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« Nous venons de perdre un grand ami »



« Nous venons de perdre un grand ami »
Papeete, le 26 septembre 2019 – Le président Edouard Fritch a réagi jeudi matin à la disparition de l’ancien Président de la République, Jacques Chirac, en évoquant la perte d’un « ami des Polynésiens ».
 
La disparition de Jacques Chirac est un événement en Polynésie ?
 
« Nous venons de perdre un grand ami. Un ami des Polynésiens, de la Polynésie française qui, tout au long de sa vie politique, a été sensible aux problématiques de ce Pays et ce bien avant l’autonomie. Avec Gaston Flosse, ils ont formé un couple qui a construit tout ce que nous connaissions, nous, les jeunes, au travers du Tahoera’a et des relations que nous avions avec le RPR et l’UMP. Il est venu très souvent nous rendre visite et nous a accompagné tout au long de cette grande aventure qu’est l’Autonomie que nous avons obtenu sous le mandat de François Mitterrand, en 1984. Ensuite, nous avons grandi avec des gouvernements socialistes, mais toujours avec l’appui, constant et permanent, de notre ami Jacques Chirac. »
 
Jacques Chirac est également souvent associé aux essais nucléaires ?
 
« Lorsqu’il a été élu, en 1995, Jacques Chirac a souhaité reprendre les essais nucléaires pour un petit moment, mais il a surtout, et il ne faut pas l’oublier, arrêté définitivement ces essais. Il a accepté le principe d’une dette de l’État français, envers la Polynésie française qui a contribué à la place que la France occupe aujourd’hui sur l’échiquier mondial grâce à la possession de cette arme de dissuasion. Arme qui a fait que la sécurité des Français a été assurée, y compris la nôtre d’ailleurs. Voilà ce qu’on peut retenir de ce grand personnage. »
 
Que retiendrez-vous de lui ?
 
« C’est une personne très humaine, très affective. Quand il vous sert la main, on sent qu’il y a quelque chose. C’est une personne, j’ai entendu ça encore ce matin, qui aimait sa population, qui aimait les Français et les Polynésiens jusqu’à la fin de son mandat présidentiel. C’est une grande tristesse pour nous. J’espère un jour retrouver un personnage aussi aimant envers de la Polynésie française. Je crois qu’Emmanuel Macron est en train de prendre cette voie. Si Jacques Chirac a reconnu la dette de la France envers la Polynésie, Emmanuel Macron a, lui, été le premier président à reconnaître, d’une façon officielle, les dégâts causés par les essais nucléaires en Polynésie française. On voit bien que, tout au long de l’histoire de notre Pays, les différents présidents ont apportés leur contribution, chacun à leur façon, au rayonnement de la Polynésie française. Mais Jacques Chirac a été celui qui a noué des liens beaucoup plus forts, beaucoup plus amicaux et affectifs avec notre Pays. »
 
Une journée de deuil est organisée lundi en France. La Polynésie s’y associe ?
 
« Oui, nous le ferons lundi aussi. Je pense proposer un office religieux, pour sa mémoire. Cela sera notre façon de participer au deuil de la famille. Jean-Christophe Bouissou est actuellement à Paris. Je lui ai demandé d’y rester encore pour nous représenter aux obsèques de Jacques Chirac. »


Rédigé par Pauline Stasi le Jeudi 26 Septembre 2019 à 14:46 | Lu 1023 fois





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