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Regnault décortique Le nucléaire en Océanie



TAHITI, le4 juillet 2021 - Dans la collection #Tu connais ? de ‘Api Tahiti paraît Le nucléaire en Océanie, les essais atmosphériques (1946-1974). Cet ouvrage a été rédigé par Jean-Marc Regnault, docteur en histoire, auteurs de très nombreux articles et livres. Il aborde ce sujet sensible de façon factuelle, tenant à rester loin de toute polémique.

Tandis que la délégation Reko Tika est à Paris pour rencontrer le président de la République, des ministres et experts à propos des conséquences des essais nucléaires en Polynésie française et après l’organisation d’une table ronde "planétaire" sur le nucléaire à Faa’a par Oscar Temaru, les éditions ‘Api Tahiti ont présenté leur dernier-né. Il s’agit d’un ouvrage intitulé Le nucléaire en Océanie, les essais atmosphériques (1946-1974) et rédigé par le docteur en histoire Jean-Marc Regnault.

L’auteur a abordé ce sujet de manière factuelle. Il a souhaité "dépolémiquer" le nucléaire. Il a de ce fait très peu abordé la question des retombées radioactives. "Je m’étonne toujours de constater qu’avec des mêmes chiffres, différents organismes parviennent à des conclusions différentes !" Il s’est donc attaché à expliquer pourquoi la Polynésie a été choisie pour effectuer les essais, pourquoi le territoire a accepté ce qui paraît aujourd’hui inacceptable. Il montre les changements d’idées et de positions de certains acteurs et rappelle : "Six mois avant le premier tir se tenaient des élections présidentielles en France". Mitterrand et de Gaulle étaient en lice. "Mitterrand annonçait vouloir arrêter les démarches nucléaires s’il était élu. Les Polynésiens ont voté à 60% pour de Gaulle !"

Ne souhaitant pas entrer dans le débat qui oppose version "officielle" des essais (celle de l’État et celle des Armées) et une version qui serait vue par les "victimes" de ceux-ci, il présente, confronte les diverses approches en s’appuyant constamment sur les documents d’archives. Dans ce livre, Jean-Marc Regnault rassemble beaucoup d’informations y compris de nouvelles "comme par exemple : que savait le général de Gaulle en 1958 ?", illustre l’auteur.

"Cerner la complexité des choses"

Le livre traite du sujet dans toute l’Océanie. "J’ai voulu montrer qu’après la seconde guerre mondiale les États-Unis et les Britanniques ont eux aussi voulu faire des essais loin de chez eux." Il montre les points communs des trois grandes puissantes à l’origine des essais dans le Pacifique, mais aussi les différences. "Le schéma est à peu près le même, mais la France a tout de même réfléchi à protéger les populations. Qu’elle l’ait bien fait ou non est une autre question. J’ai voulu cerner la complexité des choses." Il cite un ami australien, journaliste, connu pour ses attaques contre les essais nucléaires français qui a découvert il y a peu que des essais avaient été réalisés en Australie par les Britanniques.

Le nucléaire en Océanie se découpe en quatre parties : l’entrée dans un monde nouveau pour le meilleur et pour le pire, les expériences nucléaires convergent vers le Pacifique, le cheminement vers une bombe française et vers Moruroa, la bombe française en Océanie. Il est question de guerre froide, d’expérimentation américaine, de crise internationale en lien avec la crise du canal de Suez en 1956, de décisions et d’orientation, de recherche de sites, de conseil de défense, de discours à l’assemblée de la Polynésie française, mais aussi d’évolution économique et sociale au fenua.

Audace et prétention

En conclusion, Jean-Marc Regnault analyse comment, petit à petit, "la vérité sur les essais est apparue ou plutôt comment s’est construite cette histoire avec ses charges idéologiques et ses querelles d’experts dans lesquelles, dès l’introduction, nous avons prévenu que nous ne nous y noierions pas".

Il ajoute, à la suite de cette conclusion, une réflexion sur le livre Toxique. "Première audace et prétention des auteurs en p. 6 : le livre serait ‘une enquête sur un pan méconnu de l’histoire du nucléaire’. Évidemment, puisqu’ils ne semblent avoir rien lu des travaux qui existaient avant eux. Pas de bibliographie donc et une méconnaissance des institutions de la Polynésie française au point d’écrire des énormités : ‘l’État polynésien’ ou les députés de l’APF… Et ils sont venus en Polynésie sans visiter la bibliothèque universitaire ! Ils y auraient trouvé toute la littérature sur le sujet et même des copies d’archives du CEP aujourd’hui interdites à la consultation. Deuxième audace des auteurs : se réclamer de Bruno Barrillot dont ils ignorent finalement les recherches et les publications et en particulier la rédaction de la Commission d’enquête de l’APF en 2005."


Rédigé par Delphine Barrais le Dimanche 4 Juillet 2021 à 20:29 | Lu 1267 fois






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