus (UMR-EIO) pour sa présentation "Diversité, Ecologie et Potentiel Biotechnologique des algues brunes proliférantes dans les lagons de Polynésie française".

Les récifs coralliens sont soumis à de nombreuses pressions naturelles et anthropiques qui menacent la survie des coraux et entrainent une dominance de macroalgues sur ces récifs (phase-shift). Le projet DIVECOBAL crée en 2017 a permis de caractériser les assemblages d’algues brunes et leurs variabilités spatiotemporelles sur les sites d’Arue et de Punaauia (Tahiti) et d’identifier génétiquement les taxons composant ces communautés et les espèces impliquées dans les proliférations. La suite du projet consiste à analyser chimiquement ces algues qui représentent potentiellement un réservoir de substances d’intérêt. Des essais guidés pourront mettre en perspective une valorisation pour les domaines de l’aquaculture, de la cosmétique et/ou de la santé.

Prix de la thèse offrant la meilleure perspective de valorisation économique ou culturelle décerné à Sébastien Longo (UMR-EIO) pour sa présentation "Ciguatera : effets du pH et de la disponibilité en nutriments sur la croissance et la production toxinique chez Gambierdiscus polynesiensis".

La prolifération du dinoflagellé benthique Gambierdiscus polynesiensis, agent responsable de la Ciguatéra en Polynésie Française représente un enjeu sanitaire majeur. La toxicité de cette microalgue a été comparée chez 4 souches d’origine géographique distincte au moyen d’analyses de CBA-N2a et LC-MS/MS. Nos résultats montrent (i) une grande diversité des ciguatoxines (CTXs) produites, avec une dizaine d’analogues mis en évidence, (ii) une variation de la production en CTXs en fonction de l’origine géographique des souches, celles des Marquises et des Gambier étant 2 fois plus toxiques que celle des Tuamotu ; (iii) une augmentation de la toxicité de la culture avec l’âge des cellules. Le rôle écologique de ces métabolites secondaires sera discuté, ainsi que l’hypothèse d’une inégalité régionale face au risque ciguatérique en Polynésie française.

Prix du meilleur poster décerné à Mathilde Maslin (UMR-EIO) pour son poster "Etude de la ressource en éponge Dactylospongia metachromia pour une production durable".

L’éponge Dactylospongia metachromia, commune de l’Indonésie à la Polynésie française, a fait l’objet d’études chimiques depuis les années 50 car elle fournit avec un rendement remarquable deux épimères d’un terpène, l’ilimaquinone. Des hémisynthèses ont été réalisées sur ces composés purifiés pour obtenir de nouvelles molécules, dont l’une fut retenue pour son activité remarquable sur la production d’insuline par les cellules de Langerhans. Pour pouvoir la développer, un système de production durable de l’éponge doit maintenant être instauré qui optimise la croissance de l’éponge et la production des molécules d’intérêt. Il s’agira d’abord de caractériser la ressource existante (stocks naturels) sur les plans quantitatifs et qualitatifs (bioécologie), puis de tester la mise en place d’une nouvelle filière aquacole en Polynésie française.

Rédigé par Pauline Stasi le Mercredi 15 Mai 2019 à 16:41 | Lu 1602 fois






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