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Les Etats-Unis veulent redoubler d'efforts pour combattre l'obésité



Les Etats-Unis veulent redoubler d'efforts pour combattre l'obésité
WASHINGTON, 08 mai 2012 (AFP) - La lutte contre l'obésité aux Etats-Unis, où un adulte sur trois et près d'un enfant sur cinq est aujourd'hui obèse, a été "trop lente", estime un rapport publié mardi, qui présente 800 recommandations pour redoubler d'efforts contre le fléau.

Trois ans après une première édition, la deuxième conférence "Le Poids d'une Nation" organisée pendant trois jours à Washington, a dressé un constat plutôt pessimiste sur le problème de santé publique numéro un d'un pays où, au total, deux tiers des adultes et un tiers des enfants sont soit en surpoids soit obèses.

Selon une étude publiée lundi, plus de 42% des Américains pourraient être obèses en 2030.

Un rapport de près de 500 pages publié mardi par l'Institut de Médecine affirme que "les progrès réalisés pour endiguer l'épidémie d'obésité ont été trop lents", alors que les coûts de santé qui lui sont liés s'établissaient à 190 milliards de dollars par an entre 2000 et 2005, soit 20,6% du coût total de la santé.

"Résoudre cette question complexe et tenace demande toute une panoplie de solutions à mettre en oeuvre ensemble pour parvenir à un changement sociétal", ajoute le rapport.

Il fait d'abord toute une série de constats.

Le taux d'enfants obèses, aujourd'hui à 17%, a triplé en 30 ans. Un jour donné, entre 30 et 40% des enfants et adolescents (4-19 ans) mangent au fast-food.

Un tiers des calories consommées par tous les Américains de plus de 2 ans le sont à l'extérieur du domicile.

Un tiers des enfants nés aujourd'hui --et la moitié des Hispaniques et des Noirs-- développeront un diabète de type II et selon des projections, la génération à venir pourrait avoir une espérance de vie inférieure à celle de ses parents.

L'hypertension artérielle touche un tiers des Américains de plus de 20 ans, et plus de la moitié de ceux de 55 ans et plus.

"C'est un problème majeur de santé publique", explique à l'AFP Shiriki Kumanyika, professeur à la faculté de médecine de Philadelphie et l'un des auteurs du rapport, "en coûts de santé, en coûts économiques avec l'absentéisme au travail ou en coûts psychologiques avec des adultes mal dans leurs peau et des enfants stigmatisés".

Les experts mettent en avant pour lutter contre l'obésité des recommandations à suivre s'ordonnant autour de cinq pôles : l'activité physique, l'accès à une nourriture plus saine, le marketing, l'éducation et le rôle des employeurs et des professionnels de santé.

Sont proposés pêle-mêle une heure d'activité physique par jour à l'école, des "stratégies" pour réduire la consommation de boissons sucrées, leur interdiction dans les écoles, l'accès facile à de l'eau dans l'espace public.

Sont également évoqués des taxes sur les sodas, des portions moins caloriques pour les enfants dans les fast-foods, des crédits d'impôts pour les collectivités qui encouragent l'ouverture de magasins vendant des produits sains, plus de fruits et légumes dans les cantines.

"Ce que nous montrons dans ce rapport, c'est combien les choses sont complémentaires, se renforcent les unes les autres", souligne Mme Kunanyika: "le message seul ne sert à rien s'il n'y a rien pour le soutenir. On sait qu'il faut manger moins et bouger plus, mais à quoi bon dire qu'il faut manger moins si on ne peut pas consommer un repas équilibré à la cafétéria" sur son lieu de travail?.

Il faut promouvoir l'activité physique ou demander aux assurances de santé de développer la prévention et le diagnostic de l'obésité, ajoute aussi le rapport qui ne fixe pas d'objectifs chiffrés, mais appelle seulement à "faire baisser les taux d'obésité" dans toutes les catégories de population.

ff/mdm

Les Etats-Unis veulent redoubler d'efforts pour combattre l'obésité
"Il y a 50 ans, on buvait un Coca-Cola par trimestre, aujourd'hui c'est tous les jours et dans des proportions énormes", déclare à l'AFP la nutritionniste Barbara Moore, directrice de Shape Up America (Remettre l'Amérique en forme), à l'occasion d'une conférence sur l'obésité.

Q: Comment s'explique la spectaculaire progression de l'obésité aux USA en 30 ans?

R: "Les raisons sont multiples. Par exemple, partout, mais particulièrement en Amérique, l'industrie alimentaire conçoit des produits qui forment une combinaison de graisse, de sucre et de sel, pour qu'ils aient plus de goût. Quand le fabricant de chips Fritos, il y a 30 ans, a lancé le slogan +on parie que vous ne pouvez pas n'en manger qu'un+, tout était dit. Et le message se verifiait dans les faits. Les gens qui en mangeaient un ou deux en voulaient encore davantage. Aujourd'hui, allez au rayon céréales, il y en a au goût chocolat, au goût de biscuits, etc. Ce sont des gâteaux, presque des bonbons, à haute teneur en sucre et en graisse, faits pour attirer les enfants qui en réclament toujours plus.

L'industrie des sodas s'est développée depuis 20 ou 30 ans, l'obésité aussi. Coca-Cola et Pepsi-Cola ont un succès énorme. Personnellement, j'ai plus de 60 ans et quand j'étais enfant, je buvais un Coca une fois par trimestre. La bouteille contenait alors 10 ml. Aujourd'hui, non seulement les enfants et les adultes en boivent tous les jours, mais ce n'est plus 10 ml, c'est 40 ml, 60 ml, voire même un litre au restaurant. Ces quantités énormes renferment un surplus de calories, sans aucun intérêt nutritionnel."

Q: Les comportements des Américains sont-ils aussi en cause?

R: "En Amérique, la nourriture est accessible et peu chère, grâce aux subventions accordées à l'agriculture, notamment aux secteurs du maïs et du sucre. Même les familles les moins fortunées emmènent leurs enfants au fast-food plusieurs fois par semaine. Plus de la moitié d'un dollar consacré à la nourriture aux Etats-Unis sert à acheter un repas préparé à l'extérieur.

Il y a plusieurs décennies, on allait au restaurant peut-être une fois tous les trois ou quatre mois. Aujourd'hui, certains enfants mangent dehors tous les jours. Et quand les Américains ne mangent pas dehors, ils se font souvent livrer. En définitive, ils n'apprennent pas à cuisiner, ils n'ont pas le temps, ne veulent pas, car c'est facile de ne pas apprendre. Vous n'avez pas de vaisselle à faire, vous ne salissez pas de casseroles."

Q: Que faire pour changer la donne?

R: "Le problème est que les obèses ont tendance à avoir des enfants obèses, ce qui perpétue la situation. La nation entière doit changer son attitude face à l'alimentation, et pour cela privilégier la qualité à la quantité."

Rédigé par Par Fabienne FAUR le Mardi 8 Mai 2012 à 06:28 | Lu 662 fois





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