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" Les matières grasses " par Frédéric Précloux, Chiropracteur à Papeete



Photo d'illustration
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PAPEETE, le 5 septembre 2016. Frédéric PRÉCLOUX, D.C.(Doctor of Chiropractic) Chiropracteur diplômé de Los Angeles (1986).

La surcharge pondérale est avec le tabagisme et le manque d’exercice, l’un des principaux facteurs d’accélération du processus de vieillissement, donc de diminution de la qualité et de l’espérance de vie. Nous sommes tentés de penser que les responsables sont forcément les graisses, autrement appelées lipides. Pourtant, les lipides ne sont pas nocifs à priori. En réalité, ils constituent l’un des trois grands carburants de l’organisme, avec les glucides et les protides. Notre corps a également besoin d’eux pour protéger nos organes en les enrobant.

Par ailleurs, les lipides sont indispensables à l’assimilation de certaines vitamines essentielles à la santé : Les vitamines A, D, E et K, dites liposolubles, soit solubles dans un corps gras.

Ce n’est pas tout : La graisse sauve des vies, car elle constitue un mécanisme automatique de protection contre la famine. Sans elle, nous serions tous morts d’inanition avec nos régimes ; ces famines volontaires. Quand votre organisme est confronté à une période de famine involontaire ou auto infligée, il utilise ses réserves de graisses pour survivre jusqu’à ce que vous le nourrissiez, ou abandonniez votre régime !

En effet, notre corps doit fonctionner coûte que coûte, que nous lui apportions ou non le carburant nécessaire. Notre graisse peut donc s’avérer un facteur de survie…

Malheureusement, nos cellules adipeuses sont avides de graisse et, une fois qu’elles l’ont attrapée, elles ne la lâchent pas volontiers. Même si, en prenant du poids on ne multiplie pas ses cellules grasses, car depuis l’enfance leur nombre reste constant, ce sont en fait les cellules elles même, qui engraissent. Voilà pourquoi il est essentiel de parfaitement faire la distinction parmi tous ces lipides, qui étalent leurs courbes aguichantes, afin de nous abandonner à celles qui le méritent vraiment…

Les lipides sont constitués par tous les corps gras ou graisses, en général. Une fois digérés, ils sont disponibles dans l’organisme sous forme d’acide gras. Pendant longtemps, on a seulement fait la distinction entre les lipides d’origine animale, et les lipides d’origine végétale, en pensant que les seconds étaient meilleurs pour la santé.

On sait aujourd’hui que cela n’est pas exact. On considère désormais, qu’il est plus intéressant de distinguer les lipides en fonction de leur structure chimique, plus indicative des avantages et des inconvénients nutritionnels de chacun d’eux.

Les acides gras saturés : Ils correspondent à la graisse des viandes (bœuf, veau, mouton, porc…), des charcuteries, des œufs et des laitages entiers (lait, beurre, crème, fromage). De même nature que les graisses de réserve, leur stockage, effectué sans transformation
est rapide et facile. Ce sont eux principalement, qui font monter le taux de cholestérol, il faut donc les consommer avec modération.

Les acides gras mono insaturés : On les trouve dans l’huile d’olive, les graisses d’oie et de canard, ou encore le foie gras. Leur consommation curieusement, fait baisser le taux de glucose dans le sang et en conséquence, contribue à limiter la réponse insulinique. En outre, ils régulent le taux de cholestérol, il n’y a donc pas de raison de s’en priver.

Les acides gras polyinsaturés végétaux : Ils sont présents dans les huiles de graines (colza, tournesol…), dans les huiles d’oléagineux (arachide, noix, noisettes, sésame…). Pour leur part, ils doivent d’abord être transformés en acides gras saturés, afin d’être stockés. On peut donc diversifier ses huiles de cuisine, tout en les utilisant avec modération.

En résumé, les huiles riches en lipides mono et polyinsaturées comme l’huile d’olive, de colza et de noix, sont excellentes pour la santé et contribuent même, à prévenir les accidents cardiovasculaires.

Les acides gras insaturés « trans » : Ce sont les mêmes que les précédents, mais leur structure moléculaire a été modifiée par un traitement industriel, afin de les rendre rigides et plus stables chimiquement. C’est pourquoi on les retrouve dans tous les pains industriels, la biscuiterie, la pâtisserie, la viennoiserie et les plats tout préparés. Ils sont facilement stockables, et donc à éviter le plus possible.

Les acides gras polyinsaturés animaux : Ils sont présents dans les crustacés et surtout les poissons (oméga 3). Les graisses de poissons ne font jamais grossir, car elles ne peuvent quasiment pas être transformées en graisses de réserve, même en présence d’insuline.

