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Les pays océaniens s’efforcent de parvenir à un nouveau plan d’action sur l’eau et l’assainissement



Les pays océaniens s’efforcent de parvenir à un nouveau plan d’action sur l’eau et l’assainissement
Nouméa, le 19 septembre 2012 – Il y a dix ans, les ministres et les chefs d’État océaniens ont adopté le Plan d’action régional océanien sur la gestion durable de l’eau (PAR océanien) – un document stratégique régional qui définit les actions prioritaires à mener pour résoudre les problèmes liés à l’eau et à l’assainissement. Pourtant, aujourd’hui, les États et Territoires insulaires océaniens sont encore loin d’avoir réglé nombre de ces problèmes.

À l’occasion de la Plateforme océanienne pour la gestion des risques de catastrophe organisée cette année, les pays océaniens se réunissent à nouveau afin d’élaborer un autre cadre stratégique régional pour la gestion durable de leurs ressources en eau au cours des dix prochaines années.

Rhonda Robinson, Directrice adjointe du Département eau et assainissement de la CPS, estime que, bien que le PAR océanien de 2002 demeure très utile pour orienter et guider les programmes de soutien sectoriel, la Communauté du Pacifique doit à présent faire le point sur les progrès accomplis, se pencher de nouveau sur les difficultés rencontrées actuellement, cerner les problèmes qui se font jour, et définir des interventions porteuses de solutions.

« Il s’agit de commencer à aider les pays à cerner les plus graves menaces actuelles et nouvelles, ainsi qu’à déterminer les possibilités qui s’offrent en matière d’approvisionnement en eau potable salubre et d’assainissement, explique-t-elle. Nous espérons accroître le niveau d’engagement des dirigeants océaniens dans ces secteurs et parvenir à élaborer un cadre commun sur la gestion de l’eau et de l’assainissement dans le futur. »

Dans la plupart des États et Territoires de la région, beaucoup reste encore à faire pour faire en sorte que les citoyens disposent de réseaux d’approvisionnement en eau potable et d’assainissement adéquats. Ces pays se heurtent aux pressions engendrées par la croissance démographique, à l’insuffisance des ressources en eau, au manque d’infrastructures ainsi qu’à leur vétusté. L’insuffisance des capacités institutionnelles, la répartition très inégale des ressources humaines, ainsi que l’inadéquation et l’irrégularité des sources de financement sont autant de facteurs qui entravent la capacité des pays de prendre des mesures de gestion efficaces.

Dans toute la région, les incertitudes et les phénomènes extrêmes associés à la variabilité climatique et aux catastrophes naturelles aggravent et exacerbent ces problèmes de gestion. Faute de préparation adéquate, la plupart des pays demeurent incapables de faire face aux inondations et aux épisodes prolongés de sécheresse, des phénomènes courants en Océanie. La gestion des effets de la variabilité et du changement climatiques sur l’eau nécessite une approche fondée sur la connaissance des risques, et l’adaptation à ces impacts impose une meilleure intégration des stratégies à mener dans tous les secteurs pour réduire efficacement les risques.

« C’est avant tout au travers de l’eau que les effets du changement climatique et des catastrophes naturelles sur les moyens d’existence et le bien-être des populations se font sentir, et il est essentiel d’améliorer la gestion de cette ressource si l’on veut renforcer la résilience des pays et leur capacité d’adaptation aux conséquences de ces phénomènes, précise Rhonda Robinson. Cette réunion offre aux intervenants du secteur de l’eau et de l’assainissement ou de la gestion des catastrophes une excellente occasion de se réunir autour d’une table pour examiner des questions transversales et définir des stratégies leur permettant d’unir leurs efforts pour mieux affronter les problèmes qui se posent actuellement et les menaces qui se profilent à l’horizon, comme le changement climatique. »

Les représentants des deux secteurs se rencontreront pour débattre de points précis, trouver des solutions en vue de renforcer les liens et les partenariats aux échelons régional, national et sous-régional, et réfléchir à la manière dont la gestion des risques de catastrophe et l’adaptation au changement climatique peuvent être intégrées dans le nouveau cadre stratégique régional sur l’eau et l’assainissement. Ce nouveau cadre annulera et remplacera le PAR océanien de 2002.

Pisi Seleganiu, de Tuvalu, et Vinesh Kumar, des Fidji, qui conduisent tous deux des projets témoins de gestion intégrée des ressources en eau, financés par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM), dans leurs pays respectifs, accueillent cette réunion avec intérêt.

« La gestion des ressources en eau ne requiert plus uniquement une action sectorielle se limitant à mettre en place des infrastructures ou des services. Elle requiert désormais une approche intégrée qui porte sur l’ensemble du bassin hydrographique et concerne tous les échelons de la société, des collectivités locales au gouvernement, fait remarquer Vinesh Kumar. Nous cherchons des moyens d’atténuer les graves inondations qu’a connues Nadi ces deux dernières années et, le fait que nous puissions travailler avec les Directeurs de la sécurité civile/gestion des risques pour imaginer des stratégies et des méthodes de collaboration nous permettra d’améliorer notre approche de ces problèmes dans les années à venir. »

Pisi Seleganiu indique que les catastrophes naturelles, comme l’importante sécheresse qui a frappé Tuvalu l’année dernière, obligent son pays à revoir sa manière d’aborder les questions de l’eau et de l’assainissement.

« Nous avons développé des infrastructures innovantes, telles que les toilettes sèches, pour faire en sorte que les habitants aient suffisamment d’eau pour survivre, explique-t-il. Étant donné l’augmentation de la variabilité climatique et la multiplication et l’intensification possibles des sécheresses, nous devons tout mettre en œuvre pour protéger et mettre en valeur nos ressources en eau. »

La Plateforme océanienne pour la gestion des risques de catastrophe et les Consultations régionales sur l’eau et l’assainissement se déroulent du 17 au 21 septembre. Elles sont organisées par la Division géosciences et technologies appliquées (SOPAC) de la CPS, avec le concours de et l’ONU/SIPC, et supportée par des organisations partenaires, telles que la Fondation pour l’Asie, l’Agence des États-Unis pour le développement international, l’Université du Pacifique Sud, le Centre du Programme des Nations Unies pour le développement pour le Pacifique, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires, le Dispositif mondial de réduction des effets des catastrophes et de relèvement de la Banque mondiale, l’Agence australienne pour le développement international, l’Union européenne et le Fonds de coopération économique, sociale et culturelle pour le Pacifique.


Rédigé par communiqué de la CPS ( communauté du Pacifique) le Mardi 18 Septembre 2012 à 15:13 | Lu 514 fois




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