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Prisons: un "projet d'accord" présenté aux syndicats, au onzième jour du mouvement



Paris, France | AFP | jeudi 25/01/2018 - Des "avancées" ou des propositions toujours "loin" du compte? La ministre de la Justice présentait jeudi aux syndicats pénitentiaires un nouveau "projet d'accord" pour mettre fin au mouvement des surveillants d'une ampleur inédite, entré dans son onzième jour.

La garde des Sceaux Nicole Belloubet a entrepris dans la matinée de recevoir les responsables des principaux syndicats, l'Ufap-Unsa Justice (40%), FO-Pénitentiaire (30%) et la CGT-Pénitentiaire (15%), a-t-on indiqué à la Chancellerie.
A l'issue de sa rencontre avec Mme Belloubet, Jean-François Forget, secrétaire général de l'Ufap-Unsa, a évoqué "des avancées" par rapport au "projet d'accord" présenté vendredi et que son syndicat et la CGT avaient rejeté.
"On est passé de 30 millions à 34 millions d'euros pour les indemnités, la création de 1.100 postes (pour 40 millions d'euros) et l'aménagement de 1.500 places pour les détenus radicalisés dans des quartiers spécifiques et totalement étanches", a déclaré M. Forget.
Déception en revanche pour FO, son secrétaire général Emmanuel Baudin jugeant les propositions de la ministre "loin, loin de ce que réclamait la base".
"Et la base nous suit", a-t-il assuré après la rencontre en parlant d'un mouvement qui "ne s'essouffle pas mais va prendre d'autres formes". "Je pense que le week-end risque d'être très, très, très tendu en prison en France", a-t-il lancé. 
Le "projet d'accord" devrait "être le fruit de toutes les discussions menées depuis plusieurs jours", a lancé Christopher Dorangeville, secrétaire général de la CGT-Pénitentiaire, avant d'être reçu à son tour.
Conséquence de l'enlisement de la crise pour les prisonniers, un premier recours a été déposé par un détenu du centre de Moulins-Yzeure (Allier) qui n'a pas pu prendre de douche "depuis neuf jours" ou eu droit à des promenades, a annoncé l'Observatoire international des prisons (OIP).
Le mouvement des gardiens de prison, lancé après l'agression de surveillants par un détenu jihadiste à Vendin-le-Viel (Pas-de-Calais), s'est amplifié à la suite d'une série d'agressions, de négociations infructueuses et de l'implication tardive de Nicole Belloubet en première ligne.
Sur le terrain, le mouvement se poursuivait jeudi: 116 des 188 prisons françaises ont été touchées. Dans l'après-midi, les gardiens de "42 établissements" refusaient encore, en totalité ou en partie, de prendre leur service (contre 72 le matin), a indiqué à l'AFP la Direction de l'administration pénitentiaire (DAP).
 

- "On est encore plus motivés" -

 
A Fleury-Mérogis (Essonne), le plus grand centre pénitentiaire d'Europe, une barricade de palettes et de pneus a été montée devant l'entrée de la maison d'arrêt des hommes. A Réau (Seine-et-Marne), les agents ont "déposé les clés": "les grévistes sont à l'intérieur, mais personne n'a pris le travail", a raconté Martial Delabroye (FO).
Le mouvement se poursuivait également en province, avec des blocages nombreux en région Centre, notamment à Saran, près d'Orléans, où les CRS sont "à l'intérieur depuis trois jours" selon FO, ou encore dans le Sud. 
La tension était montée d'un cran mercredi, quand l'administration a demandé aux directeurs de sanctionner les surveillants qui bloquent les accès aux établissements. Les gardiens n'ont statutairement pas le droit de grève.
Les premières sanctions sont tombées, en Occitanie (à Perpignan) ou dans le Nord: ce sont "des révocations partielles de cinq à 15 jours avec sursis pour la plupart", a précisé à l'AFP le directeur interrégional des services pénitentiaires, Alain Jégo.
"Ils n'ont pas pris la mesure du mouvement", "on est encore plus motivés", ont lancé les grévistes, de la Nouvelle-Aquitaine à l'Alsace. 
La situation était particulièrement tendue jeudi matin à la prison du Gasquinoy, à Béziers (Hérault), où des dizaines de surveillants, arrivés cagoulés pour éviter d'être identifiés en cas de sanction, se sont finalement découverts. "On préfère la sanction, plutôt que de mourir au travail", a expliqué à l'AFP un gréviste.
Face aux annonces de sanctions, les arrêts maladie se multipliaient, ont relevé syndicats et responsables pénitentiaires.
A Gradignan (Gironde) où, selon les syndicats, environ 150 agents (sur 210) sont en arrêt maladie, l'Ufap-Unsa a dénoncé "une pression intolérable et très dangereuse", exercée selon eux par le directeur du centre et le directeur interrégional, qui auraient appelé des surveillants en arrêt maladie pour les "intimider".

le Jeudi 25 Janvier 2018 à 05:53 | Lu 179 fois




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