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Les défis de la reprise pour les établissements scolaires



La ministre de l'Education et le directeur de la DGEE se sont dits "satisfaits" de l'application des protocoles sanitaires dans les établissements visités.
La ministre de l'Education et le directeur de la DGEE se sont dits "satisfaits" de l'application des protocoles sanitaires dans les établissements visités.
Tahiti, le 19 mai 2020 - La réouverture des établissements scolaires dans les îles du Vent, lundi, a pu se faire uniquement grâce à une organisation stricte dictée par des protocoles sanitaires mis en place. Mardi, la ministre de l’Éducation et le directeur général de la DGEE, en visite dans certaines écoles, se sont dits « satisfaits » des mesures mises en place. Il reste cependant deux défis majeurs pour les établissements scolaires : la continuité territoriale et la désinfection des classes.

Au lendemain de la reprise officielle des établissements scolaires des îles du Vent, la ministre de l'Éducation, de la Jeunesse et des Sports, Christelle Lehartel, accompagnée par le directeur général de la Direction générale de l'éducation et des enseignements (DGEE) se sont rendus dans des établissements scolaires. De manière générale, les deux figures de l'Education se sont dites "satisfaites" de l'application des protocoles sanitaires dans les établissements visités.

Continuité pédagogique

Selon le directeur de la DGEE, Thierry Delmas, le fait d'allier présentiel et distanciel était "une des problématiques de cette reprise".
Selon le directeur de la DGEE, Thierry Delmas, le fait d'allier présentiel et distanciel était "une des problématiques de cette reprise".
La reprise s'est faite après plusieurs semaines de continuité pédagogique. Un système qui continuera d'être assuré pour "garder le contact avec les élèves qui ne sont pas revenus à l'école", détaille le directeur général de la DGEE. Dans le premier établissement visité, l'école adventiste Tiarama, le directeur de l'enseignement, Yann Atger, a expliqué que "tous ceux qui viennent à l'école font du présentiel, et pour ceux qui ne le peuvent pas, on assure la continuité à distance. Cette continuité à distance est faite de toute manière pour tout le monde". Selon Thierry Delmas, le fait d'allier présentiel et distanciel était "une des problématiques de cette reprise", mais "il n'est pas question de demander aux enseignants de cumuler les deux". D'où l'aménagement des emplois du temps en matinées et après-midi, qui a été suivie "par de nombreux établissements".

La désinfection de l'établissement

Les Agents spécialisés des écoles maternelles (Atsem) ont été réquisitionnées pour venir en renfort au personnel à l'école Tiarama.
Les Agents spécialisés des écoles maternelles (Atsem) ont été réquisitionnées pour venir en renfort au personnel à l'école Tiarama.
Dès le premier jour de reprise, une difficulté s'est fait connaître : la désinfection de l'établissement. "Nous avons dû désinfecter quatre fois l'ensemble des parties communes en une matinée et je pense sincèrement que c'est le maximum qu'on puisse faire", indique Yann Atger. Les Agents spécialisés des écoles maternelles (Atsem) qui s'occupaient des enfants de la section des tout-petits à celle des moyens ont été réquisitionnés "en renfort pour l'entretien de l'établissement", explique l'une des Atsem de l'école.

Dans d'autres établissements, comme à Mahina, des personnes bénéficiant de la Convention d'aide exceptionnelle de solidarité (CAES) sont venues en renfort du personnel pour cela. "J'ai commencé début mai", explique Tuiana, bénéficiaire de la CAES dans la commune de Mahina. "Nous avons nettoyé les classes avec un agent communal pour préparer la reprise. On est généralement des agents polyvalents, mais on prend surtout en charge la désinfection de l'établissement".

INTERVIEW : Thierry Delmas, directeur de l'Education et des enseignements

"On ne laissera personne sur le bord de la route"
Qu'est-ce qui ressort du bilan que vous avez établi concernant la présence des élèves dans les établissements scolaires publics ?
"Pour nous, l'objectif, c'était d'ouvrir les établissements et de faire venir un maximum d'élèves attendus. Nous avons eu plus de 60% des élèves qui étaient attendus qui sont venus ce qui est un très bon chiffre. Ça veut dire que les parents ont confiance en leurs écoles, collège et lycées et qu'ils ont confiance dans les mesures sanitaires. Donc on espère aujourd'hui et dans la semaine à venir, augmenter ce pourcentage. Certes, ça fait peut par rapport à l'effectif global, mais ce qui est important c'était d'amorcer ce retour et surtout d'être au-dessus de 50% des élèves attendus, et on y est."
 
Avec les retours que vous avez eus et l'expérience de terrain de ce matin, comment voyez-vous cette reprise ?
"Les organisations sont à la fois respectueuses du protocole, mais toujours avec de la fantaisie. Les écoles ont utilisé des dessins pour faire comprendre aux plus jeunes les contraintes. Il y a eu un travail énorme pour faire en sorte qu'il y ait une reprise, et que cela se fasse dans la confiance. Et de ce qu'on a entendu pour hier et de ce qu'on a vu aujourd'hui, le bilan est plutôt positif."
 
On a vu que les coûts engendrés par la préparation de la reprise étaient assez conséquents, est-ce que les établissements seront accompagnés ?
"Pour le premier degré, c'est effectivement les mairies qui ont œuvré pour soutenir les écoles et pour le second degré, il y a des budgets. Les établissements ont leurs budgets, mais j'ai toujours rassuré les chefs d'établissement en disant que si le budget nécessitait de prendre en compte une part de ce qu'ils ont dépensé, on ne les laissera pas de côté. La DGEE et la ministre ont des budgets et on accompagnera le second degré."
 
Vous parlez du 2nd degré, qu'il soit public ou privé ?
"Pour le privé, cela se fera dans le cadre de la subvention que le Pays donne chaque année aux enseignements privés. On fera des bilans à la fin de cette crise mais clairement, on ne laissera personne au bord de la route."

Rédigé par Ariitaimai Amary le Mardi 19 Mai 2020 à 18:46 | Lu 1433 fois






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