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Manoeuvres russes: l'Otan aux aguets pour jauger la démonstration de force de Moscou



Une rencontre informelle des ministre UE de la Défense et des Affaires étrangères a actuellement lieu à Tallinn. Ils doivent notamment discuter de la Corée du Nord.
Une rencontre informelle des ministre UE de la Défense et des Affaires étrangères a actuellement lieu à Tallinn. Ils doivent notamment discuter de la Corée du Nord.
Tapa, Estonie | AFP | jeudi 07/09/2017 - L'Otan a prévenu qu'elle surveillerait "de très près" les grandes manoeuvres russes prévues à sa frontière orientale dans une semaine, qui illustrent selon la France la "stratégie d'intimidation" de Moscou.
Depuis des mois, cette démonstration de force de l'armée russe répondant au nom de code Zapad-2017 ("Ouest-2017") fait l'objet de spéculations et de craintes chez les pays baltes et la Pologne, certains allant jusqu'à prédire qu'elle servira de couverture à une invasion. 
"Nous sommes préoccupés par la nature et le manque de transparence de cet exercice", s'est inquiété mercredi le Premier ministre estonien Jüri Ratas en recevant le secrétaire général de l'Otan, Jens Stoltenberg, à Tapa (nord), sur une base militaire où s'entraînent des troupes de l'Alliance.
Jeudi en marge d'une réunion de l'UE à Tallinn, les ministres allemande et française de la Défense ont dénoncé ces manoeuvres.
De la part des Russes "c'est aussi une stratégie d'intimidation, il ne faut pas se le cacher", a relevé la Française Florence Parly.
La ministre allemande Ursula von der Leyen a jugé qu'on ne pouvait douter de la volonté russe d'une "démonstration de pouvoir".
Elle a évoqué, comme la Lituanie et l'Estonie, la mobilisation de "plus de cent mille" soldats, alors que Moscou assure que quelque 12.700 militaires bélarusses et russes doivent participer à Zapad-2017 entre le 14 et le 20 septembre.
Les manoeuvres doivent avoir lieu au Bélarus, au sud de la frontière lituanienne, et dans l'enclave russe de Kaliningrad. 
 

- Frappe nucléaire -

 
"Nous allons surveiller ces activités de très près", avait assuré mercredi le chef de l'Otan Jens Stoltenberg, tout en n'y voyant "pas de menace imminente contre un allié".
Il a rappelé qu'en raison de la crise ukrainienne et face à "une Russie plus assertive", l'Otan a renforcé sa présence militaire à l'Est comme jamais depuis la fin de la Guerre froide, déployant au printemps 4 bataillons à l'Est, soit plus de 4.000 soldats.
Selon les Occidentaux, en 2009 et 2013, les manoeuvres Zapad ont notamment simulé une invasion de la Pologne par des dizaines de milliers de soldats russes et une frappe nucléaire contre Varsovie. 
L'Otan, qui doute des chiffres avancés pour Zapad-2017, appelle depuis des mois Moscou à la "transparence" et demande que ses observateurs --trois d'entre eux ont été invités aux "journées visiteurs"-- puissent assister aux phases cruciales de l'exercice, notamment aux briefings sur son scénario et sa progression. C'est ce que prévoit le document de Vienne --cosigné par Moscou-- pour des manoeuvres mobilisant plus de 13.000 soldats.
Les Occidentaux ne croient en rien les Russes qui affirment que l'exercice sera "purement défensif" et simulera la réponse de l'armée russe à des attaques "terroristes".
Le chef d'état-major du Bélarus, Oleg Belokonev, a d'ailleurs assuré que l'exercice répondrait à une tentative de "déstabilisation" de la part d'une "coalition de pays à l'Ouest (...) là où se trouvent la Pologne, la Lituanie et la Lettonie".
 

- Radars et drones -

 
Même s'ils ne veulent pas donner de détails, les Alliés ne resteront pas les bras croisés. "Des moyens seront évidemment mis en oeuvre par l'Otan pour voir ce qui se passe. C'est de bonne guerre", explique un diplomate sous couvert d'anonymat.
Ils disposent notamment de puissants radars de surveillance terrestre, montés sur des drones, "qui traquent en temps réel le mouvement de camions, tanks etc..." à une distance de 200, voire 300 km, ce qui permet ensuite à leurs "planificateurs militaires de faire une analyse déductive" sur le scénario de l'exercice, souligne Brooks Tigner, de la publication de défense IHS Jane's.
Sur la base de Tapa, "l'exercice (Zapad) ne changera pas l'entraînement" conjoint des troupes britanniques, françaises, danoises et estoniennes qui a démarré au printemps, explique le colonel français Olivier Waché: "On a les moyens de réagir (...) si maintenant il y avait vraiment une envie des Russes de franchir la frontière. Mais ce n'est pas du tout ce qui est envisagé".
"Je ne pense pas que les Russes projettent de franchir la frontière avec l'Otan", insiste également M. Tigner, "ce serait une folie (...) car l'Otan répliquerait immédiatement".
Le "vrai but" de ces manoeuvres, "c'est de montrer que la Russie dispose toujours des forces militaires considérables", et "qu'elle puisse dire: +Nous sommes toujours une superpuissance", selon l'expert.
"Il y a une vraie inquiétude des Alliés que ces exercices servent à réaffirmer une posture plus agressive, voire qu'ils servent à installer du matériel militaire russe encore plus près de certains pays de l'Otan", relève le diplomate. 
"Combien de troupes, d'armes, la Russie laissera-t-elle au Bélarus ou dans l'enclave de Kaliningrad ? C'est la question qui rend tout le monde nerveux", abonde M. Tigner.

le Jeudi 7 Septembre 2017 à 04:19 | Lu 384 fois





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