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"Les entreprises qui meurent sont celles qui n'ont pas pensé au futur"



" Je suis certain qu'ici il y a  des valeurs qu'on pourrait exporter à travers le monde. Les Polynésiens sont des gens très créatifs et d'une grande générosité", souligne Philippe Turp, président de PolyHub Montréal.
" Je suis certain qu'ici il y a des valeurs qu'on pourrait exporter à travers le monde. Les Polynésiens sont des gens très créatifs et d'une grande générosité", souligne Philippe Turp, président de PolyHub Montréal.
PUNAAUIA, le 7 décembre 2017. Le Conservatoire national des arts et métiers en Polynésie française a organisé ce jeudi le premier volet du cycle de conférences 2017-2018 consacré aux « nouveaux métiers du numérique ». Philippe Turp, président de PolyHub Montréal, a rappelé que « 47% des emplois actuels seront remis en question à très court terme par le secteur du numérique » et que « 65 % des métiers de 2030 n’ont pas encore été inventés aujourd'hui». Rencontre avec ce spécialiste des médias interactifs, numériques, cinématographiques et des effets visuels.

Lors de votre conférence, vous avez parlé des "nouveaux métiers du numérique". Quels sont ces nouveaux métiers ?
"Le numérique existe depuis 20 ans et s'est démocratisé depuis 10 ans. Depuis que le numérique est installé dans nos vies, il y a beaucoup de métiers qui doivent être créés. 65 % des métiers de 2030 n’ont pas encore été inventés aujourd'hui. Les employeurs disent que 35 % des emplois qui existent aujourd'hui n'existeront plus. Aux Etats-Unis, on dit qu'il y aura 2 millions de jobs qui n'existeront plus d'ici 2030. On ne va pas se retrouver avec deux millions de chômeurs mais il faut faire la transition vers le numérique. Dans les faits, on doit inventer des nouveaux métiers et peu importe où nous sommes.
En Polynésie, vous avez des compétences. Sur une population de 282 000 habitants, il y a environ 140 000 jeunes de 29 ans et moins. C'est une clientèle jeune, mobile et habituée aux technologies. Cependant la technologie n'est pas une finalité en soi mais un moyen. Il faut savoir ce qu'on veut faire. Le pouvoir de l'imagination aboutit sur le rêve mais le rêve devient concret quand on pense à l'action. Je veux proposer aux Polynésiens de créer un Silicon Valley polynésien, un pôle d'industrie avec une approche citoyenne.
Les entreprises qui meurent sont les entreprises qui n'ont pas pensé au futur.
Je suis certain qu'ici il y a des valeurs qu'on pourrait exporter à travers le monde. Les Polynésiens sont des gens très créatifs et d'une grande générosité. Tout cela il faut l'exporter. Christophe Gomez (directeur du Cnam) a créé Polyhub pour que cette association soit le maitre d'œuvre du projet.
On pourrait l'appeler le Tiki tech, le Tiki village….
Il faut qu'on se donne une vision et voir comment cette vision peut faire avancer la Polynésie mais aussi le reste du monde.
La technologie est un outil mais ce qui est important c'est l'humain.

La perspective de ces nouveaux métiers peut faire peur. Que pouvez-vous recommander aux salariés ou aux chercheurs d'emploi ?
"D'abord je leur dirais de ne pas s'inquiéter. Il y a beaucoup de métiers qui ne sont pas encore inventés mais qui le seront. Ces salariés doivent déjà se positionner pour faire partie de cet écosystème et inventer leurs métiers. Il faut se réinventer pour participer à l'élaboration de cet écosystème numérique.
Il faut regarder ce qu'on va faire dans cinq ans. Le tourisme par exemple ne sera plus le même dans cinq ans, on parle beaucoup de visite grâce à la réalité augmentée. Celle-ci pourrait donner envie à un touriste de venir en Polynésie.

Comment mettre en place une relation de qualité avec les clients grâce aux nouvelles technologies ?
On pourrait travailler dans ce hub sur ce thème : 'comment garder le contact humain avec les technologies'. Celles-ci peuvent en effet créer la dépendance.
Pour une banque, par exemple, doit-on conserver 20 agences alors que des services peuvent être proposés en ligne ou seulement deux ? La réponse est aussi liée au développement durable mais on commence aussi à se rendre compte qu'il faut effectivement commencer à gérer le temps passé avec les technologies pour pouvoir passer du temps avec son entourage."

Le Cnam, organisme de formation

Créé par la Convention en 1794 sur proposition de l’Abbé Henri Grégoire, le Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) est au service de la diffusion du savoir, de la réussite professionnelle et de la promotion sociale depuis 223 ans…
Aujourd’hui établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, doté du statut de grand établissement, le Cnam est placé sous la tutelle de la ministre de l’Enseignement supérieur et
Les trois grandes missions du Cnam en Polynésie française sont :
- La formation professionnelle tout au long de la vie,
- La recherche technologique et l’innovation,
- La diffusion de la culture scientifique et technique.

Rendez-vous

Voici les thèmes des prochains rendez-vous organisés par le Cnam en 2018 :
« Apprendre autrement » par les pédagogies par défi, par projet, les classe inversée – VAE – Tutoriel/Moocs le 15 février 2018
« Comprendre et accompagner les différences » : les exclus et décrocheurs – le 3ème genre - Des femmes et des hommes atypiques le 17 mai 2018

Rédigé par Mélanie Thomas le Jeudi 7 Décembre 2017 à 15:17 | Lu 1119 fois






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