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Les Ailes des îles : L’aéroport international de Tahiti – Faa’a



Avant que l’aérogare ne soit terminée et ouverte en 1964, il est nécessaire d’accueillir les gros avions en escale. Un parking est ouvert sur une partie de surface déjà remblayée coté montagne. Durant cette période, un bus reliera le DC 8 de l’UTA, au motu sur lequel demeure encore la première et rustique salle d’embarquement. PHOTO : A.SYLVAIN
Avant que l’aérogare ne soit terminée et ouverte en 1964, il est nécessaire d’accueillir les gros avions en escale. Un parking est ouvert sur une partie de surface déjà remblayée coté montagne. Durant cette période, un bus reliera le DC 8 de l’UTA, au motu sur lequel demeure encore la première et rustique salle d’embarquement. PHOTO : A.SYLVAIN
Papeete, le 22 janvier 2018 - Le Musée de Tahiti et des îles – Te Fare Manaha accueille jusqu'au 18 mars l'exposition Les Ailes des îles. Cette exposition, organisée par l'association Mémoire polynésienne à l'occasion des 60 ans de la compagnie Air Tahiti et en partenariat avec Aéroport de Tahiti, retrace l'histoire du transport aérien inter-insulaire en Polynésie française. Tahiti infos vous propose de revenir jusqu'au 29 janvier sur les grandes périodes de cette épopée aérienne.

En 1952, l’ex-colonel Louis Castex, ex-conseiller de l’Assemblée de l’Union française, est nommé Président d’une commission chargée des dossiers de l’aviation civile. Il travaille d’abord sur un certain nombre de projets concernant les Açores, Clipperton, les Kerguelen puis doit étudier les communications aériennes françaises dans le Pacifique.
En 1953, il évalue les possibles emplacements d’un aérodrome à Tahiti et tente de faire accepter le projet par les autorités locales et les représentants de la population.
Pourtant à Paris, les dossiers de Louis Castex sont rejetés par tous les services et assemblées concernés. Cette construction serait trop coûteuse et non indispensable pour une population qui n’a rien demandé.
À Tahiti en revanche, l’Assemblée des E.F.O. vote le 17 juin 1955 une motion unanime favorable au projet.
Mais qui doit payer ? Après cet avis, une mission technique venue de Paris en 1956, approuve le choix du site de Faa’a et la faisabilité de l’entreprise.
Mais encore, comment financer ces travaux ? De son côté, le député Pouvana’a reste intraitable et déclare : cet aérodrome est absolument inutile… d’ailleurs les Tahitiens n’en veulent pas !
Dans le même temps, en métropole, le président de Gaulle, le CEA (Commissariat à l’Énergie Atomique) et les divers comités, tergiversent sur le choix des sites tout en sachant d’une part que l’utilisation de l’Algérie ne serait pas pérenne et d’autre part que la solution " idéale " du Pacifique ne pourrait pas être exploitable avant six, sept ans ou plus.
Le président de Gaulle est pressé et dans l’immédiat est prévu un premier tir à Reggane en 1960. Les installations d’un Centre d’expérimentation en Polynésie française impliquent une gigantesque mise en œuvre logistique qui comprend des travaux titanesques à Tahiti et sur les atolls encore non choisis des Tuamotu.
Si les matériaux sont transportables par mer, les personnels techniques ne peuvent pas, tout au long des chantiers, se déplacer rapidement par les seuls moyens aériens et maritimes de l’époque.
Il apparaît évident qu’un aéroport moderne doit être construit à Tahiti au plus près d’un véritable port en eau profonde et d’une base marine militaire. Les études de Castex deviennent alors très intéressantes.
La décision est prise et un comité interministériel vote la construction de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a en mai 1957 et débloque les crédits nécessaires.
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LES TRAVAUX SONT LANCES EN MAI 1959

Sur le motu Tahiri, un exceptionnel rassemblement populaire accueille le DC 7C, premier avion commercial à s’être posé sur l’île en ce jour historique du 16 octobre 1960. À l’écart, à gauche de l’image, près des cocotiers, le Lancaster de la 9S de la Tontouta dont la mission est de photographier les atolls du sud des Tuamotu. Certains seront choisis comme bases du Centre d’expérimentations atomiques durant les trente-cinq années suivantes.
Sur le motu Tahiri, un exceptionnel rassemblement populaire accueille le DC 7C, premier avion commercial à s’être posé sur l’île en ce jour historique du 16 octobre 1960. À l’écart, à gauche de l’image, près des cocotiers, le Lancaster de la 9S de la Tontouta dont la mission est de photographier les atolls du sud des Tuamotu. Certains seront choisis comme bases du Centre d’expérimentations atomiques durant les trente-cinq années suivantes.
Le décret du 12 décembre 1958 reconnaît cet équipement d’utilité publique. Les travaux sont lancés en mai 1959 par un groupe d’entreprises piloté par la Société Française de Dragages et de Travaux publics. L’enrochement et le tout-venant basaltique sont prélevés dans la vallée de Punaru’u, ce qui provoque des navettes incessantes de camions sur la route de Punaauia. Nous sommes en 1960, et après quelques mois de finitions, un premier segment de piste est ouvert au trafic en octobre.
Un DC7 C de la compagnie française TAI est le premier avion à toucher le sol de l’île, suivi à quelques minutes d’un Lancaster de la Marine venu de Nouméa, qui ne perd pas un seul jour pour une mission immédiate, repérer les atolls des Tuamotu les plus appropriés aux explosions atomiques et à leurs bases arrières.
Dans les jours qui suivent, deux compagnies étrangères se posent à leur tour. Le Constellation de la SPAL d’Hawaii et le Néo-Zélandais DC6 B qui opère sur la " Route du Corail ". Le second tronçon, qui porte la longueur de la piste à 3416 mètres, accueillera le premier jet le 5 mars 1961.
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Infos pratiques :
Musée de Tahiti et des Iles - Te Fare Manaha
Pointe des Pêcheurs à Punaauia
Jusqu'au dimanche 18 mars 2018
Ouvert du mardi au dimanche de 9 à 17 heures
Tél : 40 548 435
www.museetahiti.pf

Des visitées guidées sont proposées par le commissaire de l'exposition, Jean-Christophe Teva Shigetomi :
- dimanche 28 janvier à 15 heures ;
- samedi 3 février à 10 heures ;
- samedi 10 mars à 10 heures.

Rédigé par Pauline Stasi le Lundi 22 Janvier 2018 à 09:11 | Lu 1498 fois






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