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Mission du Forum à Suva : se dire les choses



le groupe de contact du Forum et ses ministres de Tuvalu, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Nouvelle-Zélande et de Vanuatu (crédit photo : ministère fidjien de l’information)
le groupe de contact du Forum et ses ministres de Tuvalu, de Papouasie-Nouvelle-Guinée, de Nouvelle-Zélande et de Vanuatu (crédit photo : ministère fidjien de l’information)
SUVA, dimanche 14 avril 2013 (Flash d’Océanie) – Une nouvelle mission « de contact » du Forum des Îles du Pacifique (FIP) s’est achevée vendredi 12 avril 2013 en demi-teinte, les représentants de cette organisation régionale constatant des avancées en matière de retour à la démocratie, mais aussi des zones de préoccupation concernant les récentes évolutions du processus.
Cette mission avait pour principal objet d’évaluer de visu les avancées annoncées en matière de retour de cet archipel à la démocratie, après le putsch du 5 décembre 2006.
Au cours de leur séjour à Suva, les représentants des gouvernements de Nouvelle-Zélande (Murray McCully, ministre des affaires étrangères), d’Australie (Matt Thistlethwaite, secrétaire d’État chargé des îles du Pacifique), de Papouasie-Nouvelle-Guinée (Rimbink Pato, ministre des affaires étrangères et de l’immigration), de Vanuatu (Edward Natapei, Vice-premier ministre et ministre des affaires étrangères et du commerce extérieur), de Samoa (Tuisugaletaua Ali’imalemanu Sofara Aveau, ministre des communications et des technologies de l’information) et de Tuvalu (Apisai Ielemia, ministre des affaires étrangères, du commerce, du tourisme, de l’environnement et du travail) ont notamment rencontré plusieurs responsables du gouvernement de Fidji, parmi lesquels le chef de la diplomatie Ratu Inoke Kubuabola et l’Attorney General Aiyaz Sayed-Khaiyum.
Ils ont aussi rencontré des dirigeants politiques, syndicaux et des représentants de la société civile, selon un communiqué du FIP.
Dans leur texte final, les membres de ce « groupe de contact » applaudissent le processus de consultations tenu courant 2012 par une Commission Constitutionnelle, mais dont les travaux ont, fin 2012, été rejetés par l’exécutif dirigé par le Contre-amiral Premier ministre Franck Bainimarama.
« Dans ce contexte, les ministres expriment leur préoccupation concernant les écarts de la feuille de route précédemment annoncée. Ils ont souligné la nécessité d’un processus d’élaboration de la Constitution qui bénéficie du soutien de la population de Fidji et du respect de la communauté internationale », poursuit le texte.
Les ministres du FIP se sont par ailleurs félicités des assurances réitérés en vue de la tenue d’élections « libres et justes », « pas plus tard que septembre 2012 » et « sans restriction sur les médias ni sur la liberté d’expression ou la liberté de réunion ».

Du point de vue des ministres du groupe de contact, ces objectifs devraient être atteints si « la version finale de la nouvelle Constitution prend en compte le point de vue de l’opinion publique de manière crédible », si « un mécanisme indépendant de supervision des élections est établi sans délai », si les partis politiques peuvent participer de manière libre et juste au processus électoral, à commencer par leur enregistrement en temps utile et si les résultats de ces élections « sont généralement acceptés par le peuple de Fidji ».

Les ministres du Forum ont aussi applaudi la décision récente des autorités fidjiennes concernant la prolongation de la période de consultation publique et le fait que les partis politiques n’étaient plus soumis à des autorisations de réunion pour discuter de cette ébauche de Constitution.

Dimanche, le gouvernement fidjien annonçait une nouvelle période supplémentaire pour les consultations publiques concernant le projet de Constitution : la date limite passe du 26 au 30 avril 2013.


Le texte complet du communiqué à l’adresse suivante :
http://www.forumsec.org/pages.cfm/newsroom/press-statements/2013/forum-ministerial-contact-group-concludes-visit-to-fiji.html

Le Forum a suspendu Fidji de son statut de membre plein en mai 2009, estimant que les précédentes promesses faites par le Contre-amiral Franck Bainimarama (qui dirige le gouvernement issu de son coup d’État) n’avaient pas été tenues.

Le 4 avril 2013, Julia Gillard, Première ministre australienne, réitérait la volonté de son gouvernement de voir Fidji tenir ses promesses d’élections (annoncée pour septembre 2014).

Évolutions et récentes controverses

Au plan du processus de retour à la démocratie, la phase intermédiaire d’élaboration d’un nouvelle constitution a connu, ces dernières semaines, quelques bouleversements : le projet de former une Assemblée Constituante, chargée d’entériner un projet de Constitution déjà repris en main par le gouvernement, a été abandonné et remplacé par un processus de consultations directes avec le public, soit lors de réunions, soit lors d’émissions en direct à la radio nationale, soit par voie électronique (courriels, commentaire sur les réseaux sociaux).
Le Contre-amiral a participé en personne à plusieurs de ces émissions radiophonique en direct, se faisant l’avocat de son processus de retour à la démocratie.
Cette période de consultations a été étendue au 26 avril 2013.

Un précédent projet de Constitution, élaboré par une Commission présidée par l’universitaire kenyan Yash Ghai au terme de quatre mois de consultations publiques, et remis fin 2012, avait été jugé inapproprié.

M. Bainimarama a par ailleurs clairement annoncé le mois dernier son intention de se présenter à ces législatives, à la tête d’une formation politique restant à définir et qui pourrait avoir comme noyau dur les membres de son exécutif actuel.

Ce processus de consultations directes a suscité, ces derniers jours, plusieurs réactions adverses de la part d’un groupe de chefs coutumiers de Fidji, menés par l’ancienne ministre de l’éducation Ro Temumu Kepa, opposante notoire au régime actuel.
Le 4 avril 2013, à la tête d’une délégation de chefs de sa confédération de Rewa, elle remettait une lettre sous forme de pétition aux services juridiques du gouvernement, rejetant en bloc et considérant comme « régressif » le projet de Constitution tel que « révisé » par le gouvernement actuel.
Les chefs de cette région, au cours de cette démonstration de force, dans la capitale, ont aussi réitéré leur point de vue selon lequel le gouvernement actuel, issu du putsch, était « illégal ».

Un autre groupe politique, connu sous le nom de Front Uni pour Un Fidji Démocratique (United Front for a Democratic Fiji), est constitué de plusieurs anciens dirigeants du pays (tels que l’ancien Premier ministre travailliste Mahendra Chaudhry, l’ancien chef de l’opposition Mick Beddoes).
Lors de réunions qui ont déjà débuté, il appelle aussi à un rejet du projet de Constitution, estimant qu’il a été imposé par un régime non élu et que la meilleure façon de remédier à ces manquements serait, a minima, de rétablir le concept d’Assemblée Constituante et d’y ajouter un processus de référendum national et même d’une commission pour la Vérité et la Réconciliation, en mode Sud-africain.

L’ancien Premier ministre Laisenia Qarase, renversé par le putsch de décembre 2006, a été libéré le 6 avril 2013 après avoir purgé huit des douze mois de prison auxquels il avait été condamné par la Haute Cour de Suva pour une affaire de fraude et de trafic d’influence, au cours des années 1990.
Il n’a pas exclu un éventuel retour en politique.
Le projet de Constitution interdit à tout individu ayant un casier judiciaire de se présenter aux élections.

Rédigé par PAD le Lundi 15 Avril 2013 à 06:15 | Lu 625 fois




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