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Manate Vivish « persuadé » que le crash d'Air Moorea n'est pas lié aux "manquements" de la compagnie



PAPEETE, le 23 octobre 2018 -Nouvelle journée d'auditions pour les prévenus dans le cadre du procès du crash d'Air Moorea, qui avait coûté la vie à vingt personnes le 9 août 2007. À la barre, Manate Vivish, représentant d'Air Moorea en qualité de personne morale, a reconnu des manquements, tout en indiquant que ces derniers n'étaient pas à l'origine de l'accident. Le procureur de la République devrait requérir aujourd'hui après les plaidoiries des avocats des parties civiles.

Au douzième jour du procès du crash d'Air Moorea, plusieurs prévenus ont été entendus par le tribunal. Manate Vivish, représentant de la compagnie en qualité de personne morale et PDG d'Air Tahiti (qui est actionnaire d'Air Moorea), a affirmé que les contrôles n'avaient pas été assez « fournis » : « il faut appeler un chat un chat, il y a eu une erreur de montage de ce câble. » Face au tribunal, l'homme s'est cependant dit « persuadé » que les manquements évoqués durant le procès n'étaient pas à l'origine du crash et que les choses devaient toujours être « améliorées » dans toute organisation.

Fabrice Boddele, témoin cité par la défense qui avait affirmé la semaine dernière que le crash pouvait être dû à plusieurs raisons (dont la rupture du câble) , est revenu à la barre ce mardi, en exposant une thèse légèrement différente. Cet ancien employé d'Air Moorea affirme désormais que l'accident ne peut être lié qu'à un malaise du pilote. Malaise qui expliquerait une action sur la commande de profondeur. Revirement que le tribunal a qualifié d' « atypique» et qui a provoqué la colère du procureur de la République, qui a reproché à Francis Boddele de faire preuve de « malhonnêteté intellectuelle ».

Suite au crash, un audit avait révélé pas moins de 45 écarts – dont 5 du niveau de gravité le plus important- dans la surveillance de la maintenance des avions d'Air Moorea. Interrogé à ce sujet, Andriamanonjisoa Ratzimbasafy, dirigeant du GESAC en Polynésie française à l'époque des faits, a indiqué qu'il ne procédait pas au contrôle « direct » des avions car c'était le rôle de l'atelier. « Notre surveillance porte sur un sondage, pas sur les travaux de chaque avion » a-t-il ajouté.



« Incapable de répondre »

Pour Me Quinquis, conseil de Freddy Chanseau, « tout le procès » a démontré que la rupture du câble n'est pas à l'origine du crash, « notamment la prestation de M. Arnoult, l'expert judiciaire, à qui nous avons posé la question de savoir pourquoi il estimait que la rupture du câble était la cause de l'accident, et qui s'est avéré absolument incapable de répondre à la question. »

Le procureur de la République devrait prendre ses réquisitions demain après les plaidoiries des avocats des parties civiles.

Rédigé par Garance Colbert le Mardi 23 Octobre 2018 à 17:05 | Lu 2581 fois





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