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Les violences intrafamiliales encore trop nombreuses



PAPEETE, le 29 janvier 2018. Le ministère de l'Intérieur a publié la semaine dernière le bilan 2017 de la délinquance. Des données qui traduisent ce qui mobilise jour après jour les services de police et de gendarmerie. Au fenua, les violences intrafamiliales sont encore très nombreuses. Un taux de violence largement supérieur aux autres régions de métropole. En revanche, les vols violents et les cambriolages sont rares.





Les mauvais chiffres des violences intrafamiliales

Le taux de violences intrafamiliales continue à être important en Polynésie française et supérieur à la moyenne nationale. Alors que les forces de sécurité constatent en moyenne 1,5 victime pour 1 000 habitants en métropole, ce chiffre se situe entre 2,1 et 2,9 pour les DOM américains, il atteint 2,4 à la Réunion, et surtout à 3,9 en Nouvelle-Calédonie et en Polynésie française.
Ces particularités des différents territoires étaient déjà présentes dans les données des années précédentes, et les chiffres ont peu évolué depuis 2015, sauf à la Réunion (+14 % en 2 ans) et en Nouvelle-Calédonie (+29 %) où ils ont encore progressé.
En Polynésie française, le taux de violences intrafamiliales reste stable. A noter que les forces de sécurité enregistrent un nombre particulièrement élevé de violences sexuelles intrafamiliales en Polynésie française et en Nouvelle-Calédonie, à La Réunion et en Guyane.
Le 21 janvier dernier, lors de la visite de la ministre des Outre-mer, le président du Pays a insisté sur l'importance de la prévention pour lutter contre les violences faites aux femmes. Il a ainsi annoncé que la Direction des affaires sociales sera restructurée et deviendra la Direction des solidarités et de la famille avec un nouveau département dédié à la prévention de la maltraitance et des violences.
L’Etat devrait aussi apporter sa contribution à cette structure, dans son domaine de compétence, par la création d’un Service d’Investigation et d’Orientation Educative (SIOE), avec un dispositif de prise en charge global des victimes de violence (médicale, psychologique, juridique et sociale).



Peu de vols avec violence

Quand on observe les coups et blessures volontaires dont l’auteur n’est pas de la même famille que la victime, le nombre de violences pour 1 000 habitants est nettement plus élevé dans les grands territoires ultramarins qu’en métropole, à l’exception de la Polynésie française. En Guadeloupe, en Guyane, à Mayotte et en Nouvelle-Calédonie, le nombre de victimes pour 1 000 habitants est même deux fois supérieur à ce qu’on constate en métropole. Entre 2015 et 2017, les chiffres ont peu évolué dans ce domaine, sauf à Mayotte, où le nombre de victimes a augmenté de 27 %.
Dans les territoires où la violence est élevée, le nombre d’homicides est fort. En moyenne sur trois ans (2015-2017), on déplore en métropole 0,13 victime pour 1 000 habitants. Ce taux est de 0,2 à Mayotte, 0,5 en Martinique, 0,6 en Nouvelle-Calédonie, 1,0 à la Guadeloupe et 1,5 en Guyane. La Réunion et la Polynésie, en revanche, ne se distinguent pas des territoires métropolitains.
En revanche, la Polynésie se démarque par conséquence par un taux important de vols sans violence. En 2017, on y a enregistré 10,6 vols pour 1 000 habitants, soit pratiquement le même chiffre que la métropole. Si l’on excepte la Guyane (9,3), cet indicateur est inférieur à 8 dans tous les territoires ultramarins. Depuis deux ans cependant, ce type de délinquance a évolué selon les territoires : il a diminué en Guadeloupe (-10 %) et en Polynésie (-6 %), mais augmenté en Nouvelle-Calédonie : +20 %.


Les cambriolages de logements en baisse

Entre 2015 et 2017, le nombre de cambriolages de logements enregistrés par les forces de sécurité ont diminué de 14 % en Polynésie et de 9 % en Nouvelle-Calédonie. En 2017, les trois territoires ultramarins qui restent les plus concernés par cette forme de délinquance sont la Guyane, Mayotte et la Nouvelle-Calédonie, avec 15 vols pour 1 000 logements, là où la moyenne métropolitaine s’établit à 7 vols. En Polynésie française, il y a eu 7.4 cambriolages pour 1000 habitations, soit presque le même chiffre qu'en métropole (7.3).

le Lundi 29 Janvier 2018 à 15:25 | Lu 1245 fois





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