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Rétrospective 2020 : L'année politique



Tahiti, le 21 décembre 2020 - Que retenir de l'année écoulée ? Tahiti Infos livre une série de rétrospectives thématiques consacrées à l'actualité de l'année 2020 et vous propose dès aujourd'hui une sélection de la rédaction des événements qui auront marqué la vie politique du fenua depuis janvier.
 

​Les grandes dates

21 janvier : Décès d’Étienne Chimin. L’ancien cadre du Tavini Huiraatira et chancelier de l’Académie tahitienne, avait 68 ans.
 
1er février : Annick Girardin, ministre des Outre-mer, débute à Tahiti une visite officielle d’une semaine qui la mènera notamment à Moorea, Bora Bora et Rangiroa.
 
3 mars : Les tāvana du fenua sont majoritairement contre un report des élections municipales en Polynésie malgré les menaces liées au Covid-19.
 
15 mars : 14 maires sortants sont réélus dès le 1er tour des municipales dont Édouard Fritch à Pirae, Oscar Temaru à Faa’a, Simplicio Lissant à Punaauia, Gaston Tong Sang à Bora Bora ou encore Tearii Alpha à Teva i Uta.
 
17 mars : Le vice-président Rohfritsch démissionne après son échec aux municipales de Punaauia. Édouard Fritch refuse.
 
21 mars : La Polynésie française sous confinement sanitaire.
 
28 avril : Allègement du confinement. Le couvre-feu est maintenu à partir de 21h. La réouverture des écoles est annoncée pour le 18 mai.
 
14 mai : Nuihau Laurey quitte le Tapura Huiraatira et taxe Édouard Fritch de "plus mauvais président que la Polynésie ait jamais eu".
 
8 juin - Oscar Temaru en grève de la faim devant le palais de justice contre "l’acharnement" de la "justice coloniale", après la saisie de 11,6 millions sur son compte personnel.
 
7 juillet : Sébastien Lecornu, nouveau ministre des Outre-mer du gouvernement Castex.
 
15 juillet : Réouverture des frontières aux visiteurs internationaux.
 
2 août : Premier cas Covid identifié en Polynésie depuis avril et début de la deuxième vague épidémique.
 
4 août : Cyril Tetuanui réélu pour 6 ans à la présidence du Syndicat pour la promotion des communes.
 
19 août : Création du groupe A Here ia Porinetia à Tarahoi. Autour de Nicole Sanquer et Nuihau Laurey : Teura Tarahu, Bernard Natua, Félix Tokoragi et Vaitea Le Gayic.
 
18 septembre : Eugène Sommers élu président du Cesec à l’issue d’un scrutin serré face à Diana Yieng Kow et Patrick Galenon.
 
8 octobre : Édouard Fritch est reçu à l’Élysée par le président Macron qui l’informe d’une visite officielle en Polynésie courant mars-avril 2021.
 
23 octobre : La France souhaite devant la 4e commission de l’ONU à New York que la Polynésie française soit désinscrite de la liste des territoires à décoloniser.
 
24 octobre : Couvre-feu ordonné pour raison sanitaire de 21h à 4h, mais il n’y aura pas de nouveau confinement assure Édouard Fritch le 30 octobre.
 
26 novembre : Evans Haumani fait élire la transfuge de la minorité Gina Kautai à Paopao face au candidat de la majorité locale, Hugues Hanere.
 
11 décembre : Le couvre-feu est maintenu jusqu’au 15 janvier entre 21h et 4h mais aménagé à partir de 22h pour Noël et le Nouvel-an.
 

20 Février : Flosse ne peut pas se présenter aux municipales

Rétrospective 2020 : L'année politique
La justice refuse la qualité de résidence principale à l’appartement que sous-loue le Vieux lion au siège de son parti politique.
 
