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Prison ferme pour l'auteur d'une agression sexuelle



PAPEETE, le 9 janvier 2018 - Le prévenu jugé ce mardi matin devant le tribunal correctionnel comparaissait pour "violation de domicile, agression sexuelle et violences volontaires." L'homme, un handicapé mental âgé de 47 ans s'était introduit au domicile de son ex belle-sœur à deux reprises. L'audience a eu lieu à huis clos partiel.

Dans la soirée du 20 mars 2016, une sexagénaire vivant seule à Tahiti se réveille et va vers sa cuisine pour se préparer une boisson chaude. Elle voit soudain bouger le rideau de son salon et se dirige vers la porte fenêtre menant à son jardin. C'est alors qu'elle aperçoit son ex beau-frère derrière la vitre. La victime n'a pas le temps de s'enfermer que l'homme, un déficient mental consommateur d'alcool et de paka, entre dans la maison. Lors de l'audience ce mardi, la femme a expliqué la scène aux magistrats: " J'ai été prise de panique (…) J'ai cherché à sortir car je me savais en danger mais il a réussi à me ceinturer (…) Il a m'a serrée très fort puis à commencer à m'embrasser." Profitant d'un moment d'inattention, la victime avait réussi à rejoindre le jardin de ses voisins avant l'arrivée des policiers. Devant ces derniers, le prévenu avait indiqué qu'il éprouvait des sentiments à l'égard de la sœur de celle qui avait été sa femme durant plus de 15 ans. Il avait été placé sous contrôle judiciaire.




UN CAUCHEMAR EPOUVANTABLE

Quelques mois après cette première agression, le prévenu récidive mais, cette fois, les faits sont bien plus graves et traumatisants puisque l'individu entre dans la chambre de la victime, s'allonge sur elle et se livre à une agression sexuelle. La femme arrive à appeler les secours puis s'enfuit chez les voisins.

A la barre, la sexagénaire a évoqué un "cauchemar (…) Je vis dans un quartier populaire au sein duquel je n'ai jamais eu de problème mais cet homme venait de l'extérieur."

Interrogé par les magistrats sur les faits, le prévenu, dont les propos étaient souvent inaudibles et confus, a tout d'abord invoqué l'amnésie: "j'ai oublié, je n'y pense plus." Ce à quoi le président du tribunal a répondu: "Il va falloir y penser aujourd'hui car c'est votre procès. C'est arrivé mais vous ne voulez plus l'entendre. (…) L'avez-vous fait?" L'individu bredouille: "Oui. Et j'ai regretté (…) Je l'aime beaucoup."

Bénéficiaire d'une allocation COTOREP en raison de son léger handicap mental, le prévenu est issu d'une grande fratrie et a grandi dans un milieu familial structuré. Victime d'un grave accident sur la voie publique, il a passé trois mois dans le coma. Son casier judiciaire comporte 4 condamnations. A l'époque des faits, l'homme, qui venait de quitter le domicile conjugal, était souvent sans abri et venait parfois dormir dans le jardin de la victime qui, le jugeant inoffensif, le laissait faire. L'expert psychiatre qui a examiné l'individu a relevé une altération du discernement.

Réel traumatisme

Prenant la parole, l'avocat de la victime a évoqué les séquelles de cette " série d'agressions (…) C'est un réel traumatisme d'être violentée en pleine nuit."

Requérant trois ans de prison dont un an avec sursis mise à l'épreuve, obligation de soins et interdiction d'approcher la victime, le procureur de la République a abordé l'état psychique du prévenu: "cet homme se réfugie derrière le motif des sentiments et pourtant, il inflige des blessures physiques à sa victime (…) L'expert psychiatre retient l'altération du discernement mais le prévenu n'est pas irresponsable pour autant, il comprend parfaitement qu'il a franchi des interdits."

Rebondissant sur ce réquisitoire, le conseil de la défense a, lui aussi, évoqué le handicap de son client: "les faits sont difficilement compris et expliqués car cet homme a un retard mental avéré (…) Ce jour-là, il avait mêlé alcool et médicaments et l'on sait que cela ne fait pas bon ménage…"

Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné l'individu à trois de prison dont 18 mois avec sursis mise à l'épreuve pendant trois ans, obligation de soins, interdiction d'entrer en contact avec la victime et maintien en détention. L'homme devra également indemniser la victime à hauteur d'un million de francs.

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 9 Janvier 2018 à 14:18 | Lu 2279 fois





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