Les bienfaits de l’huile de poisson riche en oméga 3, ne sont plus discutés. L’huile des poissons gras comme le thon et le saumon est toujours recommandée dans les régimes des cardiaques. L’huile de poisson qui est présentée également sous forme de gélules, fait baisser les triglycérides, réduit les risques de thromboses et d’embolie, et prévient efficacement l’arythmie cardiaque, qui peut être fatale.

Le miracle du régime Crétois : Il faut savoir que les apports journaliers en graisse chez les crétois représentent 45% des calories totales, soit une fois et demie la quantité recommandée par les nutritionnistes, qui ne sont pas à une contradiction près, quand ils nous recommandent comme modèle alimentaire ce régime. Or, c’est en partie grâce à cet apport important en lipides, que les crétois n’ont ni maladies cardiovasculaires, ni diabète, ni obésité. Ce qui fait toute la différence, ce n’est pas tant le contenu calorique, mais la nature des graisses qu’ils ingèrent, c’est-à-dire leur spécificité nutritionnelle. Or, il se trouve que les 45% de graisses contenues dans le régime crétois, sont essentiellement constitués d’huile d’olive, et de graisses de poissons, les fameux omégas 3.

On sait aujourd’hui qu’il est inutile de supprimer les protéines animales de notre alimentation. En effet, la viande maigre ne permet pas d’augmenter le taux de cholestérol sanguin. Le poulet, la dinde, l’oie et le canard, ainsi que les poissons, et en particulier les poissons gras tels que le saumon, le thon et le maquereau, sont également recommandés.

Il en va de même pour les noix, les noisettes et les amandes, mais aussi pour les fromages et les yaourts maigres. Par contre, Les plats allégés sont à éviter absolument, car les matières grasses y ont été remplacées par des glucides, qui eux, font prendre du poids.
De même, nous savons aujourd’hui que l’œuf est un excellent aliment. Contrairement à ce que l’on a longtemps cru, on peut manger les jaunes d’œufs sans danger, car le jaune d’œuf a un effet favorable sur le rapport bon cholestérol, mauvais cholestérol, qui est le facteur à prendre en compte. Par ailleurs, c’est une superbe source de vitamine E, un puissant antioxydant efficace pour prévenir cancers et maladies cardiovasculaires. Une idée : manger un œuf avec ses céréales complètes pourrait être une excellente chose, car les protéines de l’œuf et ses (bons) lipides, ralentiraient l’assimilation des glucides, ce qui irait dans le sens, mais aussi serait la preuve d’une parfaite gestion de votre alimentation.

D’ailleurs, Le Dr. Agatson, cardiologue et auteur du « Régime Miami », nous confie : « Je commençais à prescrire le régime préconisé par les associations de cardiologues, qui consistait en peu de lipides et beaucoup de glucides. Mais, les résultats ne furent pas à la hauteur de mes attentes. Le même phénomène était également observé par tous mes confrères, il fallut se rendre à l’évidence : Le régime traditionnel sans matières grasses ne donnait aucun résultat pour l’amaigrissement, tout comme pour le taux de cholestérol.

A poids égal, les lipides étant plus caloriques que les glucides, nous en avions donc déduit que les lipides faisaient plus grossir que les glucides. Ce qui est faux, c’est peut être même le contraire. Quand on mange des lipides, on est rapidement rassasié, on s’arrête donc de manger. En revanche, Les glucides raffinés dépourvus de fibres alimentaires, provoquent instantanément une augmentation du taux de sucre dans le sang. On a donc faim après avoir mangé, on mange alors encore plus, et c’est ainsi que le surpoids s’installe. Evidemment, on ne connaissait pas ces particularités à l’époque où l’on prescrivait les régimes glucidiques dépourvus de matières grasses. »

Le pionnier de ce bouleversement d’idées, ce fut le Dr. Robert Atkins, qui en 1972 osa publier : « La Révolution diététique » qui prenait le contrepied de tous les régimes existant à cette époque. Son régime riche en graisses saturées, et totalement dépourvu de glucide, provoqua un tollé au sein du corps médical. Cependant, les critiques furent rapidement mises en sourdine, tant la formule d’Atkins devait se révéler efficace.

Depuis, tous les 5 ans de nouvelles théories émergent, et tous les 10 ans celles qui ont su résister se démarquent en faisant évoluer les mentalités.

Je souhaitais donner une mention toute particulière à une nouvelle venue dans le monde de la nutrition qui a longtemps été décriée uniquement par méconnaissance. Il s’agit de l’huile de coco, dont on a longtemps considéré qu’elle était une « huile boucheuse d’artère », sous prétexte qu’elle fait partie de la catégorie des graisses saturées.

