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Simulations d'entretiens d'embauche pour les élèves de l'Ecole de commerce de Tahiti



PAPEETE, le 6 mars 2019 - La semaine dernière, les élèves en troisième année de l'École de Commerce de Tahiti one enchainé jusqu'à 5 entretiens d'embauche le même jour. Un entrainement qui tombe à pic pour les élèves : ils partent en stage de fin d'études, puis ils entameront la recherche de leur premier emploi.

Le 27 février, l'École de Commerce de Tahiti organisait son "séminaire de recrutement". Entre 30 et 40 chefs d'entreprises et responsables RH se sont déplacés pour faire passer des entretiens d'embauche aux élèves de troisième année, ceux qui se préparent à entrer sur le marché du travail.

Agnès Joubert, formatrice en charge de l'organisation du séminaire de recrutement avec les étudiants de troisième année de l'ECT, nous explique que "l'intérêt de cet exercice est de les préparer aux exigences d'un entretien d'embauche en faisant des simulations d'entretiens. Globalement, les étudiants vont faire cinq entretiens en moyenne avec des professionnels qui sont soit à la recherche de profils à recruter, soit qui viennent juste pour nous aider. Pour le moment les retours sont très positifs, les étudiants arrivent bien à s'exprimer et à argumenter même si c'est un des points où ils peuvent encore s'améliorer. Il y a même eu des propositions de stage, et les recruteurs nous disent garder leurs CV pour recontacter les étudiants par la suite."

Vaitiare, étudiante en troisième année d'école de commerce

"Là je sors d'un entretien avec ATN, ça c'est très bien passé. J'ai eu droit à quelques conseils professionnels sur comment mieux vendre mon CV. Le recruteur m'a dit de mieux peaufiner les arguments que je mets en avant selon le poste que je vise.
J'avais eu deux autres entretiens avant et j'ai reçu une variété de conseils. Le premier me disait que le CV moderne, avec la photo, était pas mal. Le second me disait de rester plutôt dans du classique... Donc des conseils un peu contradictoires, mais je note tout, tous les conseils sont bons à prendre. J'analyserai à la fin de la journée. En tous cas c'était très utile, ça m'a préparée à ce que je pourrai vraiment rencontrer dans la vie professionnelle. Et je pense que pour la prochaine fois je serai bien mieux préparée !"

Manuarii Mervin, responsable RH Air Tahiti Nui

Tu viens souvent à ces événements, pour toi c'est important de coacher les jeunes ?
Oui je pense que c'est important, nous n'avons pas toujours eu cette chance par le passé. Aujourd'hui on essaie de faire ce retour d'expérience parce qu'on voit beaucoup de jeunes qui arrivent sur le marché du travail et qui ont souvent des profils en décalage par rapport à ce que cherchent les entreprises. Donc l'idée est de leur apporter un maximum de conseils pour qu'ils puissent avoir les bonnes techniques, les bonnes réponses, mais surtout pour qu'ils arrivent à mettre en valeur ce qu'ils savent faire. Souvent ça ne transparait pas assez dans un CV. Donc il faut qu'ils nous racontent ce qui n'est pas dans le CV.

Quel type de conseils as-tu donné aux élèves que tu as rencontrés ce matin ?
Beaucoup de conseils sur le discours à tenir. Ne pas essayer de tout dire, parce que ça n'a pas forcément beaucoup d'intérêt, mais surtout d'avoir une cohérence logique dans ce qu'on dit. Par exemple quand on dit "je veux faire du tourisme", on ne peut pas dire juste après "je m'oriente vers l'import". Surtout, ce qu'on attend de ce niveau-là puisqu'on est déjà sur du BAC+3, c'est que le projet professionnel soit un minimum concrétisé. Qu'est-ce qu'ils veulent faire ? De la création d'entreprise, de l'emploi salarié ? Dans quel secteur ? Et pour ça il y a encore un peu de travail, on voit qu'ils se posent encore beaucoup de questions.

Y-a-t-il du potentiel chez ces jeunes ?
Donc je fais ces entretiens depuis 2012, la création de l'ECT, et c'est vrai qu'on voit une belle maturité pour des gens de cet âge. Ils ont pour la plupart fait des stages très intéressants, mais c'est vrai qu'ils ne savent pas trop quoi choisir... Mais il y a un beau potentiel pour le marché local. J'ai vu trois étudiants ce matin qui étaient tout à fait à l'aise dans leur projet, mais ils étaient plus dans une logique de création d'entreprise que dans une logique de salariat. Mais tant mieux si on crée des entreprises ! Ils avaient aussi des CV très colorés, c'est intéressant d'avoir un CV qui se démarque parce qu'on reçoit 1600 CV par an à ATN, et c'est vrai qu'on ne les lit pas tous dans le détail. Après sur les CV, il y a le débat "avec ou sans photos", ça n'est pas très important. Ce qui compte c'est qu'ils soient très clairs et qu'ils tiennent en une seule page, surtout avec ce niveau d'expérience.

On dit souvent qu'il est difficile de trouver son premier emploi car il faut toujours avoir de l'expérience... Qu'en pense un RH ?
C'est vrai que souvent les entreprises mettent des prérequis d'expérience qui sont parfois un peu élevés, mais ça n'est que "le profil idéal". Ce qu'on dit aux candidats c'est que c'est à eux de se porter candidat, et à l'entreprise de décider. Donc s'ils décident de ne même pas se porter candidat parce que la fiche ne correspond pas exactement, c'est peut-être une chance de gâchée pour eux.

Ayana, étudiante en troisième année d'école de commerce

"Ce matin j'ai donc eu un entretien avec Tahiti Tourisme pour le poste d'assistante marketing, ensuite j'ai enchainé sur un entretien avec Billabong Tahiti pour le même poste. Ça c'est très bien passé, ils m'ont donné de très bons retours. Billabong est même prêt à me revoir ! Tahiti Tourisme attend que je revienne perfectionnée en anglais. Ils m'ont aussi donné des conseils. Billabong m'a dit que j'avais de très bonne idées et qu'il me fallait plus d'assurance pour les présenter, qu'il ne fallait pas que j'hésite à m'affirmer. Ils m'ont aussi expliqué que l'entretien est une pyramide où au départ tout le monde est bon et où les gens se démarquent progressivement par de petites choses. Donc pour arriver en haut de la pyramide, il faut vraiment arriver à se démarquer et arriver à se vendre différemment des autres.
Pour nous préparer, on avait fait des simulations en cours où les élèves jouaient les recruteurs. Je n'avais pas préparé de réponses prédéfinies aux questions, parce que chacun pose des questions différentes, puis c'est un échange avec le recruteur. En tous cas aujourd'hui c'est un exercice très utile, ça nous entraine à postuler, à rencontrer des profils de recruteurs différents. On voit différentes personnalités, certains sont plus durs, ils font exprès de nous déstabiliser, d'autres nous mettent à l'aise... Mais avec ces entrainements, après trois ans de formation, je me sens prête à entrer sur le marché du travail. J'ai même hâte de développer mes compétences et d'avoir de nouvelles expériences."

Rédigé par Jacques Franc de Ferrière le Mercredi 6 Mars 2019 à 17:16 | Lu 1197 fois

Tags : ECT, EDUCATION, EMPLOI





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