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Parents d’élèves : Les grands chantiers de la rentrée



PAPEETE, le 9 août 2019 – A quelques jours de la rentrée des classes, le président de la Fédération des associations de parents d’élève de l’enseignement public (FAPEEP), Tepuanui Snow, fait l’inventaire des grands dossiers en suspens pour cette rentrée : bourses au mérite, ATSEM, contrats de ruralité, statut de parents délégués ou encore assurances scolaires…

Bourses au mérite

Sur le dossier des bourses au mérite, la FAPEEP regrette que le dispositif ne soit toujours pas mis en place après plusieurs années de discussions ?

« C’est un dispositif qui existe en métropole et qui permet de récompenser le mérite scolaire d’enfants boursiers qui passent le DNB avec une mention Bien ou Très Bien, et qui permet le versement d’une bourse de la Seconde à la Terminale dans les filières générales et professionnelles. »
 

Qu’est-ce qui bloque ce dossier aujourd’hui ?

« Le problème est qu’aujourd’hui le ministère de l’Education fonctionne sur une dotation qui a été négociée dans le cadre du dialogue de gestion et que la mise en place de ce dispositif est de compétence du Pays. Il faudrait donc au Pays une dotation supplémentaire de l’Etat pour le financement de cette bourse. Ceci pour éviter que, dans le cadre de la nomenclature actuelle des bourses, on déshabille Paul pour habiller Jacques. »

Le dossier des ATSEM

Sur le sujet des agents territoriaux spécialisés dans les écoles maternelles (ATSEM), vous demandez également la création d’un véritable statut ?

« Je rappelle que le CESC avait proposé un vœu pour la création d’un statut des ATSEM en 2016. Malheureusement, ce vœu n’a pas été suivi d’effet, alors même que l’existence de ce type d’agents est prévu par les textes et que ce statut professionnel existe en métropole. Aujourd’hui, des agents de service effectuent les tâches de ces assistants maternelles sans pour autant recevoir les formations ou le niveau de rémunération équivalent à l’exercice de ces fonctions ».
 
De la même façon, qu’est-ce qui freine la mise en place de ce dispositif en Polynésie ?

« Pour exercer cet emploi en métropole, il faut un CAP petite enfance. Ce qui fait qu’aujourd’hui, cela représenterait des charges supplémentaires pour le budget de fonctionnement des communes. Donc, pour que ce statut soit mis en place, il faut là aussi que l’Etat puisse verser une dotation supplémentaire aux communes. Il existe aujourd’hui 41 classes de sections des tous petits en Polynésie. L’article 29 de l’arrêté 795 du 24 juillet 1996 prévoit l’obligation d’une ATSEM dans chaque classe de maternelle. Force est de constater qu’il n’y en a pas aujourd’hui. »

Les contrats de ruralité

La FAPEEPE a proposé lors des assises des outre-mer la mise en place de contrats de ruralité, sur le modèle du contrat de ville. Pourquoi ?

« Aujourd’hui, dans le cadre du volet de cohésion sociale du contrat de ville, plusieurs actions de formation sont prévues et notamment des actions de formation à la parentalité. Donc plusieurs parents ont bénéficié de ces actions, sauf ceux qui habitent hors des communes du contrat de ville (NDLR : le contrat de ville concerne les communes de Mahina jusqu'à Papara avec Moorea). »
 
Que demandez-vous aujourd’hui ?

« Nous avons demandé à l’Etat que le dispositif de contrat de ruralité soit mis en place en Polynésie, et qu’il soit financé également de manière paritaire entre le Pays et l’Etat pour pouvoir financer également des actions de formation à l’égard de nos parents dans les quartiers prioritaires des communes que celles de la grande agglomération du contrat de ville. »

Le statut de parents délégués

La FAPEEP demande la mise en place du statut de parent délégué pour impliquer plus facilement les parents dans la vie scolaire de leurs enfants ?

« Mis à part les réunions des conseil d’écoles et d’établissements, l’ensemble des réunions organisées par l’éducation se tiennent pendant les heures de travail. Ce qui les empêche de pouvoir participer à ces réunions. C’est peut-être une des raisons qui fait qu’on accuse les parents d’être absents de l’école. Donc un moyen qui permettrait à ces parents de participer à ces réunions serait la mise en place du statut de parent délégué qui existe depuis 2016 en métropole. C’est un moyen de mettre e place des heures de décharge pour les parents qui bénéficieraient du statut de parents délégués. »

Les assurances scolaires

Pour cette rentrée, avec le retrait de la MAE il y a plusieurs mois, plusieurs parents vont devoir choisir une nouvelle compagnie d’assurance scolaire individuelle. Vous dénoncez la disparité des offres en fonction de la situation des parents d’élèves ?

« Pour cette rentrée scolaire, selon les chiffres de la MAE, 7 000 parets qui avaient un contrat d’assurance individuelle vont devoir engager une démarche pour recherche une nouvelle assurance pour leurs enfants. Il faut savoir qu’aujourd’hui les parents ressortissants du RSPF ou qui bénéficient du complément familial bénéficient d’une prise en charge de leur assurance scolaire prise en charge par la CPS. Pour ce qui est des parents qui relèvent du RGS, ils ont le choix entre plusieurs assurances qui intègrent des offres dégressives en fonction d’autres éventuels contrats d’assurances habitation ou véhicule. Se pose aujourd’hui un problème pour ces parents salariés qui n’ont pas contracté de contrat d’assurance habitation ou véhicule et qui n’ont pas d’offres préférentielles. »
 
Donc le problème, c’est qu’il y a une disparité des offres d’une part en fonction des différentes assurances scolaires proposées par les compagnies et d’autre part en fonction des contrats qu’ils ont ou non déjà contractés ?

« Ce qu’on aurait souhaité, c’est que sur le nombre de scolaires connus par la DGEE, il y ait une démarche qui soit engagée par le Pays pour négocier auprès des compagnies un tarif qui soit le même pour l’ensemble des familles. Notamment pour les familles du RGS qui, en fonction de leur situation, connaissent une disparité de prix. Ce qui n’est pas normal parce qu’il y a quand même beaucoup d’enfants de parents salariés aujourd’hui et qui n’ont pas de contrats d’assurance maison ou voiture… »

L'harmonisation des fournitures scolaires

Un motif de satisfaction évoqué récemment par la fédération, c’est le dossier de l’harmonisation des fournitures scolaires qui a été finalisé pour cette rentrée ?

« C’est un chantier qui a été initié par la FAPEEP en 2014 et qui voit enfin le jour. Donc on tient à féliciter le partenariat qui a été engagé avec le ministère de l’Education et qui a permis l’aboutissement de ce dossier. »

Rédigé par Antoine Samoyeau le Dimanche 11 Août 2019 à 18:23 | Lu 2183 fois





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