Ce que l’on ne savait pas à l’époque, c’est qu’il y a 2 façons de classifier les acides gras : la première vous la connaissez, est basée sur la saturation. La seconde méthode de classification est basée sur la longueur de la chaîne carbone de l’acide gras. Il y a des chaînes courtes d’acides gras (CCAG), des chaînes moyennes (CMAG), et des chaînes longues (CLAG).

Plus de 98% des graisses de notre alimentation, qu’elles soient saturées ou insaturées, qu’elles viennent d’une plante ou d’un animal, sont composées de chaines longues d’acides gras, cela comprend par exemple : l’huile d’olive, de colza, le saindoux et la graisse de poulet.

En revanche, l’huile de coco est unique ; elle est composée majoritairement de chaines moyennes d’acides gras (CMAG), et c’est cette caractéristique qui lui confère ses remarquables propriétés nutritionnelles et médicales. Le lait de la femme allaitante comprend naturellement des chaines moyennes d’acides gras, qui offre une nutrition parfaite pour le bébé, en même temps qu’une protection naturelle contre les infections.

Les chaines moyennes d’acides gras dans l’huile de coco, sont identiques à celles du lait maternel humain, et possèdent les mêmes propriétés alimentaires. Lisez l’excellent livre du Dr. Bruce FIFE : « Cures de noix de coco, prévenir et guérir les problèmes de santé usuels avec la noix de coco ».

A cet égard, les Tahitiens dans leur infinie sagesse, ont su imaginer un plat magnifique, tant par ses qualités gustatives que nutritionnelles : Le poisson cru au lait de coco. Il s’agit de morceaux de thon cru gorgés d’oméga 3, enrobés de lait de coco, l’origine même de l’huile de coco. Le tout arrosé de citron pressé, l’une des meilleures sources de vitamine C, et mélangé à des crudités, tomates, concombres, oignons pour les fibres. Voilà un plat « fer de lance » de la santé au naturel.

Notre organisme est programmé pour stocker des réserves, parce que pendant des milliers d’années, la question essentielle était de se nourrir jour après jour. Les périodes de disette succédant aux périodes d’abondance, le corps stockait des aliments quand ils étaient en quantité suffisante, sachant qu’il devrait peut être jeûner le lendemain. Et il les stockait dans l’abdomen, parce que ses membres devaient rester minces et musclés, car ils servaient à chasser, à se battre ou à fuir.

Notre civilisation a réussi à venir à bout de la famine, ce dont personne ne se plaint… Sauf notre tour de taille et notre cœur, qui souffrent de toute cette graisse stockée inutilement. Nous creusons notre tombe avec nos dents. C’est à cause de ce que nous mangeons que nous sommes épuisés, que notre taille s’épaissit, que notre cœur s’essouffle et que notre taux de cholestérol grimpe. Si tous les miroirs vous crient que votre aspect laisse à désirer, il peut être temps de prendre les décisions qui s’imposent.

Faites du sport, marchez, dansez ou faites l’amour. D’une manière générale, plus vous allez bouger vos fesses et plus vous allez bruler des calories. Mais, si vous décidez de vous y mettre dans le but de « carboniser des graisses », alors il est essentiel de réfléchir à ce que vous allez mettre dans votre bouche.

En effet, l’activité physique seule ne fait pas maigrir ! En revanche, couplée à une diététique avisée, elle peut faire des miracles. Mais cela n’est pas évident, je suis d’accord ; s’il existait une seule recette miracle, vous l’auriez appliquée depuis longtemps. Seule la recherche de la connaissance de soi, peut amener vers le but que l’on s’est fixé.

Les informations contenues dans ces 3 chapitres sont des bases, qu’il faut avoir intégrées avant d’accéder au titre de « Maître de l’alimentation hédoniste et modérée ». Il faut vouloir devenir gourmet, tout en répudiant le gourmand qui est en vous. Favoriser qualité et excellence, et abandonner quantité et médiocrité.

Arnold SCHWARZENEGGER est passé du stade de petit culturiste autrichien à celui de Gouverneur de l’Etat de Californie, en ayant maitrisé son sport et discipliné son alimentation mais surtout, en ayant eu une foi inébranlable en son rêve initial.

A bon entendeur, salut !

P.S. : Si cet article vous a plu, n’hésitez pas à le transmettre à vos amis, votre famille ou vos collègues, susceptibles également d’apprécier les informations qu’il contient.
Tel : 40 42 23 30 – Site Web:
http://www.chiropratiquedoucetahiti.pf

Rédigé par Frédéric Précloux le Lundi 5 Septembre 2016 à 10:41 | Lu 785 fois





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