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Teddy Teng, candidat polynésien au concours "Modèle Élégance France"



TAHITI, le 23 juin 2021 - Il prend l’avion ce mercredi soir pour la métropole. Teddy Teng est inscrit au concours Modèle Elégance France qui va se dérouler le 3 juillet à Aniche. Ils sont 21 prétendants à participer à cette 10e édition. Teddy Teng espère l’emporter puis représenter le fenua à des concours internationaux. Un challenge de plus.

Aniche est une commune du nord de la France qui se situe à quelques minutes de Lille. C’est la que se tiendra l’élection –la 10e du genre– de Modèle Élégance France. Teddy Teng y participe. Il prend l’avion ce mercredi soir pour participer à la préparation de cet événement prévu le 3 juillet. Il doit apprendre un certain nombre de chorégraphies (ce qui ne sera pas une épreuve pour ce danseur chevronné de ‘ori Tahiti), faire des shootings photo, rencontrer les médias et découvrir les autres candidats. Au total, ils sont 21. Ils viennent de métropole mais aussi des outremers.

“Je veux ramener l’écharpe à Tahiti !”

Ce concours est un tremplin pour pouvoir participer ensuite aux concours internationaux Altitude World SuperModel et Mister Altitude World. “Je veux ramener l’écharpe à Tahiti, j’y vais pour ça ! Et pour participer aux concours internationaux.

Ses bagages sont emplis de costumes et accessoires, dont un casse-tête “qui va me permettre d’emporter le mana de notre fenua en métropole”. Sa sœur, Heimiti Teng, Miss Dragon 2019, l’a devancé avec une partie de sa garde-robe et matériel. Elle est partie il y a un peu plus d’une semaine. Elle va également se charger de récupérer à Paris le costume deux pièces prévu pour l’élection et conçu par le couturier Manu Mydear originaire de Rurutu. “Je veux bousculer la France”, annonce Teddy Teng qui ne révèle aucun détail à propos de cette création.

Sollicité il y a deux ans

Le comité organisateur a repéré Teddy Teng en 2019 déjà, les réseaux sociaux lui ayant été favorables. Le directeur de Modèle Élégance France a, semble-t-il, apprécié les valeurs mises en avant par le Polynésien et en particulier sa joie de vivre. “Mais je n’étais pas prêt”, concède Teddy Teng. Une nouvelle proposition lui a été faite en 2020, la veille du confinement. “Cette fois, j’ai accepté. J’ai pris cela comme un challenge, un combat contre moi-même et pour délivrer un message”. À savoir : “Accepter son corps tel qu’il est”.

Depuis, il se prépare. Athlète de haut niveau, il pratique le taekwondo. Il s’est mis en plus “à la muscu” car l’art martial donne un “corps trop élancé”. Il voit régulièrement Mr Johns, coiffeur, pour apprendre à se coiffer et se maquiller, “juste ce qu’il faut”. Il poste sur les réseaux sociaux toujours plus de vidéos et photos pour “créer une émulsion”, pour écrire en quelque sorte un nouveau chapitre de sa vie. Car, selon Teddy Teng, “la vie est comme un livre”.

Intégré à l’équipe nationale de taekwondo du Vietnam

Teddy Teng a obtenu un baccalauréat scientifique au lycée du Taaone en 2010. Il a poursuivi ses études à Lyon dans une école d’ingénieurs, l'Ecam. Il s’est engagé dans le domaine de l’énergie, en exploitation et maintenance des installations. Il a travaillé trois ans chez Engie. “La nature me touche beaucoup. Je suis fils et petit-fils d’agriculteur. J’ai grandi avec mes grands-parents et leur amour de la terre. Or, en Polynésie, l’énergie renouvelable est à l’état embryonnaire”, dit-il pour expliquer son orientation.

