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Les patrons saluent le Plan de relance 2021-2023



Tahiti, le 9 décembre 2020 - Une présentation du Plan de relance "Protection et résilience" est prévue jeudi matin à Tarahoi. Une stratégie de sauvetage de l’économie polynésienne que saluent les deux principales organisations patronales. La CPME déplore cependant l’absence de mesures provisoires pour la sauvegarde des TPE sinistrées par la crise. 

Après le vote d’un budget primitif 2021 "entièrement consacré à la relance", comme le soulignait en préambule jeudi dernier le président Fritch, l’heure est maintenant au Plan de relance 2021-2023 "Protection et résilience". Un plan dont l’enjeu est de soutenir une économie durement touchée par la crise Covid en 2020, tout en mettant en œuvre le chantier de sa modernisation.
 
Une présentation doit être faite en ouverture de la 7e séance plénière de la session budgétaire, jeudi matin. Elle sera menée par Yvonnick Raffin, ministre de l’Economie dont les services ont conduit le dialogue interministériel préalable à ce nouvel opus du plan de relance, après celui, "Cap 2025" présenté par Teva Rohfritsch avant de quitter le gouvernement. 
 
Le détail est déjà transmis aux élus de Tarahoi depuis une dizaine de jours. Un document de 120 pages qui décline 50 "opérations" et la mobilisation de 50,2 milliards de financements jusqu’en 2023, dont près de la moitié dès l’année prochaine.
 
Pas de vote, jeudi, mais une présentation, suivie de 60 minutes réservées aux interventions des différents groupes politiques. L’idée est de réunir "l’adhésion de toute la communauté politique de ce pays", comme l’a rappelé Edouard Fritch dimanche sur TNTV. 
 
Satisfaction partagée dans le patronat
 
En attendant, ce plan de relance est accueilli avec satisfaction par les responsables des principales organisations patronales locales. Le Medef-Polynésie y voit "un plan audacieux" qui "se fonde sur un niveau jamais atteint d’utilisation de l’investissement public", comme l’explique son président, Frédéric Dock. 
 
Pour la CPME, si ce plan est globalement favorable à une relance de l’économie, les très petites entreprises en sont les grandes oubliées. Notamment celles déjà endettées en 2020 après une chute de plus de 50% de leur chiffre d’affaires, suite aux mesures de sécurité sanitaire. Pour Christophe Plée, des mesures urgentes d’exonérations fiscales doivent être prises pour les aider à passer le premier semestre 2021.
 
Viabilité des entreprises, stimulation de la consommation, haut niveau de commande publique : en 2021, la Polynésie française prévoit de consacrer 22,3 milliards de Fcfp à son plan de relance "Protection et résilience".
Un coup de pouce à l’économie locale financé par la mobilisation des moyens publics locaux dont 13,5 milliards déjà inscrits au budget général de la collectivité et des comptes spéciaux. Le complément de 8,8 milliards sera obtenu de " la solidarité nationale ou par des emprunts". 
 
Des moyens financiers auxquels s’ajoutent les 30 milliards de Fcfp de crédits de paiement nouveaux inscrits au budget général de la Polynésie française en 2021 pour la commande publique en plus de 25 milliards de crédits reportés de 2020, pour un potentiel d'environ 55 milliards de Fcfp de dépenses d'investissement pour l’année prochaine.

"Le vrai sujet, c’est la vitesse avec laquelle il sera exécuté"

Frédéric Dock, président du Medef-Polynésie

Selon vous, est-ce un plan de relance à la hauteur des défis qui se présentent à l’économie polynésienne ?
"Ce plan est complètement à la hauteur. À ce stade, au Medef, nous sommes pleinement satisfaits. Mais le vrai sujet, c’est la manière et la vitesse avec laquelle il sera exécuté. 
C’est un plan audacieux qui privilégie l’idée d’un développement économique plutôt que celle d’une récession, en prenant des hypothèses de recettes fiscales relativement optimistes. Il se fonde sur un niveau jamais atteint d’utilisation de l’investissement public comme levier de soutien des entreprises, et derrière, des salariés et de la consommation. Pour 2021, avec les moyens déjà prévus au budget, on est à 70 milliards d’investissements publics. Enfin, même s’il n’apparaît pas, le chantier de l’adaptation et de la modernisation du Code du travail devra être abordé rapidement comme annoncé par le président Fritch."
 
Ce plan comporte cependant des zones d’ombre, avec des textes qui restent encore à voter, des financements à trouver. 
"Il ne peut pas être lu séparément du budget. Le budget va s’exécuter sans attendre. Il comprend déjà pas mal de choses qui peuvent être mises en œuvre dans l’immédiat. Ensuite, pour ce qui concerne les textes nouveaux, nous serons à la manœuvre avec le gouvernement. Dans la permanence des échanges que l’on a depuis plusieurs mois maintenant, on va s’assurer que la mise en œuvre soit faite sans attendre. 
Concernant le bouclage de son financement, pour avoir moi-même rencontré le ministère des Outre-mer, je suis très optimiste. L’Etat sera au rendez-vous de nos besoins. Très vite, la question ne sera plus le financement, mais la capacité du gouvernement et des entreprises à mettre en œuvre suffisamment vite les mesures prévues au plan de relance."  

"Je ne vois pas les mesures d’urgence pour les TPE"

Christophe Plée, président de la CPME

Comment votre organisation accueille-t-elle le nouveau plan de relance présenté par le gouvernement ? 
"Ce plan comprend des choses très intéressantes. Il y a de nouvelles propositions qui sont innovantes. Maintenant, il faut les mettre en œuvre. Moi, ce qui me préoccupe, c’est de trouver des solutions pour éviter la fermeture des nombreuses TPE, entre 1 et 5 salariés, déjà sinistrées cette année. Je ne vois pas les mesures d’urgence pour les soutenir durant le premier semestre de 2021, puisqu’on peut attendre un redémarrage autour des mois de juin-juillet prochains. Ces entreprises se sont endettées en 2020. Beaucoup ont aujourd’hui très peu de chiffre d’affaires et pas de réel espoir d’amélioration avant mi-2021. On sait que si on ne fait rien il va y avoir de la casse."
 
Quelles mesures auriez-vous souhaité ?
"Des mesures d’exonérations fiscales partielles ou totales pour les entreprises fermées ou victimes d’une importante chute de leur chiffre d’affaires. Et je ne vois rien à ce titre dans le plan de relance. La fiscalité de 2020 est reconduite en 2021. Comment peut-on demander à une entreprise de donner autant quand elle ne fonctionne pas que lorsqu’elle fonctionne ? Pour l’instant c’est ce qui manque. Mais je suis persuadé que ça peut se régler par la discussion."

Rédigé par Jean-Pierre Viatge le Mercredi 9 Décembre 2020 à 20:15 | Lu 1932 fois





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