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Papouasie: Le Mont Tavurvur de Rabaul gronde toujours



Papouasie: Le Mont Tavurvur de Rabaul gronde toujours
PORT-MORESBY, vendredi 2 août 2013 (Flash d’Océanie) – L’activité soutenue du volcan du Mont Tavurvur de Rabaul, situé sur les flancs de la ville de Rabaul, dans la province insulaire papoue de Nouvelle-Bretagne, continue de susciter l’inquiétude des autorités locales, les forçant à lancer des mises en garde sanitaires à l’attention des populations prédisposées à des maladies d’ordre respiratoire.
Cet avis à la population vaut aussi bien pour les habitants de Rabaul, la ville située tout près, que pour ses visiteurs, rapporte vendredi le quotidien papou The National.
Motif : les retombées de cendres et scories, produits d’un épais panache blanc-gris sorti du cratère de ce volcan depuis deux mois.
Les services de santé et de l’environnement conseillent aux personnes se trouvant dans la ville d’utiliser des parapluies ou de se protéger le visage à l’aide de torchons.
Cet avis est renforcé pour les personnes les plus vulnérables à ce genre de maladies respiratoires, comme les enfants et les personnes âges, ainsi que celles souffrant de maladies de type asthme.

Le volcan Tavurvur, l’un des deux cônes qui encadrent a ville de Rabaul, en mars 2013, avait perturbé les vols domestiques.
Déjà, fin janvier 2013, les vols au départ et à l’arrivée de l’île de Nouvelle-Bretagne (Est de l’île principale) avaient été annulés pendant plusieurs jours.
Début mars 2013, un changement de direction des vents dominants, qui ramènent les cendres et les scories du Tavurvur, a forcé plusieurs vols (dont un vol intérieur d’Air Niugini en provenance de la capitale Port-Moresby) à se détourner du petit aéroport de Tokua, en raison de la présence de particules dans les zones d’approche.
Motif invoqué par les compagnies aériennes, sur le site de l’aéroport local de Tokua : le volume jugé important de vapeur et de cendres rejeté dans l’atmosphère par ce nouveau regain d’activité volcanique.
Le volcan Tavurvur, situé dans la province insulaire de Nouvelle-Bretagne de l’Est, s’est réveillé fin janvier 2013, projetant dans l’atmosphère un important panache de cendres.
Ces projections ont été accompagnées d’un important grondement, au cours des quinze minutes qui ont suivi, a précisé l’observatoire de Rabaul.

L’île aux volcans

Le chef-lieu de la Nouvelle-Bretagne, la ville de Rabaul, est notoirement flanqué de deux volcans en activité épisodique, le Vulcain et le Tavurvur.
Le plus important réveil de ces deux cônes, en 1994, avait quasi-totalement enseveli la ville sous une épaisse couche de cendres et de pluies acides.
D’autres regains d’activité avaient eu lieu plus récemment, en mars 2008, en septembre 2008, puis en janvier 2009, avec là aussi à la clé une épaisse couche de cendres volcaniques sur la ville et de forte perturbations au trafic aérien de toute la zone ainsi que des complications respiratoires pour les personnes prédisposées.

Inquiétudes aussi à Vanuatu

Entre-temps, dans l’archipel de Vanuatu, plus au Sud de la Mélanésie, un autre volcan, sur l’île d’Ambrym, fait l’objet d’une surveille toute particulière de la part des services gouvernementaux.
Selon le bureau gouvernemental des risques naturels, dans son dernier bulletin d’information du 29 juillet 2013, le volcan d’Ambrym (altitude 1.334 mètres), bien que toujours classé en niveau d’alerte 1 (second niveau sur une échelle de 5 niveaux), est considéré comme « en phase éruptive mineure » et pourrait connaître un regain d’activité au cours des « jours ou semaines » à venir.
« Les zones situées près du cratère sont à haut risque et ne doivent pas être approchées », souligne le bulletin.
Depuis le mois de juin 2013 ce volcan est à l’origine de « dégazages » et d’émissions de scories et de panaches dont les retombées sont acides, avec un potentiel fort de destruction des cultures vivrières et de contamination des nappes phréatiques.

Le Mont Bembow, volcan situé sur l’île d’Ambrym (Nord de l’île principale), était déjà classé début 2010 dans la catégorie « très haut niveau d’activité », tout comme le Mont Manaro à Ambae (Nord-est de l’archipel, altitude : environ 1.500 mètres).
Lors de la précédente séquence intense, l’activité du Mont Manaro s’était caractérisée par des émanations « inhabituelles » observées mi-mai 2010.
Principaux symptômes alors rapportés par les observateurs : d’importantes émissions de fumée, des émanations nauséabondes et caractéristique de l’émission de soufre (volume estimé de ces émissions : trois mille tonnes de gaz sulfurique par jour), une forte décoloration des eaux du lac (marron et parfois bleu pâle) indiquant l’incorporation de dioxyde de soufre, ainsi qu’un panache quasi-permanent au-dessus de l’île.
Ce volcan, le Manaro, est coiffé d’un lac, le Vui.


La Papouasie-Nouvelle-Guinée et la plupart des îles de la Mélanésie, ainsi que toutes les régions du Pacifique concernées régulièrement par cette forte activité volcanique et sismique, constituent ce qu’il est convenu d’appeler la « ceinture de feu du Pacifique », zone à très forte sismicité et à haute concentration de volcans actifs, qui englobe aussi bien les îles de la Mélanésie (Papouasie-Nouvelle-Guinée, îles Salomon, Vanuatu) que celles, plus au Nord, de la Micronésie (Marianne du Nord, Guam), au Sud, une zone polynésienne incluant la Nouvelle-Zélande et Tonga et plus à l’Est, la région d’Hawaii en formant une sorte de fer à cheval inversé.


pad

Rédigé par PAD le Vendredi 2 Août 2013 à 06:25 | Lu 537 fois




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