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Les quatre cantiniers se défendent



Les quatre cantiniers se défendent

Tahiti le 25 mai 2020 - Les quatre anciens salariés de la fédération Ta'u Tama here, aussi colistiers de John Toromona pour les municipales, ont réagi à notre article du 18 mai. Ils se disent “prêts à renoncer” à leur engagement politique, mais affirment vouloir aller “au bout de cet engagement citoyen”, tout en accusant Gisèle Teheiura de la CSIP de leur mettre la pression.
Dans un communiqué, les quatre cantiniers au centre de l’imbroglio des municipales de Moorea souhaitent donner leur version des faits.
 
Ils s'étonnent d’abord de la “volte-face” de la Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP), Gisèle Teheiura ayant déclaré ne "plus les défendre" s'ils venaient à perdre leur emploi alors qu’ils refusent de signer. L'ancien responsable de la cuisine centrale de Haapiti, Edmond Hururau, affirme que pendant toute la durée de la bataille judiciaire “notre axe de défense avec la CSIP a été que la commune commence par nous régler ce que l’on nous doit, c’est-à-dire (…) deux ans et demi de salaires, avant de discuter de notre intégration dans les effectifs de la commune”. Pour sa part, l'ancienne responsable de la cuisine centrale de Maatea, Vaiana Adams, assure que “nous avons tous été sommés de signer nos arrêtés de nomination sans que nous puissions connaître le moindre détail à propos de cette intégration et sans que ne soit  évoqué le paiement de nos salaires en totalité”.
 
Sylvie Tuahu s'interroge pour sa part sur les “réelles motivations” de Gisèle Teheiura de la CSIP et rappelle que cette dernière est sur la liste Amuitahiraa no Moorea-Maiao pour les municipales.“Elle a fait pression sur nous dès lors que nous avons exprimé notre souhait de ne pas signer nos arrêtés de nomination. Et aujourd’hui elle décide de nous lâcher. C’est lamentable comme comportement” accuse Sylvie Tuahu.  

​Colistiers de John Toromona pour les municipales

Ces quatre anciens cantiniers sont tous colistiers de John Toromona pour les municipales. Et le code électoral est clair, “les agents salariés communaux ne peuvent être élus conseillers municipaux”. Vaiana Adams affirme dans le communiqué que les services du haut-commissariat lui ont simplement répondu que “tant que nous ne signions pas l’arrêté de nomination, nous étions éligibles (…)". "Notre engagement en tant que citoyens aux élections est entier et sincère. Nous avons envie d’aller au bout de cet engagement citoyen” ajoute-t-elle. De son côté, Samuel Tapea affirme que pour ne pas mettre la liste menée par John Toromona “en péril”, ils sont “prêts à renoncer” à leur engagement politique. Les quatre anciens cantiniers prévoient même de rencontrer le tāvana de Moorea-Maiao, Evans Haumani.
 
Pour rappel, la cour d'appel de Papeete, dans son jugement de novembre dernier, condamnait la commune de Moorea-Maiao à réintégrer les 39 anciens cantiniers de la fédération Ta'u Tama Here. Tous sont désormais fonctionnaires communaux, sauf quatre qui ont refusé de signer leur contrat.         

​La CSIP ne fait pas de "politique"

La Confédération des syndicats indépendants de Polynésie (CSIP), rappelle que conformément à l'arrêt de la cour d'appel de Papeete, la commune doit payer les salaires de tous les anciens cantiniers de la fédération Ta'u tama here depuis juillet 2017 jusqu'à décembre 2019. Une notification dans ce sens a d'ailleurs été envoyée au tavana de Moorea-Maiao.

Le syndicat souligne que le service des Finances de la commune "devrait vérifier les tableaux des rappels de salaire ainsi que les fiches de paye transmis par la CSIP" en complément des documents que les salariés devraient fournir tels que les diplômes, les relevés de carrière ainsi que leur pièce d'identité. 

Le syndicat précise aussi dans son communiqué que tous les anciens cantiniers ont été reçus par le tavana pour des entretiens individuels, même les quatre protagonistes. Et rajoute que pendant les réunions d'informations ces derniers "ont brillé par leur absence".

La CSIP rappelle aussi que pour pallier les problèmes de certains salariés, elle a dû, dans l'urgence, négocier avec la commune le "paiement des salaires de janvier à mars 2020 sur la base de leur salaire de base + ancienneté". Ils devraient toucher le reste de leur dû avant la fin du mois de Juin.

Pour terminer, la CSIP souligne que ces quatre anciens cantiniers savaient qu'ils allaient intégrer la fonction publique communale et qu'ils ne pouvaient donc se présenter aux municipales. 

La Confédération rappelle qu’elle ne "polémique pas" et qu'elle ne s'occupe pas de "politique".

Rédigé par Vaite Urarii Pambrun le Lundi 25 Mai 2020 à 18:40 | Lu 2476 fois




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