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Montée du niveau des océans : une question de sécurité régionale, insistent les îles Marshall



Montée du niveau des océans : une question de sécurité régionale, insistent les îles Marshall
NEW YORK (NATIONS-UNIES), lundi 25 février 2013 (Flash d’Océanie) – Tony deBrum, ministre du gouvernement des îles Marshall, a réitéré en fin de semaine dernière la position de cet État océanien, selon lequel les questions de changements climatiques et de montée du niveau des océans menaçant directement des atolls du Pacifique devraient être traitées comme relevant de la sécurité et, de ce fait, tomber sous la responsabilité directe du Conseil de Sécurité des Nations-Unies.
Rappelant que ce phénomène menaçait « l’existence même » de pays comme les îles Marshall, M. deBrum, qui s’exprimait lors d’un point de presse au siège new-yorkais des Nations-Unies, a établi un lien direct entre cette menace et des questions de paix et de sécurité internationales.
« Mais (le Conseil de Sécurité), dans lequel nous avons placé notre confiance pour assurer la sécurité de notre nation, dit qu’il ne s’agit pas d’une question de sécurité », a déploré le ministre océanien.
M. deBrum a aussi regretté que parmi les pays ayant estimé que les affaires de changements climatiques ne relevaient pas du domaine de compétences du Conseil de Sécurité, on pouvait trouver la Chine, la Russie ou encore le Guatemala, ainsi que d’autres pays membres du « groupe des 77 », réputé défendre les intérêts des petits pays en développement et dont Fidji, ces dernières semaines, a officiellement pris la Présidence.
Selon ce groupe, l’instance onusienne la plus adaptée pour traiter ce genre de problématique est l’UNFCCC, la Convention Cadre des Nations-Unies sur les changements Climatiques.
« C’est assez révélateur du fait que nombre de nos propres amis à travers le monde ne se rendent pas encore compte de l’urgence du problème », a-t-il commenté tout en rappelant que dans son pays, la mer grignotait de plus en plus sur l’intérieur des terres, forçant les populations côtières à se déplacer et rendant des parcelles de plus en plus importantes de terres, désormais gorgées de sel, impropres à toute culture.

Projet océanien de surveillance de la montée des eaux

Entre-temps, un projet ambitieux de surveillance des phénomènes de montée des eaux des océans a débuté ces dernières semaines dans la région Pacifique.
Ce projet s’appuie sur une cartographie et une topographie les plus précises possibles, grâce à la technologie laser (et grâce à des survols par avion équipés de ce genre de matériel), de pays océaniens tels que Tonga, Vanuatu, la Papouasie-Nouvelle-Guinée et Samoa pour mettre en place des cotes de références.
Il s’agira ensuite d’effectuer les mesures à intervalles réguliers pour mesurer objectivement les modifications, à commencer la celles du niveau de la mer, corrigées des variations des marées.
Ce projet est piloté par le centre de recherche coopérative pour l’information spatiale (CRCSI, Cooperative Research Centre for Spatial Information), basé à Melbourne (Australie).
Le premier pays pour lequel ce projet a été mis sur les rails est le royaume de Tonga, où une équipe de ce centre, dirigée par son conseiller technique Nathan Quadros, s’est rendue ces derniers jours.
« Avec ce genre de données, on pourra ensuite établir des modèles et déterminer les zones les plus à risque pour chacun de ces pays insulaires », a déclaré récemment M. Quadros au magazine Pacific Beat de la radio internationale publique australienne.

pad

Rédigé par () le Lundi 25 Février 2013 à 05:26 | Lu 469 fois






1.Posté par beaulieu jean pierre le 25/02/2013 08:11 | Alerter
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Ben les pauvres, entre les études, l'analyse des données, la surveillance sur plusieurs années des phénomènes climatiques et tutti quanti, avec des pays qui les soutiennent mais qui n'ont aucune envie ni de les avoir chez eux ni de les aider vraiment à trouver un pays d'accueil; y sont mal.

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