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Les Ailes des îles : 1958, la Régie devient le Réseau Aérien Interinsulaire



Crédit PHOTO JEAN-CLAUDE BOSMEL.
Crédit PHOTO JEAN-CLAUDE BOSMEL.
Papeete, le 19 janvier 2018 - Le Musée de Tahiti et des îles – Te Fare Manaha accueille jusqu'au 18 mars l'exposition Les Ailes des îles. Cette exposition, organisée par l'association Mémoire polynésienne à l'occasion des 60 ans de la compagnie Air Tahiti et en partenariat avec Aéroport de Tahiti, retrace l'histoire du transport aérien inter-insulaire en Polynésie française. Tahiti infos vous propose de revenir jusqu'au 29 janvier sur les grandes périodes de cette épopée aérienne.

Avec la liaison Nouméa-Bora Bora opérée par les Transports Aériens Intercontinentaux (TAI) au moyen d’un DC 6B, la compagnie TAI décide d’acquérir un avion de plus grande capacité qui pourra transporter les passagers dont la destination finale est Tahiti. Cet appareil de 40 places est trouvé en Australie où son propriétaire n’est autre que le célèbre Sir Gordon Taylor qui l’exploite dans des day-tours dans les zones tropicales australiennes et le sud de la Malaisie.
Le 1er janvier 1958, la compagnie publique devient privée et prend le nom de Réseau Aérien Interinsulaire (le RAI). Cette année constitue une date historique pour la construction progressive de l’actuelle Air Tahiti S.A.

Le bosco stewart de la RAI

Le bosco a pour fonction d’acheminer par bateau les passagers aux hydravions, de relever leur ancre ou de le libérer de ses amarrages.
Ce transfert sur un lagon pas toujours lisse pouvait être parfois sportif pour les voyageurs. Il est arrivé que certains tombent à la mer ou même que la navette se retourne comme ce fut le cas pendant l’embarquement à Manihi lors du dernier vol du Bermuda vers Faa’a en 1970.
À cette occasion une équipe de Télé Tahiti qui couvrait ce moment d’Histoire devait perdre son matériel et les films qui nous manquent tant aujourd’hui. Une fois tous les passagers embarqués, le bosco doit libérer l’hydravion de sa bouée, fermer les écoutilles puis endosser à l’instar de Winchester l’uniforme de stewart.
C’est l’extraordinaire aventure que connut Noël Winchester d’abord au sein de la RAI qui le conduira ensuite sur les vols long-courriers de la TAI et de l’UTA avant de voler à nouveau sur le Fokker d’Air Polynésie puis l’ATR d’Air Tahiti.
En 1963, ses formations au secourisme et de sécurité- sauvetage acquises, l sera un des pionniers des vols intérieurs de la RAI. La polyvalence est de mise. (…) On mettait la main à la pâte pour le chargement et le déchargement des bagages. Une fois, nous étions aux Gambier. Le tomana (commandant) m’a appelé et m’a dit qu’il n’arrivait pas à relever l’ancre. Il m’a demandé d’aller voir ce qui se passait. Pas de problème, je lui ai dit. J’ai plongé et je suis allé voir… ! On était polyvalents !
Noël Winchester prend sa retraite en décembre 1989. Son fils Georges, aujourd’hui stewart sur les lignes d’Air Tahiti a hérité de sa passion.

Les premières hôtesses tahitiennes

Photo de groupe des personnels RAI-TAI sur l’échelle du DC 7 C. En haut et de gauche à droite, Jeanne Teriitehau-Navarro, Madeleine Sannen et Annie Toomaru-Hirshon toutes trois navigantes. Au centre, Paul Grigorieff, chef d’escale, à gauche, Rose-Mary Sanquer-Blouin, Maguy Malinowski et Galina Grigorieff.
Photo de groupe des personnels RAI-TAI sur l’échelle du DC 7 C. En haut et de gauche à droite, Jeanne Teriitehau-Navarro, Madeleine Sannen et Annie Toomaru-Hirshon toutes trois navigantes. Au centre, Paul Grigorieff, chef d’escale, à gauche, Rose-Mary Sanquer-Blouin, Maguy Malinowski et Galina Grigorieff.
Avec la mise en service de ce gros hydravion de 40 places, le général Fayet, grand patron de la TAI à Paris, demande à son ami, M. Le Bihan de recruter les premières « accompagnatrices » dont la mission serait, outre le service à bord, d’assister les passagers durant l’intégralité du voyage. Accueil à l’enregistrement, encaissement des taxes, transferts maritimes jusqu’à l’appareil et services lors des escales. Celles-ci comprennent les hébergements et les collations nécessaires lors d’attentes à Bora Bora,où les changements d’avions concernent les passagers en transit vers Nouméa et Sydney, un vol de nuit sur Douglas DC7 C de la TAI. 1
Jeanne Navarro est la première qui accepte ce rôle. Bientôt rejointes par Annie Toomaru et Madeleine Sanne, ces premières hôtesses vont essentiellement embarquer à bord du Bermuda dès septembre 1960 pour des vols Tahiti-Bora Bora et retour, mais aussi Rangiroa et Manihi.
Avec l’ouverture de l’aéroport de Tahiti-Faa’a en octobre 1960, les personnels navigants vont désormais alterner vols locaux et vols TAI une fois par mois, vers Honolulu (3 jours de repos), et 6 jours à Los Angeles. Ces aventures aérocommerciales se termineront à partir de mars 1961, à bord des DC 8 TAI puis UTA, entre Los Angeles et Nouméa.


Infos pratiques :
Musée de Tahiti et des Iles - Te Fare Manaha
Pointe des Pêcheurs à Punaauia
Jusqu'au dimanche 18 mars 2018
Ouvert du mardi au dimanche de 9 à 17 heures
Tél : 40 548 435
www.museetahiti.pf

Rédigé par Pauline Stasi le Vendredi 19 Janvier 2018 à 15:46 | Lu 1146 fois






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