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Son contrat “abrégé” en Nouvelle-Calédonie, le Dr Szym se défend


Tahiti, le 20 novembre 2022 – Après avoir fait la Une des Nouvelles calédoniennes, l'ancien président du syndicat des médecins libéraux de Polynésie française, le Dr Pascal Szym, se défend d'avoir trompé la province des îles Loyauté sur ses diplômes et conteste, preuves à l'appui, plusieurs des allégations portées par le président du conseil de l'ordre des médecins en Nouvelle-Calédonie et par la province des îles Loyauté.
 
Le 4 novembre dernier, le quotidien Les Nouvelles calédoniennes titrait en Une sur un “médecin exerçant illégalement” à Ouvéa. Un article dans lequel le président du conseil de l'ordre des médecins en Nouvelle-Calédonie, Bruno Calandreau, accusait le Dr Pascal Szym, connu en Polynésie comme ancien président du syndicat des médecins libéraux, d'avoir menti sur ses diplômes pour exercer pendant trois mois comme médecin généraliste pour le dispensaire de la province des îles Loyauté.
 
Des allégations pourtant formellement contestées par le médecin polynésien, qui adresse la copie de ses diplômes, de son attestation d'inscription au conseil de l'ordre de la Polynésie française et des échanges avec la province des îles Loyauté pour défendre sa bonne foi. À l'origine du litige, le conseil de l'ordre calédonien affirmait avoir découvert que le Dr Szym était spécialiste en chirurgie et ne disposait pas d'une qualification en médecine générale. Faux, rétorque le médecin effectivement spécialisé initialement en chirurgie viscérale et digestive, mais qui joint également la copie de son attestation de “qualification en médecine générale” telle que figurant sur son attestation d'inscription au conseil de l'ordre en Polynésie française.
 
Autre allégation infirmée par le médecin en poste à Ouvéa, la province des îles Loyauté a indiqué à nos confrères des Nouvelles calédoniennes qu'après avoir reçu l'information sur le diplôme manquant du praticien, elle a “immédiatement mis fin à son contrat le 20 septembre au lieu du 30 septembre sans aucune indemnité, ni billet retour vers la Polynésie”. Sauf que là encore, le Dr Szym adresse à Tahiti Infos ses échanges – très courtois – avec la province, parmi lesquels figure effectivement l'acte modificatif réduisant la durée de son contrat justifié uniquement par un “mouvement de personnel” à venir dans le courant du mois suivant, la note de service de la province lui octroyant en conséquence ses indemnités de fin de contrat et le billet d'avion de retour en Polynésie intégralement payé par l'autorité publique.
 
Pour le Dr Szym, ces accusations du conseil de l'ordre et cette décision “d'abréger” son contrat trouvent leur origine dans le contexte particulier d'une décision récente du gouvernement calédonien d'autoriser l'embauche de médecins européens pour compenser les manques de praticiens dans certaines localités du Caillou. “Au grand dam du conseil de l'ordre”, affirme Pascal Szym. “J’ai fourni tous les diplômes et certificats demandés, donc je n’ai dupé personne”, se défend le médecin. “Sur mon contrat, j'avais été engagé ‘faute de fonctionnaires disponibles’. La subtilité est là.”
 

Rédigé par Antoine Samoyeau le Lundi 21 Novembre 2022 à 21:14 | Lu 2313 fois