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Patrick Guichard s’évade salle Muriāvai



TAHITI, le 25 avril 2021 - Le peintre Patrick Guichard expose cette semaine salle Muriāvai. L’événement, baptisé Évasion pour son lien avec le poème d’Esther Granek, est l’occasion de se faire la belle. Un besoin exprimé par le peintre en cette période si particulière.

Évasion, comme le titre du poème d’Esther Granek (voir encadré) qui l’a inspiré, évasion, comme un besoin. "Je n’ai pas réellement de thème pour cette nouvelle exposition", indique Patrick Guichard, "mais je l’ai appelée Évasion". "La peinture a toujours été pour moi un espace pour m’évader." En cette période si particulière, cela prend plus que jamais du sens. "Nous subissons en tant qu’individu et personne de sérieuses difficultés, même si en Polynésie nous conservons d’agréables conditions de vie."

Patrick Guichard refuse l’étiquette d’artiste, car "tout le monde est un artiste à un moment donné de sa vie", il est peintre. "En réalité, je bidouille, je suis un bricoleur." Il expérimente beaucoup, il laisse l’œuvre prendre la main en exécutant "des choses qui ne se font pas". Par exemple, il mélange de l’huile et de l’acrylique. "Je veux me faire surprendre", il avance au fur et à mesure. C’est sans doute pour cela qu’il aime le figuratif mais affectionne tout particulièrement l’abstraction. "C’est pour le côté liberté qu’il offre."

Autodidacte

Il n’a jamais suivi d’études d’art "sanctionnées par un diplôme". Il peint depuis son plus jeune âge. "Quand j’ai commencé, j’avais moins de 10 ans", assure-t-il. "Mon père, qui n’était pourtant pas intéressé par l’art, m’a encouragé en m’achetant une boîte en acajou avec des huiles." Patrick Guichard marque une pause. "D’ailleurs, je l’ai toujours. Ce ne sont plus les mêmes huiles mais la boîte est ici", confie-t-il, amusé par l’idée.

Un temps, il a pensé à faire les Beaux-arts. "Un beau-frère y était, mais j’étais trop feignant pour faire un dossier d’inscription. Je suis un mélancolique avec tous les travers de cette nature et, notamment, remettre au lendemain ce que l’on peut faire le jour même." La peinture est restée comme une partenaire de route.

Bois et métal

Patrick Guichard utilise de préférence des supports rigides. "Je n’aime pas trop la toile." Pour sa nouvelle exposition, il s’est servi de métal et de bois. "Le métal absorbe peu la peinture", se réjouit Patrick Guichard qui donne toute sa place au support de l’œuvre. Il commence avec un travail qu’il décrit comme "liquide", "sans empattement, tout en nuance et en transparence. Je cherche la finesse". Il promène les couleurs sur la plaque de métal, ou bien il dépose des feuilles de cuivre, parfois des feuilles d’or. "Ensuite, je passe aux laque japonaises." Alors des formes apparaissent. Ses œuvres prennent de l’épaisseur, gagnent en contraste. Sur le bois, il applique un enduis de sa fabrication, avec ou sans pigment de couleur. Des reflets apparaissent qu’il retravaille.

À l’occasion de sa nouvelle exposition, Patrick Guichard présentera de nouvelles toiles aux formats variés. Il présentera en plus quelques œuvres plus anciennes ainsi que des extraits de ses carnets. Sur la route, loin de son atelier, il a pris l’habitude depuis des années de s’exprimer sur de petits cahiers. "Je ne reporte pas des sujets observés en chemin, mais peints des envies." En feuilletant ses blocs, il se remémore la Corse, un appartement parisien la nuit, les îles…

Et puis, pour conclure à propos de ses dernières toiles, il revient sur de récentes recherches généalogiques. Il parle de son grand-père ou bien de son arrière-grand-mère dont les parcours l’ont inspiré. Les couleurs, créations, envies et expressions de Patrick Guichard sont à retrouver toute la semaine salle Muriāvai. L’ensemble des œuvres sera mis en scène. Elles seront disposées sur un fond en bois fabriqué pour l’occasion qui devrait faire tout le tour de la salle "pour casser un peu les murs blancs". Finalement, le peintre ne propose pas à ses visiteurs une, mais plusieurs évasions.


Et je serai face à la mer…

"Évasion" est le titre d’un poème d’Esther Granek tiré de La Pensée aux mots (1997) :

Et je serai face à la mer
qui viendra baigner les galets.
Caresses d’eau, de vent et d’air.
Et de lumière. D’immensité.
Et en moi sera le désert.
N’y entrera que ciel léger.

Pratique

Du 27 au 1er mai salle Muriāvai à la Maison de la culture. Horaire du mardi au vendredi de 9 heures à 17 heures et le samedi de 9 heures à midi.
Vernissage mardi à 18 heures.
Entrée libre.

Contacts

Tél. : 40 54 45 44
Site internet de la Maison de la culture.
FB : Médiathèque de la Maison de la Culture

Rédigé par Delphine Barrais le Dimanche 25 Avril 2021 à 19:34 | Lu 925 fois






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