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Opposition à la réinscription : "C'est un voeu" martèle Gaston Flosse


Opposition à la réinscription : "C'est un voeu" martèle Gaston Flosse
PAPEETE, jeudi 16 mai 2013 - La nouvelle majorité à formulé dans l'urgence par 46 voix pour, en fin de matinée à Tarahoi, son opposition à la procédure de réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires non autonomes de l’ONU alors que l’examen d'une résolution prônant cette évolution institutionnelle est au programme de l'assemblée générale des Nation Unies, vendredi matin à New-York.

D’abord présenté comme un "projet de résolution urgent" par le groupe Tahoera’a, le texte a finalement été adopté avec la qualité de simple "vœu" en raison d'une question de procédure, comme l'explique avec une certaine insistance Gaston Flosse :

Vous avez présenté le texte comme un projet de résolution avant de le requalifier de vœu. Pouvez-vous expliquer la nuance ?

Gaston Flosse : Ce n'est plus une résolution, c'est un vœu. Et puisque c'est un vœu, comme nous l'avons admis, eh bien il peut être voté par l'Assemblée séance tenante. Où est le problème ?

Vous contestez les accusations d'autoritarisme que vous porte l'opposition souverainiste ?

Gaston Flosse : De quel autoritarisme vous parlez ? De quel autoritarisme ? Enfin il faut arrêter de toujours essayer de détourner le sens des choses. Lorsque c'est un voeu - et j'espère que vous avez suivi et que vous savez faire la différence entre un vœu et une résolution - nous pouvons voter séance tenante à l'Assemblée. Où est le problème ?

Vous estimez donc que tout a été fait dans les règles, en dépit des accusations que vous porte l'opposition ?

Gaston Flosse : Mais évidemment, tout a été fait dans les règles. Nous avons respecté le règlement intérieur, c'est la raison pour laquelle A Ti'a Porinetia a voté notre voeu.

Un voeu a-t-il le même poids qu'une résolution auprès des Nations Unies ?

Gaston Flosse : Oui, tout à fait, ça a le même poids parce que ce voeu vient d'une majorité qui représente 75% de la population polynésienne. 75% des électeurs polynésiens demandent le retrait de cette réinscription.

De quelle manière ce texte va-t-il être transmis aux Nations Unies ? Avez-vous la certitude de pouvoir le transmettre avant l'examen du projet de résolution à New-York ?

Gaston Flosse : Je ne peux pas préjuger de la chose. Mais en tous les cas nous allons l'adresser aux Nations Unies et également au Président de la République qui, par l'intermédiaire du ministre des Affaires étrangères attirera l'attention des Nations Unies sur ce voeu-là. Bien sûr, le temps est compté et nous ne pouvons pas certifier que le voeu arrivera à temps.

Dans l'hypothèse où les Nations Unies adoptaient la résolution pour une réinscription de la Polynésie française sur la liste des territoires à décoloniser, quelle démarche supplémentaire entendez-vous mettre en œuvre, une fois président de la Polynésie française ?

Gaston Flosse : Nous aviserons. Nous verrons quelles sont les raisons pour lesquelles ils auraient tout de même réinscrit la Polynésie alors que, comme je l'ai expliqué, la Polynésie jouit d'une autonomie institutionnelle large, le plus large possible : la Polynésie n'est pas un pays à décoloniser.

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Jeudi 16 Mai 2013 à 16:08 | Lu 1999 fois