Tahiti, le 13 mai 2026 - Pour la première fois de son histoire, la célèbre vague de Taapuna va accueillir, du 18 au 24 mai, une étape des Qualifying Series. Après Teahupo’o et Papara, un troisième spot tahitien entre dans la cour des grands. Cette Toa Pro sera une occasion pour nos surfeurs locaux de performer en ce début de saison et de prendre leurs premiers points dans un rendez-vous international difficile d’accès. Face à de nombreux Hawaiiens, la délégation tahitienne sera elle aussi solide grâce à la présence de ses meilleurs atouts.
La Fédération tahitienne de surf, emmenée par son président Max Wasna, son cadre technique Kevin Bourez, son responsable des relations internationales Gaël Vaast et toute une équipe dynamique et investie dans le développement du surf local, travaille depuis plusieurs mois, sans relâche, pour voir une compétition internationale naître, pour la première fois, sur le spot mythique de Taapuna. Une vague de récif, une gauche unique, située en zone urbaine, à Punaauia.
Tous les plus grands surfeurs y ont fait leurs armes avant d’aller se frotter à Teahupo’o. C’est le cas de l’enfant de Taapuna, Tereva David, qui fera partie des nombreux Tahitiens présents sur cette compétition. “C’était un rêve depuis des années d’avoir un QS [Qualifying Series, 3e division du surf mondial, NDLR] ici à la maison. Et on y est. C’est une très bonne chose pour nous car on connaît bien ce spot et ça va être important, car les surfeurs hawaiiens présents sont de très bons riders. Le niveau va être très relevé mais on a vraiment nos chances. En plus, être ici à Punaauia permet d’avoir tout sur place, donc on espère qu’il y aura du monde pour nous suivre.”
Avec 90 inscrits, dont 25 Tahitiens, les inscriptions sont terminées chez les hommes. Avec neuf Tahitiennes et onze Hawaiiennes, nos hine auront fort à faire. Mais la qualité démontrée depuis plusieurs années, localement et à l’international, prouve qu’elles sont prêtes. “C’est une vraie opportunité pour nous d’avoir une telle compétition ici. On connaît la difficulté d’aller participer à des compétitions internationales à Hawaii ou ailleurs. On va pouvoir s’exprimer sur une vague que l’on connaît bien, ça nous aidera sûrement. Mais le niveau va être relevé et il faudra mettre en place tout ce que l’on apprend pour aller chercher la plus haute place”, estime Takihei Ellacott.
Un sentiment partagé par Mihimana Braye. Notre ’aito, qui s’est qualifié cette année pour les Challenger Series, met en avant la chance de pouvoir commencer la saison ici, à Tahiti. “Il n’y a pas beaucoup de QS pour la zone Hawaii/Tahiti Nui qui se déroulent au Fenua. La Toa Pro, qui a été lancée l’année dernière à Papara, revient cette année avec deux étapes en 15 jours. Entre l’étape de Taapuna et celle de Papara, ça va nous permettre de bien commencer la saison car ce sont les deux premières du tour. C’est aussi une chance pour les jeunes de découvrir une compétition du circuit [World Surf League]. Ça va leur apporter de l’expérience pour la suite.”
Taapuna lance la Toa Pro, Papara prend le relais
Car l’âge limite pour les inscriptions est fixé à 13 ans. Il y aura donc nos très jeunes pépites comme Liam Sham Koua, Tauirai Henriou-Oopa ou encore Kiara Goold. La jeune championne, qui évolue sur les CS [Challenger Series, 2e division du surf mondial, NDLR], viendra se tester et tenter de prendre des points. Surtout que la Toa Pro Punaauia sera suivie par la Toa Pro Papara, qui a connu sa première édition l’année dernière. “Je suis très contente de participer une nouvelle fois à la Toa Pro à Papara. C’était une super expérience l’année dernière et cette année, avec celle de Punaauia, ça va être intense. Je ne connais pas trop Taapuna mais, à chaque fois que j’y ai surfé, j’ai pris énormément de plaisir.”
Une belle rampe de lancement pour nos représentants qui bénéficient, grâce à ces deux compétitions au Fenua entre autres, d’un soutien indéfectible de la fédération. “Pouvoir faire ces deux étapes chez nous, c’est une aubaine pour nos surfeurs. On connaît l’investissement financier et humain qu’il faut pour participer à des épreuves à l’étranger. On a donc beaucoup travaillé pour obtenir auprès de la WSL ces deux compétitions et nous espérons pouvoir refaire comme l’année dernière en accompagnant nos athlètes au niveau logistique et encadrement lors de la Triple Crown de Hawaii”, explique Kevin Bourez, le cadre technique de la FTS.
En attendant cette ultime étape des QS 2026, place au lancement de la saison ici en Polynésie, où les vagues sont au rendez-vous dès ce lundi 18 mai, où une grosse houle doit offrir des conditions idéales pour 15 jours de surf de haut niveau.






