Épilogue d’un bras de fer initié avec la mairie de Papeete en décembre 2019, la Cour de cassation rejette finalement le pourvoi de Gaston Flosse, qui souhaitait s’inscrire sur les listes électorales de Papeete, pour pouvoir être candidat aux municipales dans la commune.
 
Le leader du Tahoeraa, promoteur des listes d’union Amuitahiraa dans plusieurs communes dont Papeete, s'était pourvu en cassation contre un jugement du tribunal de première instance de Papeete. Fin janvier la formation judiciaire avait refusé son inscription sur les listes électorales de Papeete pour une question de résidence. Gaston Flosse affirme en effet résider à Papeete depuis plus de six mois, dans ce local de 15 m2 qu’il sous-loue dans la permanence politique du Tahoeraa, rue François Cardella. Mais la mairie de Papeete, puis la justice, ont estimé que ce local ne pouvait être considéré comme sa résidence principale.
 

24 mars : Pays et communes siphonnés pour le plan de sauvegarde

Rétrospective 2020 : L'année politique
Le Pays mobilise dans l’urgence 29,5 milliards de Fcfp pour soutenir les entreprises et l’emploi face à une crise Covid naissante.
 
Adopté en décembre 2019 à 173 milliards de Fcfp, le budget de la Polynésie française est significativement augmenté pour les besoins du plan de sauvegarde économique. L’évaluation totale des mesures visant à réduire les impacts de la crise sanitaire s’établit en effet à 29,5 milliards de Fcfp avec un financement réparti entre d’une part, un abattement des dépenses du Pays à hauteur de 21 milliards, et d’autre part, par l'utilisation d'une dizaine de milliards dans les réserves du Pays. Un bouleversement qui oblige le Pays à taper dans tous les portefeuilles pour financer les mesures de ce plan. Contrairement à la loi de finances rectificative adoptée en métropole quelques jours plus tôt, ce collectif ne prend pas en compte les baisses prévisibles dans la collecte de l’impôt sur les sociétés ou sur les transactions ou encore la baisse de la TVA à collecter sur une activité économique fortement réduite. Si certaines ponctions apparaissent évidentes, compte tenu des circonstances, la diminution des dotations aux communes laisse craindre quelques réticences sur les bancs de l'assemblée lors du vote, jeudi 26 mars.
 

​18 juin : L’homophobie s’invite aux municipales

Rétrospective 2020 : L'année politique
Tepuaraurii Teriitahi est victime d’attaques homophobes de la part d’une électrice de Paea, à 10 jours du second tour des municipales.
 
Une habitante de Paea crée un énorme buzz sur les réseaux sociaux en s'attaquant directement aux orientations sexuelles de la représentante Tepuaraurii Teriitahi, tête de la liste "Otahiraa no te hau e te ruperupe no te 'oire no Paea" après le décès de Jacquie Graffe, durant l’interminable entre-deux tours des municipales. Dans une vidéo très partagée, l'auteure se dit parmi les soutiens du tāvana sortant mais s'oppose à ce que Tepuaraurii Teriitahi puisse lui succéder. Elle étaye sa position avec des commentaires homophobes : les électeurs de Paea "ne veulent pas que cela soit une gouine qui soit tāvana. (…) Les gens ne veulent pas d'un gay, d'un raerae, quel bel exemple est-ce qu'elle va donner ? Ça fait honte". Plusieurs élues femmes de l’assemblée, tous bords politiques confondus exprimeront dès le lendemain leur soutien à Tepuaraurii Teriitahi.
 

​28 juin : Antony Géros décroche Paea

Rétrospective 2020 : L'année politique
Après quatre échecs aux municipales depuis 1995, Antony Géros parvient finalement à prendre la mairie de Paea.
 
