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Les stéréotypes des Français sur l'Outre-mer reculent



Au cours des cinq dernières  années, 50%  des Ultramarins et 19% des Français de l’Hexagone  déclarent  s’ être  rendus dans un  département ou un territoire d’Outre-Mer (Photo : AFP)
Au cours des cinq dernières années, 50% des Ultramarins et 19% des Français de l’Hexagone déclarent s’ être rendus dans un département ou un territoire d’Outre-Mer (Photo : AFP)
PAPEETE, le 14 avril 2015. Les Français sont "plus prompts" qu'il y a une quinzaine d'années "à reconnaître les atouts" des outre-mer, battant en brèche les stéréotypes sur des territoires coûteux, met en avant une étude réalisée par l'Ifop.



"La perception faite de clichés s'est très fortement estompée par rapport à 1998", date du précédent sondage, a déclaré samedi Frédéric Dabi, directeur général adjoint de l'Ifop, après avoir présenté une étude sur le regard des Français de l'Hexagone sur l'outre-mer à la Journée Outre-mer Développement (JOMD).

Ainsi 53% des Français de l'Hexagone estiment que ces territoires sont en retard sur le plan économique contre 70% en 1998. Et ils sont moins nombreux (53% contre 64%) à penser qu'ils "vivent principalement de subventions et des aides de la métropole".

De plus, l'idée que ces territoires (onze départements ou collectivités) "coûtent cher aux contribuables" reste minoritaire (46% contre 43%) et seule la moitié des Français (49%), et un peu plus d'ultramarins (58%), estiment que ces territoires ne sont "pas assez aidés" ou aidés juste "comme il faut".
"C'est d'autant plus intéressant dans ce contexte de crise qui pourraient exacerber les tendances de 1998 et finalement les Français ont envie d'une 'France en grand'", incarnée par les outre-mer qui apportent "un domaine maritime et un potentiel touristique, un rayonnement dans leurs zones géographiques", a souligné M. Dabi.

Même vision des Ultramarins et des métropolitains


Les deux "surprises" du sondage, selon M. Dabi, résident "d'une part dans le regard homogène sur les outre-mer de deux publics différents (les Français de l'Hexagone et les originaires des outre-mer vivant dans l'Hexagone) ce qui implique une certaine normalisation du regard  sur l'outre-mer" et d'autre part "une indifférence qui progresse un peu et qui témoigne d'un regard dépassionné sur l'outre-mer".
"Les Français sont plus prompts à reconnaître les atouts notamment économiques (tourisme, productions agricoles comme le rhum et la banane, rayonnement, cadre de vie) et en parallèle les images stéréotypales reculent fortement", a ajouté M. Dabi.

D'ailleurs, 61% des ultramarins et 46% des Français
de l'hexagone se disent "ouverts à un départ" dans un territoire en cas d'opportunité professionnelle. 
Ce changement de regard se transpose aussi sur la question de l'indépendance: 26% des Français de l'Hexagone souhaitent que les outre-mer prennent leur indépendance contre 32% en 1998. Et les originaires de outre-mer se montrent un peu plus attachés au maintien des Outre-mer dans la République (61%) que les Français de l'Hexagone (57%).



Les Antilles plus attractives que le Pacifique

Dans la perspective de partir dans les 24 prochains mois, 45% des Français de l’Hexagone et 36% des Ultra-marins ont l’intention de se rendre à La Réunion. L'île de l’océan Indien devance l’archipel des Antilles, partagé entre la Martinique (39% de citations parmi les Français de l’Hexagone, 33% auprès des Ultra-marins) et la Guadeloupe (36% et 32%). Dans une moindre mesure, les futurs voyageurs se tournent également vers les territoires de l’Océan Pacifique que sont la Polynésie française (22% et 16%) et la Nouvelle-Calédonie (16%, et 14%). La Guyane s'avère quant à elle davantage prisée des Ultra-marins que des Français de l’Hexagone (15% et 9%).

Investir outre-mer : les pour et les contre

Les sondés ont dû répondre à plusieurs questions notamment : « Pour quelle raison investiriez-vous outre-mer ? Pour quelle raison n'investiriez-vous pas outre-mer ? » A la première question, Ultramarins et métropolitains ont d'abord répondu que « la qualité de l’environnement et du cadre de vie » est le principal facteur qui leur donnerait envie d'investir outre-mer. Viennent ensuite « les incitations fiscales et les autres formes d’aides publiques, la disponibilité et les prix du foncier et de l’immobilier, la possibilité d'accéder à de nouveaux marchés » et enfin « la présence d’une main d’œuvre qualifiée et bon marché. »

L'éloignement, un frein

Ce qui fait freiner les sondés est d'abord «l ’isolement géographique, l’éloignement par rapport à la métropole ». Suivent « les difficultés économiques et sociales de ces territoires, le manque de moyens financiers, le manque de disponibilité et/ou le montant des prix du foncier et de l’immobilier, le manque d’information sur les possibilités et les conditions d’investissement, le surcoût des investissements, les coûts d’exploitation excessifs, l’étroitesse des marchés, le manque de qualification de la main d’œuvre… »

le Mardi 14 Avril 2015 à 14:28 | Lu 1702 fois

Tags : ETUDE, IFOP, SONDAGE






1.Posté par Gatien le 15/04/2015 09:04 | Alerter
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l'outre mer est avant tout victime des clichés véhiculés par la presse métropolitaine et les fonctionnaires indexées. C'est un mal français hélas.

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