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Saint-Martin peine à faire face à ses débris et encombrants



Marigot, France | AFP | jeudi 06/09/2018 - Une décharge saturée, des tôles et des carcasses de voitures qui jonchent les bords des routes, des encombrants abandonnés un peu partout: la petite île de Saint-Martin peine à faire face aux déchets et gravats générés par l'ouragan Irma.       

"J'ai l'impression qu'Irma c'était hier", raconte Vanessa, touriste parisienne, qui se trouvait à Saint-Martin pendant l'ouragan et vient de revenir sur l'île un an après. "J'ai surtout été choquée par les épaves de voitures et les détritus dans les rues".
Après le cyclone, "il y a eu une volumétrie phénoménale des débris et encombrants", à laquelle la décharge n'était pas programmée, constate Philippe Gustin, délégué interministériel à la reconstruction. "Puis avec la reconstruction, il y a énormément de gravats, de déblais qu'il faut aussi acheminer vers l'éco-site de Grandes Cayes" (la décharge).
Celle-ci, située au bord de la mer, au nord de l'île, est effectivement en surchauffe. "Il y a des limites à ce qu'une décharge peut contenir et traiter", souligne Daniel Gibbs, le président de la collectivité.
Dans les dix mois qui ont suivi le passage de l'ouragan, l'éco-site a réceptionné 55.888 tonnes de déchets - encombrants, déchets verts, tôles, gravats, véhicules hors d'usage - directement liés à Irma. Cela représente quasiment à la quantité de déchets reçue en deux ans en temps normal.
Les carcasses de voitures, rangées sur le site par compagnie d'assurances, représente une grande part du volume: il faut en effet attendre le feu vert de l'assurance, puis prendre le temps de dépolluer l'épave avant de la compacter en cube.
La décharge a embauché, augmenté les cadences, mais "elle ne peut traiter qu'entre 6 et 12 véhicules par jour", explique Daniel Gibbs.
Environ 2.000 véhicules ont déjà été traités, ajoute-t-il. Fin mars, six mois après l'ouragan, quelque 5.000 véhicule hors d'usage (VHU) étaient encore recensés à Saint-Martin, sur les 7.570 estimés par les assureurs.
Résultat, "il y a encore des VHU qui jonchent les rues", reconnait Daniel Gibbs. "Même quand on nettoie une rue, des personnes ramènent des carcasses derrière", déplore-t-il.
Plus largement, "il y a une tendance à ce qu'on dépose ces détritus n'importe comment, ce n'est pas la meilleure des cartes touristiques", ajoute Philippe Gustin.
"La collectivité met en demeure les particuliers afin qu'ils nettoient leurs propriétés", insiste Daniel Gibbs. "Et j'ai mis plus de 15 millions d'euros dans le nettoyage et la sécurisation des bâtiments démolis".
Il souligne aussi le gros travail des associations bénévoles pour nettoyer l'île. Une campagne de nettoyage a déjà eu lieu, mais d'autres sont à venir en septembre et octobre, avant le début de la saison touristique. 

le Jeudi 6 Septembre 2018 à 06:52 | Lu 300 fois




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