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Niue accède enfin à la téléphonie mobile



Niue accède enfin à la téléphonie mobile
ALOFI, jeudi 21 juillet 2011 (Flash d'Océanie) – Le micro-État de Niue, librement associé à la Nouvelle-Zélande, est le dernier dans la région à accéder à la téléphonie mobile.
Le lancement, en fin de semaine dernière, a coïncidé avec la visite à Alofi du ministre néo-zélandais des affaires étrangères, Murray McCully, qui a été le premier à composer un numéro local à partir d’un appareil portable, rapporte Radio New Zealand International.
Il en a alors profité pour appeler le Premier ministre de Niue, Toke Talagi.
Toutefois, seule la capitale Alofi est encore couverte par le réseau.
L’introduction de la téléphonie mobile, qui a commencé à faire son apparition en Océanie insulaire au début des années 1990, il y a presque vingt ans, s’inscrit aussi dans le cadre d’une campagne afin de faire de cet État une destination privilégiée de résidence pour les retraités néo-zélandais, afin de trouver des sources alternatives de revenus sur un marché de niche.
L’objectif serait de faire passer le nombre annuel de visiteurs des six mille actuels à plus de vingt mille d’ici à 2016.

Réformes à l’ordre du jour

Au cours de la législature qui vient d’arriver à terme, le gouvernement de Niue a tenté de mettre sur les rails, en concertation avec puissance « associée », la Nouvelle-Zélande, un programme afin d’identifier des voies pérennes de développement avec pour solution privilégiée le tourisme en provenance de la Nouvelle-Zélande.
Lors de l’annonce mi-septembre 2010 de la nomination de M. Mark Blumsky, ancien député, au poste de nouveau Haut-commissaire (Ambassadeur) à Alofi, Murray McCully, ministre néo-zélandais des affaires étrangères, rappelait d’ailleurs que le nouveau représentant de Wellington est spécialisé dans le secteur touristique et a récemment lancé une initiative concernant directement Niue « qui a fait l’objet d’un agrément pour intégration dans le programme d’aide au développement pour Niue ».
Le petit État insulaire de Niue jouit depuis 1974 d’un statut de libre-association avec la Nouvelle-Zélande.
À Wellington, une commission parlementaire des affaires étrangères a rendu le 13 décembre 2010 un rapport censé passer en revue sa politique en matière d’aide au développement, à commencer par sa proche région.
Ce document, fruit de quatre années de travail en commission sous la Présidence du député National (parti du Premier ministre John Key, actuellement au pouvoir) John Hayes, comporte 40 recommandations et s’attache à établir un état des lieux de l’aide néo-zélandais dans le monde, et surtout celle octroyée à ses voisins les plus proches, les États insulaires océaniens.
Concernant Niue et son avenir, la proposition mise en lumière concerne la création d’une sorte de village de vacances pour retraités néo-zélandais.

Un havre pour retraités néo-zélandais ?

« Le climat est excellent, il y a des bâtiments existants qui pourraient être affectés à cette fonction, les services de santé sont satisfaisants. Et ces retraités amèneraient une masse monétaire régulière, contribuant ainsi à des emplois stables et à la viabilité d’entreprises de biens et services pour les résidents et les visiteurs », estimait ce rapport.
Mais les auteurs de ce document ont aussi exprimé de « graves préoccupations » concernant sa viabilité autant économique qu’institutionnelle de ce micro-État océanien, dont la population poursuit un mouvement d’exode vers la Nouvelle-Zélande.
L’un des arguments-clé concernant Niue, dans de document, s’appuie notamment sur le fait que la population de ce micro-État, qui atteint à peine douze cent personnes, reçoit chaque année environ 21 millions de dollars néo-zélandais (12 millions d’euros) en aide directe au développement.
Les parlementaires néo-zélandais ont rapidement calculé que cela représentait pas moins de dix huit mille dollars néo-zélandais (dix mille euros) par habitant recensé, sans aucune véritable retombée ni au plan de l’influence, ni au plan économique, souligne ce rapport.
« Nous considérons le fait d’avoir un Parlement de vingt députés pour un pays d’à peine six cent électeurs comme un abus de confiance et de responsabilité », estimaient alors sans ambages les auteurs de ce rapport.

pad

Rédigé par () le Jeudi 21 Juillet 2011 à 05:59 | Lu 422 fois




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