Alors qu'il accusait à Paea un retard de 87 voix à l'issue du premier tour en mars, le numéro deux du parti indépendantiste renverse la tendance pour glaner 811 voix, contre seulement 555 pour la liste rivale de feu le maire sortant de Paea. Après 45 ans d’un règne sans partage de Jacquie Graffe, la commune de Paea adopte finalement par 169 voix d’avance les couleurs mauve et rouge de la liste d’union "Na Manu’ura e Rua, Te Hono i te Tumu Nui" menée par Antony Géros. Pour le leader indépendantiste, cette cinquième tentative de prendre le bastion de Paea s’avère la bonne.
 

​8 juillet : Ces tāvana qui refusent la loi sur les maires délégués

Rétrospective 2020 : L'année politique
À l’issue du dernier scrutin des municipales, nombreux sont les maires réticents à suivre les dispositions de la loi de 2016 relative à l’élection des conseillers municipaux dans les communes associées de la Polynésie française. Le texte précise que, dorénavant, le maire délégué doit être choisi sur la liste arrivée en tête dans la section de commune concernée, même si cette liste n’est pas celle qui a gagné les élections sur l’ensemble de la commune. Le non-respect de cette disposition sera à l’origine de plusieurs décisions d’annulation du "3e tour" des municipales par le tribunal administratif en octobre, à Tumara'a, Hitia'a o te ra, Taha'a et Huahine. Des décisions pour lesquelles la cour administrative d’appel a été saisie. De même, la justice administrative estime que la loi électorale prévoit l’élection d’un maire délégué dans la section chef-lieu de l’association de communes. Une décision que refuse d’appliquer Taiarapu-Est, six mois après les élections de juin et contre laquelle elle s’est pourvue en appel. En 2016, la réforme Tetuanui avait été saluée au niveau local, comme au niveau national, où la ministre des Outre-mer de l'époque estimait que l'on venait de résoudre "un problème pour notre démocratie locale". Mais il y a la théorie et la pratique.
 

​29 juillet : La famille royale expulsée du marae

Deux mois après leur installation sur le site du marae Arahurahu à Paea, les forces de l’ordre procèdent à l’expulsion des activistes fonciers du Polynesian kingdom of Atooi.
 
Les activistes du Polynesian kingdom of Atooi sont délogés du marae Arahurahu, après 56 jours d’occupation irrégulière du site et une ordonnance d’expulsion prononcée en août par le juge des référés. L’intervention des forces de l’ordre se fait sans heurt, dès le petit jour. Mais, apparemment sûrs de leur généalogie et de leurs revendications, les membres du royaume ne se démontent pas. Ils annoncent le dépôt de plaintes contre la gendarmerie, le haut-commissaire, le président du Pays et le tāvana de Paea, Antony Géros. "Ce n'est pas fini, ce n'est que le début. On va revenir, on va revenir ici. On va se battre pour cette terre. Ils sont venus nous déloger mais ils n'ont pas de titre de propriété alors que nous avons des tomite", lance même Papy Bernard, l'un des leaders du groupe.
 

​27 septembre : Teva Rohfritch et Lana Tetuanui élus au Sénat

Rétrospective 2020 : L'année politique
Lana Tetuanui et Teva Rohfritsch, remportent largement les élections sénatoriales de Polynésie française.
 
Les candidats de la majorité, Lana Tetuanui et l’ancien vice-président Teva Rohfritsch, remportent largement les élections sénatoriales de Polynésie française avec chacun 68% des suffrages des grands électeurs polynésiens. "Les maires ont envoyé un signe très fort de leur confiance", commente le président Édouard Fritch, leader du Tapura huiraatira. Un résultat qui clôture un cycle électoral 2015-2020 archi-dominé par le Tapura. Édouard Fritch et ses deux sénateurs sont attendus dès la semaine suivante à Paris. Un déplacement pour la séance inaugurale du Sénat, mais aussi pour quelques rencontres avec le gouvernement central dans le cadre des tractations pour obtenir un soutien renforcé de l’État à la Polynésie française durement touchée par la crise Covid.
 

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mardi 22 Décembre 2020 à 17:05 | Lu 1293 fois





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