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Mission en Nouvelle-Calédonie : le Forum se félicite des progrès réalisés



Henry Puna
Henry Puna
SUVA, lundi 22 juillet 2013 (Flash d’Océanie) – Le Forum des Îles du Pacifique (FIP), s’est déclaré lundi en substance satisfait des progrès réalisés en Nouvelle-Calédonie, principalement dans le cadre de la mise en œuvre de l’Accord de Nouméa, signé en mai 1998.
Cette déclaration intervient à la suite d’une mission de six jours (16-22 juillet 2013) du FIP en Nouvelle-Calédonie, conduite la semaine dernière par le Président en exercice de cette organisation politique régionale, Henry Puna (par ailleurs Premier ministre des îles Cook).
Le Secrétaire Général du FIP, Tuiloma Neroni Slade, faisait également partie de la délégation.
Lors de ce séjour en Nouvelle-Calédonie, les dignitaires océaniens ont, tout comme lors de précédentes missions de cette organisation régionale, pu observer sur place l’évolution et de l’état de mise en œuvre de l’Accord de Nouméa.

L’Accord de Nouméa a été signé en mai 1998 entre gouvernement français, d’une part et d’autre part les partis favorables à l’indépendance et d’autres favorables au maintien de cette collectivité dans l’ensemble français.
Cet accord, perçu comme une feuille de route vers une émancipation de la Nouvelle-Calédonie, prévoit notamment un transfert progressif des compétences de l’État aux autorités locales ainsi que la tenue d’un référendum d’autodétermination dans une fenêtre temporelle située entre 2014 et 2018.
Le Président du FIP, Henry Puna, dans un communiqué post-mission lundi depuis le siège du FIP à Suva (Fidji), a notamment « salué toutes les parties prenantes pour les immenses progrès réalisés dans le cadre de l’Accord de Nouméa, en particulier les progrès visant à atteindre une plus grande auto-gouvernance et un développement économique, tout en maintenant de façon critique la paix et la stabilité ».
M. Puna s’est également déclaré « très favorablement impressionné par la position unifiée et l’engagement, de part et d’autre du paysage politique, à maintenir la paix et la stabilité ainsi qu’une croissance et un développement économiques pérennes et un rééquilibrage social à travers le pays ».
« À cet égard, je suis satisfait de noter que deux points clés des stratégies de développement, à savoir la reconnaissance de l’identité et du fait Kanak, ainsi que des efforts réels et substantiels en vue de réaliser le rééquilibrage économique et social, sont en cours. Il a aussi été encourageant de noter qu’il existe une reconnaissance répandue et une acceptation du fait que la Nouvelle-Calédonie est la terre où vivent d’autres communautés et qu’elles doivent également bénéficier de ces efforts de rééquilibrage », poursuit le Président du FIP.
« Je suis heureux d’être en mesure d’informer les dirigeants du Forum, lors de leur prochaine réunion en septembre, que la lettre et l’esprit de l’Accord de Nouméa ont été respectés et actés et que le processus irréversible en vue de l’auto-gouvernance , dans le cadre de l’Accord de Nouméa, est en bonne voie de progression avec toutes les parties engagées pour un avenir paisible et prospère pour tous les Néo-calédoniens », estime le Président en exercice.
Ce dernier ajoute, en guise de conclusion, que « l’engagement du Forum en soutien à la Nouvelle-Calédonie dans son parcours vers l’auto-détermination demeure solide, en reconnaissance du fait que la Nouvelle-Calédonie est un membre de la famille du Pacifique et devrait prendre sa juste place au sein de la communauté du Pacifique ».


Lors de sa mission le comité ministériel a rencontré, entre autres, le Président du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie, Harold Martin, le Président du Congrès de la Nouvelle-Calédonie, Gérard Poadja, ainsi qu’un large éventail des partis politiques locaux, les dirigeants des trois provinces de cette collectivité française du Pacifique et le Haut-commissaire de la République français en Nouvelle-Calédonie, Jean-Jacques Brot, précise le FIP.
La délégation du FIP s’est aussi rendue en visite dans le Nord de l’île principale, sur le site de l’usine de nickel de Koniambo, en phase finale de réalisation et considérée comme le symbole du « rééquilibrage » économique voulu par l’Accord e Nouméa et, quelques mois auparavant (fin 1997), par l’accord financier dit « de Bercy ».

Côté néo-calédonien, le Président du gouvernement local, Harold Martin, avait indiqué dès l’abord son intention de rappeler, une fois de plus, la demande faite, ces dernières années, par la Nouvelle-Calédonie de voir évoluer son statut de « membre associé » (octroyé par le Forum en 2005 lors de son sommet annuel des dirigeants) vers un statut de membre plein.
« Devenir membre à part entière, ça nous permettrait de participer aux réunions des dirigeants, y compris la retraite des dirigeants », a-t-il précisé au cours d’une conférence de presse mardi 16 juillet 2013 en rappelant aussi que, ces dernières années, la Nouvelle-Calédonie s’était engagée de manière soutenue sur la voie de l’intégration régionale dans sa zone.
Il estime par ailleurs que cette demande d’augmentation de statut fait désormais l’objet d’un « consensus » politique local, tous bords confondus.

Début juillet, une importante délégation du Congrès de la Nouvelle-Calédonie se trouvait en visite officielle en Australie, pour participer à la conférence des secrétaires généraux des parlements du Pacifique, à Canberra, la capitale fédérale.
Gérard Poadja, Président du Congrès, s’est notamment exprimé lors d’une intervention pour présenter la situation en Nouvelle-Calédonie, notamment au plan de l’évolution des institutions.

Par ailleurs, en marge de la mission ministérielle du Forum, le Premier ministre de Vanuatu, Moana Carcasses, a aussi rencontré samedi 20 juillet 2013 Harold Martin, ainsi que plusieurs membres de son gouvernement.
Au menu des discussions : les dossiers de coopération régionale menés entre Vanuatu et la Nouvelle-Calédonie, le plus souvent dans le cadre d’une coopération « décentralisée » et délégué par le gouvernement français, dans des domaines allant de l’éducation, de la santé ou encore de la culture.
Les opérations civilo-militaires à caractère humanitaire, sous le nom de code « Castor », ont également figuré en bonne place de ces entretiens, a rapporté la radio nationale publique, qui évoque un « succès » de ces pourparlers franco-vanuatuans.


pad


Rédigé par PAD le Lundi 22 Juillet 2013 à 06:38 | Lu 292 fois




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