En parallèle, Teddy Teng a mené un parcours sportif exemplaire en taekwondo. Ses deux parents, Roland Teng et Lobella Winchin, pratiquent cet art martial, ils sont ceinture noire. Heimiti Teng est aussi pratiquante et titrée. Entrainé par son père, Teddy Teng a démarré le taekwondo à trois ou quatre ans. “Je m’y suis sérieusement mis vers dix ans, avant c’était pour le plaisir.” Lors de sa première victoire en championnat de France en 2007, il a été repéré. “Le taekwondo est finalement un petit monde”. Il a participé aux jeux du Pacifique et à des compétitions partout dans le monde. Alors qu’il travaillait chez Engie, il a saisi une occasion rare : intégrer l’équipe nationale de taekwondo du Vietnam. “Je ne connaissais pas du tout ce pays, j’ai dit oui !” Il a trouvé du travail dans un laboratoire de recherche pour financer son quotidien.

C’était en 2017. Il y est resté six mois. Pendant cette période, il a investi les réseaux sociaux “pour rassurer mes parents”, confie-t-il. Eux non plus ne connaissaient pas du tout ce pays. “C’était aussi pour partager avec passion du sport avec la jeunesse polynésienne”. Selon lui, il est possible de concilier étude et sport de haut niveau. Nul besoin d’arrêter l’un ou l’autre.

Il a toujours gardé un lien très fort avec la Polynésie, revenant pour les vacances notamment, pour passer du temps en famille. En 2018, il a choisi de s’y réinstaller avec, dans la tête, “cette idée de construction, de porter ma pierre à l’édifice dans le domaine de la jeunesse et de l’environnement”. Et ce même s’il se trouvait bien au Vietnam, qu’il avait également la possibilité de travailler à Paris. “Je voulais aussi découvrir les îles que je ne connaissais pas. Nous avons un pays d’une richesse incroyable, il a fallu que je m’éloigne pour en prendre conscience.”

Depuis, il est allé à Bora Bora, Rurutu, Rimatara… Il profite des richesses de son pays, il aide également sa famille, ses parents qui ont un fa’a’apu à Papara, ses grands-parents qui vendent les fruits des terres familiales à Pirae. Il ne s’en cache plus. Il admet avoir eu du mal à en parler pendant un temps, mais c’est du passé. Le confinement et l’évolution des mentalités à propos de l’économie locale l’y ont aidé.

En taekwondo, la compétition est terminée, à présent, il enseigne. “Et cela fait tout drôle de changer de côté”, s’amuse-t-il. Il a également repris le ‘ori Tahiti qu’il avait mis de côté un temps. Il danse avec les Tamariki Poerani. Il y a peu, il a en plus participé au spectacle Tumu donné à l’Intercontinental fin mai. La troupe, nouvellement formée, est dirigée par l’une de ses amies. Il s’est lancé dans la musique avec Mytsuru Kato, une autre passion. “La danse et la musique me permettent de m’approprier ma culture”. Et puis un jour, il espère pouvoir écrire un chapitre nouveau et différent en lien avec l’énergie renouvelable. Pour l’heure, seul le concours Modèle Élégance compte.

Déjà 81 000 vues

Lors de la préparation en métropole, les candidats vont passer un test de culture générale, ainsi qu’un oral à l’issue duquel onze finalistes seront retenus. Mais l’annonce de cette liste de finalistes ne sera pas dévoilée avant l’élection. Le jour J, le public pourra voter. Les Polynésiens sont invités à s’exprimer, où qu’ils soient. Un Comité de soutien a été créé, les associations étudiantes en métropole sont sollicitées. Teddy Teng, sa famille et toute l’équipe qui l’accompagne se donnent les moyens. Une cagnotte a été mise en place pour financer le déplacement, le costume, etc. qui restent à la charge du candidat. Une vidéo de présentation officielle est en ligne (les candidats d’outremer ont dû préparer eux-mêmes cette vidéo). Celle de Teddy Teng a déjà été vue plus de 81 000 fois. Verdict le 3 juillet.


En savoir plus

FB : Comité de soutien de Teddy Teng, pour l’élection de Modèle Élégance France
Chaîne Youtube : Teddy’joncT
Site internet du concours.

Rédigé par Delphine Barrais le Mercredi 23 Juin 2021 à 15:08 | Lu 1591 fois






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