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Maheata s’engage auprès des victimes d’abus



TAHITI, le 18 septembre 2020 - Personnage public, Maheata Banner a déjà raconté les abus qu’elle avait subis. Pour libérer la parole d’autres victimes du territoire, elle s’engage en créant l’association Te ara o hina. Selon la jeune femme, témoigner est une première étape indispensable dans le chemin de la reconstruction.

La réaction des internautes a été immédiate, et massive. Maheata Banner a posté un message mercredi sur Facebook annonçant la création de son association Te ara o hina. Jeudi au petit matin, elle avait déjà répondu à plus d’une centaine de messages.

Il y a parmi eux une cinquantaine de témoignages. Les autres messages sont ceux de personnes qui souhaitent s’engager à ses côtés, particuliers, psychologues, éducateurs, donateurs. "Ce sont des gens hypervolontaires", assure celle qui anime l'émission "Les bons p'tits plats de Maheata" sur TNTV. "C’est presque perturbant."

Maheata banner a été victime d’abus. Elle ne s’en cache pas. Elle a osé parler. "Je me suis sentie vraiment libérée quand j’ai appuyé sur le bouton et tout livré." L’actualité de ces dernières semaines l’a poussée à aller plus loin.

Elle a ressenti une grande colère. "Mon sang bouillonnait". Elle fait le constat ces jours derniers "qu’il y a de nombreuses autres victimes dont des personnes publiques, des gens très connus".

L’objectif de Te ara o hina est de libérer la parole car "c’est un premier pas vers la reconstruction". Les témoignages reçus via l’association sont détaillés, durs. Ils sont féminins à 98%. Ils sont très différents les uns des autres.

Toutefois, les auteurs expliquent tous leur satisfaction d’avoir enfin trouvé quelqu’un pour les écouter sans juger. "Un grand nombre de victimes rapportent avoir déjà alerté l’entourage, la police, les conseillers d’orientation, l’assistante sociale mais que leur plainte n’a pas été reçue. Ils disent : on ne m’a pas cru."

Ceux qui entendent les cris (…) et ne parlent pas sont eux aussi fautifs

Maheata Banner espère que d’ici une semaine une ligne téléphonique sera mise en place pour recevoir les témoignages. Ensuite, "il s’agira de tirer le vrai du faux même si, vus les détails, je doute qu’il y ait des mensonges".

Les éléments récoltés permettront de faire un état des lieux. "J’ai lu un rapport sur l’enfance maltraitée du Fare tama hau, il date de 2005, et depuis ? Tout le monde sait ce qu’il se passe, mais rien ne change !"

Rapidement, l’association envisage la réalisation d’un spot publicitaire avec des personnalités pour se présenter, diffuser sa ligne téléphonique, encourager enfants et adultes à parler et à aller chercher de l’aide et pour pointer du doigt "ceux qui gardent le silence, les voisins, les parents qui entendent les cris et voient les larmes mais qui ne parlent pas. Ils sont eux aussi fautifs".

Contact

Facebook : Association Te Ara O Hina
 

Rédigé par Delphine Barrais le Vendredi 18 Septembre 2020 à 14:32 | Lu 3051 fois






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